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Un visiteur
1,5
Publiée le 13 avril 2016
"Saint Amour" ou comment Benoit Poelvoorde et Gérard Depardieu se balade dans un film sans queue ni tête... Leur jeu d'acteur est très bon, mais tellement bon que les dialogues sont creux comme pourrait l'être deux agriculteurs qui se parlent, avec timidité et pudeur. Et puis viennent des personnages secondaires et des aventures abracadabrantesques, du chauffeur de taxi qui a un soucis physique très atypique, à la serveuse aguicheuse puis l'autre timide... Je suis resté jusqu'à la fin pour voir la conclusion, mais le film a finit sur sa lancée pour le moins... étrange. Néanmoins on découvre des coins sympa, une France méconnue, même si au final rien n'est dit sur le vin.
Une route des vins en compagnie de Benoît Poelvoorde et Gérard Depardieu, rien que sur le papier cela promettait déjà de l’animation ! Les inséparables Benoit Délépine & Gustave Kervern nous convient ainsi à un road-trip en compagnie d’un père et de son fils qui avaient grand besoin de se retrouver. Si les verres se remplissent (et se vident) à vive allure, au cours de ce voyage défilent aussi de belles rencontres parfois étranges faisant la part belle aux femmes. Izïa Higelin, Chiara Mastroianni, Solène Rigot ou encore Céline Salette viennent ainsi faire tourner les têtes de nos routards alcoolisés. Saint Amour c’est donc une excellente comédie à déguster sans modération aucune. En vous souhaitant une bonne continuation !
Lors d’une interview récente, Maurice Béjart a affirmé que "l’agriculture, c’est la base de la culture." Lorsque des systèmes éducatifs se rencontrent, il peut naître une sorte d’alchimie bienveillante qui n’a pour égal que le message porteur à mettre en avant : la bienséance est de mise ! Les réalisateurs Benoît Delépine et Gustave Kervern l’ont bien compris, car si leur cinéma n’est pas toujours régulier, il a le mérite de faire (très largement) parler de lui. En apôtres vivants, ces créatifs rendent un bien bel hommage aux agriculteurs, à leur univers, et à la difficulté d’exercice qui n’est pas sans peiner le (bon) vivant qui sommeil en chacun. A travers la présence de deux grands noms du cinéma français plus naturels que jamais, « Saint Amour » susurre à l’oreille de l’urbain que les rencontres se font partout, et surtout, ailleurs. Aussi touchante qu’irrésistible, cette comédie dramatique tendre et maligne perd pourtant (et malheureusement) en saveur lors de ses dix dernières minutes à côté de la plaque. « Il vaut mieux faire des conneries que s'économiser » citait Gérard Depardieu à l’Humanité en 1999 : si ce diction est équivoque mais véridique (surtout lorsque l’on connaît l’homme), « Saint Amour » est une réussite d’une certaine intention.
désolant de voir un tel film sur l ivrognerie, la salissure du vin, du cauchemar accompagnant le si beau nom du film, nom de village et d appellation contrôlée de vin, de la tromperie sur la soi disante route des vins, vraiment désolant de voir un tel gaspillage d argent public donné à des névrosés vivant dans le monde des ivrognes et de leur rapport loupé entre homme femme, un film sale fait par des auteurs à problèmes psychos. désolant de voir de tels commentaires de complaisances faits surement par des amis pour essayer de sauver ce film. en colère devant autant de mépris du spectateur. atteinte à la culture et l honneur du vin ,et des agriculteurs, très mauvaise image donnée. film sur la déchéance humaine que l on peut trouvé dans toutes les nouvelles malsaines des journaux et les bagarres de bar ou de foires. filmé comme un amateur débutant , des seconds rôles loupés et sans talents..... aucune poésie , à éviter si vous ne voulez pas avoir envie de vomir. tromperie et illusion avant de rentrer dans la salle après avoir payé. à èviter.
Un road movie à la française dans lequel de bons acteurs ne parviennent pas à faire oublier l'indigence du scénario , ils s'ennuient ferme et le spectateur aussi !
Une petite comédie qui ne repose pas sur grand chose de neuf et qui, surtout, manque cruellement de rythme. On a beau apprécier le duo formé par Poelvoorde et Depardieu et même le jeu pince-sans-rire de Lacoste, tout cela traîne en longueur. Une scène d'anthologie néanmoins : la découverte de la famille dans le garage de la chambre d'hôtes et la présence hallucinée de Houellebecq.
L idée de départ était fort séduisante... pourtant ce film n'est qu'une succession de vulgarité, d obscénité parfois et de longueur toujours. On s'y ennuie profondément et on se sent gênés entre beuveries et coucheries..
Magnifique histoire d'Amour en réalité derrière des vies à l'aspect sordide Je ne regrette pas et je vous le conseille, belle émotions garanties, et toujours très bon jeu de Poelvoorde et de Depardieu, adouci dans ce rôle... a voir!
Un road movie à la française qui n'est pas sans rappeler les films de la grande époque de Bertrand Blier, avec déjà Gérard Depardieu.... Sauf qu'ici il y a un père et son fils, le duo étant complété par un jeune chauffeur de taxi, et le tout agrémenté de diverses rencontres feminines, certes pas toujours crédibles , mais qui permet de nous faire rêver un peu... A condition d'adhérer à ce concept, on passe un agréable moment en leur compagnie à travers la campagne française , le tout évidemment bien arrosé, mais avec modération! Sans oublier une BO fort agréable , et un casting de seconds rôles très solide.
Nul, archi nul ! Je me doutais bien que ce n'était pas un film pour cinéphiles, j'espérais me divertir... A fuir ! C'est le genre film beefsteak pour des acteurs en mal de fric. Dommage que de bons acteurs s'abaissent à ce jeu avec Michel Houellebecq en prime ! Lamentable.
La bande-annonce de Saint Amour ne m’avait pas mis l’eau – ni le vin – à la bouche. J’aurais dû me fier à mon premier sentiment tant ce film franchouillard ressemble à ce qu’il annonce.
Jean (Gérard Depardieu) est un vieil agriculteur, blanchi sous le harnais, qui peine à se consoler de la mort de sa femme. Son fils, Bruno (Benoît Poelvoorde), manifeste, au plus grand désespoir de son paternel, plus de goût pour picoler que pour reprendre l’exploitation familiale. Les deux compères partent faire la Route des vins dans un taxi conduit par Mike (Vincent Lacoste), parisien mythomane.
On dirait Les Valseuses version troisième âge. Comme dans le film de Bertrand Blier, Gérard Depardieu fait un tour de France, accumulant les rencontres, alcoolisées et féminines de préférence. Dans le rôle de Patrick Dewaere (paix à son âme), Benoît Poelvoorde fait toujours autant rire. En revanche, Depardieu est bien fatigué. Il peine à déplacer son quintal. La virile brutalité de ses jeunes années s’est muée en douceur pateline. Avec l’âge, Depardieu s’est « gabinisé ».
On imagine, à tort ou à raison, que le scénario, histoire des retrouvailles d’un père et d’un fils, l’a touché, lui qui porte le poids du deuil de son fils Guillaume, mort en 2008 d’une vie brûlée par les deux bouts. Délépine et Kervern – qui l’avaient déjà dirigé dans l’excellent Mammuth en 2010 – nous épargnent cet écueil. Mais leur réalisation n’en demeure pas moins bien plate, à mille lieues des délires absurdes et grolandais des premiers films des deux compères.
"Saint Amour" est une sorte de nouveau départ dans la carrière du duo Kervern-Delépine dans la mesure où il contient une veine plus tendre, plus sentimentale. Un aspect inhérent au sujet-même du film, soit le désir de compréhension entre un père et son fils, qui vont tenter de se rapprocher et de se comprendre en faisant la route des vins et en rencontrant sur leur chemin des personnages atypiques qui les mêleront à des situations parfois incongrues. Si le voyage dans la campagne n'est pas totalement déplaisant, rendu aimable par la complicité touchante entre les trois acteurs principaux et par une poignée de scènes qui échappent à la grossièreté crasse et complaisante, il ne recule malheureusement pas devant un certain nombre de clichés (le plus impardonnable étant : les paysans sont des bouseux, mais on les aime parce qu'ils ont un gros cœur) et doit traîner des personnages aux secrets transparents (on voit venir celui de Mike une heure à l'avance) et à l'épaisseur quasi nulle. Cet évident manque d'inventivité dans l'écriture tente d'être pallié par des situations à la fois vaines et ridicules, comme cet interminable prologue au salon de l'agriculture ou bien d'autres séquences inutiles qui "font remplissage" tant leur longueur est démesurée par rapport au peu d'intérêt proposé (utiles peut-être pour certains ivrognes, comme lors de la gênante énumération des différentes phases d'une cuite). Ce qui sauve le film du naufrage, c'est clairement sa sincérité, qui passe par un amour débordant des acteurs et des personnages, filmés avec un désir indéniable, comme en témoigne par exemple ce magnifique gros plan sur Céline Salette face caméra dans les dernières minutes. Mais l’honnêteté n'a jamais fait des grands films, parfois même pas des bons, et n'excuse en rien un montage en partie raté (au moins dix minutes de trop sur la fin) et un lot de scènes insauvables. Un film à voir pour ses acteurs, tous excellents.