Eshtebak
Note moyenne
3,3
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btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 septembre 2016
Une petite déception, car "les femmes du bus 678" était un bien meilleur film. L'idée de filmer en permanence dans le fourgon est plutôt bonne, mais finit par se retourner contre le film, car avec la multitude de personnages, on n'arrive pas à s'intéresser collectivement à l'ensemble. Le principal défaut est qu'on met ensemble des personnes avec des convictions ou croyances différentes, mais jamais aucun dialogue d'échanges sur leurs idées. Le film dérive vers une sorte de film catastrophe (qui va réussir à s'en sortir et comment ?) où chaque personnage a un rôle bien défini et s'y tient. Finalement le suspense n'est pas vraiment emballant et le film perd vite son intérêt, pourtant prometteur au début, car finalement la situation égyptienne, reléguée en arrière-plan, n'est plus le coeur du film.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2016
Autant le signaler tout de suite, nous ne sommes pas bien nombreux à défendre ce film.

A lire l'ensemble de la critique (à part l'Obs), le film serait simpliste d'un point de vue politique, ne rendrait pas correctement compte des rapports entre les différentes composantes de la société égyptienne. C'est tout à fait possible, mais cela me laisse totalement indifférent.

Pour d'autres, Clash s'enfermerait dans son postulat de départ (la caméra ne quitte jamais l'inétrieur d'un fourgon de police), ce qui l'enfermerait dans une posture de "tour de force" un peu vain. A cet argument, je répondrais que Diab dépasse par de nombreux moyens la contrainte initiale : la caméra filme beaucoup l'extérieur, le fourgon bouge lui-même, et de multiples façons, le monde extérieur entre et sort du véhicule de façon continue. On ne ressent donc jamais le huis clos comme une contrainte qui nuit au développement du récit.

Pour apprécier pleinement Clash, peut-être faut-il l'accueillir comme je l'ai fait en mai dernier dans la salle d'Un certain regard, dont il faisait l'ouverture : candidement, en se laissant prendre par les péripéties, les jeux d'acteurs un peu excessifs, le tableau de comédie humaine que peint le réalisateur.

Le film est d'une efficacité redoutable dans son suspense et son exposition des scènes d'action. Il est en ce sens comparable à un thriller américain, les bons sentiments et le happy end en moins.

J'ai trouvé que la spirale infernale que propose le film est, au-delà du contexte égyptien du film, un admirable et puissant tableau des rapports humains, parfois empathiques et le plus souvent violents. Ce n'est pas reluisant, c'est parfois un peu lourd, mais malheureusement très réaliste.

La mise en scène est magistrale, et cloue le spectateur à son siège pendant 1h37, jusqu'au plan final, formidablement glaçant.
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2016
On ignore depuis notre petite fenêtre occidentale et protégée, ô combien la prise de pouvoir par l'armée de l'Egypte a été sanguinaire et violente. Justement, "Clash" se passe depuis les fenêtres barrées d'un camion destiné à conduire les opposants au régime en prison. Le générique présente le fourgon vide, comme si l'œil du caméraman, c'est-à-dire le spectateur lui-même préexistait au récit qui va s'ouvrir. Cette question du regard pose tout le problème du film. S'agit-il du cinéaste ? S'agit-il du journaliste américano-égyptien arrêté dès la première scène ? Ou s'agit-il du spectateur, pris comme témoin de l'histoire d'un pays qui sombre dans la folie ? C'est sans doute un peu des trois, et le réalisateur parvient d'ailleurs à faire de son film, à la fois le théâtre de la comédie humaine avec ces prisonniers, ramassés arbitrairement et surtout maltraités par l'armée, et le théâtre de la Grande Histoire où les questions de terrorisme, de fondamentalisme religieux, de liberté et d'émancipation des femmes sont formidablement posées. On est donc dans un récit intimiste où les personnages, très différents les uns des autres, essayent de survivre à l'étouffoir de ce camion et la promesse d'une mort annoncée. Les divergences politiques, culturelles et sociales continuent malgré la terreur de la situation dans laquelle ils se trouvent. Et dehors, comme un hors-champs, l'épouvante de la révolution se poursuit avec ses lasers pointés vers le ciel, ses incendies et ses ramées d'opposants. La prouesse de la mise en scène réduite à l'arrière d'un fourgon est à signaler. On ne peut pas s'empêcher de penser aux arrestations sommaires des juifs pendant la seconde guerre mondiale, ce qui fait de cette œuvre un chant universel pour la paix et la liberté. Le courage du réalisateur de montrer son pays à travers les petites vies militantes qui peuplent ce camion est remarquable. "Clash" constitue un film enivrant et puissant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 septembre 2016
Très bon film, profond et bouleversant !!
Le cinéma égyptien comme je l'aime.. Drôle et touchant, très bonne prestation des jeunes acteurs.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 septembre 2016
À l’été 2013, Le Caire est à feu et à sang. Deux ans plus tôt, la révolution arabe a renversé le président Moubarak. Les Frères musulmans ont gagné les élections ; mais, après l’occupation de la place Tahrir, l’armée reprend le pouvoir. Un fourgon pénitentiaire accueille une dizaine de manifestants aux convictions politiques et religieuses divergentes.

Le cinéma offre des témoignages fascinants sur la révolution égyptienne. Qu’il s’agisse de documentaire (« je suis le peuple », 2014) ou de film (« Après la bataille », 2012), ils en disent plus que de longs discours sur le ras-le-bol du peuple contre le régime corrompu de Moubarak et la tentation ambigüe d’un pouvoir religieux. « Clash » s’inscrit dans cette veine, qui ambitionne de filmer une révolte urbaine sans jamais quitter l’intérieur d’un fourgon.

Claustrophobes s’abstenir ! Mohamed Diab aime les espaces clos. Après « Les Femmes du bus 678 », dénonciation rageuse des violences faites aux femmes, il plante sa caméra dans un panier à salades. Toute l’action s’y déroule, quasiment en temps réel.

Au fur et à mesure que la journée avance, ce fourgon se remplit. Deux journalistes. Des manifestants anti-Morsi. Des Frères. Avec la température qui monte, le fourgon se transforme en cocotte-minute. L’explosion menace à chaque instant.

Sur le papier, cette idée de mise en scène est bigrement alléchante. Mais sa réalisation peine à convaincre. Chaque personnage devient sa propre caricature : la femme voilée, le vieux religieux, le jeune hédoniste, l’intellectuel laïcard, le militaire borné … L’intrigue peine à avancer, rythmée par les chaos de la manifestation dont on entend les grondements indistincts. L’action se réduit à une série de disputes, plus ou moins répétitives. Au bout d’une heure trente sept, on est soulagé d’ouvrir les portes et de sortir au grand air.
keser
keser

24 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2016
Film prenant du début à la fin je n'ai pas vu le temps passer. Cette confrontation entre deux groupes aux convictions différentes va finir par surmonter leurs oppositions respectives pour sauver leur peau. Un film important particulièrement dans cette époque de doutes et de confrontations. En toile de fond l'Égypte qui se retrouve dans le chaos quelques années après la révolution Égyptienne.
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2016
Un film sur le printemps arabe en Egypte.....La tentative de révolution ....
J'ai aimé le parti pris du réalisateur, des gens sont enfermés dans une fourgonnette de la police .....Et là commence le chaos, je reprocherais au film son rythme effréné, qui au fond peut laisser le spectateur de côté, mais sans doute que le réalisateur a voulu traduire la folie de ces 24 heures de révolution au Caire...
C'est vrai qu'il y a aussi une vingtaine de personnes, qui se font secouer, et qui représentent des faces diverses de l'Egypte....
Je regretterai aussi une prise d'opinion politique dans ce film, nuancée certes mais évidente....
Secouez moi, secouez moi,
Les anecdotes ne sont pas non plus toujours à la hauteur d'un cinéma ambitieux...
Et donc il faut attendre la deuxième partie, la nuit, pour enfin connaitre un peu ces cairotes, pour avoir de vrais dialogues personnalisé, plutôt que la succession de cris du début de film et enfin une émotion pour les personnages, quelques uns du moins ....
Reste un film qui fait mouche, qui a de la personnalité mais qui n'arrive pas à la hauteur du Hors jeu de Panahi (iran, 2006) qui traduisait de façon plus indirecte et donc moins primaire des jours troublés à Téhéran....Je conseille cependant pour le côté réaliste de ce que put être cette révolution égyptienne, mon regret, j'aurais aimé plus d'émotions et moins de jets de projectiles.....
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2016
La révolution, c'est potentiellement le chaos. Les révolutionnaires savent pour les autres et c'est toujours très étrange de se poser en détenteur de la vérité. Dans ce huis-clos au sein d'un camion de la police armée, se retrouvent ensemble des gens qui pensent différemment, en somme, ils sont ennemis. Curieux paradoxe où après s'être d'emblée affrontés, la cohabitation devient nécessaire et donc une organisation au nom de la survie de tous. Peu à peu, les intérêts particuliers disparaissent au nom d'une cause commune. Comment croyances ou convictions peuvent avoir un tel pouvoir aveuglant? Quelle réussite que ce film !
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2016
Dans la vie, Mohamed Diab,le réalisateur du très apprécié Les femmes du bus 678, est claustrophobe. De là à écrire un film qui se passerait entièrement dans un fourgon de police, au moment de la destitution de Morsi, le président islamiste, il n'y avait qu'un pas, si l'on peut dire. En enfermant ses protagonistes qui se haïssent dans un espace clos et en les faisant devenir spectateurs du chaos qu'est devenu leur pays, Diab frappe fort. Violent et assez souvent hystérique, le film souffre cependant de trop laisser place aux combats de rue et à la pagaille, au détriment d'une véritable explication de texte, pour nous éclairer sur les raisons d'un tel échec de la révolution égyptienne. Il y a un sentiment d'étouffement dans Clash mais aussi de frustration devant l'incapacité du cinéaste à aller plus loin dans la découverte de ses personnages, par ailleurs bien trop nombreux pour qu'on puisse s'intéresser davantage à l'un d'entre eux. Mais le côté claustrophobe, que Mohamed Diab se rassure, il se ressent très fort et, au-delà, le climat de guerre civile que connait l'Egypte depuis plusieurs années, également. En cela, c'est un film important.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2016
(..) C’est ce moment crucial d’un pays divisé en deux dont ce panier à salades est le témoin. Deux enfants y sont pris au piège avec leurs parents : ils tracent sur une paroi un jeu de morpion qui fait aussi l’affiche du film, ronds contre croix, c’est le clash. Discutez avec des Egyptiens : ils vous diront que c’est encore le cas.
Il faudra un camion à eau pour séparer les prisonniers qui en viennent à s’étriper. Le sang coule. Mais pris au piège dans la même galère, confrontés aux mêmes tortures, condamnés à se parler, ils devront bien composer. C’est là que la tension du film prend tout son sens : plutôt qu’un film politique, Mohamed Diab fait un film humain. (Lire la critique sur africultures.com)
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