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Lucahuete
19 abonnés
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3,0
Publiée le 11 juillet 2011
Pour regarder ce film, il faut se replacer dans le contexte de l'époque. Une lumière toujours très crue, très "naturaliste". Le casting est excellent, les prises de vue et l'intrigue aussi. Je regrette seulement la longueur du film.
Sur un fond philosophique bouddhiste, trois fauteurs de trouble solitaires se retrouvent embarqués, par la force des choses, dans une trame policière bien rodée et absolument implacable. La scène d'anthologie est évidemment celle du braquage qui dure près de 25 minutes et où nous sommes saisis devant notre écran aussi bien par la lenteur de la caméra, que par l'économie de mots et même l'audace de l'entreprise. La distribution, étonnante de prime abord, se révèle judicieuse avec notamment un Bourvil à contre-emploi qui révèle des qualités d'acteur qu'on ne lui connaissait pas. Les malfrats, après avoir vu le chassé-croisé de leurs vies et leur complicité, finissent par être arrêtés par le commissaire qui s'était fait passer pour un spécialiste. En dépit du fait que Le cercle rouge soit une réussite certaine tant par la modernité de la trame que par la sobriété esthétique, on regrettera quelques longueurs du scénario, le caractère prévisible de certaines scènes et les nombreuses invraisemblances.
Polar magistralement filmé , le cercle rouge est composé d'une très belle mise en scène et un très bon sens du rythme . Malgré des dialogues qui manquent souvent cruellement de saveur , le film regorge de très grands acteurs qui subliment le film grâce à leur charisme. Sombre et âpre , le film tient en haleine grâce à un suspense bien mené . Sobre et bien mené , ce film de gangsters est à voir .
C'est un film apre, et j'aime bien, un peu comme "French Connection". Mais c'est aussi un film d'une autre époque: peu de dialogues, peu de fusillades, pas d'effets spéciaux, pas d'héroine sexy. Je me demande ce que peuvent en penser des plus jeunes que moi?
Un film dans lequel Bourvil n'est pas le comique que l'on connaît mais assure néanmoins dans ce type de rôles qu'on ne lui connaissait pas. Le scénario tient la route et les acteurs jouent formidablement.
on retrouve Alain delon sous la realisation de melville pour un nouveau polar palpitant. Gian maria volonte y est majestueux toujours habité par ce supplement d'ame qu'il injecte dans chacun de ses personnages Mr delon n'est pas en reste et on remarque un bourvil bien loin de ses singeries habituelles ce qui n'est pas pour deplaire du tout. le scenario est bien mené et coherent tout du long avec rebondissement et final digne d'un melville. je l'ai deja dis mais des polar comme ca la france n'en produit plus depuis bien longtemps cest fort dommage car le monde entier nous admirait pour ca....
Chef d oeuvre du cinema francais et chef d oeuvre tout court .la mise en scene est d une maestria incroyable,bourvil est touchant et le film est saisissant .
Melville revient au film de gangsters après l'Armée des ombres. La séquence du cambriolage reste un moment de cinéma magistral. 25 minutes sans dialogues où le cinéaste parvient à maintenir une tension extrème grâce à sa seule mise en scène. Le rythme, le découpage, le montage, l'utilisation du son, ect. Un modèle insurpassable dans le genre. Mais malgré cette séquence, Melville s'attache avant tout à décrire ses personnages, aidé par un casting impressionnant. Complexes, ayant tous leurs zones d'ombres, le cinéaste parvient à dessiner avec subtilité la psychologie de chacun de ses quatres protagonistes. C'est avant tout pour cette raison, plus que son tour de force de la scène du casse, que le Cercle rouge reste encore aujourd'hui un film fascinant.
Un bon film de gangsters à la française, mais qui ne l'aurait pas été sans son casting 3 étoiles. Delon taciturne et charismatique, Bourvil dans un contre-emploi saisissant et Montand parfait en ex-flic en quête de lui-même. Le scénario est bon aussi, mais la linéarité de la narration à l'écran gâche tous les effets des rebondissements, tout comme les nombreux mauvais raccords et des scènes inutilement longues et silencieuses viennent gêner le rythme de l'action. Melville filme par contre très bien les phases choc (l'évasion, le cambriolage), mais laisse une impression d'inachevé à cet affrontement au sommet.
Polar implacable et minutieux signé Jean-Pierre Melville, Le Cercle Rouge est le film à thèse des destins croisés, un sommet de mise en scène rassemblant quatre personnages purement archétypaux : un truand flegmatique, un évadé pittoresque, un ancien flic alcoolique et déchu ainsi qu'un commissaire tenace... joués respectivement par Alain Delon, Gian Maria Volonte, Yves Montand et Bourvil. Le chef d'oeuvre de Melville est tel un ballet sans musique, une leçon de cinéma dans ses moments les plus brillants doublée d'un objet de culte aux scènes d'anthologie multiples. Après une délicieuse ouverture quasiment muette - mais sonore - dans un train de province les objectifs scénaristiques se mettent en place, doucement mais sûrement, au gré des rencontres déterminantes entre les quatre protagonistes. La scène du cambriolage, particulièrement exemplaire, est un monument d'écriture et de découpage d'une modernité assez désarmante : la séquence atteint un degré rare de perfectibilité, Jean-Pierre Melville y associant sa maîtrise du rythme à celle de sa concision narrative. Peut-être la plus grande réussite du cinéaste, du moins son film le plus ample et le plus efficace. Un chef d'oeuvre.
Le film ne vieillit pas. Les acteurs sont très bons et le suspens intact malgré quelques invraisemblance comme le gars qui se cache dans le coffre d'une voiture avec sa cigarette.
Un film de gangsters à la française du début des années 70. Un scénario très intéressant, presque parfait, qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Des acteurs tous plus monstrueux les uns que les autres, en particulier Bourvil et Montand. Le côté technique du film est très proche de celui du Clan des Siciliens, c'est-à-dire très réaliste est très bien réalisé, la musique juste un peu trop discrète. Un bon film à voir lorsque l'occasion se propose.
Même visionné à de multiples reprises, ce très bon policier continue d’accrocher le spectateur. Le scénario y contribue largement en déclenchant l’action très rapidement et en maintenant constamment une tension palpable, idéalement interprétée par des acteurs de haut rang. Parmi eux, difficile de passer à côté de la prestation de Bourvil, physiquement diminué et totalement hors de son registre habituel, mais qui s’avère magistral en homme de devoir. La mise en scène offre quant à elle quelques détails particulièrement soignés dans un ensemble sobre aux longues séquences sans dialogues mais d’une efficacité de chaque instant.
Premier film de Melville pour moi. Révélation, je retrouve ici les éléments que j'affectionne chez les réalisateurs hongkongais, qui se référent explicitement à lui : peu de dialogues, beaucoup d'ambiance et importance des images, quite à rogner sur la vraissemblance des situations. Bourvil est étonnant dans ce dernier rôle.
« Layamuni le solitaire dit Sidartagantama le sage dit le Bouddah se saisit d’un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit : Quand les hommes, même s’ils s’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents ; au jour dit, inexorablement, ils seront réunis dans le cercle rouge ». Une citation que Melville suit a la lettre tout au long de son polar. Noir, très silencieux, rythme lent , la mise en scène implaccable dans son déroulement, suit inexorablement le destin de tous ses personnages. Bourvil , je ne l'avait jamais vu dans un tel rôle et ça fait du bien. Toutes les caractéristiques du polar y sont, cabaret-bar, nuit, gangsters et policiers avec leurs cigarettes ... avec les thèmes dont sont chers aux yeux de Melville comme la trahison & la solitude des protagonistes. Là ou "Le Samouraï" n'en faisait qu'un personnage, Le Cercle Rouge fabrique tout un univers de personnages dont le destin tragique est tracé depuis le début du film. Avec une interprétation géniale de tous (Delon, Montant , Volonté,Bourvil, Perier), Melville nous offre le plus beau polar français.