Le Garçon et la Bête
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193 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 janvier 2016
La Traversée du temps puis Summer Wars ont été pour moi mes premières infidélités au Studio Ghibli.
Suivi quelques années plus tard par Les enfants loup où j'avais littéralement pris une claque dans ma petite salle de ciné. Captivée dès les premiers instants, Hosoda a réussi à nous immerger, nous imprégner dans la vie de cette famille sur plusieurs années d'une manière poétique, juste et sans trop de longueur. La beauté des décors, la musique, les personnalités qui se forgent et évoluent au fil des ans (…) C'est ce que j'attendais (voir même encore plus) pour son prochain film.
Aussi Le Garçon et la Bête, au-delà de mes espérances, a parfaitement rempli son rôle. Nous découvrons un petit garçon de 9 ans, Ren, spoiler: devenu orphelin qui va devoir être placé chez des parents éloignés. L'enfant ne voulant vivre avec eux préfère fuguer et errer dans les rues. C'est au détour d'une ruelle que le destin va entremêler sa vie à celle du puissant Kumatetsu, un ours prétendant au titre de "Seigneur des bêtes", parti à la recherche d'un "disciple humain"… Au moment où Ren décide de suivre cet étrange personnage, sans savoir ce qui l'attends avec pour seule certitude qu'il n'a pas sa place ici et nulle-part d'autres où aller…la magie à opérée pour moi. Son arrivé dans le Jutengai, ses ruelles et places animées, fourmillant d'animaux vêtus et se comportant comme des hommes ne m'a non pas rappelé l'arrivée de Chiiro entrant dans le monde des esprits avec aucunes figures humaines ni parents. À l'époque j'avais une dizaine d'année comme elle, et même maintenant avec 15 de plus j'ai pu ressentir la même chose que Ren de la perplexité, de la crainte mais en même temps beaucoup d'excitation et de curiosité par la suite.

J'ai été engloutie dans le film dès que j'ai mis pied dans cet étrange monde, sans raconter le reste de l'histoire j'ai été séduite par la relation qui va se développer entre eux, deux caractères forts, toujours à se hurler dessus mais pourtant si semblables au fond. Beaucoup de justesse, d'émotions et de rire !!! Même si j'ai adoré Ame et Yuki, le Garçon et la Bête réunis vraiment tout les éléments qu'il faut pour passer un super moment. Même les personnages secondaires sont attachants, visuellement c'est une réussite aussi et un des premiers plan animé au "ras du sol" (au travers les yeux de Ren) oscillant à travers la foule était le bienvenue.
spoiler: Beaucoup de thèmes sont abordés au cours de l'adolescence de Ren ("Kyuta")comme la famille, le courage et la tolérance jusqu'à ce qu'il devienne un homme. Tout ça dans un cadre "fantastique" avec deux mondes/espèces d'apparences différentes mais au final on ne peux qu'en retenir un beau message, ce qu'est la vraie force.
Ce film plaira je pense à petits et grands, toutefois 2h pour un enfant de moins de 10ans c'est peut-être un peu long. En tout cas moi j'ai adoré foncez y !!!
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2016
Les cinéastes japonais possèdent cette incroyable capacité de mêler le réalisme le plus ordinaire (ici des vues urbaines de Shibuya, le quartier le plus dense de Tokyo) à un onirisme exacerbé (ici un monde parallèle habité par les animaux).

Le jeune héros passe de l'un à l'autre par le biais d'un passage d'une grande poésie, un peu sur le mode de la voie 93/4 d'Harry Potter.

C'est d'ailleurs dans ces aller-retours successifs entre les deux mondes que le film de Mamoru Hosoda trouve sa force, comme c'était d'ailleurs le cas dans un des films précédents de Hosoda, Summer Wars.

Une autre des caractéristiques du Garçon et la bête est sa capacité à se montrer dans un premier temps à la fois complexe et très sec dans son traitement : le personnage de la Bête est peu agréable et il faudra attendre la toute fin pour que se dessine son adoucissement. On est, comme chez Miyazaki, à mille lieues des minauderies mielleuses ou des méchants franchement sadiques de l'animation US.

Les personnages de Hosoda sont complexes : les forts ne sont pas forcément gentils, les méchants peuvent souffrir et les faibles sans personnalité sont sympathiques.

Le film est donc un petit miracle d'imagination, un récit d'initiation à la fois merveilleux et réaliste : il faut aller le découvrir.
hulot02
hulot02

19 abonnés 193 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2016
Quel spectacle !!! Le garçon et la bête est un feu d'artifice visuel, intellectuel et émotionnel qui en font le premier grand évènement cinématographique de l'année. Multipliant les formes, les récits, les niveaux de lectures et les chemins de traverse, le film éblouit constamment avec une maestria qui laisse pantois. Le film réussit la gageure d'être terriblement complexe et d'un limpidité qui confine à l'évidence, pointu et singulier et à la fois tellement universel. Miyazaki à peine à la retraite, on se rassure en se disant que l'animation japonaise a encore de longs jours devant elle. Courrez tous en famille voir ce classique instantané ! Chef d'oeuvre !!!
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2016
Je n'ai pas vu énormément de film animé japonais mais j'ai bien aimé celui la il est original et divertissant. Il y a de l'émotion de l'humour et de l'action . Après l'histoire ne ma pas forcément intéressé mais il est plus adressé au gens qui aiment les animés japonais.
Stipe
Stipe

4 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2016
Encore une merveille d'animation Japonaise mais en toute honnêteté je n'en attendais pas moins... Je reviens d'un voyage récent au Japon et je constate dès le début que la qualité graphique ainsi que le détail de Shibuya est tout bonnement stupéfiant. L'histoire est originale, on accroche très rapidement aux personnages et l'humour ne manque pas! la trame est bien construite, on ne sent absolument pas le temps passer. On passe du rire aux larmes et l'on ressort le cœur bien rempli mais aussi la gorge quelque peu serrée. A voir mais aussi à revoir!
ThomasD
ThomasD

34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2016
Superbe film ! Mise en scène, décors, voix (à voir en v.o. évidement), tout est beau. Seul bémol : quelques petits clichés, et une fin un peu longuette. Mais l'ensemble est majestueux et mérite le détour.
Furiosa Fury
Furiosa Fury

40 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2016
Tout simplement le meilleur film d animation japonais que je n ai jamais vu au cinéma depuis ghost in the sheel 1 et princesse mononoke ! Les dessins sont d une beautés magistrals ! C est simple ont ne peut pas décoller son regard de l écran jusqu au générique final tellement c est beau (les voitures a un moment j ai cru que c était des vrais pendant une seconde) et les animations des personnages sont tout simplement a tombé par terre ! Mentions spécial également aux couleurs chatoyante qui se marie parfaitement aux dessins traditionnelle, l histoire et le scénario ne sont pas en reste ils sont un parfait mélange de la modernité et du monde parallèle et l évolution du personnage principal m a bluffé, la petite boule de poil qui accompagne le héro du début a la fin est troooop mignonne ! A la fin du film on ne peut faire qu une seule chose, applaudir. Je n ai pas honte de le dire Miyazaki a été dépasser, Chef d oeuvre a ne pas loupé
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2016
Depuis le début, je ne regardais pratiquement que des films d'animation américains, c'est à dire des Pixar, Disney, Dreamworks, et j'en passe. Il faut dire que je suis particulièrement friand de ce genre de cinéma et je ne m'en lasse presque pas !... Du moins, j'ai revu beaucoup de fois les même film d'animation et jamais je ne me suis aventuré sur ce que l'on appelle des "anime", les films d'animation japonais en gros. N'ayant entendu que du bien de ce genre de film, l fallait bien que je m'attelle à la tâche à un moment donné, et maintenant, j'ai décidé enfin de me lancer sur ce terrain à présent ! Après avoir eu un très bon aperçu des anime avec le chef d'oeuvre de Miyazaki "Princesse Mononoké", j'ai décidé de voir "Le garçon et la bête", réalisé par Hosoda. Je n'en avais jamais entendu parlé il y a une semaine et pourtant, une simple bande-annonce qui a "pop-up" sur Youtube a réussi à me mettre l'eau à la bouche. De plus, j'ai eu la chance de le voir en VO (sous-titré évidemment). Et bizarrement, après être sortie du cinéma, je n'avais vraiment qu'une envie, c'était de le revoir encore une fois ! C'est le deuxième animé que je vois de ma vie, et celui-ci a dépassé vraiment toutes mes attentes. J'hésite encore à dire s'il vient de devancer mon film d'animation préféré "Dragons"...
Donc ici, c'est l'histoire de la rencontre entre un jeune garçon nommé Ren (puis Kyuta) et celui d'un "homme-ours" plutôt colérique, Kumatetsu je crois. L'histoire est plutôt centré sur l'évolution de la relation entre les deux personnages, qui s'accroît au fil du temps. Là où l'animé frappe déjà un bon coup, ce sont ces 2 personnages pour lesquelles on éprouve un vrai attachement, surtout pour la bête. Son comportement (colérique, égoïste, ridicule et vantard) le rend absolument pathétique, et c'est ce qui fait absolument tout son charme. Je me suis de suite très attaché au personnage au bout de quelques minutes à peine, et on est qu'au début du film ! Ses nombreux défauts et ses faiblesses aussi en font un personnage aussi ridicule qu'attachant. Drôle et charismatique, on est très vite conquis rien qu'au début ! Le personnage de Kyuta rassemble presque les mêmes "qualités" (au sens figuré puisque ce sont plutôt des défauts) et cela en fait aussi un personnage vraiment attachant, surtout enfant. Donc dans une première partie, on rencontre et on voit évoluer ces 2 personnages avec leurs innombrables disputes, d'ailleurs qui sont vraiment drôles, ce qui donne un vrai plus au film. Autre point fort du film après le charisme des 2 personnages, c'est finalement le sujet qui est abordé tout au long du film quasiment : la relation entre Kyuta et Kumatetsu ou une relation très particulière "père-fils" entre autre . On suit avec beaucoup d'attention son évolution, ponctuée de nombreux moments d'émotion avec des scènes particulièrement touchantes. On suit ici une aventure vraiment enrichissante, rythmée, drôle et d'une profondeur émotionnelle déroutante. Je croyais que seul Pixar était capable d'aborder ce point là avec une main de maître, et finalement j'avais bien tort. Enrichie également d'une très bonne qualité de dessin, si propre aux japonais, le film progresse d'une manière intelligente, un peu en crescendo, et le déroulement de son scénario se fait avec brio, avec une deuxième partie plus sérieuse mais très émouvante. Le film aborde plusieurs points avec une grande humilité, que ce soit la paternité ou bien l'entrée d'un ado à l'âge adulte, où certains choix vont influencer toute notre vie et cela, à jamais, et même nos vices les plus profonds. "Le Garçon et la bête" est un vrai divertissement, de l'émotion, il y en a clairement, de l'action, il y en a clairement aussi ! Il faut dire que cet anime regorge de plusieurs moments vraiment spectaculaires, avec un très bon point au niveau des duels : très dynamique, j'ai été réellement surpris par leur nervosité et quelque part aussi, par une légère violence qui ne détériore absolument pas la qualité du film, j'ai envie de dire même, bien au contraire ! Peut être un petit bémol, les scènes très orientés dans le cadran "spectaculaire" sont peut-être trop présentes vers la toute fin du film... D'ailleurs, j'aurai peut être aimé une fin différente. Elle n'est pas super frustrante en soit, mais c'est spoiler: à la fois triste, et à la fois "beau"...
. Mais d'un côté, quand on y réfléchit, par rapport à la façon dont s'est déroulé le scénario et le comportement des 2 personnages, alors peut-etre que la fin proposée est sans doute la plus sûre, au risque de dénaturer, ne serais-ce qu'un peu, cette relation si particulière qui a su réellement éveiller la sensibilité qui sommeille en nous tous.
Au final, "Le garçon et la bête" est pour moi un chef-d'oeuvre. Après, je n'ai pas vu suffisamment d'anime pour dire si oui ou non celui-là vaut vraiment la chandelle, mais dans tous les cas... Ca change vraiment des Disney ! L'atmosphère change totalement avec des personnages ridicules et grossiers... mais terriblement attachant. L'histoire est vraiment intéressante et le film dégage quelque chose... Comment dire... De vrai. C'est pas quelque chose où ça sent le réchauffé à plein nez, ou bien que tout est factice. Non, on sent vraiment que tout à été travaillé dans les moindres détails, du début jusqu'à la fin, pour que le spectateur en devienne carrément passionné. Que ce soit de se laisser happer par la magie du film et vivre la relation des personnages, ou bien vivre le dynamisme des scènes d'actions, c'est du grand art. Pour ressentir une telle émotion, pour peu que l'on soit sensible, assis sur un fauteuil en regardant juste des dessins qui bougent, on peut dire que Mamoru Hosoda signe de nouveau un chef d'oeuvre et j’espère qu'il ira très loin dans cette même lignée !
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2016
Le garçon et la bête est un joli petit film d’animation pour petits et grands qui vaudra surtout pour son très amusant duo disparate.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 novembre 2016
Le talentueux réalisateur Mamoru Hosoda confirme ses bonnes dispositions dans ce nouvel animé, et s'installe comme l'un des fers de lance de l'époque post Hayao Miyazaki. Au menu, un univers mi-réaliste mi-fantastique, un style visuel léché et une initiation assez originale pour le personnage principal, auprès d'un tuteur incontrôlable. S'il manque cette touche de magie et de poésie des meilleures œuvres du studio Ghibli auxquelles il emprunte certains codes, le film malgré tout fait preuve d'audace et d'ambition, notamment dans une dernière partie enlevée, et se laisse suivre avec plaisir. Un peu bruyant malgré tout en VOST car les deux héros se crient dessus en permanence.
Guimzy
Guimzy

194 abonnés 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2016
Dans le cinéma d'animation, Mamoru Hosoda est parvenu à s'imposer de par sa créativité et ses nombreux messages politiques et symboliques qui s'ancraient dans ses oeuvres. Le Garçon et la Bête ne déroge pas à la règle et même si je pensais frissonner beaucoup plus, le film reste une belle oeuvre plein d'imagination et d'idées, porteuse d'un message à la fois subtilement mis en magie, mais aussi assez flagrant : le rapport entre les humains et les animaux. Les deux mondes s'opposent très souvent pour accentuer le comportement des humains envers les bêtes (part de ténèbres dans le coeur de chacun, abandon des animaus sur la route..) et Hosoda parvient à mettre en scène ses messages à travers de belles images et une magnifique histoire. Ce qui pourrait être un récit initiatique classique se révèle être tout à fait autre chose, Hosoda s’amusant à jouer avec les codes du genre à travers une séquence de voyage où le maître et l’élève parcourent différentes contrées pour parfaire leur apprentissage. Autre chose donc, parce que les deux principaux protagonistes ont des caractères forts, à la fois semblables et diamétralement opposés, leur permettant de s’engueuler voir de se comportement brutalement l’un envers l’autre, mais pourtant de se rapprocher et de nouer un lien très fort. Là où c'est très beau, c'est que chacun apprend de l'autre et chacun en tire une leçon de vie, qui se rapporte à nous aussi, spectateurs, et qu'on se doit de retenir. Le deuxième acte, un peu moins poétique, traite de la prise de conscience du garçon. Acte nécessaire pour s'appuyer sur les choix cornéliens et émotionnels de notre protagoniste. Acte très souvent retrouvé chez Hosoda, qui parvient toujours à nous marquer malgré parfois quelques longueurs. On n’en dira pas d’avantage pour ne pas déflorer du tout le troisième et incroyable dernier acte, dont la grande scène finale est un monument du genre. On pourra cependant ajouter qu’à travers la richesse de son propos et la force de ses personnages, Mamoru Hosoda parvient une nouvelle fois à jongler avec nos émotions, à nous faire rire pendant une scène qui pourrait être dramatique et inversement. Ainsi, Le Garçon et La Bête est une oeuvre phare du réalisateur. Bien qu'elle ne m'ait personnellement pas complètement envoûté, le film reste une ode magique pleine de rebondissement. C'est beau, drôle, riche, puissant, émouvant. Un film réussi de Mamoru Hosoda, accompagné d'une musique tout simplement magnifique.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Le Garçon et la Bête de Mamoru Hosoda.

Après le magnifique La Traversée du Temps, le fun Summer Wars, l'apogée qu'est Les Enfants loups, Ame & Yuki. Mamoru Hosoda s'est forgé une véritable réputation de nouveau Hayao Miyazaki dans le domaine de l'animation Japonaise.

Autant le dire, Les Enfants loups, Ame & Yuki reste son meilleur film. Mais Le Garçon et la Bête marque définitivement le style de Mamoru Hosoda dans l'excellence. Et marquera probablement ce que nous attendons de lui comme réalisateur. Nous n'atteignons pas l'apogée, mais tout de même l'excellence de son cinéma. D'ailleurs, ce film possède déjà une bonne publicité mérité. Quand Hosoda sortira son prochain film, il y aura une véritable vague d'admiration.

Hosoda a un style bien a lui dans ses films. Une narration qui prend son temps de tout mettre en place pour une compréhension totale, des travellings récurrents, un héros ou une héroïne possèdent quelque chose d'exceptionnel à exprimer, une animation 2D déjà remarquable qui peut se varier vers la 3D voir de les mélanger. Le style Hosoda se remarque au premier coup d’œil. Et ses films démontrent aussi une qualité cinématographique en live. Il traite ses films comme des films live au grand potentiel d'animation. Que ce soit La Traversée du Temps, Summer Wars ou Les Enfants loups, Ame & Yuki, il y a une grande sincérité qui s'en dégage de l'écran.

Le Garçon et la Bête raconte la vie de Kyuta (anciennement Ren), petit garçon de 9 ans qui a fugué de sa famille suite à la mort de sa mère et de l'abandon de son père. N'acceptant pas la situation, il fugue et vit dans les rues de Shibuya.
Tandis que dans Jintengai, le monde des Bêtes. Le Seigneur veut se réincarner pour la succession. Deux champions brigue ce titre. Iozen, grand combattant et père de deux enfants. Et l'impétueux Kumatetsu, ours malpoli et très solitaire. Et pour cause, lui et Kyuta sont très similaires, ils sont seuls.

Pour succéder au Seigneur, Kumatetsu doit prouver qu'il est meilleur que Iozen qui élève deux enfants. Donc il doit avoir un disciple. Il trouve donc Ren et le nomme Kyuta (parce qu'il a neuf ans). Il compte l'entraîner mais la connexion entre les deux se passe mal. Mais en apprenant à se connaître, ils vont non seulement s'entendre, mais aussi vivre ensemble et apprendre l'un de l'autre.

Kyuta, le héros du film. Il vit tourmenté par sa solitude. Sa mère morte lui revient en rêve. Son père a divorcé et l'a abandonné. Il déteste tout le monde.

Et quand Kumatetsu vient lui proposer de devenir son disciple, spoiler: il refuse âprement. Il refuse la réalité que de sa mère disparue (il la revoit en rêve brièvement). Mais quand il comprend que Kumatetsu est lui aussi seul. Il accepte de devenir son disciple. Au fil de leur relation sur plusieurs années, ils se disputent sans arrêt mais chacun apprend de l'autre. On a pas affaire à une relation maître/disciple où le maître à toutes les réponses. Chacun a des défauts destinés à êtres résolus par les conseils de l'autre. La seule chose qui ne changera pas, c'est leur tendance à râler à tout bout de chant. Car c'est leur moyen de communication la plus communicative entre-eux. Ils se disputent mais c'est comme ça qu'ils s'expriment entre-eux, c'est le genre de disputes où les interlocuteurs prennent plaisir à interagir. Quand il retrouve par hasard le monde des humains, il retrouve ses racines qu'il a abandonné. Il retrouve son père et rencontre Kaede. Une fille elle aussi en quête de repères. Prenant goût à cette vie, il se retrouve tiraillé et ne sait plus sur qui compter. Il a un vide dans son cœur.


Kumatetsu est le second personnage principal du film. Ours solitaire et malpoli.

spoiler: Il a vécu seul toute sa vie. Il est très fort mais a tout appris tout seul, contrairement à Kyuta, il n'a jamais eu personne. Chacun apprend de l'autre et devient la figure paternelle dont Kyuta avait besoin, la figure paternelle qui a abandonné ce dernier. Mais lui aussi a été tout seul. Et il s'est forgé tout seul sans l'aide de personne. Il apprendra des règles de savoir vivre de Kyuta et s'améliorera grâce à lui. Jusqu'au moment où il va combler le vide dans le cœur de Kyuta de manière symbolique.


Il faut aussi parler de Hyakushūbō le cochon et Tatara le singe. Ils sont de bons conseils et accompagne la vie de Kyuta et de Kumatetsu. Tatara en singe est flatteur et assez fourbe tandis que Hyakushubo le cochon est sage et donne des conseils qui le sont tout autant.

Il y a Jirōmaru le second fils de Iozen.

spoiler: Il est marcassin puis sanglier. Il est d'abord mesquin mais respecte la force de Kyuta puis deviens son ami. Il est surtout là pour accentuer le complexe de Ichirohiko qui n'est pas comme lui.


Le Seigneur lapin, il est bien mystérieux, bien souriant. Et j'admire l'idée qu'il monopolise l'écran en se téléportant dès sa première apparition. Son entrée est bien remarqué.

Kaede, la fille que Kyuta rencontre.

spoiler: Elle aussi est en quête de repères, contrairement à Kyuta et Kumatetsu qui expriment leur lien en se criant dessus. Elle vit mal le fait de n'être qu'une enfant adorée. Elle apprend le monde humain à Kyuta et l'aide à se trouver.


Ichihoriko est le premier fils de Iozen. Il est très similaire à Kyuta.

spoiler: Il est un humain qui a grandi dans le monde des bête. Il partage le dédain de son père pour les humains. Mais lui n'a pas conscience d'en être un et vit très mal le fait de ne pas être une bête. Il cache lui aussi un grand vide comme Kyuta auparavant, et les ténébres l'envahissent peu à peu car il est rongé par la haine et la colère ainsi que son adoration pour son père et il hait Kyuta d'assumer qu'il est humain. Lui et Kyuta sont très similaires. D'ailleurs, Ichihoriko prend la forme d'une baleine (il ne s'assume pas en tant qu'humain) après avoir lu Moby Dick. Plus tôt dans l'intrigue, Kyuta et Kaede lisent ce même livre dans lequel on expliquent que le baleinier est obsédé par la baleine qui lui est son miroir. Ichihoriko, comme Kyuta, est un humain, mais contrairement à lui, il ne s'est pas accepté le côté humain en lui. Il est ce que Kyuta aurait pu devenir si il n'avait pas connu Kaede pour lui faire accepter ses deux facettes de sa vie. D'ailleurs il y a un parallèle intéressant avec Kumatetsu et Iozen qui sont rivaux et que chacun a élevé un humain, et que Kumatetsu est obsédé de battre Iozen au combat.


Nous avons dans Le Garçon et la Bête, une histoire où tout prend le temps d'être raconté pour donner une histoire immersive et touchante. Le film prend son temps quand il faut, et passe rapidement quand il le faut.

Mais une chose qui m'a marqué aussi dans cette chouette histoire, c'est la structure narrative. Le film est construit sur Le Voyage du Héros (si vous avez lu mes critiques de Star Wars, vous connaissez peut-être).

spoiler: Kyuta (le Héros) est seul, il rencontre Kumatetsu (le Mentor) qui va l'entraîner. Mais chacun est un héros et un mentor dans l'intrigue. Kyuta apprend à Kumatetsu le savoir vivre et l'aide à s'améliorer lui-même. Tandis que Kyuta apprend le combat et prend Kumatetsu comme figure paternelle. Mais comme tout Mentor, il doit se sacrifier pour permettre au Héros d'accomplir sa destinée. Et comme chacun est un Mentor/Héros, chacun va s'accomplir dans l'absence de l'autre. Kyuta quitte Kumatetsu qui va devenir seigneur et se réincarner. Il se réincarne en sabre qui permettra à Kyuta de triompher de Ichirohiko et de sauver Kaede et trouver sa voie.

Mamoru Hosoda a également développé un univers bien à lui. Où vit une dualité entre le monde humain et le monde des bêtes qui sont très similaires mais très différents.

spoiler: Et le parallèle du vide dans le cœur avec les ténèbres symbolisant le mal d'un enfant perdu et complexé est une bonne trouvaille. Avec cette fin où Kumatetsu comble le vide de Kyuta pour lui permettre de gagner a une symbolique forte. Cette fin est tellement belle.


Je vous recommande vivement Le Garçon et la Bête. Je vous conseil même de le faire voir à vos enfants, car il enseigne de très bonnes choses sur la famille, le manque, le chagrin, la relation parentale, la différence, le choix et l'amour.

Le Garçon et la Bête est un merveilleux conte qui fera monter Mamoru Hosoda parmi les plus grands.
montecristo59
montecristo59

40 abonnés 288 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2016
M.Hososda m'avait séduit avec son précédent opus. Ses enfants loups m'avaient emporté vers la nostalgie d'une symbiose avec la nature, en une approche presque panthéiste pleine de sérénité. Le merveilleux à la japonaise est ici aussi assez présent, mais sur un mode plus urbain. Le monde primitif qui nous façonne sous la surface des choses est essentiellement animal, dégagé de l'empreinte technologique de son parallèle humain. Le passage de l'un à l'autre des mondes est toujours très beau et dans la scène du combat final il est même impressionnant, très travaillé au point de vue dessin et couleur, avec une dimension réussie de gigantisme effrayant. Mais le reste du film est un peu plus pauvre que "Les enfants loups" au point de vue esthétique et animation, c'est ma première petite critique. Par ailleurs, si les tâtonnements pédagogiques du maître (la bête solitaire) avec son disciple (le petit d'homme livré à lui-même) ne sont pas dénués d'un humour où l'auto-dérision, signe d'une belle intelligence de l'auteur, tient une bonne part, si j'ai apprécié les interactions positives entre le maître et son jeune disciple, j'ai trouvé un peu escamotée la progression du couple vers la maîtrise du Qi, cette composante essentielle de tout art martial. C'est précisément le rendu de la lente acquisition de cette composante qui rend si attachant un film comme "Karaté kid", par exemple.... "Le garçon et la bête" est donc un manga classique de bonne facture, truffé de thèmes et d'idées généreuses, exempt de manichéisme et qui m'a emmené sans problème dans son univers. Cependant le niveau de transcendance toute simple mais magnifique, qu' Hosoda avait parfaitement réussi a atteindre dans "Les enfants loups", est ici un peu en retrait...
TiAngelique
TiAngelique

9 abonnés 198 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2016
très beau dessin animé et très belle histoire comme les japonais savent très bien faire
dessin animé qui nous fait réfléchir sur nous même destiné à tout le monde
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2016
Le dernier film que j'ai eu l'occasion de voir d'Hosada m'avait franchement déu (Summer War) et bien que j'aime beaucoup la traversée du temps et les enfants loups, je n'attendais pas forcément grand chose de celui-ci. Et j'ai vraiment adoré quasiment jusqu'à la toute fin qui est peut trop convenue et bordélique tout en proposant quelques beaux moments elle aussi.

En fait l'introduction du film posant l'univers en jette vraiment, alors j'ai eu un peu peur que ça soit incompréhensible entre tous les noms des gens qu'on présente, mais en fait ça passe plutôt bien puisqu'on présente vraiment l'essentiel et c'est tout.

Et une fois que j'ai été plongé dans l'univers, c'était bon, impossible d'en sortir... et ce que j'ai adoré c'est tout bonnement le message du film. On a un film où l'on a l'apollinien contre le dionysiaque (les deux rivaux prétendants au titre) et on se rend compte que celui détesté par tous a pas mal de qualités et que derrière son comportement il se cache quelqu'un de vraiment intéressant et touchant. Je me suis pas mal identifié à lui, plus qu'au petit garçon (puis grand garçon). J'apprécie aussi beaucoup ce qui dit sur la vengeance, le ressentiment et les échecs de Monsieur Parfait rejetant la nature profonde de sa progéniture. D'ailleurs j'aime beaucoup l'évolution de ses enfants, l'un qui était bon et vertueux qui se laisse envahir par la haine et l'autre qui peut sembler être un petit caïd colérique se révèle être très sympa. Bref c'est pas manichéen.

J'aime aussi beaucoup la relation de Ren avec la fille et plus particulièrement une scène où Ren s'énerve, il ne sait plus où il en est et il fait peur à la fille qui le gifle avant de le prendre dans ses bras, j'ai trouvé ça vraiment très fort. Et il y a plein de petits moments comme ça qui fonctionnent vraiment bien. Même à la fin où avec la baleine j'ai trouvé ça un peu trop, même si beau visuellement, on voit la fille s'agripper à son mec avec intensité... je trouve ça très beau.

J'ai passé vraiment un super moment et c'est tout aussi bien que les enfants loups.
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