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dagrey1
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3,0
Publiée le 11 août 2016
Après 15 ans de vie commune, Marie et Boris se séparent. Marie a acheté la maison dans laquelle vit le couple avec ses deux enfants, mais Boris l'a entièrement rénovée. A présent, ils sont obligés d'y cohabiter, Boris n'ayant pas les moyens de se trouver un autre appartement. A l'heure des comptes, ni Boris ni Marie ne veulent lâcher sur ce qu'ils jugent avoir apporté.
"L'économie du couple" est un film français assez bien ficelé du réalisateur Belge Joachim Lafosse sur un couple qui n'en finit pas de se fracturer autour de questions d'argent alors que l'amour est mort. Sur un fait de société devenu monnaie courante, le film scénarisé par Mazarine Pingeot, sonne très juste photographiant l'irritabilité de Marie (qui a pris la décision de la séparation), les caprices des enfants perdus face à ce péril qui met en danger leur cocon familial, l'amertume de Boris aigri par sa situation personnelle qui supporte difficilement que sa compagne ne l'aime plus...
Plein de subtilité et de justesse, le film montre aussi l'embarras des tiers (amis de la famille, la mère de Marie...) . Le film interpelle car nous sommes statistiquement nombreux à nous être séparés ou à avoir connus des couples dans cette situation. Devant les chamailleries du couple, on passe, sans transition, de la gêne au rire tant les querelles des amants d'hier sont âpres, surtout pour des questions d'argent.
Le casting est très bon notamment Bérénice Bejo qui interprète avec beaucoup de talent le rôle de Marie.
J'ai trouvé ce film dramatique très intéressant mais trop dur. Ce couple en rupture mais devant vivre encore ensemble pour certaines raisons est poignant mais en tant que spectateur ce n'est pas très facile de visionner cela, d'être témoin de ce naufrage sentimental. Le film est bien fait et bien interprété.
Malgré leur séparation, un couple, parents de jumelles, continue à cohabiter, le conjoint n'ayant pas d'endroit où aller habiter. Ce film montre bien les tension qu'il peut y avoir entre deux personnes ayant rompu, ainsi que la manière dont elles peuvent être exacerbées dans des rapports quotidiens inévitables. Cette histoire témoigne aussi de l'inégalité existant parfois dans les sentiments que peuvent ressentir deux personnes se trouvant dans cette situation et la manière dont chacun les gère. L'utilisation des enfants, de la famille et des amis dans ces circonstances est abordée, me laissant l'impression que le personnage de Cédric Kahn se montre davantage de mauvaise foi, mais pour des raisons qui sont bonnes pour lui. Ce long-métrage aborde aussi des moments plus positifs où parfois, une complicité peut tout de même renaître de manière éphémère.
Bien sûr, "c'est pas gai, gai", malgré une ou deux scènes qui nous permettent de souffler en nous faisant rire, mais les séparations sont-elles joyeuses ? Les acteurs sont tous excellents, même les jumelles jouent "juste"... On entre vraiment dans cet univers lourd et pesant, et pourtant, le couple a dû s'aimer follement... Pourquoi se séparent-ils ? On ne le sait pas vraiment. L'usure, sans doute (en tout cas pour elle).... Le décor est beau, même si les hortensias du jardin sont toujours fleuris et immaculés au fil des saisons... La magie du cinéma, sans doute.!...
Bref, si vous n'avez pas peur d'un coup de blues, allez voir ce film s'il est toujours projeté dans les salles, ne serait-ce que pour la justesse du sujet et l'interprétation hors pair de ses deux acteurs principaux.
Ils se sont rencontrés, ils se sont aimés, ils se sont mariés, ils ont eu deux jumelles, ils se sont installés dans la même maison, mais aujourd’hui le couple est sans vie. Pourtant, il n’est pas aussi simple de se quitter. Trop de choses ont été construites en commun. Comment se séparer au mieux pour les enfants, comment évaluer financièrement ce qui va de droit à tel parti, qui garde la maison, bref le couple va devoir s’économiser le temps de trouver des solutions. Nous ne sommes pas dans une simple chronique dramatique. Nous sommes aux côtés de Marie et Boris, dans la vraie vie. Présentée à la Quinzaine des Réalisateurs, L’économie du couple nous immerge dans ce couple en pleine crise qui est contraint de vivre encore un peu ensemble et ce, dans un climat assez difficile. Rarement un titre n’aura été si parlant. On parle effectivement beaucoup d’argent, mais aussi de relations humaines, de compromis et de négociations. Si cette lutte conjugale est vraiment authentique, on la doit à Bérénice Bejo et Cédric Kahn. Si la première a toujours eu le naturel nécessaire pour nous bouleverser, ce dernier se révèle sous un nouveau regard. Ensemble, le duo va nous sidérer, aussi bien dans le rire que dans les pleurs. Chacun de leurs dialogues, regards, gestes, sont justifiés et prône un réalisme captivant. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Il est osé de faire un film aussi proche de la réalité du quotidien. Pour le spectateur ça passe ou pas (vu le nombre de personnes quittant la salle). J'ai agréablement aimé le jeux de Bérénice Béjot et Cédric Khan fort dans leurs personnages et d'un jeu sans fausse note. Le rythme est lent, le format huit clos renforce l'aspect étouffant de la relation qui s'installe. Le film pêche par son aspect 3ème personne dans le sens où le spectateur peut se sentir juste spectateur des problèmes du couple, sans forcément rentrer et prendre part aux doutes et aux sentiments ressentis lors de cette phase si sensible qu'est la rupture.
trop lent plan trop rapprocher qui refletent la detresse des personnages mais malheureusement pas d intrigue ni rien et pas de suspense en plus la fin est nulle a chier
J'en attendais un peu plus de ce film mais il est tout de même assez bon. Un huit-clos familial est assez difficile à rythmer mais Joachim Lafosse a réussi à donner un ton et une forme assez particulière à son film, porté par deux acteurs irréprochables. On lit dans les yeux de Bérénice Béjo qu'elle n'aime pas Boris. Dommage que certaines scènes et évènements restent assez mystérieux spoiler: Pourquoi Boris doit-il de l'argent aux personnes qu'ils l'agressent à un moment? Pourquoi Boris et Marie s'embrassent et font comme si le lendemain il ne s'était rien passé? Ces zones d'ombre m'ont empêché de comprendre les "enjeux" du film, ce qui est assez dommage
Beaucoup d émotion dans ce huit clos de fin de vie d un couple . Même si le sujet n est pas nouveau Bérénice Bejo et Cédric Khan nous embarquent dans leurs déchirures. Quelques longueurs compensées par le jeu intense des deux acteurs.
Âpre, violent, terrible, pénible. Les sentiments plongés dans l'abîme du regret. Et cette sublime musique de Bach comme une touche de bonheur qui évoque le souvenir mélancolique d'un bonheur disparu. Digne et fort.
Difficile de voir ce couple se déchirer, voir les points noirs de sa propre relation, avec ses enfants, avec sa femme parfois, un reflet du quotidien pas toujours drôle de la parentalité et du couple. Un drame très vrai et sensible qui touche sincèrement, jusqu'aux derniers instants.
Chronique de la rupture d'un couple. Un huit-clos brillant et glaçant, bien écrit, sublimé par les interprétations d'une grande justesse du duo Bejo/Kahn.
Un couple qui se dispute pendant toute la durée du film, on ne voit pas trop l'intérêt, même s'il faut avouer que les acteurs sont excellents. Un huis-clos plutôt déprimant, un film dont j'aurais pu me passer.
Très bon film... mais je pense qu'il faut vivre le même "enfer" que l'un ou l'autre des époux pour le comprendre profondemment.. tellement de similitudes et de vécu dans les scènes... Berenice Bejo est remarquable. A voir absolument pour ceux qui ont des soucis dans le couple.
Ce film diffuse un malaise constant, car les rapports tendus entre les personnages sont si réalistes qu’on a l’impression d’être les témoins indésirables de cette guerre intestine en huis-clos. Bérénice Bejo et Cédric Kahn sont excellents, et paradoxalement, il y a une grande alchimie entre ces deux acteurs dont les personnages n’ont justement plus aucune affinité. Bérénice Bejo trouve là un de ses meilleurs rôles, d’autant qu’elle a le plus ingrat : Marie est très dure, très à cheval sur les principes, et provoque sans arrêt Boris, qui, s’il a ses défauts, paraît le plus souvent le plus « cool » des deux. Leurs filles, Margaux et Jade, sont exceptionnelles : elles font de temps en temps des caprices d’enfants, mais sont faciles à vivre malgré tout ce qu’elles traversent et les scènes psychologiquement violentes auxquelles elles assistent. Toutes les situations sonnent juste. Même le côté répétitif des dialogues (ou plutôt des dialogues de sourds), au lieu d’alourdir le propos, met en lumière le côté inextricable de cette situation dans laquelle tous deux se sont mis, chacun campant sur ses positions (elle a mis tout le capital, il a donné de son temps et de sa sueur pour donner de la plus-value à la maison). Une seule parenthèse enchantée vient apporter un souffle salvateur au film (la fameuse scène de la chanson « Bella »), les parents retrouvant le temps d’une soirée et grâce aux filles la complicité qu’ils ont eu par le passé. C’est un film âpre et au final amer, dont la mise en scène minimaliste n’enlève rien à la puissance émotionnelle qui s’en dégage.