Lamb
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Crossovor
Crossovor

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2022
Très loin des films d’horreur traditionnels, Lamb me fait indéniablement penser aux contes de Grimm ou d’Andersen, ceux- là même que me lisait ma maman quand j’étais petite. On retrouve la tambouille classique des contes en faisant s’entremêler pays fantastique, être surnaturel, un gentil couple de paysans, un méchant et une fin où ils étaient déjà mariés de toute façon et eurent tout de même des enfants (morts ou pas vraiment humains on s’en fout).

C’est donc un conte certes glauque et un peu frappé mais un conte quand même qui, comme d’autres avant lui, amène une sorte de morale et une réflexion sur ce monde.

Finalement, Lamb est- il un film pour toi ? Oui, à condition de ne pas être agoraphobe, zoophobe ou antispéciste. A défaut, rappelle-toi que ce n’est qu’un film et comme le dit un de mes amis « be aware ».

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Hemisphere
Hemisphere

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2021
L' histoire touchante d'un jeune éthiopien nous ouvre la porte sur ce pays, ses paysages et la condition de ses habitants. Une oeuvre qui n'insiste sur aucune critique, misant plutôt sur ses qualités contemplatives, suscitant toutefois quelques déductions sur les enjeux des pays du tier monde.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2021
S'inscrivant dans le sous-genre de la tranche de vie qui semble être si populaire dans certains festivals et pour certains publics occidentaux Lamb ne s'éloigne pas beaucoup d'un lieu peu connu qui vous dit combien ils sont pauvres et difficiles dans leur vie quotidienne. Cela signifie-t-il que c'est un mauvais film ou qu'il fait un mauvais travail en le faisant car il n'a aucune originalité et suit de trop près les règles du stéréotype de la culture inconnue. La mère d'Ephraïm est décédée et son père le laisse avec quelques parents. Avec lui il prend essentiellement les vêtements qu'il porte et Chuni son agneau qui était celui de sa mère. Ephraïm pourra-t-il garder Chuni en vie ou finira-t-il rôti. Il est à son meilleur dans les moments où il prend l'histoire avec un peu d'humour et se concentre sur les efforts d'Ephraïm pour garder l'agneau en vie. Mais lorsqu'il suit les moments où il explique la culture à tous ces blancs il ne peut tout simplement pas garder le niveau. De la musique à toutes ces rencontres de personnes qui parlent du passé ou de la culture du pays cela sent trop le film réalisé en pensant au marché étranger. Dommage parce que l'histoire avec l'agneau est une histoire qui aurait pu être bien plus intéressante...
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2020
Une oeuvre attachante, filmée sur les hauts plateaux de l'Ethiopie, où la plupart des enfants doivent se prendre en mains dès leur plus jeune âge. Un peu carte postale et répétitif, "Lamb" n'en est pas moins agréable à suivre, grâce à la personnalité émouvante de son jeune héros. Les scènes de marché, comme celles qui montrent la famille, ont des qualités documentaires indéniables.
Uther Zendrest
Uther Zendrest

4 abonnés 321 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2020
Un véritable voyage dans les montagnes éthiopiennes à la rencontre d'un enfant et de sa chèvre. De beau moments dans des paysages splendides.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 octobre 2018
Quand le conte est bon on ne calcul pas son plaisir.
Cette initiation onirique et poétique nous parle de l’abandon avec tendresse et lenteur.
Yared Zeleke dépeint (des pains ?) l’émotion d’une société misérable mais digne qui bride la jeune l’affamée de modernité et celui qui cuisine sa différence. Pour le consoler des douleurs de la perte, son doudou est vivant jusque dans son "haleine", dans les "Lamb" d’un paysage dont la majesté est à couper le souffle.
Une mention particulière pour la brebis dont le jeu n’est pas stérile…
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2016
C’est comme une fable pleine de vérité, de réalisme et d’espérance pour un pays qui se remet depuis peu d’un passé trouble et malfaisant. L’Ethiopie revit à travers le destin de ce jeune garçon qui voit mourir sa mère et partir son père pour la capitale. Dans sa famille d’adoption il cultive sa différence et s’entête en silence pour une liberté nouvelle. La séparation du père et du fils se fait, entre tristesse et mélancolie, sans cri ni pleur mais une douleur au plus profond d’une grande Histoire, sur fond de paysages sublimes. C’est aussi une fable autour de l’agneau sacrifié, ou pas, l’un des enjeux de cette aventure qui voit notre jeune héros s’attacher à une brebis. C’est encore l’évaluation d’une organisation sociale sommaire, mais structurée autour des femmes, les grandes héroïnes de ce film qui ne fait pas de bruit, mais dont l’écho demeure encore longtemps gravé après la projection.
Pour en savoir plus
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2016
Le continent Africain à rarement les honneurs du palmarès des grands festivals mondiaux. Au mieux se contente-t-il de quelques sélections quand ceux-ci daignent bien vouloir regarder au-delà du célèbre triptyque Europe-Amérique du nord-Asie. Le meilleur exemple en est « Timbuktu« , reparti bredouille de Cannes l’an dernier alors qu’il faisait partie des grands favoris pour la récompense suprême et que certains bruits de couloir lui auraient volontiers décerner le prix de la mise en scène. Il est contraignant que cette partie du monde ne puisse faire valoir ses belles qualités artistiques car elle recèle pourtant quelques grands cinéastes, passés ou présents. Souleymane Cissé recevra bien un prix du jury sur la Côte D’Azur voici quelques années, de même que son homologue tchadien Mahamat Saleh Haroun plus récemment. Mais cela représente bien peu face à l’effervescence constante de l’ancienne colonie. Il ne s’agit pas de l’honorer juste pour cause de bonne conscience nouvellement acquise ou par repentance envers un passé difficile, ce serait une erreur encore plus blessante. Cette terre recèle assez de talents pour ne pas lui en faire l’affront.

Voyez ce « Lamb » de Yared Zeleke, tout droit venu D’Ethiopie et dont la présence dans la section Un Certain Regard cette année dans le plus grand festival du monde augurait l’espoir d’une belle surprise en fin de compétition. Que nous raconte-t-il, ce nouveau venu dans le paysage cinématographique africain? la touchante histoire d’un petit garçon qui vit avec son père depuis sa mère est décédée dans une triste circonstance. Sa particularité est qu’il possède une brebis qu’il promène partout ou il passe, de sorte que cette étrange compagne puisse figurer habilement son errance. Le paternel, élégant homme de peu, n’est plus en mesure d’élever son fils car il doit trouver du travail en ville pour subvenir à ses besoins. Il confie ce dernier à son oncle, un paysan robuste qui cultive ses champs pour nourrir sa grande descendance. La douceur du premier contraste largement avec la sécheresse du second, pour qui le compromis s’avère non négociable. Sous ce nouvel hospice, Ephraïm devra se plier à de nouvelles règles et tenter de préserver ce qu’il lui reste d’innocence. Schématisé à ce point, nous pourrions croire à un éternel parcours initiatique ou la bonté humaine triompherait de toutes les turpitudes. Ce serait dévaloriser un film en tout point remarquable.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2015
En plus d'un côté documentaire très intéressant sur un pays qu'on connait mal et qui souffre des conséquences du dérèglement climatique, en plus d'images magnifiques et de paysages extraordinaires, ce film raconte une belle histoire centrée sur un adolescent qui "apprend la vie" et qui, à ce titre, doit abandonner certaines de ses illusions.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 octobre 2015
une très belle histoire, un acteur épatant, de somptueux paysages. compte des temps modernes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2015
Sortir d'une salle comme transporté au retour d'un voyage, est une occasion relativement rare. Se dire d'un film qu'il vous a fait redécouvrir le sens et la beauté du cinéma, sans doute encore plus. C'est pourtant ce que propose "Lamb". Ajoutons que ce commentaire est tout autant une invitation à aller voir ce film magnifique, qu’une une mise au point qui me semble nécessaire face à certains commentaires (tout autant de spectateurs et que de certains critiques).

Car évoquer la beauté du film en le qualifiant de « simple », « pour enfant » ou empreint de « naïveté », comme je l'ai lu c’est à mon humble avis signer l'aveu d’être passé à côté de l’essentiel du sujet. En cela, aucun enfant ne sera, par exemple, en mesure de comprendre la dernière phrase de ce film.

Peut-être qu’un minimum de connaissance de la culture et de la société éthiopienne est nécessaire (je ne l’espère pas tant ce film porte l’universel en lui).

Peut-être encore, que les débats simplistes qui ajoutent certains milieux médiatiques rendent t’ils certains hermétiques à ce genre de question ou de réponse ici, en ce moment.

Peut-être enfin, faut-il avoir connaître quelque peu ces régions du Nord de l’Ethiopie pour s’y sentir transporté (le film est si fort, qu’il vous paye le voyage).

Ne pas s’y tromper, « Lamb » se révèle d’une ambition qui dépasse les épaules du petit Ephraim. Car à travers lui se jouent des questions complexes, celles de notre monde d’adulte, des questions politiques (NB : Yared Zeleke le signale d’ailleurs très bien en interview).

Sur la forme d’abord, loin d’un rythme « lent » comme on peut le lire, le film se construit par petites scènes, chaque pièce avançant une à une pour construire la complexité de l’ensemble. Le beauté des plans ne doit pas uniquement au massif du Simien, mais à des construction qui révèlent un amour pour la beauté de l’image (cette fille lisant son journal de biologiste sous un arbre, cette petite bergère seule au milieu du monde, ce plan du départ du père dissipant les nuages).

Le fond et l’originalité du film quant à lui prend tout son sens dans la dernière phrase. Ephraim étant cet enfant (cet homme ?) qui s’interrogera tout le long sur nos sociétés d’adultes, perdu dans la nuit de ce labyrinthe de racines gigantesques (les tradition, l’économie, la science, les genres mais aussi la liberté).

Ephraim est au cœur de ce monde, tiraillé entre ces dualités et ces tensions qui traversent nos sociétés (religion et science, tradition et modernité). Comme il est seul au monde entre la terre de son père et le ciel où se trouve sa mère. Il parcoure ces chemins de la campagne à la ville, puis de la ville à la campagne lorsque le vol et la brutalité en auront raison, du milieu traditionnel vers les universités d’Addis, lorsque d’un bêlement de mouton on l’éjectera du camion (NB : Yared Zeleke aussi abandonnera ses études pour se consacrer au cinéma). Une chose semble claire pour Ephraim : le rejet des traditions violentes et des rôles imposés, notamment du religieux, narguant le prêtre qui se fait complice des voleurs.

Le reste l’est moins et c’est là que réside l’originalité de ce film. Car Ephraim ne tombe pas dans le piège de choisir l'une ou l'autre des directions. A la rigidité mortifère des racines, d’une société, Ephraim oppose la souplesse de ses rêves d’enfant (les nôtres ?), son aspiration à la liberté. Plus lucide que naïf, plus que refuser une direction particulière, il refuse ces choix mêmes, car comme il sait la violence et l’absurdité d’une société, il sait aussi la beauté de la culture et des danses éthiopiennes.

Ceux qui savent la beauté de cette région du monde et de sa culture, et la fierté que tiennent les éthiopiens de leur indépendance maintenue depuis Adoua, savent aussi la violence que conservent certaines traditions.

Ephraim ne choisit ici ni la voix de la tradition, ni celle de la modernité. Il sait dire « Non » quand le monde des adultes (l’autorité) lui impose des actes absurdes, ce "Non" qu’il portera tout le long de ce film et dont le titre du film n'est qu'un symbole (l’expérience de Milgram montre que même chez les adultes, cela est loin d’être acquis…). Il n’ira pas « devenir » comme dans le film de Radu Mihaileanu (« Va, vis, deviens ») dans un autre monde, comme si celui-ci ne lui permettait pas d’être.

En permanence à cheval entre deux mondes, Ephraim « aime son père » qui incarne cette tradition tout en étant capable de remise en cause en conservant jalousement sa liberté et ses aspirations qui lui sont propres. Ephraim dépasse les affrontements dialectiques en traçant sa propre voix, celle d’un autre ailleurs possible, d’un autre monde, la sienne qui ne soit ni celui d’un archaïsme violent, ni celui d’une modernité qui exclut et rejette la beauté d’une culture. Un monde enfin apaisé qui soit celui d’une possible issue pour notre humanité
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2015
"Lamb" est un film retraçant le voyage d'un petit garçon éthiopien orphelin de mère et de sa brebis chuni. Il est recueilli par la famille de son oncle où ses habitudes (il aime faire la cuisine, il est solitaire...) bousculent quelque peu les traditions familiales et ancestrales du pays. Indépendamment de cette histoire personnelle, le film présente l'intérêt de décrire les moeurs des populations rurales, les problèmes engendrés par la sécheresse et les migrations de population et la condition des femmes notamment vis à vis du mariage et de l'éducation. A plus d'un titre, Lamb, comme Difet, autre film éthiopien sorti cette année, est un film à voir.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2015
Les images somptueuses et le discours humaniste séduisent naturellement, mais le scénario est trop plat pour convaincre totalement, avançant sur des questions auxquelles il ne répond finalement pas, notamment quant aux personnages secondaires. Film éthiopien principalement destiné au marché international, Lamb reste un conte familial plutôt émouvant qui distribue de jolies leçons de vie.

LA SUITE :
Gaston A
Gaston A

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2015
C'est beau, c'est très émouvant, c'est très bien interprété. N’emmenez pas un enfant trop petit ou trop sensible cependant car quelques scènes sont très dures. Je recommanderais minimum 10 ans mais à voir à cet âge.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 octobre 2015
Après Difret, Lamb ... ! Le cinéma éthiopien a de beaux jours devant lui ! Ce récit initiatique est une réussite ! Ephraïm, jeune éthiopien âgé de 9 ans, nous emmène dans son univers et nous invite à rêver ...
Par ailleurs, tout au long du film, le spectateur est soufflé par la beauté des paysages ... Un film plein de douceur dans un contexte économique très difficile (sécheresse, pauvreté, famine, etc.).
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