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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 novembre 2015
Très belle surprise, tout en délicatesse et en subtilité. On rentre dans le film tout en douceur et on se retrouve complètement bouleversés par ce qui unit ces quatre jeunes femmes magnifiques! A voir absolument!
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3,0
Publiée le 15 mars 2016
Après "Tel père, tel fils", Hirokazu Koreeda aborde une nouvelle fois le thème de la famille avec un cas tout aussi complexe que dans son précédent film puisqu'ici trois sœurs vont décider de s'occuper de leur demi-sœur sans qu'il y ait d'a priori ou de rancœur par rapport au fait que sa mère est responsable de l'éclatement de leur famille. "Notre petite sœur" est un joli film qui met en avant les valeurs familiales à travers une histoire pleine de délicatesse et de sobriété. Le traitement est assez lisse et linéaire, car le réalisateur ne cherche jamais à compliquer cette cohabitation ou les relations, mais ce n'est finalement pas si gênant que ça. Si je dois reprocher quelque chose, c'est que le film est un poil trop long, on a l'impression que le réalisateur ne sait pas comment conclure son film donc il y a 20/25 minutes de trop à mon sens, mais rien de très grave puisque j'ai vraiment apprécié son film.
"Notre petite sœur", du Japonais Horizaku Kore-Eda (déjà auteur du superbe "Tel père, tel fils" il y a deux ans, voir ma page blog du 30 décembre 2013), est également une petite merveille d'humanité. Trois sœurs, Sachi (que les autres appellent Grande sœur), Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura, depuis que leur mère a été abandonnée par leur père. Ce dernier meurt, après s'être remarié deux fois : elles se rendent à l’enterrement et découvrent qu'elle ont demi-sœur, Suzu, âgée de 13 ans, qui a veillé sur le père, malgré son jeune âge, pendant ses derniers mois. Les trois sœurs décident d’accueillir Suzu dans leur grande maison. Le film va raconter le lent apprivoisement de Suzu dans cette fratrie inattendue : en effet, elle ne s'entendait pas vraiment avec sa belle-mère, dernière femme de son père, nantie d'un petit garçon d'un autre lit. Un film familial donc que Notre petite soeur, comme le précédent, ou comme les films de son grand prédécesseur, Ozu. Mais, comme Ozu, en dressant un portrait de famille, Kore-Eda parle de l'humanité en général, de ses petits travers et de ses grands joies, de ses difficultés et de ses bonheurs, du vivre ensemble enfin, sans pour autant renier l'individualité de chacun. Mais le groupe permet de créer un ensemble inoubliable pour le spectateur qui se dit : mais qu'est-ce qu'on a perdu dans notre société contemporaine à vivre séparés chacun dans son coin ou sa bulle ? Kore-Eda nous propose un vade-mecum de l'entraide et de la solidarité. La grande sœur sert de guide et de mère, malgré ses propres difficultés de vie personnelle (elle est amoureuse d'un homme marié), Yoshino, elle, vit des amours ratées avec une constance qui nous fait rire, Chika, la troisième, est badine et pétillante. Suzu est d'une douceur inébranlable. Peut-être que l'accompagnement d'un mourant l'a mûrie prématurément : mais ça ne l'empêche pas de jouer au football ou d'aimer ramasser des coquillages sur la plage. Son dépaysement ne dure pas longtemps, elle s'adapte dans cette sororité, y trouve sa place, secourt même ses aînées quand elles sont en proie au mal-être. Si Soshi est la mère, elle représente aussi le père que les autres (surtout Chika) ont peu connu. Chacune des quatre va en quelque sorte se (re)construire au contact des autres. Et tout cela est traité avec un sens de la délicatesse, un goût de la nature (beaux paysages), avec humour aussi (voir les passages avec la grand-tante, vieille dame au franc-parler adorable), et en filigrane pourtant, "Notre petite sœur" est une réflexion sur la mort et le deuil. Un très beau film. Il fait partie des films qui nous réconcilieraient avec l'humanité, s'il en était besoin. Je me demande à écouter les nouvelles actuelles, si justement il n'en est pas besoin !
A l'enterrement de leur père, 3 soeurs font la connaissance de leur demi-soeur de 14 ans Suzu. Suite à cela, cette dernière les rejoint dans la grande maison familiale. On se laisse porter par la musique envoûtante de Kanna Yoko et par des paysages superbes. Un film où clairement il ne se passe pas grand chose, le rythme est lent, très lent parfois même, mais il m'a fait découvrir la culture Japonaise, une façon de s'attarder sur la beauté des choses (à l'excès souvent), une philosophie de vie. Malgré tout, un ressenti d'ensemble assez moyen.
Sympathique, reposant, donne une autre idée du Japon que celle véhiculait par les "images à la mode", comme dans "Still Walking" d'ailleurs que j'ai préféré nettement. Celui-ci est une chronique agréable dans laquelle il ne se passe pas grand chose, même si l'ensemble se laisse voir. Mais deux heures pour dire si peu c'est un peu long! L'interprétation est juste, la mise en scène un peu chichiteuse (regardez ces beaux cerisiers en fleur, ce beau feu d'artifice...) et le tout un peu soporifique.
L'oublié de Cannes. J'aurais attribué la palme de la meilleure actrice ex aequo aux quatres soeurs. quatre styles différents, quatre caractères, quatre personnalités. Un film tout simplement beau, simple, émouvant dont on en ressort heureux et satisfait d'avoir fait la connaissance de personnes d'un autre continent si éloigné et pourtant si proche de chacun de nous. En souhaitant que la famille s'agrandisse au plus vite et que l'on en fasse partie.
NB: Coup de coeur identique pour "Le passé' d'Asghar Farhadi en 2013
J'aurais pu mettre une étoile en plus mais j'ai du mal avec les prods Japonaise (sauf certains films d'animation sublimes).Kore-Eda poursuit son exploration de la famille japonaise : mais il oublie (volontairement) cette fois l'essentiel, à savoir un scénario structuré et évolutif pour impliqué le spectateur. On y parle donc de famille, de tradition ; histoire de jeunes femmes et histoires familiales croisées, mais l'exercice est un peu rigide, doux mais lent, coulant comme la banalité d'un quotidien et tournnt quelque peu en rond autour des mêmes thèmes, sans dramaturgie aucune. Et à tourner en rond on s'ennuit vaguement. Il aurait fallut quelques péripéties en plus et un peu plus de profondeur. C'est une bien fade chronique.
Ce n'est pas un mauvais film, dans le sens où les personnages sont sympathiques, certains décors somptueux, mais sincèrement on a vraiment du mal à croire à cette histoire assez mièvre, rempli de bons sentiments. En plus le film est beaucoup trop long, chaque scène étant entrecoupée d'une scène de repas où il ne se passe absolument rien. La première fois, c'est intéressant, ensuite ça devient vite agaçant.
Le film est d'une douceur inouïe, une "Koreeda touch" en quelque sorte, rare au cinéma, au moins à ce niveau. C'est plein de bons sentiments, une petite musique récurrente particulièrement addictive enrobe le tout et peu rendre le film touchant par moment. L'ensemble est cependant décevant, le scénario est faible. Le film manque singulièrement de concision.
Aucune émotion dans ce film. Troo de détails inutiles Focalisation étrange sur la nourriture Histoire très ( trop) banale Aucune finesse. Il n y a pas de transition entre chaque scène. Film trop lent et trop long. Vraiment aucun point positif dans ce film...ah si ! Le générique de fin qui nous libere d'un tel supplice !!
Sujet très intéressant mais traité très en surface et le côté mièvre est trop présent, peut être parce qu'on traite l'ado comme si elle avait 8 ans, alors qu'elle a 15 ! Les actrices n'expriment pas grand chose et à part la tenancière du resto très peu d'émotions transparaissent. Enfin c'est long, très long. Mais j'ai quand même apprécié les paysages et les scènes de vie familiale, autour des bons petits plats.
Quel film sublime, plein de tendresse , de sensibilité, de lumière aussi.. on en ressort rafraichi, heureux de la vie.. allez le voir , vous qui aimez la vie ....
Très beau film, intelligent, artistique, réalisé avec finesse. Ce film ne véhicule pas les stéréotypes japonais habituels. Il y a un côté universel, je dis bravo. 5 étoiles mérités, ce n'est certes pas un documentaire, mais une belle réalisation cinématographique qui honore le cinéma nipon.
Sublime. Film plein de poésie sur la recherche d'identité de quatre filles privées de leurs parents qui réapprennent les unes à travers les autres a accepter leurs racines.
Avec "Notre petite soeur", Hirokazu Kore-Eda nous livre une pépite du cinéma japonais et un nouvel exemple de l'étendue de son talent. Un de ses meilleurs films dans lequel on retrouve les thèmes qui lui sont chers et une qualité de mise en scène hors du commun. On s'attache facilement à ces personnages d'une tendresse sans borne qui nous font vibrer et pleurer. C'est beau, chaleureux et on en ressort avec un certain apaisement.