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isa
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3,0
Publiée le 25 octobre 2025
Intéressant dans son propos, avec des actrices formidables qui nous embarquent. Mais le parti pris est très particulier, et peut être difficile à suivre. Et des informations nous manquent :spoiler: où est passée la mère de l'héroïne? (on suppose qu'elle est partie... vu la fin) pourquoi le père devient t'il aussi violent? Comment sont mort les copains de l'héroïne? A la fin, se rend t'elle à la police?
Scènes parfois choquantes mais réalistes pour le besoin du scénario. Ce film m’a bluffé. Les deux Adèle sont encore extraordinaires dans leurs rôles comme à leur accoutumée 朗
J'ai adoré ce film dans lesquels les personnages font vraiment ce qu'ils peuvent pour s'en sortir. Mention spéciale à Adèle Haenel qui incarne un rôle difficile mais central dans le film. J'ai lu des critiques immatures et empreintes de jugements de valeur, ce dont j'ai horreur. C'est pourquoi je rédige cette critique dans le but de rétablir un peu de bon sens. Je sais bien que personne ne la lira, mais tant pis. Je vous la livre quand même. La bande originale n'est pas en reste : j'aime beaucoup cette chanson (The Doors Will Open Up For You" - Maureen Angot (chanteuse issue du programme TV The Voice) dans laquelle on lit l'influence de Amy Winehouse, et l'album Back to black.
intéressant comme concept de suivre l evolution du personnage en quatres temps de vie les actrices sont formidables dans leurs roles respectifs bon film original
Je rejoins l'avis de la plupart de ceux qui n'ont pas aimé : histoire sans queue ni tête, où jamais on n'est conquis ou ému par ce qui arrive aux personnages, et où les "fantasmes" du réalisateur sont étalés à mesure du film sans que le grotesque de ces situations ne soit utile pour l'intrigue (tout est prétexte pour montrer de la "chair de femme", y compris quand on est enceinte et qu'on se passe de la crème... Fascinant... :D)
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1,5
Publiée le 24 septembre 2020
Orpheline est film incroyablement terne et j'avais l'impression de regarder un film sur rien du tout. Comment a-t-elle été impliquée dans un meurtre. Qu'est-il arrivé aux petits garçons. Comment est-elle entrée pour la première fois dans cette spirale. Comment en est-elle sortie. Qu'est-il arrivé à l'argent. Pourquoi est-elle arrêtée et pourquoi n'est-elle arrêtée qu'après de nombreuses années. Nous sommes censés ressentir une fille que nous connaissons très peu donc nous devenons ainsi de simples voyeurs et avons du mal à vraiment nous connecter. Il n'y a pas de liens complets entre la jeune fille, l'adolescente et la femme. Je comprends que certaines choses dans les films sont censées être déduites. Mais il n'y a rien dans ce film et il n'y a pas de message. Il y a juste une terrible déconnexion entre les histoires...
Drôle d'impression ressentie devant cette « Orpheline ». D'un côté, difficile de vous écrire que j'ai pris beaucoup de plaisir durant 105 minutes, encore moins que j'ai été très ému devant ce portrait au long cours, aussi bien dû à la mise en scène sèche d'Arnaud des Pallières qu'une héroïne ne permettant pas vraiment de sympathie et encore moins d'identification, sans oublier quelques trous assez étonnants dans le scénario (quid de la disparition puis de la mort des deux partenaires de jeux de Kiki?). De l'autre, au départ déconcertant, pour ne pas dire peu convaincant, ce choix de conter à rebours le parcours chaotique de cette jeune femme pas épargnée par la vie en choisissant quatre actrices physiquement très différentes se révèle intéressant pour dévoiler les différentes facettes du personnage, le quatuor Adèle Haenel - Adèle Exarchopoulos - Solène Rigot - Véga Cuzytek (notamment la troisième, quoique beaucoup trop âgée pour le rôle) s'avérant constamment judicieux et extrêmement convaincant, bien entouré de seconds rôles souvent bien choisis (la divine Gemma Arterton en tête). Alors oui, c'est parfois un peu misérabiliste et vous dire que je me suis totalement retrouvé dans cette approche cinématographique serait mentir, mais il y a une volonté de raconter une histoire différemment et une réelle audace dans cette approche, finalement assez pertinente pour nous éclairer sur la personnalité complexe de la jeune femme. Intéressant, à défaut être enthousiasmant.
Encore un film français où la personne derrière la caméra est un homme et l'actrice est réduite à son rôle de femme objet et l'acteur au rôle de prédateur. L'idée était bonne au départ : 4 actrices pour 4 âges. Mais quel ennui. Heureusement que les acteurs.rices sont là pour sauver le scénario. Un film à oublier.
HELAS encore un film où l'éculé prétexte de l'observation de la vie d'une femme en quatre étapes permet au réalisateur de se "faire du bien" en filmant ces merveilleuses actrices en pleine action sexuelle. ça devient récurrent et barbant. Non, je ne suis pas prude mais franchement, je me suis ennuyée. A aucun moment le personnage n'a réussi à me toucher, à m'accrocher (sauf peut-être l'enfant).
Encore un film inutile exclusivement composé de scènes sexuelles ennuyeuses et d'un scénario incompréhensible (ceci servant sans doute à masquer cela), le tout enrobé dans un discours se revendiquant féministe. Encore un réalisateur masculin manquant singulièrement d'imagination et qui se sert de son métier pour extérioriser ses fantasmes, à l'instar des Kéchiche, Verhoeven et j'en passe. Dommage pour les comédiens qui se prêtent à ces dérisoires gesticulations qui ne les servent pas, surtout lorsqu'il s'agit de jeunes actrices qui n'ont pas derrière elles de films plus consistants et moins déshabillés.
Le film repose sur un découpage de l'action à rebours et quelques flash-backs et sur l'idée de confier le rôle principal à 4 actrices différentes (qui, au passage, jouent très bien). Une fois que l'on a compris cela, le film paraît moins intéressant. Les situations sont floues, il y a trop d'ellipses pour comprendre. Et puis surtout, je n'ai pas compris l'intérêt de toutes ces scènes sexuelles. On croirait que le réalisateur a vu ses actrices nues dans d'autres films (la Vie d'Adèle...) et s'est dit que lui aussi aimerait bien en profiter.
Cette idée de rassembler différentes héroïnes dans une même femme-somme qui porterait, par son corps, les difficultés inhérentes à quatre moments de l’existence – à savoir l’enfance, l’adolescence, le temps du jeune adulte et celui de l’adulte enfin – n’est pas sans rappeler l’ambition d’une artiste comme Marguerite Duras qui entendait peindre à partir de figures diverses un même personnage les conjuguant toutes, Anne-Marie Stretter. Arnaud des Pallières évite pourtant la trop grande confusion en choisissant des actrices d’un âge non pas équivalent mais proche, ce qui facilite (quoique) le rapprochement et justifie le choix d’un singulier au titre du métrage. Pourtant, au-delà de cette idée directrice, assez audacieuse au demeurant, jaillit une image de la femme curieusement déformée, mutilée par les coups qu’on lui porte et les comportements bestiaux qu’elle adopte. Nous avons l’impression que le réalisateur considère le corps de la femme comme le faire-valoir d’une société masculine qui ne recule devant aucune violence pour l’exploiter et en tirer son éternelle reproduction. Dès lors, il ne s’agit plus d’affranchir un sexe en condamnant l’autre, mais de se repaître de son malheur en scrutant sa peau, en violant son intimité. Un paradoxe sous-tend l’entièreté de l’édifice : prétendre libérer la femme en la saisissant dans une série de postures figées. Passive, la figure féminine se soumet aux volontés du masculin, a dans son regard une étincelle vicieuse qui légitime sa perte. Alternant scènes de sexe et dialogues agressifs, Orpheline souffre d’artificialité : sa structure est inutilement alambiquée, sa conception de la femme ne constitue que le reflet d’un masculin fort face à un féminin faible. La complaisance affichée dans les sévices qu’endurent les quatre actrices achève de transformer ce film en boursouflure originale mais dégradante. Émanciper par une série de postures figées…
J'ai adoré. Alors oui, il y a quand même beaucoup de sexe, mais c'est une remarque que l'on se fait a posteriori, tant on est pris par l'énigme du film pendant le visionnage. Les actrices sont incroyables - y compris la petite Véga Cuzytek qui m'a émue aux larmes - et rendent ce destin de femme poignant. Rien compris à la fin, mais ce mystère n'est pas dérangeant. Non franchement, un film à voir.