Mean Streets
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Kev T
Kev T

43 abonnés 659 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2018
Harvey Keitel est, selon moi, très convainquant dans ce rôle de mafieux "gentil". On sent que c'est un homme avec un bon fond qui n'a pas forcément les épaules pour ce statut de gangster (cela se voit clairement dans sa relation avec Johnny Boy et sa copine qu'il ne parvient pas à quitter). Cependant, sa gentillesse lui permet de lier des liens sincères avec ses compères. De Niro,quant à lui, est excellent en petit flambeur aussi inconscient que condescendant. Scorsese propose un film de mafieux bien moins musclé que dans ses autres oeuvres. Les personnages sont dépassés par leur statut. Le fait que ce soit un ancien film excuse le fait que ce dernier ne décolle jamais vraiment. Je vois que Scorsese, dès ce film, propose une descente au enfer qui sera mile fois plus violente dans Taxi Driver & co.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 juillet 2018
Ce film est une vraie daube de la grosse merde avec un grand M limite presque une parodie ou on se fou de la gueule des mafieux on dirais plus une bande de mec au bout du rouleau que des gangster les dialogue du gros n'importe quoi qui mènent a rien je comprend pas du tout les bonne notes de ceux qui l'ont vu ce film est incomparable avec les affranchis ou casino j'ai l'impression que c'est du foutage de gueule quand on voit que les plus grand film de Scorsese ne figurent même pas sur netflix mais que cette daube oui y'a vraiment un truc qui m'échappe ...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 juillet 2018
Mean Streets est un film dramatique américain réalisé en 1976 par Martin Scorsese. Un cast 4 étoiles et réuni dans ce film ou Robert de Niro et Harvey Keitel incarnent respectivement Johnny Boy et Charlie.

Dans le quartier des immigrés italiens, la mafia a pris ses marques. Johnny Boy, tête brulée et bagarreur, a emprunté de l'argent à un parrain, sans intention de rembourser. Son ami Charlie, jeune mafioso ambitieux, tente de le protéger de ses créanciers. Mais Johnny Boy est incontrôlable.

Pour commencer, ce film est le premier du réalisateur qui veut prouver ses talents dans le métier.
Ensuite, les interprétations des personnages sont majoritairement assez réussie avec de grosse performances de Robert de Niro, Harvey Keitel et Amy Robinson qui jouent respectivement Johnny Boy, Charlie et Teresa.
En plus l’image et les décors sont plutôt soigné pour l’époque et c’est agréable de voir autant de soins.
La musique est quand à elle très bonne et apporte beaucoup de fraîcheur au film qui en a bien besoin a cause de son scénario.
Le scénario est lui très brouillon, peu travaillé et perd le spectateur rapidement. Film très cliché qui utilise l’humour lourd pour cacher un scénario fébrile et peu attelant. De plus le scénario n’avance pas et rajoute de la longueur au film qui est déjà assez long comme ça.
Les dialogues sont correctes, nous offre une voir deux répliques cultes mais c’est quand même très laborieux par moments…

Je n’ai vraiment pas aimé ce film qui a malheureusement très mal vieillis et perdu toute sa saveur. Les personnages ne sont pas attachants, ils sont tout l’inverse. La fin est prévisible à mort, aucune surprise..Les scènes de bastons sont ridicules et très mal ficelée... Malgré cela, le film reste bien réalisé dans l’ensemble.
J’aime beaucoup Scorsese mais ce film ne me plait pas du tout, rien ne va, mais c’est aussi dû au temps qui a passé entre la sortie du film en salle (1976) et mon visionnage !

Ma note : 2.5/5
TTNOUGAT

709 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2018
Evidemment lorsque l’on a 20 ans et que par réaction contre les parents appréciant les mises en scène calmes et académiques ainsi que les acteurs bien élevés, cette nouveauté à de quoi éblouir les nouveaux arrivants dans les salles de cinéma. 45 ans plus tard, il est facile de voir que ce nouveau style n’a pas remporté le dernier grand prix à Cannes et que le cinéma des pépés et des mémés est toujours là. En plus, le scénario de Mean Streets est d’une platitude absolue, il est étiré en longueur, la mise en scène est d’une laideur qui saute aux yeux et le duo Johnny/Charlie insupportable…Que de redites, de portes ouvertes enfoncées et de personnages à fuir ! Seul échappatoire : fermer les yeux et écouter la bande son un peu forte mais riche et variée en musiques et chansons. L’identification de Charlie à un Saint du passé est une idée qui n’a vraiment aucun sens…C’est n’importe quoi.
Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 685 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2018
C’est à trente ans que Martin Scorsese réalisa le film qui ne sera qu’une succession de grandes œuvres et le rangera aux côtés des plus grands d’Hollywood. Mean Streets se déroule dans le quartier italien de New York où quatre voyous jouent aux durs au service de la Mafia. Robert De Niro est Johnny, un caïd susceptible qui trouve toujours un prétexte à la bagarre, David Proval est Tony, le propriétaire d’un bar, Harvey Keitel est Charlie, un fils de magouilleur mais qui se tient à l’écart dans l’optique de diriger un restaurant plus tard et Richard Romanus est Michael, celui qui gère toutes les affaires louches. Entre hiérarchies et violences des mots à tout-va, Mean Steets dénonce l’absurdité des rangs sociaux. Réalisé avec un petit budget, les faiblesses du strict se ressentent dans la mesure où les séquences semblent avoir été misent en scène à la hauteur des moyens accordés. Les acteurs donnent aussi le sentiment d’avoir été lâchés sans révisions devant la caméra. Intéressant à découvrir, la patte Scorsese est bien là, mais sa fine signature n’est pas encore à la hauteur de ses prochains chefs-d’œuvre.
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mx13
mx13

290 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2018
Y’a aucune intrigue mais un peu d’histoire. Un bon casting, de bonnes interprétations. Contrairement aux apparences, le film ne traite pas principalement de la mafia. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 janvier 2018
Depuis quelques années, des cinéastes passent devant mes yeux et mes oreilles. Ont ainsi été décryptés Georges Méliès, François Truffaut, Jean Cocteau, Luis Buñuel, Claude Sautet, James Gray et Paul Verhoeven (de leur carrière, je n’ai visionné, pour chacun, que quelques films, un tant soit peu ‘marquants’). En cette nouvelle année, je m’attaque à l’inattaquable : un mythe vivant salué unanimement par la critique. Un réalisateur tournant régulièrement dans les rues de New York. Et à toutes les époques ! Certains l’appellent Marty. Vous l’aurez compris, je vais tenter de m’immerger dans le cinéma de Scorsese, le gamin de Little Italy. Par quoi je commence ? Un certain documentaire intitulé « Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain », et plus particulièrement le troisième chapitre concernant l’évolution des libertés individuelles (et notamment la censure au cinéma) : de « Intolérances » de D.W. Griffith à « Faces » de John Cassavetes en passant par « Derrière le miroir » de Nicholas Ray ou « Shock corridor » de Samuel Fuller, Scorsese parle de ses influences (Josef von Sternberg, Stanley Kubrick…) en donnant une aura insoupçonnable au cinéma dans son mot de fin en incorporant cinéma et religion. Une analyse à double tranchant qui m’attire à découvrir encore plus le cinéma. Merci Martin !
De la (très longue et prolifique) carrière de Martin Scorsese, je n’ai sélectionné que les métrages suivants : « Mean streets », « Taxi driver », « Raging bull », « La dernière tentation du Christ », « Les affranchis », « Casino », « Gangs of New York », « Les infiltrés », « Shutter island » et « Le loup de Wall Street » (pour certains, ma critique est déjà mise en ligne).
Au début de sa carrière, Martin Scorsese signe quelques courts-métrages et un documentaire (« Street scenes ») dénonçant la guerre du Vietnam par des émeutes pacifistes à New York. Son premier long-métrage (« Who’s that knocking at my door »), qui prend source de son film de fin d’étude, mettra quelques années de plus à sortir dans les salles obscures. Son deuxième film, « Bertha Boxcar », dans lequel on retrouve le regretté David Carradine (connu en ces années 2000 pour avoir incarné le Bill de « Kill Bill »), il le doit à la participation financière de Roger Corman. Suite aux déconvenues avec ce dernier, Martin Scorsese décide de tourner « Mean streets », et ce, grâce à la roublardise de Corman qui arrive à lui trouver une société de production. C’est donc grâce au réalisateur de « Mitraillette Kelly » que le futur metteur en scène des « Nerfs à vif » se lance dans son troisième long-métrage.
Histoire de « Mean streets »: Little Italy, New York. Johnny Boy, tête brûlée, doit de l’argent à un parrain. Charlie, le cousin de Johnny, tente de le protéger.
En deux phrases, le script est lancé : le lieu (le quartier des immigrés italiens) et les personnages (liés à la mafia, la religion et la morale). Aidé de Mardik Martin (le premier collaborateur de Marty pour ses scénarii fut son camarade à l’Université de New York. « It’s not just you, Murray » -court-métrage de Martin-, « Mean streets », « New York, New York » et « Raging bull » sont à créditer à son nom.), Scorsese invente un style, celui d’incorporer un message religieux sous fond de corruption. Et ainsi de tordre les idées reçues sur ce fameux rêve américain. Le personnage de Charlie (extraordinaire Harvey Keitel) est l’essence du bien qui se réfère pieusement à l’image de l’Eglise. Charlie veut faire le Bien malgré son amitié pour son cousin Johnny (extravagant De Niro). On retrouve en Charlie l’antagonisme qui le lie à Johnny : se sentir bien, voler de ses propres ailes et l’aider. En ce sens, le personnage de Charlie est l’alter-ego du réalisateur puisque ce dernier puise en Charlie une partie de sa vie. Le metteur en scène décrit ainsi ses sentiments et ses impressions via les personnages du film et démolit l’idée d’une vie faîte de gloire et d’argent. De plus, il tourne « Mean streets » dans le quartier de Little Italy, celui dans lequel le metteur en scène a grandi. Un réalisme authentique en ressort, et Scorsese de capter l’ambiance malfamée de ces rues newyorkaises infréquentables dans lesquelles il a vécu. Avec cette caméra à l’épaule (et filmant de front ses personnages), un réalisme new yorkais s’en dégage, et la patte d’un grand réalisateur en devenir se forme. Travellings ralentis, couleur rouge sang, les rues dans l’ombre, café-bars à l’épreuve de l’image, dimension de l’alcoolémie de Charlie, violence à l’état pur, gangstérisme, tout concoure à la réussite d’une nouvelle esthétique et d’une nouvelle mise en scène.
Ajoutons là-dessus une bande-son des plus modernes, électriques et enivrantes (les Ronettes, Rolling Stones…), et nous avons une mise en scène énergique, à la Scorsese. Certes d’une forme brouillonne, mais bougrement efficace.
Ce qui parachève « Mean streets », c’est bien sûr le casting. Les acteurs, tous new yorkais, connaissaient de plus ou moins loin le futur réalisateur des « Affranchis ». Incroyable, non ? Harvey Keitel, dans la peau de Charlie, impressionne, et c’est tout en finesse et détermination qu’il apporte son énergie à donner un calme à toute épreuve. Keitel, qui a rencontré Scorsese pour son premier métrage (« Who’s that knocking at my door »), n’a alors que 34 ans ! Robert De Niro, 30 ans !!, incarne un Johnny fougueux et enragé, et c’est avec une délectation première que l’on suit ce (second !!!) rôle, qui part d’un travelling rouge (dans un bar) à la Scorsese sur un « Jumpin’ Jack Flash » endiablé. Une interprétation de tonnerre de la part de De Niro. Incandescent, jusqu’à la dernière minute. Foudroyant !...alors qu’il n’a cependant joué que pour les débuts d’un autre grand réalisateur moderne, Brian De Palma !: « The wedding party », « Bloody Mama ». A côté de ce très jeune mais talentueux duo d’acteurs (Keitel-De Niro), seul l’acteur David Proval (Tony) a retenu mon attention. Il deviendra lui-aussi une petite pointure : « Kojak » (épisode 1 de la saison 1) sorti la même année, « Les évadés » de Frank Darabont, « Mise à prix » de Joe Carnahan. La performance des acteurs est à souligner car Scorsese a donné une liberté d’improvisation à tous. Notons également la présence de deux des frères Carradine : Robert et David.
Pour conclure, « Mean streets », qui a réclamé 27 jours de tournage et sortie en 1973 aux Etats-Unis, est un film autobiographique à la Scorsese qui fut acclamé à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs et au Festival de New York. Un coup de maître (brouillon) à découvrir.
Spectateurs, en-Scorsese(z)-vous !
PS : Carrière lancée, le cinéaste accepte une œuvre plus commerciale, « Alice n’est plus ici ». Affaire à suivre…
Zoumir
Zoumir

81 abonnés 1 067 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2018
Il y a des vides à combler. Scorsese, c'était bien sûr pour moi "Les Affranchis" et "Taxi Driver", rien à redire. Il y eut ensuite "Casino". Ces 3 films vus dans ma jeunesse gardent malgré leur disparition progressive dans ma mémoire le goût d'un cinéma violent, rédempteur et amoureux de ses personnages dans un récit ou les mots ont tout autant de sens que les coups. Après "Gangs Of N.Y", "Shutter Island", il était temps de revenir un peu en arrière, de combler certains vides dans la carrière d'un réalisateur maintes fois encensé à juste titre. Alors à moi "Mean Streets"...
Et malheureusement, à moi l'ennui. Est ce le temps ou les prouesses futures du créateur de "Boardwalk Empire" qui ont transformé ce visionnage en long et fastidieux périple ?
Si les thèmes chers au réalisateur sont bien présents, on est face à une esquisse de son talent. L'histoire et les enjeux ne permettent pas de remplir l'espace et les turpitudes de Robert De Niro face à la droiture d'Harvey Keitel ne font que très rarement des étincelles. L'un se débat pour tout garder en place pendant que l'autre, instinctif et viscéral, brûle le vie par les deux bouts. Les deux acteurs donnent pourtant tout à leur personnage mais cette amitié impossible ne permettra pas au film, qui s'apparente à un documentaire sur Little Italy et ses pions, de véritablement captiver. On se console donc avec certains angles de caméra, certaines lumières, certains travellings, certains faux-raccords, tentant de capter ça et là l'ébauche bancale mais inspirée de la technique narrative et visuelle d'un grand nom du cinéma.
Une ballade sordide et ennuyeuse de deux heures, tout en bas de l'échelle des malfrats, entre rêves de gloires et absence de repères, portées par les seules exactions d'un Robert De Niro habité et destructeur.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 novembre 2017
Déçu de la réalisation de Scorsese, je m'attendais à un film beaucoup plus sombre, violent avec de l'action, le film m'a clairement ennuyé et manque cruellement de rythme tout le long, de plus les dialogues ne sont pas particulièrement excellent. Cela dit le duo De Niro/Keytel ne fonctionne bien dans l'ensemble même si j’espérais beaucoup plus de ces deux acteurs.
Il s'agit ici de l'un des premiers films de Scorsese manquant de rythme pour une histoire intéressante, le moins bon de sa filmographie à mon goût
Hugo S
Hugo S

10 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2017
Ville chère à Martin Scorsese, étant d'origine Italienne de Sicile et ayant grandi dans le quartier de Little Italy, ce troisième film du réalisateur nous présente ce quartier de New York. On y voit la mafia, on y entend des coups de feu, des grenades. On y voit de la prostitution. Malgré tout cela, des personnes insensées comme Charlie (Harvey Keitel) qui prit encore le seigneur pour se faire pardonner des pêchers, ou Johnny Boy (Robert de Niro) qui empruntent sans cesse de l'argent et ne la rendent jamais, qui dépense, qui explose et qui anime cette ville, ce show. Une histoire d'amour, une de dette, une quette pour la rembourser.
New York est décrit tel un spectacle ...
La scène finale du film est pour cela très intéressante. Les habitants du quartier deviennent spectateurs. La musique contraste avec l'ambiance funèbre. Les spectateurs dominent la scène du haut de leurs immeubles, ils regardent par la fenêtre. Puis les acteurs de ce spectacle ont fini de jouer, le son des applaudissements retentis. Les spectateurs ferment leurs volets tel un rideau au théâtre, le générique se lance, c'est la fin de ce spectacle. D'un côté il y a la mort, de l'autre il y a la fête. Voici la ville selon Scorsese !
Le Loubar
Le Loubar

48 abonnés 147 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2018
Certainement le film le plus personnel de Scorsese. "Mean Streets" nous plonge dans l'univers des truands italiens de New York en 1973 ; Charlie entretient des relations avec la mafia notamment grâce à son oncle et rêve de percer là-dedans mais se sent sans cesse obligé de protéger Johnny Boy, un bon à rien auquel il tient en partie par amour pour sa cousine, qui emprunte de l'argent à beaucoup de monde et joue un peu trop au malin.. Ce film est la première pierre du gigantesque édifice que Scorsese construira par la suite : univers mafieux, rapport à la religion, notion de culpabilité (Charlie semble protéger Johnny plus par orgueil qu'autre chose, comme s'il voulait absolument expier ses péchés en aidant les autres) et fascination pour la violence. A l'esthétique très proche de "Taxi Driver" qui sortira quelques années plus tard mais tourné avec un budget et un temps de tournage minuscules, ce film présente la ville de New York de la manière la plus crade qui soit. Magouilles, corruption, drogue et meurtre en public sont de la partie, et Scorsese semble filmer sa Little Italy natale presque comme un documentaire. Le personnage d'Harvey Keitel semble être une sorte d'alter ego au cinéaste italo-américain qui a grandi dans ce même genre d'univers. Même si le personnage de Robert de Niro n'est que secondaire à l'histoire, "Mean Streets" signe la première d'une longue série de collaboration qui deviendra mythique au fil des années. Avec sa bande originale regorgeant de tubes des années 60, sa mise en scène salement réaliste des bas-fonds new-yorkais et sa galerie de personnages acerbes, "Mean Streets" s'impose comme un petit classique indépendant des années 70 mais aussi comme l’œuvre matricielle de la filmo du grand Scorsese.
Xavi_de_Paris

370 abonnés 2 860 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2017
"Mean Streets" a le charme des films des années 70 avec peu de budget. Le côté bricolage de la mise en scène fait toute la beauté de ce film, qui ne manque pas de beauté esthétique avec ces paysages urbains, notamment de nuit, magnifiquement bien filmés. L'histoire en elle-même est assez bateau et prétexte à montrer des personnages atypiques, une bande de potes un peu malfrats. Et surtout l'opposition entre deux potes, l'un ambitieux, modéré, l'autre loser, bagarreur et criblé de dettes. Harveyl et Robert De Niro y révèlent un talent qui les mènera à une belle carrière par la suite.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2017
Mean Streets est un bon film de Martin Scorsese, qui pour un de ses premiers films (son troisième long-métrage) est déjà plus que prometteurs.
Le duo d'acteurs est excellent. Il y a une vraie alchimie entre Harvey Keitel (au personnage très attachant) et Robert de Niro (au personnage très insupportable). Les deux personnages principaux figurent à mes yeux comme faisant partie des meilleurs personnages des films du réalisateur.
L'histoire est pas mal, on retrouve la thématique fétiche du réalisateur : les gangsters et la mafia. On ne s'ennuie pas. Les quelques cascades sont bien.
Les décors new-yorkais sont très réussis.
Le film fait preuve d'une longueur très raisonnable (un peu moins de deux heures), une qualité que le réalisateur perdra par la suite (avec des films durant à chaque fois au moins 150 minutes).
Bref, un excellent début pour Scorsese.
Kaza Nova
Kaza Nova

6 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2017
Mean Streets a quelque chose du film d'auteur : il décrit avec précision la vie quotidienne de la mafia new yorkaise. Morne plaine. La vie des mafieux n'est pas si différente d'une vie ordinaire : de l'ennui, du vide, du néant, des bagarres ineptes, des discussions de comptoir, des choix à faire. Harvey Keitel a en réalité le premier rôle. Son personnage doit savoir s'il se "rangera" comme un bon mafieux bien installé, ou s'il chosira la famille de son ami d'enfance Johnny Boy, être particulièrement irresponsable qui accumule des dettes auprès d'un parrain local assez naïf.
Ceci dit, si le film parvient à faire vivre cette pègre des années 1970, et restitue à merveille son époque, il ne se passe globalement pas grand chose. Le rythme est bien trop lent, le film donne l'impression de tourner en rond. Soutenu par d'excellents acteurs, dont évidemment Robert de Niro, il lui manque un scénario plus consistant. Le film d'ambiance ne peut fonctionner s'il n'y a pas un propos derrière. Ici, le spectateur restera sur sa faim.
Acidus

881 abonnés 3 975 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2017
Il y a dans "Mean streets" la base du cinéma de Martin Scorsese que cela soit dans le style, dans les thèmes abordés ou dans le choix des acteurs. Pourtant, ce troisième long métrage n'est pas aussi abouti que le sera la plupart de ses films ultèrieurs. Rien à redire sur la mise en scène et sur ce casting dominé par l'excellent tandem De Niro/Keitel. Les deux acteurs nous livrent une prestation mémorable à travers les plans habiles du cinéaste. En revanche, la faiblesse de "Mean Streets" vient de son intrigue. Cette dernière manque de consistance et est bien trop décousue, avec des passages à vide, pour nous captiver tout du long. Ce film fait plus office de brouillon qu'autre chose mais reste honorable.
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