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JulienAllard
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5,0
Publiée le 29 septembre 2019
Un Scorsese déjà magistral revenant sur le quartier de son enfance. Avec des acteurs excellents (Keitel et De Niro) et une bande son qui l'est également.
LE film qui enfonça la porte d'une longue et fructueuse collaboration entre Scorsese et De Niro. Mean Streets est un film "qui a la classe", il n'a sans doute pas l'ambition d'être un très grand chef d'oeuvre (comme les futures perles de Scorsese) et c'est peut être ça qui le rend si attrayant. Pourtant on sens déjà le talent du cinéaste qui impose son style si particulier et soigné. Ici le scénario est accrocheur, et les personnages attachants, Charlie, bon mafioso en devenir - interprété par le très bon Harvey Keitel - et en face Johnny Boy, un loulou de bas-étage qui respecte rien - campé par un tout jeune De Niro, excellent. Avec en toile de fond l'ambiance 70's du Little Italy et pour finir une B.O qui roule. Impeccable.
Une ouverture coup de poing, un final coup de massue, Scorsese frappe fort, accédant définitivement à la notoriété. Dans ses valises, il assoit Keitel et révèle De Niro. Charlie veut être le St-François d’Assises de Little Italy. Il aime faire le bien. Il aime aider l’autre. Son oncle parrain de quartier, sa copine épileptique, ses potes voyous endimanchés, qui vivotent de petites combines et de parties de billards. Ils picolent comme des trous, se bastonnent à la moindre occasion, mais au fond ils ne sont pas méchants. Seulement il y a Johnny Boy, le cousin détraqué, aïeul dégénéré qui préfigure le Begbie de Trainspotting. Mean Streets ne surfe pas seulement sur la vague naissante des films de mafia, il annonce la tragicomédie british qui sévira vingt ans plus tard. Voire le ciné indépendant US moderne. Des acteurs extraordinaires, le petit Robert en tête, une bande-son divine, accents illisibles et perles rock 70’s qui se bousculent. Et puis cette réalisation caméra au poing, qui suit l’action au plus près, vive, précise, incroyable. C’est là qu’on voit ce qu’un grand peut faire avec peu. Majeur.
Un Scorsese mineur reste largement meilleur que biens d’autres films. Cette seule phrase suffit à qualifier Mean Streets. Comme beaucoup de films des années 70, il propose une fresque sur des gangsters qui tentent ici de grimper au sommet de la hiérarchie. On ressent fortement que Scorsese n'en était qu'à ses débuts de réalisateur. Les intentions sont excellentes, certaines scènes très réussies mais le film souffre d'un manque de rythme vers le milieu. Connaissant les œuvres suivantes du cinéaste, on peut définir Mean Streets comme le prototype de son cinéma, une sorte d'événement fondateur (C'est d'ailleurs également de cette manière qu'il faut considérer Boxcar Bertha, son film précédent). De ce point de vue, le film devient très intéressant. Mais même cela mis à part, Mean Streets reste certes imparfait mais tout de même relativement abouti et agréable à regarder.
Les trois premières minutes sont parmi les plus percutantes de l'histoire du cinéma. Harvey Keytel au lit, réveillé par une voix qui le met en garde, arrive ensuite le générique en forme de vidéo souvenir accompagné du standard des Ronnettes "Be my baby". Tout de suite, on comprend que ces mecs vont être nos potes pendant deux heures et que Scorcese ne fera pas du Coppola. Le ton est donné, le reste est très intéressant même si le film a pris un p'ti coup de vieux. Pour les nostalgiques du de Niro de la grande époque, ce film est un bijou. C'est pour moi un des rôles où il est le plus impressionnant. C'est le film qui va faire exploser sa carrière et quand on le voit on comprend immédiatement pourquoi cet acteur a été aussi important dans l'actoring des 20 années suivantes. Harvey Keytel es génial aussi mais c'est de Niro qui tire son épingle du jeu, ou plutôt son poteau. Pas le plus grand Scorcese mais un excellent film fait avec des bouts de ficelles. A voir pour les performances d'acteur des deux génies et pour se rappeler qu'à une époque de Niro était grand et beau!
Un Scorsese sans doute mineur, toujours cette énergie dans la mise en scène et la direction d'acteurs mais un scénario assez faible. Plongée dans le crime organisé des petites frappes, le scénario raconte la descente aux enfers d'un jeune gangster plein d'avenir qui doit protéger une petite frappe violente et incontrolable qui va l'entrainer dans une chute a sens unique, un scénario qui promet mais qui, au final, ne raconte pas grand-chose et ce vide scénaristique fait qu'on lâche très vite l'intrigue. Décevant dans l'écriture, le prometteur Harvey Keitel est très bon dans ce rôle frais et en retenu, mais c'est surtout un Robert De Niro explosif et fougueux qui explose a l'écran, avant de totalement percé avec sa performance du chef d'oeuvre Taxi Driver. Encore dans ses premiers films, Martin Scorsese donne a sa mise en scène un côté très intimiste, il suit ses personnages comme si il était un simple spectateur et essaye de capter au mieux les moments d'intimités de ses personnages, une méthode parfois productive, parfois pas tellement... Un Scorsese porté par une fougue et de très bons acteurs, mais qui pâtit de son scénario vide.
Troisième long métrage de Martin Scorcese, Mean Streets constitue les fondements des futures oeuvres du cinéaste. Un brouillon avec des longueurs qui contient déjà en lui tout les germes de futures oeuvres telles que: "Taxi Driver", "Les affranchis" ou encore"Casino".
Après "Who's knocking at my door" et "Boxcar Bertha", Martin Scorsese continue son chemin dans le cinéma américain en réalisant ce "Mean Streets" qui s'inspire des quartiers new-yorkais auxquels il a vécu jadis, à savoir Little Italy. Robert de Niro, Harvey Keitel, déjà les acteurs fétiches de Scorsese sont de la partie pour ce qui est un bon film de gangster, prémice de ce qui sera "Les Affranchis" ou "Casino" plus tard. Or, ce dont "Mean Streets" possède en plus que les "Casino" ou "Affranchis" c'est ce charme constant. Marty filme comme jamais le quartier de Little Italy avec une fervente passion. A l'image d'une exorcisation des démons de son enfance, le 3ème long métrage du réalisateur met en avant cette mafia, loin de l'image classe de ce qu'on a pu voir dans "Le Parrain" et se rapprochant d'ailleurs, en excluant le contexte bien sûr, du film "Gomorra" de Mateo Garrone. Ces petits malfrats cherchant à percer dans le milieu du crime organisé. Qui dit crime organisé dit forcément univers sombre, violent, ou argent et trahisons se cotoient. C'est dans ce milieu là que vivent Johnny Boy (De Niro) et Charlie (Harvey Keitel), deux amis ayant pour but de devenir des grandes figures de la pègre. Pour Charlie, tout va bien. Ses connaissances favorisent son business. Pour Johnny, ce dernier, tête brûlée non-diplomate, accumule dettes sur dettes. Certains diront qu'avoir des dettes est synonyme de mort et donc, par là, que le retournement de situation final est prévisible. Certes mais le véritable objectif de Scorsese pour ce film n'était certainement pas de s'attarder sur les affaires crapuleuses des deux antagonistes principaux, mais plutôt sur leurs rapports. Tandis que Johnny Boy accumule bêtises sur bêtises, Charlie essaye de lui sauver la mise. A cela s'ajoute une complicité quasi-fraternelle entre eux, et c'est cette complicité dont veut parler Scorsese. Pour ses débuts dans le film noir, Martin Scorsese démontre déjà qu'il est capable de grandes choses, sans toutefois exploiter son potentiel à 100%. Logique d'ailleurs. La manière de faire et une maturité supplémentaire viendront à d'excellents films futurs déjà cités plus haut. "Mean Streets" est un portrait passioné et passionant de deux malfrats dans la Little Italy des années 70, réalisé sans prétention si ce n'est de crier l'amour du cinéma.
Troisième film de Martin Scorsese, Mean Streets nous raconte l'histoire de Charlie et Johnny Boy alors que ce dernier est entraîné dans des histoires douteuses. Sorti en 1973, ce film peut etre considéré comme le premier grand film Scorsesien, développant ses thèmes fétiches que sont la religions et le milieu du crime organisé. Coté acteur, le duo Keitel-DeNiro fonctionne à merveille tant leur relation fusionnelle se voit à l’écran (on dirait que les deux se connaisse depuis l'enfance). Coté musique, on note aussi la première apparition des Rolling Stones dans un film de Scorsese. La réalisation du film pose déjà les bases du style Scorsese : violence, plan sombre, New York filmé depuis les bas fonds,... Au final, on a affaire ici au premier grand film de Scorsese et à un très bon film sur le crime organisé.
Martin Scorsese, encore à ses balbutiements se fait remarquer avec ce film. On finit finalement assez surpris par ce long métrage qui se révèle être relativement nerveux et qui est extrêmement centré sur la psychologie de ses protagonistes. Il y a beaucoup d'éléments intéressants dans ce film: de bons dialogues, des répliques chocs, mais la violence y est très présente. Il y a aussi une réflexion assez approfondie sur les moeurs américaines. Le tout orchestré par une bande son très rock qui intensifie cette atmosphère assez étouffante... Les acteurs assurent tous très bien leurs rôles, d'ailleurs le duo formé par Harvey Keitel et Robert De Niro est très efficace. Un de Niro stupéfiant en plus... Mais revenons à l'idée de base: "Mean Streets" c'est avant tout une "peinture" de Little Italy: des rues sales, poisseuses, la misère et un teint gris, sombre qui apparaît perpétuellement... "Mean Streets" prend toute sa force dans les scènes crues qu'il propose (bagarre au baby-foot). Des discussions très violentes menant inévitablement vers des enjeux tragiques... Et pour clôturer le tout, on bascule vers une fin puissante et sanglante... "Mean Streets" bien qu'extrêmement vieillissant sur le plan de l'esthétique est une oeuvre assez marquante, une référence dans le domaine du film de gangsters.
Scorsese est passé dans la cour des grands avec ce film. On finit haché menu par cette œuvre nerveuse, fulgurante, très axée sur la psychologie des personnages. C'est mon premier film représentatif de la filmographie de Scorsese (disons que Hugo Cabret ne l'est pas vraiment) et j'ai trouvé que cela ressemblait à du Tarantino sur un autre mode, du Tarantino rapide mais qui aboutit à des effets troublants comparables. Il y a de bons dialogues, des phrases chocs, de la violence à la pelle (je veux dire au niveau du découpage du film, qui donne au spectateur l'impression de s'être drogué), de la réflexion profonde sous ce déploiement de mœurs new yorkaises, et une bande son empruntant au rock qui contribue beaucoup à l'atmosphère étouffante à force d'être trop festive du café de Tony. Les acteurs sont tous très bon, et le duo Robert de Niro (méconnaissable et stupéfiant) / Harvey Keitel (l'étoffe même de son personnage) crève l'écran. On se prend vite au jeu, les nombreux personnages comptent rapidement pour nous, et leur développement est agencé avec talent. Le portrait dressé de Little Italy est frappant : rues sales, misère cachée par le déguisement et les sourires de l'ambition, teint gris omniprésent... des images du Christ viennent l'achever en constituant un apport très personnel. Le film puise sa force dans des scènes crues, comme la première bagarre au baby foot, ne cessant d'augmenter l'étendue de sa puissance au fur et à mesure qu'on est happé par ce tourbillon de conversations véhémentes et d'enjeux dramatiques de plus en plus pressants. La séquence en haut du toit où Johnny Boy explose de folie qui se poursuit par une scène riche en métaphore au cimetière est le point d'orgue mental du film. Suivra la conclusion qui en découle au sens physique, fulgurante, sanglante, clouant sur place tant le visuel est beau et tant cette fin arrive brutalement. Avec cela, on ne peut que retenir ce film.
Un des films les moins connus de Scorsese - en même temps, celui-ci a une filmographie impressionante - Mean Streets n'en est un pas moins un très bon film , un de mes préférés de Scorsese. Bon, De Niro et Keitel assurent un max, et avec les rôles secondaires, ils assurent une grande partie du film. La mise en scène de Scorsese est juste génial, il y a des idées à peu près partout, on voit déjà tout le talent de Scorsese explosé. La BO est maginifique (les premières vingt minutes avec "Be my Baby", "Tell me", et "Jumpin Jack Flash" sont juste superbes). C'est un film de série B ( à l'époque Scorsese tournait vraiment avec rien), et l'histoire tient sur pas grand chose, mais au final ce n'est pas du tout un problème. Pourquoi ? Parce que le tout explose quand même de jeunesse, qu'il y a de l'émotion, que Scorsese sait filmer et et que le film délivre une histoire touchante.
Un film qui a lancé la carrière de De Niro. Mean Streets est un film "criminel" relatant les magouilles et conflits de petits truands dans le quartier de Little Italy. On voit bien que c'est un film à budget relativement restreint, il n'y a qu'a voir la qualité de l'image pour s'en convaincre. Ce film marque les débuts de Scorsese, aujourd'hui seuls les cinéphiles connaissent Mean Streets.
Un des premiers films de Martin Scorsese et un de ses meilleurs, il retrouvera rarement par la suite une telle liberté de ton et un rythme aussi énergique. Il faut dire que l'absence de moyens donne à l'ensemble une impression de prise sur le vif, d'authenticité : même les maladresses servent le film et son esthétique "cheap", non sans rappeler la Nouvelle Vague des débuts. «Mean Streets» repose aussi et surtout sur ses deux principaux interprètes : Harvey Keitel et Robert De Niro. Le premier joue un personnage typiquement scorsesien, marqué par le doute, la religiosité exacerbée et la quête de rédemption tandis que le second, inoubliable en petite frappe, représente comme son négatif, son double tragique, violent, instable et bouffon. Si Keitel est ici intéressant, c'est surtout De Niro que l'on retiendra, peut-être dans son meilleur rôle, en tout cas son plus vif et fulgurant. Extraordinaire en véritable fou furieux, déjanté, irresponsable et en même temps terriblement attachant, il apporte une touche de fraicheur bienvenue au long métrage. Les quelques scènes improvisées sont réussies, les plans sont recherchés bien que parfois gauches (l'ambiance du film s'y prête sans problème), la BO est géniale... Scorsese est en très grande forme et livre un film qui mériterait bien plus que «Taxi Driver» son statut de film culte! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Mean Streets fait partie de ces premières péloches de grands réalisateurs qui arrivent pourtant à résumer parfaitement tout le style du réalisateur novice. Mais alors qu'un premier film comme Reservoir Dogs, premier film (officiel (puisque le tout premier a été partiellement brûlé et n'a jamais été sorti en salles)) de Tarantino (oui, on change aussi totalement de style mais ce n'est qu'un autre exemple) arrive à s'inscrire comme une des très bonnes oeuvres du réalisateur, ce n'est pas le cas de Mean Streets, et ce même si le résultat est un plutôt bon film dans lequel on retrouve bien évidemment, comme je viens de vous le dire, tout un esprit Scorsesien dans son style des débuts, très expérimental dans sa manière de plutôt filmer des sentiments qu'une histoire. Le problème est qu'après avoir vu Taxi Driver, qui fonctionne un peu de la même façon (on ne peut clairement pas dire par exemple que c'est un film qui repose en entier sur son scénario) et en plus avec son acteur favori de l'époque, Robert De Niro, aujourd'hui remplacé par Leonardo DiCaprio, on peut dire que ce Mean Streets manque d'un peu de... Quelque chose, quelque chose qui aurait propulsé le film, peut-être une ambiance, qui est ici mis en valeur par une bande-originale très variante qui n'arrive pas vraiment à se trouver une véritable personnalité alors que Taxi Driver, qui s'en éloigne, reste ancré dans un même univers tout le long. De même, on peut dire que si Robert De Niro et Harvey Keitel sont absolument parfaits dans leur rôles, on regrette de en pas voir plus souvent à l'écran De Niro dans le rôle pourtant plutôt central (puisque dans presque tout le film on arrête pas d'en parler) de Johnny The Boy, adulte rebelle, immature et totalement cinglé, jouant avec le feu tout en prenant la peine de prendre le plus de risques possibles de se brûler. De ce côté-la, autant dire tout de même que l'amitié entre Harvey Keitel, alias Charlie, religieux honnête et beaucoup plus social, et Johnny, le thème central du film, est véritablement réussie et arrive à nous transporter dans ce film qui n'arrive pas à choisir sa voie entre Drame, film de gangster ou autre chose, se terminant sur une issue tragique, attendue mais coupant court le regard du spectateur envers l'évolution des personnages pourtant bien calibrée, et Martin Scorsese prouve d'ailleurs là un talent dans les explosions de violence, qu'il exploitera de très nombreuses fois dans la suite de sa grande et fastueuse filmographie. Mais bref, pour une fois je ne vais pas faire un roman sur ce film et autant dire que le principal défaut de Mean Streets, c'est que quand Martin Scorsese a normalement ce talent pour inscrire ses films et des figures icôniques dans les mémoires des spectateurs, ici on parvient facilement à oublier un film néammoins très très sympathique, surtout pour un premier film. Conclusion : Je ne le démentis pas, il y a un style, un bon style qui introduit d'une très bonne façon cet excellent cinéaste pour tous ceux qui veulent le découvrir (si vous n'avez déjà pas vu un de ses nombreux films (que vous soyez cinéphiles ou public lambda, vous avez normalement très peu de chances d'en louper un)), ainsi que de très bons acteurs aussi à leurs débuts, mais disons qu'on a là un film soigné dans ses personnages et sa mise en scène mais malheureusement pas inoubliable et manquant de cette étincelle qu'arrive à atteindre souvent Scorsese. En reste un bon film dans une tendance expérimentale sur une amitié qui ira jusqu'au bout et qui peut tout détruire d'un coup.