Avec Saint Amour, Delépine et Kervern poursuivent leur chemin à part, à l'écart des autoroutes et sur les sentiers moins fréquentés, pour raconter une France où tout part à vau l'eau. Le remède ? Le vin, un prétexte pour un road movie qui ne suit pas précisément la ligne droite, mais de cela on s'en doutait un peu. Le film progresse au fil des rencontres dans cette échappée buissonnière et donne assez souvent l'impression de baguenauder un peu au hasard. Comme un film à sketches qui repose sur la carrure de Depardieu et le bagout de Poelvoorde, tous les deux assez inégaux dans leur interprétation. Bien entendu, il y a quelques scènes incongrues qui donnent à Saint Amour un doux parfum de folie douce. Mais elles ne sont pas si nombreuses. La causticité et l'originalité du tandem de réalisateurs se sont peu émoussées pour laisser place à davantage de tendresse. On n'aura rien contre si le propos n'était pas aussi décousu. En se rapprochant, notamment sur la fin, du cinéma de Blier, Delépine et Kervern perdent de leur mordant. De là à dire que Saint Amour est un cru bourgeois, tout de même pas. Mais d'ivresse il ne faut point en attendre. Notre soif est à peine étanchée.
film archi nul!! sans aucun intêret, vulgaire et très décevant; désolant de constater que de tels acteurs acceptent de tourner un tel navet.. je déconseille fortement!
Très mauvais. Aucune cohérence entre les scènes qui s'enchainent sans lien. Les situations sont improbables, la fin est ridicule. Dommage d'avoir de si bons acteurs, sans aucun scénario sérieux.
Ce Saint Amour est un très bon cru avec un trio d'acteur impeccable et des seconds rôles féminins parfaits.L'histoire est parfaite ( je craignais un effet répétitif à chaque étape de la route des vins mais absolument pas).L’émotion est présente sans être trop pesante et le rire est là sans être jamais être trop lourd.Ce film est à consommer sans modération.
Un bon démarrage. Une mise en place claire des personnages. De bonnes bases pour le déroulement du scénario avec ce fil conducteur que sont les routes des vins en guise de road-movie. Style narratif à la mode en ce moment dans le cinéma français. Il est vrai que ça permet de multiplier les personnages, les rencontres, les approches. Mais ça s'enlise assez vite pour aller vers ce qui semble être une vague métaphore autour de l'amour : paternel, maternel, charnel et leur pendant, la solitude. Et d'amour à ivresse, il n'y a qu'un pas. Doù le passage par le thème du vin. Force est d'ailleurs de constater que pour meubler sans doute il n'y a pas moins de cinq ou six scènes charnelles. Un film somme toute décevant mais se laissant regarder avant d'être oublié. Seuls les petits détails, souvent humoristiques et caustiques, qui se bousculent à l'image sont appelés à rester dans les mémoires du cinéphile.
Ce road-movie qui emprunte une route des vins allant du salon de l'agriculture au salon de l'agriculture en passant par le beaujolais, la vallée du rhône, le languedoc, le bordelais et les pays de loire, est à la fois un conte philosophique et un film à skectches. Les trois acteurs pricipaux sont bons, leurs personnages attachants et les différentes femmes rencontrées (une par étape) si elles sont, chacune à leur manière, dans la souffrance, vont trouver au contact de notre trio un peu de mieux être ou l'occasion de régler leurs comptes avec leur vie. Au total, et malgré la nostalgie qui imprègne le film, c'est un film plutôt optimiste, une ode à l'amour (filial), à la province, et à une certaine idée, un peu désuette, de la vie.
Comédie dans laquelle le rire n'est pas omniprésent mais qui incite à la réflexion, voir à la philosophie. Comment donner un sens à sa vie ? Grâce à l'amour que l'on trouve grâce au vin !
Très déçue par ce film, même Benoit Poelvoorde que j'aime bien d'habitude dans ses films est décevant. Ne parlons pas de Gérard Depardieu qui a un rôle qui ne lui convient pas du tout. Je me suis ennuyée tout le long du film.
Téléfilm ennuyeux. Quelques bons gags perdus dans une histoire sans relief, Gérard Depardieu est monocorde et inconsistant, Benoit Poelvoorde en fait des tonnes mais ne parvient pas à créer un personnage avec de la substance et Vincent Lacoste ne fait qu'apporter une note de fraîcheur dans un univers déprimant. Le tout filmé à la va comme je te pousse : on peut attendre le passage à la télé.
"saint Amour" est un film qui porte formidablement son titre. Car, ce long métrage est une œuvre qui aime ses acteurs. Depardieu, Poelvoorde, et Lacoste portent ce récit mélancolique et drôle à la fois, avec brio, à la hauteur des dialogues poétiques et saisissants qui le composent. La grande qualité du film réside dans son scénario. Comme le dernier de Delépine et Kervern "Mamuth", c'est un road-movie à la française, cette fois non à dos de moto, mais dans un taxi parisien. La voiture traverse les paysages des vins du Rhône, comme elle le fait des âmes des ses personnages. Chaque recoin de ville ou de campagne abrite une petite pépite d'être humain, une météore de vie, sur lesquels les réalisateurs ne s'appesantissent pas. La dernière partie constitue un hommage non dissimilé aux "Valseuses" de Blier. Bien sûr, la poétique des auteurs est différente, mais on retrouve non sans plaisir, la délicatesse des sentiments, la justesse des regards et la beauté des échanges. Céline Sallette apparaît absolument lumineuse à ce moment, évidemment non sans écho à la Miou Miou de l'époque. Bref, "Saint Amour" est un film touchant et sensible. Derrière ses airs distraits, l'œuvre recèle une réflexion politique et spirituelle sur le deuil, le déclin du monde agricole, la solitude et les ravages de la modernité. A voir avec urgence en ces temps où le monde paysan paraît si malmené.
Merci pour ce film extra qui rend un très bel hommage au monde paysan superbe jeu des comédiens. beaucoup de poésie et très bonnes rigolades. à revoir très rapidement
Un roadmovie certes mais, avant tout toute une série de rencontres avec des personnages, fragiles, perturbés, perturbants, tourmentés. Des scènes sont drôles mais derrière chacune d'entre elles on constate un drame psychologique qui rend le film parfois dérangeant. Quelle détresse peut on voir lorsque Poelvoorde raconter les 10 étapes de la cuite. La courte rencontre Poelvoorde/Houelbecq est aussi un grand moment, très drôle dans un premier temps avant qu'on ne constate toute la misère de l'hôte. Toutes ces rencontres, plus ou moins longues, ne sont pas sans rappeler celles que l'on peut voir dans certains films de Blier (Les Valseuses, Buffet Froid, Tenue de Soirée....). Depardieu est excellent, égal à lui même, Poelvoorde est exceptionnel, Lacoste est plutôt une agréable surprise mais a quand même un peu de mal à soutenir la comparaison avec les 2 monstres qui l'accompagnent. Au final un bon film mais qu'il ne faut surtout pas aller voir comme une comédie tant il peut être très souvent perturbant.