Quelle déception! Un tout petit Scorsese! Scénario brouillon, c'est décousue. Une mise en scène qui rappelle par moment une sorte Tarantino bizarre, c'est ennuyeux, répétitif, des dialogues redondants, on a vite fait le tour et on nous sert un film de 1h50. Alors que reste t-il? Scorsese a la réalisation, deux immenses acteurs qui font leurs boulots très bien, et 10 dernières minutes superbes ( comme tous Scorsese qui se respectent! ). Ceux qui ont trouvé que "Taxi driver" est lent, abstenez-vous.
Comme d'habitude, Scorsese prend son temps. Et son De Niro également. Pour nous raconter une énième aventure quotidienne et palpitante de sa famille de mafieux tripotant des billets, des pistolets et des macaronis dans Little Italie. Si seulement c'était son premier film du genre, on pourrait lui excuser, mais trop c'est vraiment trop.
Scorcese s’inspire de son histoire et de ses propres souvenirs d’enfance dans la « Little Italy » de New York pour livrer un film de mafia très réussi, qui préfigurera des futures références et succès du genre, à savoir « Les Affranchis » et «Casino » où « Les Infiltrés ». Scorcese maitrise parfaitement la mise en scène et la réalisation, dont on reconnait aisément le style cinématographique, proposant des personnages « riches » en personnalité et en carrure, genre Keitel / De Niro.
Ce film a mal vieilli au point de ressembler à un moyen téléfilm. A voir comme une curiosité seulement ou par les cinéfiles (pour le chemin parcouru depuis par Scorcese ainsi que ses themes récurrents) et les fans de De Niro au début de sa carrière.
Un film qui pose les jalons du cinéma de Scorsese : les bas-fonds new-yorkais, la mafia, la tchatche... Scorsese retrouve pour l'occasion Harvey Keitel et, surtout, collabore pour la première fois avec Robert De Niro. Ils ont fait mieux par la suite mais c'est un bon début, une première plongée dans Little Italy.
Un film annonciateur du cinéma, en grande partie de mafia, du metteur en scène prodigieux Martin Scorsese à ses débuts en 1973 ! On retrouve ses thèmes de prédilections de son univers et ses inspirations au cinéaste situant l'action dans le quartier de Little Italy à New York (je crois) ou se passe l'histoire avec une bande de copains qui baignent dans leurs jeunes années dans les conbines, criblé de dettes pour certains , jolies filles à draguer, bagarres et petages de plombs, ambiances musicales 60's, religions, tout les ingrédients sont la. On se prend de sympathie pour ces personnages de copains qui font les 400 coups , à l'écran comme dans la vie joués par des comédiens prometteurs comme Harvey Keitel, Robert De Niro entre autres, on reconnaît aussi dans des petits rôles les frères David et Robert Carradine. Scorsese ne s'interdit pas de violence, comme souvent dans sa filmographie , à faire aimer ses personnages qui le font. "Mean Streets" marque le début d'un long cycle dans la carrière du réalisateur et ses acteurs principaux et faut dire que le cinéma Américain dans les années 70, c'était chouette.
Martin Scorsese frappait un grand coup avec ce polar urbain suivant 4 petits voyous du quartier new-yorkais de Little Italy. C’est brutal, sans concession et sacrément maitrisé dans la mise en scène. Au casting on retrouve le convaincant Harvey Keitel mais surtout un jeune premier du cinéma qu’est Robert de Niro, qui excelle déjà dans l’art de jouer les gangsters.
Il y a dans "Mean streets" la base du cinéma de Martin Scorsese que cela soit dans le style, dans les thèmes abordés ou dans le choix des acteurs. Pourtant, ce troisième long métrage n'est pas aussi abouti que le sera la plupart de ses films ultèrieurs. Rien à redire sur la mise en scène et sur ce casting dominé par l'excellent tandem De Niro/Keitel. Les deux acteurs nous livrent une prestation mémorable à travers les plans habiles du cinéaste. En revanche, la faiblesse de "Mean Streets" vient de son intrigue. Cette dernière manque de consistance et est bien trop décousue, avec des passages à vide, pour nous captiver tout du long. Ce film fait plus office de brouillon qu'autre chose mais reste honorable.
Un des premiers films de Martin Scorsese et cela se voit que le cinéaste en est à ses balbutiements. Une œuvre plutôt ennuyeuse par moments mais dans laquelle on pouvait déjà apercevoir tous les fondamentaux du génial réalisateur qu'il allait devenir.
En 1973, un jeune réalisateur réussit à se faire connaître internationalement : Martin Scorsese. Après un premier film très auteurisant (Who’s that knocking at my door ?) et une production Roger Corman (Bertha boxcar), il signe un film s’inspirant, comme son premier, de ses souvenirs du quartier de sa jeunesse : Mean streets. Ce film contient une bonne partie du futur cinéma de Martin Scorsese : thématiques chrétiennesspoiler: (Charlie possède le sens du pêché mais ne croit pas dans l’absolution liée à la Confession et pense qu’il n’y a que la rue qui peut expier les fautes) , personnages de gangsters (même si le cinéaste est souvent réduit à eux, ils ne représentent qu’une petite partie de sa filmographie), pression de ce milieu sur les personnagesspoiler: (Charlie désire une femme noire mais refuse de la séduire à cause des préjugés racistes de son entourage notamment envers les noirs et les juifs) , amour du cinéma (c’est d’ailleurs ici un lieu de refuge pour éviter les ennuis), musique utilisant des standards préexistants (aspect qu’on découvre dès le générique de début)… De plus, c’est avec ce film que Scorsese rencontre celui qui allait devenir son acteur fétiche : Robert De Niro. Même si, contrairement à ce que laisserait penser l’ordre des noms au générique, il n’est pas le personnage le plus présent à l’écran et celui dont on suit réellement le parcours (c’est Charlie qui est d’ailleurs le seul dont on entend parfois les pensées), il éclate dans son rôle de voyou inconscient et se pensant au-dessus des autres. Bien qu’apparemment secondaire, ce personnage est finalement le cristalliseur de l’actionspoiler: : il n’est d’ailleurs pas innocent que le film se termine avec la probable mort de celui-ci . Si le film est clairement très personnel, le résultat reste moins prenant que les meilleurs films du cinéaste à cause d’une intrigue qui semble plus anecdotique et peut même paraître un peu long (alors qu’il dure moins de 2 heures). Toutefois, le film possède de réels éclairs de génie où le réalisateur utilise les audaces cinématographiques dont il sera coutumier tout au long de sa carrièrespoiler: (générique de début sous forme de film super 8, entrée de Johnny Boy au ralenti et au son du Jumpin’ Jack Flash des Rolling Stones, caméra harnachée au corps d’Harvey Keitel et le filmant en gros plan pour montrer l’ivresse de son personnage…) . Mean streets n’est donc pas l’œuvre la plus passionnante du réalisateur mais reste malgré tout une pièce intéressante de sa filmographie par ses aspects autobiographiques et cinématographiques.
Mean Streets : Une ambiance de ville et de gangsters incroyable grâce a la mise en scène virtuose de Martin Scorsese. Vraiment, la dessus, c’est un grand réalisateur et sa des le début car c’est quand même un de ses anciens films. Et sa mise en scène avait de la gueule, avec de très beaux plans, des effets de mises en scènes assez novateur pour l’époque, avec la caméra au torse qui tourne en fonctionne des mouvements du personnage, très bien foutu. Et après, le film a le droit au charisme de Robert De Niro qui encore casse des briques et impose dans un rôle qui lui va comme un géant. Mais, ce n’est pas la seul pointure dans ce film, je ne connais pas cette acteur : Harvey Keitel mais il a aussi du charisme à revendre. Après, le scénario est plutôt classique, pas de grand bouleversement, c’est du film de gangsters, il y a même pas vraiment d’histoire entre parenthèse, on suit les personnages dans leur réalité, dans leur ville et vie de gangsters qui mêle pote, femme, argent et dette. Mais même si l’histoire n’est pas original, les personnages sont très intéressant a suivent et le film se regarde sans mal grâce a l’ambiance qui est juste excellente. Donc voila, un film de gangsters qui a tout pour être un classique.