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David S
25 abonnés
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4,0
Publiée le 24 juillet 2019
Très bon film... mais je pense qu'il faut vivre le même "enfer" que l'un ou l'autre des époux pour le comprendre profondemment.. tellement de similitudes et de vécu dans les scènes... Berenice Bejo est remarquable. A voir absolument pour ceux qui ont des soucis dans le couple.
Ce film diffuse un malaise constant, car les rapports tendus entre les personnages sont si réalistes qu’on a l’impression d’être les témoins indésirables de cette guerre intestine en huis-clos. Bérénice Bejo et Cédric Kahn sont excellents, et paradoxalement, il y a une grande alchimie entre ces deux acteurs dont les personnages n’ont justement plus aucune affinité. Bérénice Bejo trouve là un de ses meilleurs rôles, d’autant qu’elle a le plus ingrat : Marie est très dure, très à cheval sur les principes, et provoque sans arrêt Boris, qui, s’il a ses défauts, paraît le plus souvent le plus « cool » des deux. Leurs filles, Margaux et Jade, sont exceptionnelles : elles font de temps en temps des caprices d’enfants, mais sont faciles à vivre malgré tout ce qu’elles traversent et les scènes psychologiquement violentes auxquelles elles assistent. Toutes les situations sonnent juste. Même le côté répétitif des dialogues (ou plutôt des dialogues de sourds), au lieu d’alourdir le propos, met en lumière le côté inextricable de cette situation dans laquelle tous deux se sont mis, chacun campant sur ses positions (elle a mis tout le capital, il a donné de son temps et de sa sueur pour donner de la plus-value à la maison). Une seule parenthèse enchantée vient apporter un souffle salvateur au film (la fameuse scène de la chanson « Bella »), les parents retrouvant le temps d’une soirée et grâce aux filles la complicité qu’ils ont eu par le passé. C’est un film âpre et au final amer, dont la mise en scène minimaliste n’enlève rien à la puissance émotionnelle qui s’en dégage.
Sur le même thème que « Une Séparation » et avant ce dernier, le moins connu, le méconnu« La Séparation » de Christian Vincent, voici le film le plus dur à mes yeux, le plus dur à ce jour, parce que, très vite, on ne saura jamais pourquoi elle est si dure, pourquoi elle ne le supporte plus, pas plus qu’on ne saura pourquoi elle l’a supporté, ne serait-ce qu’une seconde auparavant, voire aimé comme elle le dit une fois. Comme dans la vie parfois. Autrement dit, de leur séparation, séparons bien, d’une part les causes, dont on ne sait rien, et d’autre part les modalités dont on ne nous épargne rien. En tout cas, ça fait du bien de voir au cinéma une séparation qui se passe mal, des fois qu’on en vive une qui ne se passe pas mieux et qu’on ait cru qu’on était seul à vivre ça. Eh oui, ça peut servir à ça, le cinéma. Ça peut servir aussi aux incultes comme moi à découvrir, morceau très bien choisi pour la bande son, le Prélude en si mineur BWV 855, d’un musicien qui, à ce qu’on sait, n’a jamais divorcé.
En tant que film, la réussite est là, avec un magnifique duo d'acteurs plus vrais que nature. Par contre, on ignore l'origine de cette séparation (adultère ? barjot de jeu ?...). On apprend seulement qu'elle ne l'aime plus, ce qui fait très enfant gâtée, surtout en présence de deux enfants. De ce fait, le réalisme semble un peu moyen, même si on sait que beaucoup de jeunes, malheureusement, "jettent" beaucoup dans cette société où rigueur et respect sont des notions qui leur sont trop étrangères.
Un film balisé qui ne prend aucun risque pour augmenter le niveau. Le film se complaît uniquement à raconter une histoire certes, totalement véridique qui doit arriver tous les jours en raison de l'évolution de la société mais qui malheureusement laisse le spectateur sur sa faim. Dommage.
Une dispute de couple comme intrigue de film est bien au début, intéressant dans les idées, de la tristesse de deux êtres autrefois aimés finissent par se déchirer et faire chambre à part, ça finit par tourner en rond, la fin inéluctable.
Un drame français poignant et remarquable sur la désintégration d’un couple avec une Bérénice Bejo au sommet de son art, des dialogues bien écrits et une histoire intelligente.
Au secours ! Dépenser une heure trente de sa vie pour voir une hystérique et un déprimé se prendre la tête. Non merci ! Mise en scène approximative, scénario et dialogues affligeant, on est vraiment au raz des paquerettes à tous les niveaux. A éviter !
Plusieurs sondages ont prouvé que le premier facteur de tension dans un couple réside dans les problèmes d’argent. Alors, imaginez comment ceux-ci affectent un couple en pleine séparation… C’est le sujet de ce film de Joachim Lafosse. La séparation de Boris et Marie est impossible, car ils vivent encore ensemble. Lui n’a pas les moyens de prendre un appart et elle a acheté la maison où le couple et leurs deux filles vivent. Il a rénové la bâtisse du temps de leur amour et il veut la moitié du prix de vente. Elle estime que comme support de la famille pendant 15 ans, elle a donné plus que lui et ne veut pas lui céder plus d’un tiers du prix. De ce contentieux va découler une cohabitation forcée et donc houleuse. Le film traite, dans le huis clos de cette maison, de l’affrontement de deux personnes qui se déchirent aussi fort qu’ils se sont aimés et où chaque remarque, chaque action est sujette à ressentiment et dispute sous le regard triste de leurs deux enfants. Tout à tour chacun va montrer ses côtés raisonnables et ses attitudes mesquines dans cette vie commune forcée où aucun ne veut céder le pas à l’autre. Les dialogues et les situations sont criants de vérité dans cette lutte où les adultes tombent à tour de rôle dans une puérilité hargneuse pour être le dernier debout à pouvoir dire : j’ai raison et tu me le dois. Bérénice Béjo et Cédric Khan sont incroyables de justesse dans les rôles de ces ex-amants qui ne peuvent pas admettre leurs torts et préfèrent une situation grotesque et insupportable à une conciliation raisonnable. Pourtant en même temps on sent qu’il reste de temps en temps fugitivement un éclair de cet amour, mais il est vite rattrapé par la violence de leur amertume. Un drame qui décrit une situation devenue assez commune la cohabitation de couples séparés ou divorcés faute de revenus suffisants pour prendre deux appartements. Un film très réussi car très crédible où les deux acteurs qui tiennent le film sur leurs épaules portraitures deux adultes que la douleur de leur échec marital et les problèmes pécuniaires ont transformés en disputailleurs mesquins et amers. Une belle œuvre à voir sans hésiter.
Une vraie claque que ce petit bijou français. "L'économie du couple" est un drame sur le thème du couple, d'un réalisme saisissant dès les premières minutes du film. Les deux acteurs (Bérénice Bejo et Cedric Kahn, parfaits) en question sont criants de vérité, et portent un film à la réalisation épurée et d'une rare sobriété. Pas besoin d'effets de mise en scène en effet pour montrer ce couple qui se déchire, et où chaque geste ou mot déplacé est synonyme de dispute. Le point culminant du film est atteint avec une scène plus que bluffante de dîner, qui met le spectateur très mal à l'aise autant que les personnages. Un film à voir avant de s'engager.
Un huit clos familial qui rappellera sûrement de mauvais souvenirs à beaucoup de personnes. C'est bien joué rien à redire. Berenice Bejo nous montre encore une fois sa justesse de jeux , sa sensibilité son talent d'actrice tout simplement. Elle rentre dans tous les rôles si facilement. Le duo d'acteurs fonctionne bien. On y croit vraiment. C'est un film malheureusement très réalistes. Tous les aspects de la séparation nous sont balancés à la figure. Du bon cinéma réaliste
Un film avec quasiment 2 acteurs dans un lieu quasi clos, la maison familiale. Le bon point de ce film est qu'il est réaliste, on sent ici que jamais le film ne va tomber dans une forme de non réalité sublimé. Bien au contraire le film est cruel, trop cruel. Peut être c'est parce que je suis un homme, mais j'ai trouvé le personnage de Bérénice Bejo absolument ignoble, abjecte et méchante dans son comportement envers son ex mari:Cédric Kahn, qui lui ne l'est qu'à la scène du repas (qui est d'ailleurs une très bonne scène qui nous met mal à l'aise). Non pas qu'elle ne joue pas bien son rôle, mais elle m'a fait stresser, hors ce n'est pas le but de ce genre de film. Bref un début de film très pesant, on chiale parce qu'on s'assimile à Kahn dont sa femme ne l'aime plus. Et pourtant à mesure que le film avance, l’oppression semble se calmer, pour arriver à la scène de la danse, qui est un petit chef d'oeuvre. Il s'agit d'une scène où là aussi on pleure, mais cette fois ci parce qu’on est touché par la grâce. J'aurais jamais cru dire ça un jour mais le "Bella" de Maître Gims en fond sonnore participe à cette grâce. Mais ce que je reproche à ce film c'est son côté oppressant qui se dégage tout du long, Mais c'est toutefois un film que je conseille pour son réalisme et ses quelques moments de grâce. .
C'est un film intéressant. Le sujet est délicat mais plutôt bien construit. Cela donne un peu le sentiment d'en huis clos qui heureusement n'est pas trop long dans la durée. Le duo principal est très bon, en particulier Berenice Béjo qui comme souvent voir même très souvent est excellente en tant qu'actrice.
Un film à la qualité d'écriture certaine, les personnages sont très bien croqués et parfaitement interprétés par le duo Berenice Bejot Cédric Khan qui jouent parfaitement une haine qui suit l'amour. Les mesquineries, coups bas de l'ancien couple qui se déchire sont bien emmenées, crédibles. Même si je reconnais ces qualités ce n'est franchement pas ce que je recherche dans un film, ce dernier étant bien trop en ligne avec une situation que beaucoup de monde a vécu. C'est bien croqué mais ça ne transporte pas.
Très bien joué c'est sûr, et très réaliste aussi. Rien à dire sur la mise en scène, au plus près de l'intimité des personnages. Mais à quoi bon un tel film ? on entre comme par effraction (c'est parfois à la limite du gènant) dans cette crise de couple finalement assez classique et qui à aucun momeent ne parvient à surprendre. De plus, il faut se fader une musique insuportable - une litanie pianistique complètement niaise, sorte de sous-sous-Bach sans aucune inspiration. Bref, un film totalement dispensable en ce qui me concerne.