Vers l'autre rive
Note moyenne
3,6
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79 critiques spectateurs

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QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2015
Mais où est passé le cinéaste percutant et fascinant de Cure et de Kaïro ? Kiyoshi Kurosawa continue certes à explorer des thèmes fantastiques, à la frontière entre le monde des vivants et celui des morts, entre rêve et réalité, mais il délaisse les genres du thriller ou de l'horreur pour verser dans le mélodrame. Pourquoi pas. L'originalité du film tient dans la présentation de "la vie des morts" parmi les vivants, une vie à fois simple et nouvelle. En découvrant le passé "spectral" de son mari, le personnage de Mizuki découvre de lui de nouvelles facettes. Ce voyage initiatique est aussi l'occasion de lever quelques non-dits dans le couple et, pour Mizuki, d'apprendre à faire son deuil. Mais quel dommage que cette communication entre les vivants et les morts ne soit envisagée que par ce foutu prisme de la rédemption et du pardon, qui se répète de rencontre en rencontre. La mécanique narrative, empruntant au road-movie, finit par lasser à force de ne pas se renouveler, de ne jamais s'emballer, sur le fond comme sur la forme. On espère quelques surprises imaginaires, quelques variations de rythme... On n'a qu'un récit attendu et monocorde, long et lent, qui finit par n'éveiller qu'un aimable ennui. La mise en scène de Kiyoshi Kurosawa a été récompensée au festival de Cannes 2015 dans la sélection Un certain regard. Une mise en scène classique, lisse, polie.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 octobre 2015
Très décevant surtout au regard des critiques dithyrambiques. Le temps passe lentement, les acteurs sont tristes, blafards et le scénario indigent. Sommeil garanti !
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2015
Etrange film qui met en présence des morts et des vivants comme si cela allait de soi, comme si c'était simple et évident. Quand Mizuki voit apparaître chez elle Yusuke, son mari mort depuis trois ans, elle est si peu étonnée que la première chose qu'elle trouve à lui dire, c'est de retirer ses chaussures. Tous deux entreprennent ensuite un voyage à la rencontre d'autres fantômes. La plupart du temps, Kiyoshi Kurosawa filme ces scènes comme quelque chose de calme et de paisible, si calme et si paisible que l'on risque, par moments, de s'ennuyer un peu, je dois le dire. Mais c'est tout de même un beau film qui nous dit, d'un côté, que l'amour est plus fort que la mort et, de l'autre, qu'il cependant finir par accepter une nécessaire séparation. 7/10
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2015
Depuis Tokyo Sonata, les cinéphiles, surtout s'ils ont l'âme japonaise et les chefs d'oeuvre de Kurosawa, Mizoguchi, Naruse et Ozu accrochés à leur panthéon, attendent avec impatience le "dernier" Kiyoshi Kurosawa. Il ne nous déçoit jamais. Du moins jusqu'à Vers l'autre rive, tout auréolé de son prix de la mise en scène dans la section cannoise, Un certain Regard. C'est un certain désappointement qui attend au tournant de ce long cheminement dans les limbes quand un mari décédé vient montrer à son épouse ce mystérieux compartiment situé entre la vie et la mort (ou plutôt l'inverse). C'est poétique, onirique mais surtout, aïe, soporifique tant les scènes se répètent dans ce parcours initiatique qui traite le surnaturel avec un aplomb zen inébranlable. Parfois, on se croirait égaré chez Terrence Malick, la voix off en moins. S'il s'agit du film le plus ambitieux de Kiyoshi Kurosawa, alors on le préfère plus modeste mais moins contemplatif. L'ennui, au cinéma, est un péché mortel.
Vincent L
Vincent L

14 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2015
Pas terrible ce dernier Kurosawa. Long et ennuyeux, les fantômes sont traités visuellement comme des vivants sans aucun effet fantastique ce qui porte à confusions, bien sûr les choses sont dites et heureusement sinon on ne comprendrait rien sur les rapports entre les personnages...tout de même de jolis paysages de la campagne japonaise. Je n'ai pas non plus accroché à l'actrice principale parfois agaçante dans son jeu. Suis resté sur ma faim.
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2015
J'ai toujours trouvé une grande sensibilité et des affinités chaleureuses dans le cinéma intimiste japonais.....Que ce soit Kore eda ou Hasumi entre autres.....L'autre rive ici c'est la pays des morts.....Ainsi notre héroïne va partir en voyage dans un japon calme et traditionnel avec un défunt disparu trois ans auparavant......Le couple va errer dans une petite ville aux maisons typiques et rencontrer d'autres défunts chers à la famille.....Cela devient ainsi un film de rencontres importantes pour l'âme et qui sont remplis d'une subtile et orientale subtilité, dont devrait parfois s'inspirer nos esprits cartésiens.....Les paysages sont beaux, les personnages racontent des histoires attachantes, chacune est originale et douce, on se promène ainsi dans un monde parallèle qui devient la réalité de ce couple serein et apaisant......C'est un film apaisant et tranquille, spirituel et qui si l'on se laisse bercer laisse une douce émotion au spectateur......Je conseille......
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2015
On aborde ici les grands thèmes de la vie, de la mort et de l'amour. En voyant le film j'ai tout de suite pensé que cela aurait pu être un dessin animé de Miyazaki suite à l'apport du fantastique, de la douceur, de la musique et des apparitions des morts. Le film est le cheminement de cette femme; il aurait peut-être besoin d'une analyse fine mais on peut se laisser simplement entraîner par cette histoire sensible et délicate.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2015
D'une poésie bouleversante, le nouveau Kurosawa m'a transportée de bout en bout. L'approche des fantômes est radicalement différente de la production précédente de l'auteur. Ici, il est question de spectre amoureux, qui revient guider sa compagne au gré d'un périple initiatique. La frontière entre notre monde et celui des morts est poreuse, flottante, et le tout dégage un sentiment de profonde vérité humaine. Touchant, et grandiose.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 septembre 2015
S'il me transporte autant que Shokuzai ou Cure, je reviendrai mettre la 5ème étoile :)
Hâte de le découvrir il a l'air trs beau
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2015
Vu à UGC Bercy, quelle merveille ! Une mise en scène incroyable, une musique envoûtante, des comédiens hypnotiques en particulier lui qui est si beau dans son manteau jaune. Il reste en tête et vous hante comme Yusuke hante Mizuki.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2015
Encore hanté par ce film si juste sur la vie de couple, sur la mort, sur l'amour, sur la vie. A voir absolument !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2015
Un film magnifique découvert en avant-première la semaine dernière, rempli d'amour et de poésie.
Prune B.
Prune B.

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2015
Merci pour ce magnifique film d'amour que j'ai découvert en avant-première... Ce voyage intime m'a transporté du début à la fin. Une réflexion sur la vie, l'amour et la mort. Une mise en scène qui sert magnifiquement le récit et sublime les émotions. La comédienne est bouleversante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2015
Un pur moment de poésie, un pur moment de douceur : du grand cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2015
La jolie Mizuki (Eri Fukatsu, une découverte étonnante) est veuve : son mari, Yusuke, a disparu en mer voici trois ans. Un jour, en revenant chez elle, elle découvre Yusuke, tel qu’en lui-même, dans un imper orange. Elle en est à peine étonnée, lui reprochant seulement de ne pas avoir retiré ses chaussures.

Usuke est bel et bien un fantôme, pourtant, et il convie son épouse à refaire avec lui le trajet de ces trois années passées depuis leur séparation, à y rencontrer ceux qu’il a côtoyés depuis sa disparition “physique”. Les voici partis pour un voyage un peu particulier qui bouleverse la chronologie normale de la vie humaine : retracer le passé d’un être mort. Dans quel but ?

Ce n’est pas la première fois que Kurosawa met en scène des fantômes – c’est même l’une de ses spécialités. Mais celui-ci a deux caractéristiques singulières : il est interprété par un acteur qui avait disparu de nos radars depuis quelques années, Tadanobu Asano, que nous avions beaucoup aimé chez Hou Hsiao-hsien, Ratanaruang, Kitano, Ishii Katsuhito, Kore-eda et déjà Kurosawa – il joue désormais dans des films à grand spectacle, comme Thor ou Battleship. Sa réapparition dans un cinéma d’auteur est donc pour nous un petit mais profond choc qui coïncide, à une autre échelle bien sûr, avec celui ressenti par Mizuki, même si elle n’en laisse rien paraître au premier abord.

Deuxième caractéristique : ce fantôme n’a rien d’effrayant, contrairement à tous ceux que nous avons pu voir par le passé dans les films fantastiques ou policiers de Kurosawa, l’auteur de Shokuzai et Kaïro. Une évolution évidente, une étape importante chez le cinéaste japonais. Vers l’autre rive est un mélo, un vrai (tiré d’un roman), assumé – il trempe allègrement dans un flot de violons qui exacerbe tous les sentiments (très belle musique composée par Yoshihide Otomo et Naoko Etô).

Seulement, Kurosawa n’a rien perdu de son cinéma et n’a pas vendu son âme au pathos et au lacrymal facile. Il fait du cinéma, rien que du cinéma. Rien de gratuit, de laissé au hasard, ici, ni dans l’image, ni dans le son. Vers l’autre rive témoigne d’une maîtrise formelle qui fait de chaque plan, de chaque geste un petit chef-d’œuvre de sens en soi. La beauté du film repose entièrement sur sa mise en scène (d’ailleurs saluée par le prix de la mise en scène de la sélection Un certain regard à Cannes cette année). Découpage, éclairage, mouvements de caméras, transforment l’espace d’un instant un vivant en mort et vice-versa, parce que le passage de l’un à l’autre est très fluctuant n’est-ce pas, et si fragile, provisoire.

Sous le regard de Kurosawa, les âmes bougent, changent de forme, mais personne, et surtout pas le metteur en scène, une voix off ou un personnage, ne vient nous expliquer, un sanglot dans la voix, ce qu’il y a à comprendre. Tout se passe dans le cadre, il suffit de regarder attentivement, la lumière, les reflets, la fixité, le mouvement, sentir les images et leurs variations, pour saisir tout ce qui se joue entre les deux époux d’une part, entre eux deux et ceux qu’ils rencontrent pendant leur périple, au sein d’une nature elle aussi toujours en mouvement, expressive.

C’est de là que naît l’émotion sans pareille du film, qui vous fait parfois pleurer sans que vous sachiez vraiment pourquoi. Ultime compliment pour ce film magique, l’un des plus beaux que Cannes nous ait offerts cette année, réalisé par un des plus grands maîtres du cinéma actuel.
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