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LeFilCine
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3,5
Publiée le 5 juin 2016
C'est à un Woody Allen une nouvelle fois très nostalgique de l'Amérique des années 30 que l’on doit ce Café Society. Cette époque qu'affectionne tout particulièrement le célèbre réalisateur new-yorkais offre un cadre historique intéressant entre d’un côté, le Los Angeles bling-bling des studios hollywoodiens, et de l’autre la pègre new-yorkaise sans scrupule de l'époque. On retrouve avec plaisir le regard espiègle et ironique de Woody Allen sur ses personnages et cet humour toujours aussi iconoclaste. Il offre les deux premiers rôles à deux acteurs assez jeunes, Jesse Eisenberg et Kristen Stewart, talentueux certes, mais pas à leur meilleur. Les seconds rôles sont bons aussi, notamment Steve Carell, mais qui est lui aussi dans un rôle qui ne lui sied pas parfaitement. Ils sont en effet tous enfermés dans des personnages très écrits. Cette romance ne convainc donc pas totalement alors que les ingrédients étaient là pour faire un excellent film. Heureusement une mise en scène toujours brillante, un rythme ad hoc et un scénario intéressant permettent à Café Society d’être un film très agréable à suivre. Seulement, contrairement à ces précédents long-métrages, le final est ici sans surprise et nous laisse donc largement sur notre faim. Café Society est donc un Woody Allen mineur, si l'on peut dire ainsi, mais reste tout de même un bon film.
L’événement annuel, comme un rituel, un Woody Allen, celui-ci est tout de même son 47ème film. Plongé dans les 30’s, à Hollywood avec une ambiance jazzy, rien de bien neuf sous le soleil. Tout comme il rendait hommage aux illustres intellectuels français dans « Minuit à Paris » ; il rend hommage, ici, à l’âge d’or du cinéma. Mais là où le premier sentait la naphtaline ; celui-ci dépasse la nostalgie rétro pour aller au plus profond des sentiments. Pas son meilleur film des 10 dernières années, mais un énième volume de qualité autour de l’amour, du hasard de la vie et de la mort ; un film qui contribue à faire œuvre d’un travail d’une vie. Rien de bien exceptionnel dans cette histoire d’amour contrariée, mais Woody tient le rythme au travers des relances scénaristiques souvent prévisibles mais toujours délicieuses. Et puis même si çà ronronne, qu’est-ce que c’est fluide. A côté de la comédie romantique de bon goût porté par un casting au charme, Woody tisse une trame de film noir avec une bonne dose d’humour… noir. Les nombreuses saynètes courtes et dynamiques sur le monde des gangsters offrent un côté parodique donnant du rythme et de la légèreté à son film. Il profite de ces deux pistes, la comédie romantique et le film noir, dans son film pour raviver la guéguerre entre New-York et Los Angeles. Avec du côté des Newyorkais l’authenticité et la magouille et du côté des Californiens la superficialité, le paraitre et l’illusion. Un Rv annuel sympa avec un Allen de bon niveau cette année même si le contenu est léger.
De beaux décors, de belles voitures, de très belles actrices, les ingrédients classiques de W. mais que c'est creux cet univers sans intérêt. Les peines de coeur de ce milieu de pauvres nantis que W se complaît à nous raconter depuis trop longtemps intéressent encore qui ? Il est temps que le clap de fin arrive ! Ça devient pathétique.
Woody Allen comme on l'aime: fin, raffiné, drôle, fataliste. Le scénario est un peu léger mais la forme compense largement même si je suis un peu réservé sur le choix de Jesse Eisenberg qui manque de charisme, selon moi. A voir sans hésiter si on aime l'auteur, ou si on souhaite le découvrir.
C'est super ! Le film est une comédie écrite par un réalisateur sadique ! vraiment ! la fin est triste mais on se marre bien bien tout du long ... Après la grosse déception de l'an dernier avec l'homme irrationnel , Woodie est de retour pour nous parler des années 30, Hollywood forcement moins bien que new york, d'un amour impossible, de la fatalité de la mort, de l’ironie de l'existence et au final de la vie tout simplement dont la fin est tristement irrémédiable mais mon dieu qu'est ce qu'on se marre !!
Comme à l'accoutumée, la sortie d'un film tamponné par Woody Allen déclenche un phénomène à lui tout seul : présent pour l'ouverture du Festival de Cannes, il aspire les foules dans son sillage et se voit analysé de toutes parts. C'est une tradition désormais depuis l'excellent Minuit à Paris : le réalisateur aux lunettes rondes revient régulièrement faire parler de lui et, avec Café Society, il montre une fois de plus que le talent lui colle à la peau. Ainsi, dans un Hollywood des années 20, en pleine Prohibition, il aborde la complexité des relations humaines, toujours avec la marque qui l'a rendue célèbre, et met en avant le personnage qu'il préfère : l'Amour. Car sous ses airs cocasses, ses dialogues volontairement longs et pompeux et sa caricature toute tracée des personnages, on reviendra sans cesse à la même conclusion : Woody Allen est un narrateur, et il aime son métier. Nous aussi.
Woody Allen offre un film charmant et mélancolique sur fond de triangle amoureux dans les années 30 aux USA.
Il reprend cette idée de passé fantasmé de "Midnight Paris" (film de 2012) pour filmer la côte Ouest, à l’image de Kristen Stewart : sensuelle, belle et superficiel et la côte Est des USA. L’angoisse du « sentiment amoureux » passé qui ne s’éteint jamais malgré le fait d’avoir recommencé une nouvelle vie est ici très bien traitée par quelques plans, des regards toujours bien filmés et des astuces de mise en scène.
Des dialogues absurdes et philosophiques qui sont la marque de fabrique de Woody Allen sont bien présents, la reconstitution des clubs new-yorkais prestigieux (café society) est pas mal et les quelques scènes de jazz sont sublimes.
Cruel et drôle, ce film dispose d’une bonne distribution avec Jesse Eisenberg, touchant et émouvant qui premier sort de son rôle un stéréotypé dans lequel il s’est enfermé depuis The Social Network et Steve Carell qui par son gabarit en impose dès le début sans oublier Blake Lively.
Bref, les sujets sont redondants, mais la distribution amène beaucoup de fraîcheur dans ce cinéma déjà vu.
PS : j’avais plus apprécié son précédent film avec Joaquim Joaquin Phoenix : l’homme irrationnel
Très beau film qui montre ici encore tout le talent de Woody Allen. Le spectateur est dès le début plongé dans une Amérique en essor du siècle dernier. Malgré que l'histoire soit en elle même banale, la beauté des images, de la réalisation la sublime et en fond une balade captivante! A voir pour les fans de Woody Allen ou encore de l’Amérique d'entre deux guerres.
Un film un peu mou. Pas très drôle. ni profond. Allen aimerait faire du Lubitsh, mais il n'a ni la légèreté, ni la justesse de trait... Les comédiens font leur job, sans plus... la photo est jaunâtre... Oubliable !
un talent qui s'essouffle un peu, j'avais pourtant bien apprécié «l'homme irrationnel»... déçue par ce scénario tres conventionnel, chic, élégant, mais sans surprise.
Café Society est un bon et beau film. L’un des plus prolifiques et des plus grands maîtres du cinéma revient pour sa cuvée annuelle et pour également maintenant depuis un moment sa cuvée cannoise que l’on se délecte toujours avec un certain plaisir. Il nous sert donc un beau film mélancolique, grave et triste, sur le thème du ratage amoureux. Bobby, petit gars de Brooklyn, tente sa chance à Hollywood où son oncle Phil est agent de stars. À la suite d’un chagrin d’amour, il rentre à New York et devient manager du cabaret de son frère gangster. Présenté en sélection officielle hors compétition faisant office du film d’ouverture au 69ème Festival De Cannes en 2016, avec de très bonnes réactions dans l’ensemble. On y parle de meurtre et de faute, de judaïsme et de show business. Le film se déroule entre Los Angeles et New York dans les années 30, dans les milieux du cinéma et des cabarets. La reconstitution en est d’ailleurs somptueuse. Le cinéaste américain excelle encore dans cette œuvre où son sens du récit, ses bons mots et son humour très appréciable ici, servis par la fluidité de sa mise en scène, nous font passer un charmant moment en très bonne compagnie. Moi qui ne suis pas un adepte du jazz, la bande son très jazzy qui compose le métrage est de toute beauté et donne l’ambiance parfaite qu'il lui faut. Le réalisateur Woody Allen que l’on pourra bientôt appeler Woody Alien de par son âge, nous revient pour son 47ème long métrage avec une nouvelle réussite, une réalisation léchée et superbe, ainsi que des décors splendides. Le casting fait des étincelles avec, Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Steve Carell, Blake Lively, Corey Stoll, Jeannie Berlin, Ken Stott, Parker Posey tous très bons. Une œuvre délectable tout comme cette tasse de café dans la haute société. Ma note : 7.5/10 !
Si le film démarre assez bien, humour et bonnes répliques, belle photographie, belle histoire d'amour, on s'ennuie très vite, car le film se répète. Les mêmes scènes, les mêmes sous intrigues finissent par lasser. Heureusement que l'histoire de l'oncle mafieux nous sort de cette soporifique romance faussement cornélienne. On est loin de "Match point". On se souviendra des couleurs du film et surtout du talent indéniable des comédiens, mais cela suffit-il ?
Au rythme d’un film par an, Woody Allen nous livre des longs métrages qui tendent à se ressembler et ne surprennent plus guère. Comme dans le domaine viticole, les millésimes se succèdent et sont de qualité variable. Quid du millésime Allen 2016, est-ce un grand cru ? Café society est le meilleur Allen depuis Minuit à Paris (2011)… qui déjà visitait, entre autres, les années 30. La reconstitution de l’ambiance New-Yorkaise et Hollywoodienne des années 30 est très convaincante. Ici, l’excellent travail signé Vittorio Storaro doit être souligné. Le maître italien fait là un retour remarqué aux affaires. Le traitement en dualité entre New-York la sombre et Los Angeles la superficielle proposé par Woody Allen est remarquable. Cependant, il y a un léger abus de séquences avec voix off qui nuit au rythme du film d’autant qu’une partie des propos tenus sont superflus. C’est regrettable car, si on fait abstraction de ces scènes commentées, le film s’avère très bien rythmé. Comme d’habitude Woody Allen nous réserve quelques répliques acidulées, que nous aurions aimées plus nombreuses, à destination notamment du côté superficiel du petit monde Hollywoodien. Du côté des interprétations, nous retenons celle de Jesse Eisenberg qui hérite du rôle le plus Woodien du casting. La prestation de Corey Stoll est intéressante et Steve Carell est à créditer d’un joli numéro d’acteur dans la scène du vestiaire. Côté féminin, Blake Lively est à suivre et Kristen Stewart a malheureusement une gestuelle inadaptée à la période campée, celle des années 30. Nous rangeons Café society dans le casier des bons crus juste à côté du millésime 2011.
Café Society de W.A est un film assez conventionnel, avec ses histoires entrecroisées, ses amours contrariés, ses intrigues classiques. Pourtant, de tout cela, W.A fabrique un film sur le cinéma hollywoodien des années trente, traversé par une multitude de stars mythiques, qu'on ne voit jamais mais qu'on imagine vivante et présente, là, à coté. Lumineux, authentique, riche, les personnages évoluent dans des décors somptueux, où rien n'est oublié, jusque dans le moindre détail rien ne manque. Les costumes sont magnifiques. Un véritable plaisir pour les yeux. La patte du maître est toujours là, présente, à chaque prise. Les dialogues inventifs sont de miel et la mise en scène pur sucre. Bon maintenant, c'est pas non plus le film de l'année, on sent bien que Woody fatigue un peu. Mais nous avons vu un film de Woody Allen, et c'est toujours un événement !