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Un visiteur
2,0
Publiée le 7 mars 2016
Il y avait matière à faire un très beau film : relation père fils , monde agricole...le film commence bien : amusant ,puis devient ennuyeux , puis vulgaire...des spectateurs quittent la salle . Depardieu ne possède pas son personnage , il fait du Depardieu , Poelvoorde de même . On ne ressent rien...
Je ne rate jamais les films de ces cinéastes décalés, originaux et tellement talentueux. Celui ci est un tant soit peu paresseux. Débridé jusqu’à l'exagération, on a l'impression d'un road-movie improvisé, brouillon, tourné avec des bouts de scénarios qui ne se suivent pas, et qui à terme, génère le chaos. Parfois une scène culte ou une réplique tendre ou émouvante, anime cette oeuvre assez désincarnée. une plus grande rigueur dans la direction de ces géniaux acteurs aurait structuré davantage le film. Bon d'accord, on voit bien que Depardieu et Poelvoorde (en roue libre) sont heureux de s'amuser, de bambocher ensemble, mais cela nuit un peu au film. spoiler: La fin est d'ailleurs un peu tirée par les cheveux et complètement improbable, surréaliste, dommage.
Après la déception du Grand soir qui marquait le pas en matière d’inspiration, le duo Delépine-Kervern revient aux fondamentaux : tout d’abord en revenant au genre qui leur sied le mieux à savoir le road-movie, et puis en essayant de trouver la part d’humanité chez des personnages borderline qui sont des exclus de la société moderne. En plongeant dans le désespoir du milieu agricole, les compères sont terriblement d’actualité et auscultent avec pas mal d’amertume le fossé qui sépare la société française de ceux qui les nourrissent. Les notations sur les différences entre campagne et ville ne sont pas que des clichés et elles font apparaître le gouffre de plus en plus béant entre deux mondes qui ne se comprennent pas. Mais la force du film est de préférer se concentrer sur le rapprochement entre un père et son fils. Le tout est joué avec maestria par un trio exceptionnel. Ils nous font oublier le peu de soin apporté à l’image, aux cadrages ainsi que les trous béants d’un scénario parfois en manque de carburant. Bref, on est au-dessus du Grand soir, mais un cran en-dessous de Mammuth. A voir dans tous les cas, ne serait-ce que pour les acteurs et pour ce brin d’anarchisme que l’on apprécie toujours chez les deux auteurs.
Dernière production de l’équipe de Groland, Benoit Delépine et Gustave Kerven, il ne faut pas s’attendre dans Saint Amour à l’humour trash comme dans les précédents films où bien dans Groland. Saint Amour est un peu plus subtil, peut-être car il porte sur des sujets plus sensibles, la détresse sociale dans la difficulté de trouver l’amour (d’où le titre), les rapports familiaux et la dure réalité du monde paysan (d’actualités). Saint Amour commence difficilement avec ses scènes au salon de l’agriculture, mais la suite est meilleure dans ce road movie où le père (Gerard Depardieu) pour se réconcilier avec son fils alcoolique (Benoît Poelvoorde) va lui offrir un vrai tour de France des vins en taxi, conduit par un jeune chauffeur (Vincent Lacoste). Durant ce parcours, le trio va offrir de bons moments d’humour mais aussi sensibles d’humanité, voire émouvants (la scène du père et du fils dans les toilettes, la scène de Poelvoorde et Céline Salette, etc.). C’est l’occasion de plusieurs situations loufoques propres au style Delépine Kerven (assez inégaux par contre). Saint Amour est un film de qualité dans son écriture sur les sujets traités. En revanche, le principal défaut de Saint Amour est l’image ; c’est vraiment pas beau (qualité de l’image et cadrage), ce qui est dommage, car des plans extérieurs notamment sur les vignobles auraient mérité mieux.
nouveau film du duo de groland ! On suit un pere et son fils dans leur quete des vins de france !
Un film completement barre avec des seconds roles enormissime notament michel houelbecq juste a contremploi qui detonne en psycho hote de gite !!
Les rencontres forme ce recit d amour famillial de recherche de soi mais aussi d amour d affirmation de soi meme ! Vincent lacoste commence a vraiment me plaire !
On rigole bien . On est touche puis c est loufouque on adhere ou pas moi oui en tt cas !!
Le trio Depardieu Poelvoorde Lacoste fonctionne à merveille et je ne parle pas de Houellebecq en tenancier de maison d'hôtes ! C'est plein de petites rencontres inimaginables ce wine road movie. Tous les seconds rôles sont de vrais rôles. Une mention spéciale pour un Depardieu émouvant qui m'a rappelé un peu Gabin dans " un singe en hiver "
Très bien parce qu'on rit, parce que les trois acteurs sont parfaits et bouleversants et que l'idée est très originale et intéressante. Dommage que la fin soit un peu décevante car trop surréaliste. Mais c'est un vrai "bon moment"
Film très lourd! A éviter absolument! J'y allais dans l'espoir de passer un bon moment mais j'ai dû me forcer pour ne pas partir avant la fin. Aucune finesse, pas la moindre émotion, un scénario archi-nul.
Ce ne sera pas vraiment pour l’histoire qu’il faut aller voir Saint Amour mais tout simplement pour son trio d’acteur principal absolument impeccable. Un nouveau festival Poelvoorde drôle de bout en bout mais aussi sensible et touchant. Gérard Depardieu est fidèle à lui même, véritable ogre plein de tendresse, de plus en plus gros mais toujours aussi bon. L’ajout de Vincent Lacoste est la grande idée de ce nouveau film et on espère qu’il deviendra lui aussi désormais un fidèle de la famille Delépine – Kervern. (lire la critique complète sur le site)
Un film bien décevant...pas très drôle à part deux scènes...Benoît Poelvoorde est agaçant dans le film il cabotine à fond...les dialogues sont improvisés...le scénario inexistant...
Que ce film fut long et pénible à voir ! Si Depardieu est convaincant, Poelvoorde est dans une surenchère extrêmement agaçante qui le rend tout sauf touchant. Les scènes se suivent, sans queue ni tête, parfois inutilement vulgaires, mises bout à bout avec la prétention que de cette bouillie naîtra quelque chose de poétique ... Seule réussite : la superbe musique de Sébastien Tellier. Une bien maigre consolation, cependant, pour 1h40 d'ennui et d'incompréhension les plus profonds.
Si c'était un vin, on pourrait dire : Robe tuilée, attaque franche, belle rondeur, long en bouche, assemblage surprenant et complexe de fruits rouges, noirs et cuirs, un peu graveleux. A consommer sans modération. Beaucoup d'imprévu dans l'aventure de ce trio inattendu, histoire surprenante, originale, un tantinet déjantée, mais bourrée d'humour et pleine de la verdeur de nos terroirs comme dans les dialogues. Des scènes de sexe décomplexées, dignes de morceaux d'anthologie façon TONTON FLINGUEURS, sans vulgarité. A retenir : les 10 stades de la cuite : inénarrable ! Un film qui est un véritable outsider dans le PAF actuel, incontournable si vous avez de l'humour. On rit aux larmes, comme de tendresse.... N'hésitez plus !
Franchement, rien ne fonctionne dans ce film : les excellents acteurs ont beau se démener, ils sont tellement lâchés par les cinéastes qu'ils finissent pas ne pas exister. C'est affligeant, et du coup, c'est à la limite du film facho car à force de jouer les anars, on finit par mépriser tout le monde. Quelle déception, après les autres films de ces réalisateurs !
Ce film n'est ni une comédie ni un psychodrame avec trois personnages paumés et presque une quatrième. Quelques rares gags ou situations font sourire. Le scénario est plat, non crédible , des clichés collés les uns après les autres, le début au salon de l'agriculture est interminable, Poolvoerde en fait trop et Depardieu joue juste. Le film apparaît long, on a été déçu.
Si Kervern & Delepine s'assagissent de films en films, ils n'en restent pas moins parmi les cinéastes les plus décalés du cinéma français. Ce cinéma, c'est déjà des acteurs hors norme à qui l'on donne la possibilité de donner le meilleur d'eux-mêmes. Ici, Depardieu qui après "Mammouth" semble trouver des rôles à la mesure de sa démesure que chez Kervern & Délépine. Poolvoerde qui retrouve chez les cinéastes français l'occasion de donner toute l'ampleur de son excentricité; et, nouveau venu, Lacoste qui a le mérite d'exister face à ce redoutable tandem. Si l'humour est moins décapant que dans leurs premiers films, Kervern & Delépine font preuve ici d'une tendresse et d'une émotion très forte et très belle pour les personnages masculins. Par contre, on peut regretter qu'à l'exception de Céline Sallette, les autres actrices du film n'ont guère l'occasion d'exploiter au maximum leur personnage, trop vite de passage. Mais au final, un film qui vante les beautés de la vie, de l'amour et du vin ne peut être que salvateur et c'est tant mieux.