Film délicieux et savoureux, tant sur le point des images, de la lumière et des couleurs, californiennes puis new-yorkaises que sur le plan des dialogues et de l’humour, avec beaucoup d’humour juif.
La toile de fond : Hollywood dans les années 30 et le milieu du cinéma ; New-York à la même époque et le milieu des clubs chics, avec la pègre, les notables, sur un fond de jazz. Un histoire et un scénario dignes des meilleures comédies de boulevard, avec un zeste de psychanalyse, même s’ils sont un peu cousus de fil blanc.
Le film se termine sur un note moins nette que ne l’est le scénario, laissant un petit goût d’indéterminé.
Pas de doute, dès le générique, on est bien chez Woody Allen. L'ambiance musicale est là. Après un formidable "Midnight In Paris", un moyen "To Rome with love" selon moi, on retrouve là un très bon film.
Agréable surprise que cette histoire étalée sur le temps, oscillant entre New York et Hollywood, avec ses personnages délicieux. La musique se marie parfaitement avec l'image. Et bien sûr l'humour est toujours présent, surtout avec la famille de Jesse Eisenberg.
Très beau film de Woody Allen. Revoyant "Midnight in Paris" récemment à la télé, j'étais stupéfait par la bêtise des dialogues, très mal écrits qui plus est. Ici, tout est revenu en place. C'est brillant, littéraire, assez drôle. Les comédiens sont charmants même s'ils ne sont pas totalement crédibles. On sent parfois véritablement l'amour ou le désir, comme ce fut le cas il y a longtemps dans "Vicky Cristina Barcelona". Et on retrouve de vrais effets de mise en scène, qui servent l'histoire ou la psychologie des personnages. Particulièrement pour les tout derniers plans. C'est, au fond, toujours aussi mélancolique et le cinéaste parvient même à glisser quelques réflexions sur la mort... qui l'attend.
Excellent film plein d'humour comme d’habitude mais aussi de romantisme et de nostalgie. Woody Allen est vraiment doué pour faire de si bons films à un âge avancé! Inutile d'ajouter que la bande-son est un délice pour les amateurs de jazz.
Dans les années 30, Bobby quitte New-York, ses parents, son frère et ses affaires louches, sa soeur et son beau-frère communiste, pour réussir sa vie à Hollywood. Il compte sur son oncle Phill agent de stars pour le lancer. Café Society est un film en tout point charmant. Loin de la veine de Manhattan ou de Annie Hall, il se positionne plutôt dans l'esprit d'un Radio Days à la différence notable que Woody Allen offre ici une qualité de réalisation remarquable. La reconstitution de l'époque, costumes et décors, la lumière, la mise en scène sont magnifiques. Les comédiens avec en tête Jesse Eisenberg et Kristen Steward, décidément excellente, sont parfaits. Plusieurs scènes sont particulièrement drôles et on retrouve tout le long du film la verve, l'autodérision et l'humour noir de Woody Allen. Un bon cru.
Un bon Woody Allen qui renouvelle la comédie romantique, ses rebondissements, ses situations cocasses, sa bonne humeur. Les acteurs sont excellents surtout Jesse Essenberg, la mise en scène est impeccable, les costumes et décors très réussis. Quelques touches d'humour bienvenues également. Manque un scénario digne de ce nom, une histoire aboutie. Un agréable divertissement toutefois.
Avant de voir Café Society et son infinie platitude, je croyais que Woody Allen avait des idées sur la vie. C'était avant la lourdeur molle des dialogues, le "name-dropping" porté à un niveau jamais entendu jusqu'ici, le jeu des stéréotypes aussi bien dans les personnages que dans les lieux : le jeune naïf est naïf, la mère juive est une mère juive, le frère gangster est un tueur stupide, la lumière aveuglante de Los Angeles joue sur les costumes blanc écrus des acteurs jusqu'à faire mal aux yeux... et tout ça ne mène nulle part. L'épouse finale du héros est spoiler: une sorte de Nabila américaine des années 30 . Je passe sur la voix du narrateur, horripilante, qui démontre l'incapacité de Woody à raconter une histoire comme doit la raconter un film : par des images et des répliques.
Certains se demandent comment Woody Allen réussit à réaliser un film à succès par an. Réponse : spoiler: il a renoncé à écrire un scénario . Pour quoi faire, lors qu'il suffit de balader de jolis acteurs dans un décor idyllique où ils s'adonnent à des activités d'image d'Epinal ? Les dialogues standards sont recyclables d'un film sur l'autre. Le pire, à mon humble avis, c'est que Woody Allen participe à fond à la fascination pour l'argent et la gloire qu'il prétend mépriser. Tout est beau, tout est riche, cui cui les oiseaux. C'est finalement seul l'argent qui compte, la morale puis les sentiments ayant été évacués l'un après l'autre, comme le suggèrent en image finale les regards tristes et mous de nos comédiens appuyés dans le vide.
A voir si l'on souhaite déconnecter son cerveau de la réalité et de la véritable élégance - celle des sentiments.
Une sorte de synthèse de Woody Allen, avec son atmosphère très particulière. Comme pour beaucoup de ses films, on sort de la séance comme ont sort d'un rêve fait d'humour tendre et absurde.
On peut certes y voir une belle reconstitution d'une certaine époque, une élégance dans la réalisation, mais ce film est ennuyeux du début à la fin, pas d'histoire, pas d'humour, Les beaux yeux de Kirsten Stewart vous empêcheront de vous endormir mais cela ne suffit pas . Comme souvent Woody a dans la presse et auprès d'un certain public un soutien inconditionnel quoiqu'il fasse. Pas de pb, chacun ses gouts . La voix off est pénible, le jazz en fonds sonore trop présent, bref j'ai aimé certains de ses films mais celui là trop classique n'apporte rien de nouveau au cinéma. FILM SURCOTE
Du Woody Allen, pas de prise de risque, le moyen d'avoir de bon comédiens et oui, de bons dialogues, des imbroglios amoureux. J'ai passé un bon moment, le boulot est fait, sans révolution mais on tourne uniquement autour des sentiments, de la famille, pas de recours à des effets spéciaux, c'est le charme de W. Allen, on pourrait presque se voir dans un de ses films. C'est toujours du social. Jesse Eisenberg que j'adore assure, comme d'hab, et le duo avec Kristen Stewart match bien. Steve Carell assure aussi.
Est-ce une tradition française de surévaluer ainsi un film parce que son auteur est un illustre réalisateur !? Une note moyenne de 4/5, allons allons, évitons les critiques à chaud et prenons un peu de recul amis cinéphiles. Certes, la photographie est magnifique. Certes, il est un passage anthologique dans le film : le dialogue surréaliste et décalé du vieux couple juif. Et ensuite.... Un scénario convenu et sans attrait, maintes fois traité dans la filmographie de Woody et souvent de manière bien plus brillante. Un jeu d'acteurs/actrices fade, ils/elles ont l'air perdu tant les personnages sont mal écrits et leurs relations parfois peu crédibles. Monsieur Allen vit sur sa réputation, sur son succès en France et malgré l'évidente classe dont il fait preuve dans le traitement de son sujet, cela ne suffit pas à en faire un film de qualité. Bon allez je vais aller revoir Manhattan !!!
Un bijou de finesse, d'élégance et de mélancolie. On retrouve tous les thèmes et obsessions de Woody, transfigurées par deux jeunes acteurs géniaux et une lumière sublime d'un grand chef opérateur.
Glamour, élégant, pétillant comme une bulle de champagne, "Café Society" lance idéalement les festivités cannoises et remonte efficacement le temps vers l'âge d'or du cinéma hollywoodien. Woody ALLEN mélange parfaitement autoportrait et comédie amoureuse. Le couple formé par Kristen STEWART et Jesse EISENBERG est électrisant. Ceux deux-là se connaissent bien, puisqu'ils ont récemment joué dans "American Ultra". On avait jamais vu l'acteur de "The Social Network" excellait dans un tel registre. A travers l'histoire de ces deux personnages, le fameux cinéaste new yorkais livre une excellente histoire sur les aléas de la vie. Les autres acteurs de la distribution se révèlent également au niveau, notamment Steve CARELL en puissant agent de stars.
Film à l’esthétique irréprochable. On sent que chaque plan a été travaillé minutieusement. A cette beauté visuelle s’ajoute naturellement la richesse des dialogues, marque de fabrique du réalisateur. Le duo d’acteurs fonctionne à merveille, Kristen Stewart crève l’écran. Une petite parenthèse à déguster.