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vincentasc
35 abonnés
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4,5
Publiée le 30 octobre 2015
Attention : chef d'œuvre. C'est le film de cette rentrée morose. Un film tout en subtilité, d'une émotion toute en retenue. Un film simple. D'une beauté étonnante. À voir de toute urgence pour tous les amoureux du cinéma.
Le cinéaste japonais Hirokazu Kore-Eda continue de travailler le thème de la famille avec une histoire originale : trois sœurs accueillent leur demi-sœur, suite au décès de leur père qu'elles n'avaient pas vu depuis quinze ans. Le film touche par sa délicatesse et son amour des personnages sans toutefois se défiler devant des questions essentielles sur la reconstruction d'une famille et sur les cassures qui semblent définitives. C'est donc dans les moments les plus graves que le film parvient à véritablement s’élever, quand il fait confronter des vérités douloureuses qui disent beaucoup sur la difficulté à consolider une entente familiale. Le film trouve cependant une limite dans son excès de douceur, lequel confine parfois à la mièvrerie, qui cause du même coup quelques longueurs dans la partie centrale. "Notre petite soeur" est un beau film, sensible et accueillant, qui souffre toutefois d'un manque d’âpreté qui faisait la force de "Tel père, tel fils".
Un des plus beaux film de Kore Heda Hirokazu, sensible, poétique, les actrices sont merveilleuses, cette fratrie fonctionne parfaitement, ça donne envie d'aller au Japon et de les rencontrer. Courez-y, vous ne regretterez pas,
Kore-Eda décidément aligne les chefs d’œuvre les uns à la suite des autres. Après le magnifique Tel père tel films, il revient avec un film d'une très grande délicatesse, très émouvant, avec toujours ses thématiques habituelles sur la famille décomposée recomposée, la tradition et la modernité qui s'entrechoquent, la solitude la vie à plusieurs etc. Seul défaut du film : ils passent leur temps à manger du début jusqu'à la fin, du coup on est affamé tout le long :-)
Aucune émotion dans ce film. Troo de détails inutiles Focalisation étrange sur la nourriture Histoire très ( trop) banale Aucune finesse. Il n y a pas de transition entre chaque scène. Film trop lent et trop long. Vraiment aucun point positif dans ce film...ah si ! Le générique de fin qui nous libere d'un tel supplice !!
A l'occasion du décès d'un père qui les a abandonnées depuis quinze ans, trois filles font la connaissance de leur demi-soeur. Devenue orpheline, cette dernière accepte volontiers d'être adoptée par les trois premières. Ce pourrait être le commencement d'un récit captivant mettant en relief le difficile apprivoisement de l'une par les autres et des autres par l'une, mais hélas le réalisateur s'est contenté de faire un film joli et regorgeant de bons sentiments. Il y a bien quelques péripéties mineures et quelques chamailleries pour en agrémenter l'histoire, mais tout est dilué dans une surabondance de gentillesse qui génère l'ennui. Dommage, car le réalisateur nous avait donné jusqu'ici des films de qualité. Celui-ci sera compté dans sa filmographie comme une oeuvre mineure. 6/10
Trois soeurs vivent ensemble à Kamakura au Japon dans une maison familiale ancienne. Elle se rendent à l’enterrement de leur père parti des années plus tôt avec une autre femme. Elle font la connaissance de leur demi-soeur de 15 ans et lui proposent de venir vivre avec elles à Kamakura.
Je décrirais ce film d’abord par la palette de sensations qu’il procure. Apaisement, tendresse, douceur, grâce se dégagent des voix et de la langue parlée (film en VOST), du cadrage des visages, de l’intemporel bord de mer qui sert de décor -un monde sans portable ni informatique ou téléviseur-, des saisons qui se succèdent, de la façon dont sont vécus les moments les plus douloureux, du quotidien de ces quatre jeunes femmes tout simplement.
Le film se met en place comme on peindrait une oeuvre impressionniste, par touches délicates ajustées les unes aux autres dans un souci plus esthétique que logique et narratif. La temporalité reste la seule règle.
Un film qui touche au cœur. Avec son sens du détail et son œil malicieux, Hirokazu Kore-Eda nous offre un nouveau voyage au cœur du Japon traditionnel, et nous présente le quotidien d'une famille avec légèreté et humour. Un film qui ravit le cœur et les yeux. Une petite bombe émotionnelle qui reste ancrée dans la mémoire et le cœur.
Dans le cinéma japonais, Hirokazu Koreeda s’est fait une spécialité : les liens familiaux, des liens qu’il ausculte avec précision film après film. Présent pour la 5ème fois dans la compétition cannoise, Koreeda est, cette fois, reparti bredouille alors que son film précédent, "Tel père, tel fils", s’était vu attribuer le Prix du Jury en 2013. C’est dans un manga écrit et dessiné en 2007 par Akimi Yoshida que Hirokazu Koreeda a puisé la matière de "Notre petite sœur". En accord avec l’auteure, il a ajouté de nouvelles scènes, tout en s’efforçant de rester fidèle à l’esprit de l’œuvre originale. De tous les films de Hirokazu Koreeda, "Notre petite sœur", grâce à un montage proche de la perfection et à un casting de jeunes actrices particulièrement talentueuses, est sans doute le plus abouti, celui qui dégage le plus d’émotion, celui qui se rapproche le plus des chefs d’œuvre de Yasujiro Ozu.
Quel autre cinéaste qu'Hirokazu Kore-Eda est aujourd'hui capable de filmer la beauté du monde ?
Depuis que Malick est parti en vrille dans sa trilogie émoliente, la réponse est claire : personne.
Alors évidemment, les aficionados de testostérone, les excités du bocal qui se pâment devant l'histoire d'une gentille fille amoureuse d'un salopard, ne verront pas l'immense beauté qui irrigue le dernier film de Kore-Eda.
Ils ne seront pas à sensible à la beauté zen de la mise en scène, au soin apporté à ces cadrages d'une extrême sensibilité. Maisons, trains, visages, mer : dans Notre petite soeur, chaque élément devient le personnage d'une grande symphonie panthéiste.
C'est un ravissement extrême qui nous saisit à la vision de ce tunnel d'arbres en fleur, de cette montée au cimetierre. Il y a un Japon éternel dans ces images, une délicatesse typiquement nippone dans la peinture des sentiments.
Le film tente avec succès de saisir le temps qui passe : saisons, funérailles, cérémonies du souvenir, petit autel pour les ancêtres. Sous une surface un peu sage circulent des forces telluriques : absence ou présence des parents, sentiment de culpabilité, justification d'être au monde, rapports hommes / femmes (tous décevants ou incomplets), maladie, alcool, fragilité humaine, solitude, mort, solidarité.
A chaque fois que Kore-Eda filme un visage, c'est un paysage qui se meut sous nos yeux. L'univers entier entre dans sa caméra, par le biais d'un simple verre d'alcool de prune - ou d'un pétale de fleur de cerisier. C'est magnifique.
"Notre petite sœur" aborde la notion de famille ou ce qu'il en reste parmi ces trois sœurs qui recueillent leur demi-sœur Suzu, inconnue et plus jeune après le décès de leur père commun... Après le puissant et magnifique "Tel père, tel Fils", ce dernier film prend un tournant autrement plus sentimental et nostalgique. Le ton est donné d'emblée par la relation presque idyllique de ces sœurs, dont la vie sous le toit de leur belle maison de Kamakura semble suivre une régularité, une sérénité apaisante au rythme des saisons et des cerisiers en fleurs, malgré les différences de caractères, les déboires ou complications amoureuses vécues, les petits différends presque anodins et amusants... On reste touché par le charme évident que dégage chacune, par les souvenirs auréolés ou pas, tous liés aux odeurs ou à la nourriture, qui sont évoqués ainsi que par la remise en question qu'une simple phrase, qu'un simple mot peut causer. Des images gracieuses, des moments doux, des regards bienveillants ou réconfortants posés avec tendresse sur cette petite sœur... La douleur et les regrets sont bien présents cependant, par l'abandon, la séparation et la mort qui rodent autour de ce quatuor féminin... Mais tout cela manque de mordant, d'enjeu dramatique et ce déroulement linéaire sans événements essentiels ou décisifs finit par lasser et donner un côté un peu fade et trop gentillet, qu'on pourrait presque appeler mièvrerie... Hirokazu Kore-Eda avait certes frappé très fort en 2013 avec cet échange d'enfants à la maternité qui avait abouti à un film merveilleux sur la filiation, par les sentiments de ces deux familles traumatisées et réunies malgré elles. Ici, on ressent une impression d'inachevé, à la manière d'une très belle esquisse légère, encore informelle et incomplète, pleine de promesses mais laissée en l'état ! Trop sage, Kore-Eda l'a été sans doute alors que ces quatre actrices si sensibles, avaient certainement tout pour nous bouleverser si seulement un scénario plus construit, peut-être un facteur déclencheur, tel un secret enfoui avait fait surface ici ou là... Le cinéaste semble s'être un peu satisfait du charme, ce qui ne suffit pas à en faire le film véritablement charmant mais percutant, qui tient ses promesses jusqu'au bout...
Après le très bon "Tel Père Tels Fils" (2013) le réalisateur japonais sans doute voulu faire un tour du côté des filles avec cette adaptation d'un Josei Manga (roman graphique) "Kamakura Diary" de Akimi Yoshida . Les actrices sont magnifiques de justesse mais on émettra pourtant un bémol sur l'écriture des personnages. Magnifique photographie, merveilleuses actrices, jolie histoire et beaux portraits de femmes mais il manque l'émotion et une confrontation des sentiments plus frontale. Un joli film mais à la fois une petite déception pour un Kore-Eda.
J ai découvert koreeda avec distance et depuis j ai décrété qu il faisait partie de mes réalisateurs préférés absolument. Du coup, j ai des attentes particulières et sûrement des indulgences spécifiques.
Déjà le thème, le synopsis m emballe a priori (ce qui n a pas été le cas de tous ses films). Une sororité adopte une petite sœur dont elles ignoraient l existence.
Diversité de caractères, c est l occasion de confronter diverses personnes à une même situation, une des choses qui m avaient plues dans distance, after Life, tels pères tels fils, ... Et manquaient je pense à nobody Knows, air doll et i wish.
Je comprend ceux qui pensent que les personnages sont trop caricaturaux, mais cela ne m a pas du tout gêné durant la vision.
Ce film a l extrême grâce de la simplicité (à moins que ce ne soit le contraire l extrême simplicité de la grâce). Tout est délicat.