Orpheline
Note moyenne
2,6
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94 critiques spectateurs

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9 critiques
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15 critiques
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34 critiques
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19 critiques
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10 critiques
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Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2017
Quatre visages pour une seule vie : celle de Renée, disons plutôt de Karine, une jeune-femme à la fois perdue, et à la fois déterminée à lutter pour sa vie faite de ruptures, de violence, de solitude et de doute. "Orpheline" n'est pas gai. C'est le moins que l'on puisse dire. Heureusement, le film est magnifiquement porté par trois actrices principales, à commencer par Adèle Haenel qui incarne avec générosité une femme au bord du gouffre et d'elle-même. Le récit au début paraît complexe mais peu à peu, le scénario parvient à reconstituer une histoire de vie, depuis l'enfance, où les personnages se croisent, se perdent, disparaissent et reviennent. Et évidemment, il est question de maternité, d'affection avortée et d'espoir. Mais, si l'idée est bonne et l'engagement des actrice est irréprochable, le film souffre d'une véritable froideur. Le spectateur regarde ces quatre morceaux de vie, sans trop y croire, où les jeunes filles changent de couleur d'yeux, font preuve d'une étrange solidité dans un milieu social perturbé. On comprend très vite qu'à l'instar de Freud, on n'en a jamais fini avec son enfance et que la vie n'est que recommencements. Mais tout cela est un peu long pour parvenir à cette platitude psychanalytique.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 avril 2017
J'avais été voir ce film sans en savoir beaucoup sur lui, mais l'idée (présentée dans le résumé de la brochure de ma salle de cinéma) était attirante : il s'afissait de l'histoire d'une femme racontée à l'envers, de l'âge adulte vers l'enfance.

Les premières 20 minutes, le temps de placer les choses, sont bien racontées, et laissent deviner le suspense. Mais assez vite, le film tombe dans une spirale où s'enchaîne les épisodes de violence subis par la protagoniste. Le parti-pris, raconter l'histoire en puzzle, n'apporte rien au film. L'héroïne est stéréotypée, il n'y a aucune progression psychologique ou même au niveau de l'action.

Les acteurs sont peut-être bons -mais on ne sent rien, si ce n'est l'envie de quitter la salle au plus vite.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2017
l histoire globale n est pas intéressante mais la présence et le jeu des actrices captivent le spectateur malgré les incohérences et clichés sur l enfance . et adolescence.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2017
J'avais adoré Michael Kohlhass, l'adaptation faite par Arnaud des Pallières du roman de Kleist, faite avec ce nécessaire sens de la grandeur et de l'épique....

         Je suis donc allée voir Orpheline de confiance -et je suis bien déçue. L'idée était excellente pourtant: montrer une jeune femme épanouie, comprendre pourquoi sa vie dérive en revenant dix ans en arrière, reculer encore de dix ans pour voir l'ado déboussolée qui a précédé la jeune femme, et enfin l'enfant, retourner aux racines, à l'acte fondateur..... Ce qui fait une vie, ces strates qui la composent et constituent l'adulte que l'on devient. 

          Quatre époque, quatre actrices. Renée (Adèle Haenel) est institutrice, équilibrée, heureuse avec son compagnon géorgien Darius (Jalil Lespert); elle est en attente des résultats d'une FIV; ils l'espèrent fort, ce bébé..... Tout va bien -jusqu'à ce qu'arrive dans sa vie, sortant de prison, une certaine Tara -et que la police vienne l'arrêter; elle ne s'appelle pas Renée, c'est une fausse identité, elle s'appelle Karine. Toute sa vie est un mensonge. Dans le rôle de Tara, la belle Gemma Arterton nous fait un festival en garce sulfureuse, en vipère vindicative.... magnifique!

          Dans l'épisode suivant, on retrouve Karine, qui couche à droite et à gauche, avec  le brave Maurice (Sergi Lopez), avec l'inquiétant Lev (Robert Hunger-Bühler) qui oeuvre dans le milieu assez trouble des courses hippiques. Adèle Exarchopoulos déploie l'étendue de son jeu expressif: oeil glauque et bouche ouverte.... Le problème c'est que l'actrice qui interprète Karine ado, (Solène Rigot), sans doute soucieuse de suivre son modèle, est à peu près aussi monocorde.....L'ado est rebelle, fugueuse, elle passe ses nuits en boîte, a draguer, et quand son père (Nicolas Duvauchelle) la retrouve, il la tabasse.... Et nous voilà avec l'enfant. La petite fille (Vega Cuzytek) est remarquable. Et quelle est jolie! Nous sommes dans un casse automobile; deux familles y travaillent; celle de Karine, avec un gentil papa aimant; une autre famille, avec deux petits garçons, à peu près du même âge. Et là: un drame. Cette quatrième séquence est la plus intéressante, avec la première. 

        Pourquoi ne sommes nous pas convaincus? Parce que, sur le drame, nous n'en savons pas assez pour comprendre pourquoi il a fait éclater la famille de Karine, pourquoi ce gentil papa est devenu une brute....et la petite Karine, une désaxée qui le hait. Parce que les deux actes intermédiaire sont joués par des actrices peu intéressantes, parce qu'ils se résument à une succession assommante de fellations, jeux saphiques et autres gaîtés sexuelles..... 

         C'est dommage: on a l'impression d'être passé à côté d'une oeuvre. D'autant que la fin, intelligente quoique surprenante, est belle...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 avril 2017
Je m'ennuyais tellement que je suis sorti à mi-course. Rasé par une dinde, je n'avais pas envie de croiser un gorille. Et le brave Sergi n'était pas obligé de prendre 25 kilos.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 avril 2017
chronique sur une enfance-jeunesse d une femme pas captivante du tout avec chronologie un peu anachronique mais film sauvé par les actrices très crédibles
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2017
Je me plaignais hier des mises en scène un peu pauvres du cinéma français. Me voici aujourd’hui servi avec cette "Orpheline" d’une rare complexité et d’une belle sensibilité.

Comme l’annonce l’affiche, Arnaud des Pallières va raconter la vie d’une orpheline à quatre âges de sa vie. Au lieu d’en confier le soin à la même actrice, grimée et vieillie pour l’occasion, il en choisit quatre qui n’ont pas grand chose en commun sinon leurs lèvres purpurines. La même recette vient d’être employée avec le succès que l’on sait dans "Moonlight" outre-Atlantique.

Complexité supplémentaire : la vie de Karine/Sandra/Renée n’est pas narrée dans l’ordre chronologique, mais, comme dans Irréversible de Gaspar Noé, en commençant par la fin. On découvre une institutrice rangée (Adèle Haenel) sur le point d’être rattrapée par son passé sous les traits de Gemma Arterton (ah ! Gemma …). Pour comprendre sa situation, il faut remonter sept ans en arrière et rencontrer Sandra (Adèle Exarchopoulos) qui vient d’arriver à Paris et se retrouve plongée dans le milieu du jeu et de l’arnaque. À treize ans, la jeune Karine (Solène Rigot) cherche à toute force à fuir la violence d’un père dont on comprendra, après un quatrième saut dans le temps, les ressorts dramatiques.

La concaténation des temps est d’une parfaite fluidité et évite les défauts du film à sketches toujours inégal. Arnaud des Pallières peint un splendide tableau de femme diffractée. Le parti pris de confier ce rôle unique à quatre actrices ne remet pas en cause sa profonde unité. Karine est une enfant en mal de (re)pères qui cherche maladroitement l’amour.

Dans un ultime chapitre, le film revient à son point de départ et retrouve Adèle Haenel obligée de faire taire la soif d’amour qui lui a tant fait tort. Ce dénouement n’est pas l’épisode le moins émouvant d’un film dont on retiendra l’éblouissante prestation d’Adèle Exarchopoulos, plus sensuelle que jamais.
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2017
chronique sur une enfance-jeunesse d une femme pas captivante du tout avec chronologie un peu anachronique mais film sauvé par les actrices très crédibles
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2017
Être Orphelin ou Orpheline c'est loin d, être facile à vivre au quotidien quand vous avez un esprit rebelle et il ne faut pas rater l,enchaînement des images entre le passé et le présent de cette jeune fille à voir bien joué
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2017
Nouveau film d’Arnaud des Pallières, quatre ans après le très beau Michael Kohlhaas. Bien que très différents, on pourrait attribuer les mêmes défauts et les mêmes qualités aux deux longs métrages. Parfaitement écrits et mis en scène, techniquement superbes et impeccablement interprétés. Mais le constat reste le même pour moi : le tout manque de passion et d’émotion. Même si le dénouement est inattendu. Une fois de plus, je reste un peu sur ma faim. J’étais parfois à la limite de m’ennuyer, même si le parcours (éclaté et à l’envers) de cette jeune femme est tout sauf...
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2017
Après Michael Kohlhaas (2013), film très masculin, Arnaud des Pallières vire de bord avec Orpheline, film résolument féminin… mais pas féministe. Le cinéaste fait le récit tourmenté d’une femme à quatre âges de sa vie. Une enfance traumatique et une adolescence violente qui mènent à une vie d’adulte rebelle. Le récit forme une boucle narrative sur l’héroïne à l’âge adulte. En remontant le fil du temps lors de cette boucle, Arnaud des Pallières prend à rebrousse-poil l’évolution psychologique de son personnage. Le procédé est certes audacieux mais le cinéaste se prive ainsi d’introduire sereinement sa figure centrale au sein d’un récit elliptique. Dès lors, par leur violence, leur frontalité et leur mise en avant, certaines scènes prêtent le flanc à la critique.
Le personnage principal à l’âge adolescent (13 ans) et adulte (environ 20 et 30 ans) est respectivement interprétée par Solène Rigot (25 ans), Adèle Exarchopoulos (24 ans) et Adèle Haenel (28 ans). Nous pouvons nous interroger sur les motivations qui ont poussé le cinéaste à enrôler trois actrices sensiblement du même âge pour interpréter un même personnage de 13 à 30 ans. Pourquoi faire figurer Adèle Exarchopoulos et Adèle Haenel là où le rôle n’appelait qu’une unique interprète ? Cette question est d’autant plus prégnante qu’une unique actrice, Gemma Arterton, donne la répartie aux deux Adèle sur le période de dix ans couverte. De ce casting féminin, Solène Rigot se distingue assez nettement par sa performance remarquable dans un rôle difficile.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2017
Si par hasard vous deviez vous rendre voir "Orpheline"( il doit bien exister des personnes qui ont envie de voir ce film), ce ne sera pas spolier que de donner deux éléments pour que l'oeuvre soit un peu plus accessible. C'est l'histoire de Renée qui s'appelle aussi Sandra une autre fois Karine et même Kiki, bref malgré différents prénoms, c'est le même personnage, joué par quatre actrices différentes à quatre âges de sa vie ( 27 ans, 20 ans, 13 ans et 6 ans) et à rebours... Le mal de tête vous gagne ? Vous pouvez car le film peine un peu à nous éclairer et il faut vraiment être attentif ou alors fort doué en cinéma expérimental pour saisir du premier coup d'oeil. Le film nous balade dans des histoires d'enfant délaissé, de grossesses, de relations vénéneuses entre femmes ou plus violentes quand il s'agit d'hommes, le tout dans des décors d'hippodrome, d'école ou de casse de voitures. De drôles d'univers, entre polar et étude psychologique, qu'accompagne un regard assez crade sur le(s )personnage(s) présenté(s) ( sauf sur celui d'Adèle Haenel, sans doute la mieux lotie des comédiennes).
Il a beau filmer à la mode cubiste et intello, Arnaud de Pallières n'arrive pas à cacher, hélas, une image pour le moins dérangeante de la femme.
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jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2017
Arnaud des Palières nous emmène dans le monde insensé d'une génération perdue, errante sans codes sans valeurs sans parents. Orphelines de tout. Il s'appuie sur la nouvelle génération de jeunes actrices, épatantes et belles. Si le film peut toutefois donner une impression de décousu, l'ensemble s'avère percutant et accroche le spectateur. Film à soutenir.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2017
Après le superbe film "Michael Kolhaas" (2013) voici donc le nouveau film de Arnaud des Pallières. Le gros soucis de départ reste le choix de Solène Rigot, 23 ans, et qui ne fait certainement pas une petite ado de 13 ans. Mais le plus gros problème réside dans le traitement "féministe" du film. On aurait aimé une jeune femme qui évolue plus en profondeur et qui ne soit pas quasi essentiellement résumée à un corps sexuellement libérée. Heureusement les actrices sont éblouissantes et Arnaud des Pallières est un metteur en scène inspiré ce qui permet au film de tenir néanmoins la route à minima.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mars 2017
Quatre actrices pour un seule et même destin. Quatre visages très différents les uns des autres et qui, chacun à leur manière, dégage quelque chose de très fort et de très beau surtout. Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Solène Rigot et Vega Cuzytek incarnent tour à tour Renée, Sandra, Karine et Kiki. Quatre identités pour une seule et même personne qui tout au long de sa vie chercher son identité à travers les hommes. Un portrait peu commun et rondement mené par Arnaud des Pallières.

La critique complète ici :
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