Ferrari
Note moyenne
3,0
1299 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

112 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
14 critiques
3
55 critiques
2
30 critiques
1
8 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
The Mister Movie
The Mister Movie

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2024
Le biopic sur Enzo Ferrari est à la fois passionnant et troublant, car nous découvrons une figure emblématique de l'automobile, admirée dans le monde de la course automobile mais détestée dans sa vie privée . La prestation et le maquillage d'Adam Driver dans ce rôle sont tout simplement excellents et bluffants. Pénélope Cruz excelle dans le rôle de Laura Ferrari, une femme brisée et dévastée. Shailene Woodley joue également un rôle crucial dans la continuité du film.
Michael Mann parvient à nous captiver pendant les moments de course, mais cela ne représente pas l’essentiel du film.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2025
Michael Mann s’empare ici d’une figure de légende : Enzo Ferrari, fondateur d’un empire automobile, père en deuil, homme divisé entre la passion et la perte. Tout y est : l’Italie des années 50 recréée avec minutie, le rugissement des moteurs, la sueur d’hommes lancés à 300 km/h sur des routes de campagne. Et pourtant, quelque chose grippe très vite dans cette mécanique trop bien huilée.

La caméra d’Erik Messerschmidt fait preuve d’une rigueur irréprochable. Les plans sont superbes, les cadres millimétrés, la lumière somptueuse. On contemple Modène, ses églises, ses routes poussiéreuses avec une distance quasi muséale. Tout respire l’amour de la reconstitution historique, la précision maniaque du cinéaste obsédé par le moindre détail. Mais rapidement, ce soin devient un piège : l’élégance étouffe l’émotion, la forme domine le fond, et le cœur du film — humain, brûlant — se fait attendre.

Adam Driver incarne un Enzo Ferrari renfermé, impassible, un homme qui parle bas et pleure sans larmes. La performance intrigue d’abord, puis lasse. Ce Ferrari-là est une forteresse vide, un fantôme qui traverse son propre biopic sans jamais nous inviter à comprendre ce qui l’anime encore. La douleur, la rage, l’amour — tout est tu, tout est contenu, jusqu’à l’effacement. À force de froideur, la performance finit par créer une distance infranchissable entre le personnage et le spectateur.

Penélope Cruz, elle, est la détonation que le film retient trop longtemps. Dans le rôle de Laura Ferrari, elle crache son venin, hurle sa douleur, explose à la figure d’un mari déjà ailleurs. Ses scènes sont les rares moments où Ferrari s’embrase vraiment. Cruz offre de la chair, du sang, de la rage là où le film semble si souvent se contenter d’un murmure poli. À l’inverse, Shailene Woodley hérite d’un rôle de maîtresse falot, jamais exploré, jamais approfondi. Une pièce rapportée dans cette tragédie, là pour rappeler un conflit mais jamais pour l’incarner pleinement.

La Mille Miglia, pourtant promesse de tension et de drame, arrive tard, presque comme un passage obligé. La mise en scène de l’accident fatal d’Alfonso de Portago est soignée, mais jamais viscérale. L’horreur reste à distance, le choc s’évapore aussi vite qu’il est filmé. Ce moment qui aurait dû faire trembler le film tout entier passe sans réellement marquer, simple jalon narratif dans un récit trop linéaire.

Le scénario de Troy Kennedy Martin suit le cahier des charges du biopic classique : enfance sacrifiée, réussite industrielle, drame intime. Mais jamais il ne surprend, jamais il ne déraille. Ferrari reste sur sa trajectoire, lisse et prévisible. À force de retenue, le film s’interdit toute fulgurance. La passion que promet l’histoire — celle d’un homme qui risquait tout, tout le temps — reste théorique. On assiste à la vie d’Enzo Ferrari comme on lirait une fiche Wikipédia sublimée par la photographie.

Et pourtant, tout n’est pas à jeter. Il y a quelque chose de fascinant dans cette froideur, dans cette incapacité à vibrer. Comme si le film, à son corps défendant, racontait exactement ce qu’il devait : l’histoire d’un homme devenu sa propre statue, enfermé dans sa légende avant même d’avoir fini de la bâtir. Daniel Pemberton, à la musique, accompagne cette mélancolie discrète sans jamais la transcender. L’accompagnement est propre, parfois beau, mais jamais bouleversant.

On sort de Ferrari avec une forme d’admiration polie et une frustration profonde. Le film est une machine splendide qui refuse d’accélérer. À trop contrôler sa trajectoire, Michael Mann nous livre un biopic élégant mais atone, comme vidé de ce qui aurait pu en faire un grand film : le risque, la vitesse, l’émotion. Une œuvre qui roule droit, sans sortie de route, mais dont on se surprend à rêver qu’elle ait osé se crasher.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2024
Après "House of Gucci", Adam Driver s'amuse à rejouer les italiens, toujours avec un accent à couper au couteau, dans ce dernier film de Michael Mann sorti tout récemment sur Prime Video. Et pour le dire simplement, si j'avais vu le film sans savoir qui était derrière la caméra et que l'on m'aurait dit après coup que c'est Michael Mann, je ne l'aurai pas cru. Non parce-que le film n'est pas simplement mauvais, il est plat (oui mais c'est pour mettre en scène la complexité du personnage et sa dualité entre sa femme et sa maitresse et "l'ancien" Ferrari et le "nouveau" Ferrari gnagnagna, nan c'est juste plat et peu inspiré), très ennuyant et puis alors qu'est-ce que c'est moche ! Aucun travail au niveau de la photographie (alors qu'on a quand même affaire à un réalisateur qui choisit ses équipes pour justement travailler les lumières et notamment de nuit, rendant un superbe travail sur "Heat" ou "Collateral" par exemple), tout est grisâtre (à l'instar de la coloration ratée de Driver, c'était déjà bancal sur Tom Cruise en 2004 mais là c'est carrément risible et je parle même pas de Patrick Dempsey qui semble s'être déguisé pour le carnaval du coin) ou jaune marronnasse (alors oui, ça fait ressortir le rouge vif des voitures et plus largement de la marque mais ça n'excuse pas tout) et puis alors les effets numériques sont dégueulasses, y a pas d'autres mots et je pense notamment aux scènes d'accident et notamment une qui est même niveau que "Expendables 4", c'est dire ! Bon et puis au niveau de la mise en scène, je la cherche encore. Plus sérieusement, Mann ne s'est vraiment pas foulé, c'est peut-être voulu mais donner un aspect sobre à l'ensemble ne veut pas dire se rien apporter d’orignal. Pourtant, il y avait de quoi faire avec les scènes de courses, fin je sais pas, on parle quand même du mec qui a réalisé "Miami Vice" et produit la série du même nom. Mais bon, ce qui pèche le plus, c'est l'intrigue. En ce moment, mêler biopic et univers automobile est plutôt à la mode et pour éviter de tomber dans les écueils de cet espèce de sous-genre (qui commence très franchement à lasser d'ailleurs), Mann choisit une approche plus intimiste en se concentrant sur une année, année charnière puisqu'Enzo Ferrari est bloqué entre le passé et l'avenir. Il faut en effet changer la manière de produire, de vendre et surtout s'associer à d'autres marques pour ne pas couler. Sauf que bah là aussi, c'est raté. Intimiste ne veut pas dire chiant et là l'intrigue semble stagner entre dialogues à rallonge très mal écrits (et notamment les disputes du couple Ferrari, c'est digne d'une télénovela) et courses mal filmées donc. Du reste, je reconnais que Penélope Cruz joue très bien en donnant son max. "Ferrari" est donc un film qui a des thématiques intéressantes mais qui semble foirer tout ce qu'il entreprend.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2024
Adam Driver impose encore son charisme et ses talents d'acteurs à l’écran en incarnant un bien mystérieux personnage: le fondateur du groupe Ferrari. Réalisé impeccablement, la photographie est superbe, la qualité des images ne déçoit pas, tout est là pour sublimer le mythe Ferrari. Choisir l’époque des années 50/60 afin d' expliquer l’ascension plutôt qu'en mettre plein la vue avec le Ferrari d'aujourd'hui est un très bon choix. La réalisation du parcoure d'Enzo Ferrari est à la hauteur de la demande, cependant il aurait été plus intéressant de se pencher un peu plus sur l’œuvre plutôt que de miser à plus de 50% sur la vie sentimentale de l'homme. Trop peu d'images des conceptions des voitures, des plans et des décisions mais la course finale à travers l'Italie sera d'une qualité à couper le souffle. Ferrari ne déçoit pas, le film est d'une grande qualité, les acteurs sont eux aussi exceptionnels, dommage qu'une trop grande partie du film soit orientée sur la vie sentimentale d'El Maestro.
Maxime T
Maxime T

10 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mars 2024
Des italiens qui parlent anglais avec pour certaines un accent espagnol, c'est pénible. Des courses de voitures aussi mal filmées, c'est un exploit. L'intrigue est nulle.
Bref une perte totale de temps
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2024
Le grand retour après tant d’années de Michael Mann est sur un film montrant le célèbre Enzo Ferrari. J’étais plus qu’emballé à l’idée de découvrir cette nouvelle œuvre, au final je reste totalement sur ma faim, pour moi y’avait mieux à faire. Très caricatural dans l’ensemble, c’est pas le biopic attendu pour ma part : Adam Driver est loin d’être dans sa meilleure forme, j’ai pas été touché par le personnage, déçu qu’on en voit trop sur la vie extra-conjugale de Signor Ferrari alors que le sujet est plus qu’intéressant, on parle quand même de l’année charnière où le constructeur a tout misé pour éviter la faillite, où les drames se sont accumulés, puis je ressens un certain goût amer d’avoir que la voix anglaise dans la VO… En tout cas sur le point de vue technique c’est très bon, bien réalisé, le bruit des rugissements des automobiles est excellent, les quelques scènes de courses sont folles, surtout une scène en particulier, Pénélope Cruz arrive à sortir son épingle du jeu, elle délivre LA performance du film. Michael Mann revient vite nous sortir une vraie proposition car tu es loin d’avoir tout donné pour moi.
Jonathan Pichot
Jonathan Pichot

7 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2024
Des images en noir et blanc surgissent à toute vitesse dans l'air fracassé. Nous sommes en 1957, Enzo Ferrari dit être un ancien pilote, désormais il sera Il Commendatore.

Michael Mann, démontre encore une fois une grande virtuosité dans sa mise en scène, que cela soit pour les scènes de courses ou pour la sensation de vitesse, qui n'a jamais parue à ce point palpable. Comme le coup de frein trop tardif, le danger est imminent et inséparable du cheval cabré, paré de jaune de la ville de Modène. Les scènes où la taule se froisse sont spectaculaires, effrayantes et imprévisibles. La suite Boulevardducinema.wordpress.com
Jean Luc 21
Jean Luc 21

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mars 2024
Quel scandale : sortie en France uniquement sur Prime Vidéo alors qu'il est disponible en salle dans d'autres pays. Tant pas, je ne le verrai pas, pas question de m'abonner à une plate forme quelle qu'elle soit !
Elio ANGELIS
Elio ANGELIS

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2024
Topppppp superbe scénario, superbes acteurs.
Un chef d œuvre cinématographique, le réalisateur à fait des scènes d une authenticité incroyable.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2024
Non, ceci n'est pas un biopic. Ce retour de Michael Mann que l'on attendait plus porté sur un passage très précis et court du quotidien d'Enzo Ferrari : lorsque son entreprise bas de l'aile, tout comme son mariage et son concubinage caché. Ces deux éléments sont au cœur du film, mais Mann concentre son talent de metteur en scène sur les séquences de conduite. Il propose ainsi des scènes rarement vue dans le cinéma, hyper immersive et réaliste malgré 2/3 effets spéciaux un peu gros. Les scènes de dialogues sont beaucoup plus classiques mais tiennent leur intérêt grâce au jeu d'acteur, Adam Driver prouvant qu'il peut jouer n'importe qui et rester crédible. Malheureusement comme House of Gucci (assez mediocre), l'inutile accent italien en VO dessert un peu leur interprétation. 2h très sombres, marquées par une photo où aucun rayonnement solaire n'apparaît.
Julien
Julien

5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2024
Bon film racontant l’histoire des partenaires Enzo et Laura Ferrari dans une période difficile où l’entreprise est au bord de la faillite. Je recommande de regarder ce film car il montre ce qu’était le sport automobile à ses débuts.

Les voitures sont à la fois élégantes et leur rugissement impressionnant, on a envie de plonger dans la mécanique de ces objets aux courbes parfaites et d’un rouge éclatant.

Enfin qui de mieux pour se plonger dans le charme des années d’après guerre en Italie que Penelope Cruz qui est comme toujours éblouissante et illumine le film de son talent et de son immense beauté.
Yohan Le sudiste o6
Yohan Le sudiste o6

62 abonnés 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2024
Un très bon petit biocop sur l'histoire de Ferrari (enzo) que je ne connaissais pas spécialement. On ce mets bien dans l'histoire même s'il n'y a pas forcément d'action. Un plaisir de revoir penelope Cruz qui as un peu veillie mais toujours aussi efficace dans son rôle de (femme) du grand patron .. A voir pour ceux qui aiment les biocops
ALEXSAM
ALEXSAM

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2024
J'attendais beaucoup de ce film mais en suis sorti déçu. Si les scènes de voiture en course sont très bien faites et à voir sur grand écran ainsi que le merveilleux son des moteurs, le scénario ne nous fait pas accrocher au film. On s'embête un peu en attendant juste les images de course impressionnantes. Dommage aussi que l'on ne parle qu'anglais dans la VO et pratiquement jamais l'italien ce qui ne fait pas du tout authentique. De même si l'acteur joue très bien dans ce film, il ne correspond en rien au vrai Enzo Ferrari qui était bien plus petit. A voir pour la qualité des images cinéma et le son mais pour le reste....
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 février 2024
Léché visuellement et maitrisé techniquement mais manque d'identité et de profondeur dans sa dramaturgie et ses ses personnages. Cruz tire cependant son épingle du jeu.
Argos Panoptès
Argos Panoptès

23 abonnés 215 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2024
Ce n'est pas un film d'action. C'est un drame. Il est difficile de réaliser un biopic sur la vie d'un constructeur automobile car le public s'attend à de l'action spectaculaire au détriment d'une tension dramatique entre les personnages. Ce film parvient à illustrer une personnalité ayant une vie sentimentale complexe dans un contexte de compétition féroce entre constructeurs automobiles. J'ai aimé ce prisme. Adam Driver (Adam Pilote, en anglais :-) incarne parfaitement le rôle de Enzo Ferrari. Le reste du casting est convainquant. Penelope Cruz joue parfaitement son rôle de femme brisée et forte. La réalisation est bonne. Les dialogues sont réussis. Le scénario est bon malgré quelques parties trop prévisibles.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse