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Neighbors, friends and Movies
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4,5
Publiée le 29 avril 2025
Film noir par excellence le cercle rouge jalonne le cinéma par certaines scènes qui seront reprises dans d'autres films tels que Ocean's 11 (ou 12): à titre d'exemple Yves Montand tireur d'élite annulant les systèmes de sécurité de la bijouterie en tirant une balle pile dans le cylindre du verrou, ou encore le jonglage au travers des lignes des optiques antivol... L'histoire est prenante, même si pas entièrement crédible (par exemple défaire le loquet d'une menotte avec une simple épingle à nourrice), elle est star Delon et Bourvil forme un couple policier contre cambrioleur invétéré absolument extraordinaire. La cinématographie est au rendez-vous avec des prises de vue et des éclairages dans certains portraits dignes des plus grands photographes.
Polar français à l’américaine, porté par sa direction d’acteurs, « Le cercle rouge » distille une action maîtrisée à l’image de son personnage principal le commissaire Matei incarné par un Bourvil, à contre emploi qui s’offre là, un de ses très beaux rôles. À ses côtés, un Yves Montand, remarquable, comme à son habitude, qui nous offre une des très belle scène du film, lors de son delirium tremens. Aussi une alchimie indéniable avec le couple Gian Maria Volonté - Alain Delon qui fonctionne à merveille. Notons aussi, la présence de François Perier, un second rôle qui ne s’oublie pas. Indispensable à tout bon polar, Melville sait capter le monde qui l’entoure et nous dépeindre par l’image une société française variée, aujourd’hui disparue. L’occasion, pour nous, de découvrir cette France de 1970. Côté scénario, c’est assez invraisemblable. Dommage que l’écriture soit passée au second plan, empêchant le film d’atteindre les sommets.
La scène du casse, économe, est vraiment très bien réussie. Le secret est d’avoir fait de ce silence ahurissant, l’élément principal du suspens. Aucun dialogue pendant 25mn de film. Et oui ! 25mn sans dialogue ! (Un seul mot est prononcé « Plouvier »). Aucune musique ! seule une bande son renforce cette sensation de silence : tic-tac du réveil, bruit des pas, du diamant sur la vitre, du moteur électrique du système de protection anti-vol. Ce silence c’est l’écrin de la scène. Il fallait oser ! Au final, le spectateur ne voit pas le temps passé, absorbé par la minutie du casse et en même temps par sa fragilité. Tout peut arriver !… Incontestablement, c’est cette scène qui est le point d’orgue du film et qui en fait tout l’intérêt !
Mon film préféré du grand Jean-Pierre Melville. Un polar où souvent les silences valent mieux que les vaines paroles (la scène du casse est inouïe). André Bourvil dans un rôle tragique : un célibataire qui vit avec ses chats, et qui a une compréhension de la nature humaine rarement montrée au cinéma. Contrairement à son supérieur, il ne croit pas que les hommes soient tous coupables, vieille réminiscence du péché originel de la tradition judéo-chrétienne. Mention spéciale à François Périer qui incarne vraiment son personnage : sa morale en vaut bien d’autres.
En dépit de la lenteur de l’intrigue, ce film réalisé par Jean-Pierre Melville en 1970, demeure un grand classique. En privilégiant le portrait de trois malfrats (Alain Delon, Gian Maria Volonté et Yves Montand), on a le droit à une plongée soyeuse dans le milieu criminel. A l’aide d’une mise scène appliquée (la longue séquence du braquage de la bijouterie reste un moment hypnotique), le spectateur finit par se réjouir du forfait de ces crapules. Mais l’ambiguïté du scénario est de renforcer ce ressenti peu avouable grâce à la présence d’un commissaire de police globalement antipathique. Dans ce rôle, Bourvil, pourtant utilisé à contre-emploi, s’impose avec maîtrise. Bref, du polar à la française exploitant au mieux le talent de ses acteurs.
Dernier film de Bourvil, qui rongé par la maladie nous livre un superbe final d’une carrière exceptionnelle. Un polar culte des années 70, qui réunis excusez du peu 3 monstres du cinema que sont Delon, Bourvil et Montand. Le scénario est plutôt conventionel, et le rythme plutôt lent, mais ne boudez pas ce film, même pour les jeunes générations, la cinématographie de Melville se doit d’être connu !
Un classique français qui a malheureusement vieilli. La realisation fait particulièrement cliché de nos jours (clin d'oeil aux plans en voiture sur "fond animé"). Les performances d'acteurs sont inegales, le rythme aussi (c'est long parfois). mais ça a le charme de ces vieux films
C’est un film que j’ai vu un nombre incalculable de fois, que je ne peux pas juger objectivement. Il fait partie de moi, comme un être proche. C’est un poème d’une beauté infinie sur le destin, mis en scène à un plus haut point de subtilité et de sens de l’ellipse et du montage, exploitant l’esthétique sombre de Paris et de la France dans leur essence, magnifié par la musique envoûtante d’Eric de Marsan, et porté par un casting fabuleux. D’emblée, la nuit, le silence, pas de paroles. Jean-Pierre Melville est un génie.
Peu importe les incohérences, le ciné c'est captiver son public et la caméra de Melville et ses idées noires (film) font le job. On jubile car l'enfant en nous se reveille et se plaît à rêver. Une pépite !
Les + : - Allez , en cherchant un peu :ce film est un instantané de la vie et du cinéma français en 1970 , donc la nostalgie parle . - La moustache d'Alain delon , quelle rigolade !!!
Les + : -Un scenario bancal , desservi en plus par une trame narrative a la ramasse , sans compter l'une des pire fin de film qu'il m'ai été donné de voir . -Un montage complètement raté ( des scènes coupées / surcoupées ) . -Des rôles clichés au possible ( l'inspecteur principale misanthrope , le boulet !) : entre un delon inexpressif , un montand jouant un alcoolique qui par miracle se guérie quasi-instantanément et un pauvre bourvil ( qui IRL , a l'époque était sous morphine pour soigner sa maladie et n'est donc que l'ombre de lui-même ).
Bref un film surcoté ( bien moins bon que l'armée des ombres du même Melville ) , prétentieux , mal filmé , avec une direction d'acteur pourrie , a mettre dans les écoles de cinéma pour montrer tout ce qu'un polar ne devrait pas être !
Ah les anciens films avec un tas de vedettes, bons à l'époque de leurs sorties en salle, mais juste acceptables de nos jours. En 1970 il n'y avait qu'une poignée de productions à grands budgets et les acteurs étaient adulés. On allait au cinéma, ou surtout, on regardait ces films (sans réelle concurrence) sur les rares chaînes de TV en 1970. Mais je suis désolé de devoir le dire, quitte à en décevoir certains, ce film a mal vieilli. Delon fait du Delon (pas un sourire dans tout le film), le scénario est minimaliste et surréaliste, Bourvil passe pour un grand acteur, parce qu'il ose de nouveau jouer un rôle sérieux et on y ajoute encore un Montant, histoire d'attirer le public de l'époque. Mais si on analyse le film et les différentes scènes, ce "spectacle" est juste un polar franco-français nostalgique. J'ai connu ces années-là, en famille on bavait de joie de voir Delon ou Belmondo à la télévision, faute d'avoir un grand choix de films et de chaînes. Chacun note le film comme il veut, mais il est clair que la note n'est pas la même avec mon regard de 1970 ou mon regard actuel.
J'ai vu ce film au moins 2 ou 3 fois,. Une belle brochette d'acteurs, un Bourvil à contre-emploi, ça nous change ! Mais bon, ce film n'est pas débordant d'émotion !