Ferrari
Note moyenne
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fabrice l.
fabrice l.

8 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2024
depuis Public Ennemies Michael Mann à perdu quelque chose dans le visuel de ses films il me semble mais il reste toujours un merveilleux raconter d'histoire. La plupart d'entre nous n'avions aucune idée de la personnalité d'Enzo Ferrari dont le troisième enfant était finalement peut-être le premier et le plus chéri son écurie de course automobile au fameux cheval cabré. quelques magnifiques images de course automobile tout de même et quelque plans qui n'appartiennent qu' à Mann. Nr vous attendez pas à Heat, révélations, Ali ou même collatéral, avec Ferrari Mann s'est fait plaisir et c'est cela le plus important il revient à la genèse de ce qui est peut-être la plus grande marque d'automobile de course par le biais d'une période pas toujours glorieuse pour son créateur mais qui lui donnera finalement raison d'avoir sacrifié un peu de son honneur pour que finalement son nom perdure à jamais. il faut voir ce film un peu si vous aimez Michael Mann, si vous aimez la course automobile et Ferrari en particulier, beaucoup si vous êtes un entrepreneur en plein doute avec une double vie et que vous ne savez plus ou vous en êtes car c'est l'histoire d'un homme qui ne renonça jamais à son rêve quoiqu'il en coûte.
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2024
J'en sors un peu mitigé, le film est centré sur l'année 1957 est plus particulièrement sur la vie personnelle de Enzo Ferrari (ainsi que le fameux accident de Mille miglia).
Si le script se concentre sur sa vie sentimentale et ses déboires de successions, on ne peut pas nier que les quelques séquences de voitures sont impressionnantes, mais elles en deviennent presque anecdotique car on est en realité clairement devant un drame, plus particulièrement centré sur la relation d'Enzo Ferrari avec sa femme, ici incarné par Pénélope Cruz. C'est l'enjeu central du film et à ce petit jeu, si le duo fonctionne bien, on ne peut pas nier que Pénélope Cruz efface très souvent Adam driver de la pellicule.
Pour la technique c'est irréprochable, Michael mann qui avait essuyé un double refus pour la réalisation de ce même scénario dans les années 2000, a imprimé son savoir faire sans concession.
Alors où est le problème ? Il y en a pas vraiment, probablement que la matière de travail qui a donné naissance à ce scénario reste un peu légère, et qu'il y aurait probablement des biopics plus percutant a produire.. 3/5
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2024
Enzo Ferrari est un mythe persistant et aucune œuvre ne saurait traiter à fond ni d'ailleurs égratigner le statut du Commendatore. C'est un plaisir de retrouver Michael Mann au volant d'un nouveau film, octogénaire maintenant, et visiblement le cinéaste n'a pas perdu la main, notamment dans certaines scènes spectaculaires (une, surtout, choquante) de la fameuse course des Mille Miglia, lors de sa toute dernière édition. Plutôt qu'un biopic qui ne pourrait être satisfaisant, eu égard à la richesse de l'existence d'Enzo Ferrari, le scénario se concentre sur l'année 1957, celle de tous les dangers, celle où la marque est dans le rouge, c'est le cas de le dire, celle où sa femme apprend sa double vie, celle où il mise tout, comme un joueur de poker, sur une seule course. Cela fait beaucoup pour un seul film, d'autant que le rôle de l'épouse est loin d'être négligée (remarquable Penélope Cruz) et il n'est pas interdit de se demander quel est son véritable sujet. Et si c'était tout simplement de montrer que Ferrari était comme tout être humain, complexe et contradictoire, brillant en affaires et en communication mais tyrannique dans son comportement vis-à-vis de ses employés (dont ses pilotes) et de ses proches. Le portrait est fascinant bien qu'évidemment incomplet et pas mal incarné par Adam Driver, au patronyme prédestiné, bien qu'entendre le grand entrepreneur s'exprimer en anglais plutôt qu'en italien reste tout de même incongru.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2024
Un très bon biopic réalisé par Michael Mann avec Adam Driver vachement impliqué et convaincant dans le rôle d'Enzo Ferrari.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2024
Michael Mann a sans doute été échaudé par les échecs plus ou moins cuisants de ces deux précédents films pourtant loin d’être déshonorants. Il y a eu le fameux « Public Enemies » que la critique avait mal reçu et qui n’a pas rencontré le succès escompté en salles puis le bide stratosphérique du pourtant très intéressant techno-thriller « Blackhat » (20 M$ de recettes mondiales pour un budget hors marketing de près de 100!). Le bonhomme s’était donc retiré des affaires pendant près d’une décennie si ce n’est la production de la série avortée « Tokyo Vice » dont il a réalisé le premier épisode pour HBO. Alors l’attente en valait-elle la chandelle? Oui et non.

On ne peut pas dire que ce « Ferrari » soit un film immanquable ou même une oeuvre mémorable. On a même un peu de mal à y retrouver la patte de Mann à qui l’on doit quand même des monuments du septième art tels que « Heat » (dont la suite devrait être son prochain film) ou le magistral « Collateral ». Comme si le cinéaste semblait fatigué des expérimentations visuelles, il nous livre peut-être l’un de ses films les plus classiques formellement. Attention, la mise en scène est élégante et raffinée mais ne ressemble à rien à ce que l’on avait pu voir sur ces précédents films, que ce soit les bijoux cités plus haut ou même « Miami Vice » et le malaimé « Blackhat » donc. On retiendra tout de même l’accident final lors de mythique course des Mille milles qui coûta la vie à neuf personnes. Inattendu si on n’est pas au fait de cette tragédie, le moment est un choc aussi bref qu’intense.

Mann a choisi de ne pas traiter « Ferrari » sous l’angle du biopic traditionnel puisqu’ici on entre juste dans la vie du fondateur de l’emblématique marque italienne le temps d’une année : 1957. Mais une année charnière car c’est celle ou l’écurie fait face à des problèmes de trésorerie, qu’Enzo Ferrari vient de perdre son fils d’une maladie rare et qu’il est partagé entre sa femme et sa maîtresse. Le scénario brosse donc un double combat (marital et dans les affaires) que ce film retrace adroitement mais sans la passion qu'on aurait aimé ressentir. Les deux heures du long-métrage sont bien remplies mais rares sont les fulgurances qui nous resteront en mémoire. Un peu comme le plus baroque « House of Gucci » qui peignait une autre illustre figure italienne l’an passé et déjà avec Adam Driver.

Et encore une fois c’est le comédien qui tire le film vers le haut avec une composition tout en retenue mais pas pour autant à minorer. Il se glisse dans la peau du coureur devenu homme d’affaires avec l’agilité de comédien talentueux qu’on lui connaît. En face de lui, Pénélope Cruz gagne le match féminin aisément face à Shaileene Woodley, dans un rôle plus intéressant il faut l’avouer. Les joutes conjugales entre Cruz et Driver sont des moments tantôt amusants tantôt dramatiques mais souvent réussis tout comme le sont les séquences à la banque. « Ferrari » présente assez bien la dualité et les tourments qui animaient cet homme. En revanche, les scènes de courses sont correctes mais elles souffrent de la comparaison avec un autre film récent qui parlait de Ferrari et avec bien plus de panache : le fameux « Le Mans 66 » de James Mangold. Bref, le retour de Mann n’est pas aussi retentissant que prévu et on prendra ce « Ferrari » comme une séance d’entraînement.

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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2024
8 ans et demi. C'est le temps qu'il aura fallu attendre pour retrouver Michael Mann en salles, après le bancal "Blackhat", par ailleurs gros four au box office. Du moins là où je vis actuellement, car en France la sortie en salles de "Ferrari" ne semble même pas acquise à l'heure actuelle !
Un projet de longue haleine pour le réalisateur, qui aurait pu/du se concrétiser dans les années 2010. On parlait à l'époque de Christian Bale dans le rôle titre (qui se vengera avec "Ford v. Ferrari" ?), puis Hugh Jackman (!). Finalement, le film sort en 2023, avec un budget confortable de 95 millions de dollars, et Adam Driver dans le rôle titre.
Soyez prévenus, "Ferrari" n'a rien d'un biopic ou d'une success story sportive. On est à des années lumière de "Ford v. Ferrari", auquel il sera immanquablement comparé vu son sujet.
C'est un drame familial intimiste sur une famille brisée. Enzo et sa femme font encore le deuil de leur fils, décédé l'année précédente. Enzo a un maîtresse et un autre fils, et se pose la question de le reconnaître officiellement. Et ses problèmes financiers vont secouer tout ça. La participation à la course Mille Miglia est finalement presque secondaire, à l'image des pilotes assez peu développés dans le récit.
Par ailleurs, ce n'est pas une oeuvre calibrée pour le grand public. Pas de méchant. Même Maserati, un temps présenté comme pseudo antagoniste, est finalement complètement sous-employé. Pas de personnage vraiment attachant. Pas d'enjeu sportif sinon les tourments du couple principal, et, à la rigueur, la santé financière de l'entreprise. De quoi se mettre le box office à dos !
Néanmoins tout est fait avec maîtrise et finesse. Les acteurs sont excellents, Adam Driver et Penelope Cruz en tête, qui forment un couple en lambeaux. La mise en scène est travaillée, dont de magnifiques séquences en voiture à travers l'Italie, surtout dans le dernier acte. Ainsi que quelques scènes très bien découpées (celle de l'église, notamment).
Le scénario se focalise bien sur les tourments et contradictions d'Enzo Ferrari. Un homme exigeant, perfectionniste, mais dont la vie de famille part en morceaux. Un homme qui donne à son écurie une allure familiale, mais qui s'émeut peu de la mort de ses pilotes. Un homme à l'aura incroyable en Italie, ce qui lui confère des avantages mais peu aussi l'écraser.
Par contre, je pointerai du doigt les séquences de crash, qui ne m'ont pas du tout convaincu, en autres par excès de CGI grossiers.
spoiler: Le premier crash est très étrangement monté, on a l'impression qu'il manque la moitié des plans (pas d'impact du pilote au sol, son corps en l'air a l'air d'un mannequin numérique). Je comprends qu'il s'agit aussi de monter le détachement d'Enzo, mais tout de même, il m'a semblé voir deux scènes différentes en parallèle ! Quant au fameux crash de la Mille Miglia, la scènes est beaucoup trop numérisée pour être crédible. Dommage car l'idée de montrer la violence d'un crash de l'époque était salutaire.
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2023
Après 9 ans de hiatus cinéma, (quasi) totalement conquis par ce retour de Michael Mann avec Ferrari !
Mais là encore le grand public ne s'y retrouvera pas. Comme Ali, on est pas sur un biopic hagiographique tissant un destin factice, on se concentre sur le crépuscule d'Enzo Ferrari lors de l'été le plus important de sa vie.

Étonnemment c'est ptet le film le plus intimiste de Mann, sous forme d'un requiem funèbre proche d'une tragédie grecque.
Adam Driver et Penelope Cruz (encore une performance féminine folle cette année) sont géniaux, et le style visuel est assez surprenant quand on a eu 20 ans d'imagerie numérique à l'épaule avec Mann.
Là il bosse avec le chef op' actuel de Fincher (Erik Messerschmidt) et les scènes de dialogue captent totalement l'ambiance d'époque en Emilia-Romania, tout en ayant un coté crepusculaire marqué (malgré qu'on soit en été). Loin de tout aspect glamourisant, les scenes de course sont cependant hyper dynamiques et immersives (un peu comme Ford v Ferrari mais en plus naturaliste)...bien que peu nombreuses sauf lors du climax où tout se joue.

Mais point de film sportif ou triomphal, le focus est vraiment sur Enzo Ferrari, sorte de Parrain/Héphaistos de la mécanique sportive, dont la compagnie et la vie privée sont au bord du précipice, alors que le spectre métaphorique de la mort de son fils plane encore (tout comme le contexte d'après-guerre).

Dès lors ce Ferrari est vraiment un drame intime qui ne prend pas le spectateur pour un idiot, sans manichéisme, mais avec un vrai coeur de conteur romantique derrière (l'Italie n'a pas été aussi bien filmée par un cinéaste américain depuis des lustres). On sent tout le travail de documentation et d'imprégnation de Mann, si bien qu'on oublie le léger accent même des acteurs anglophones du cast secondaire (Shailene Woodley ou Patrick Dempsey).

Si il est étonnant que la performance de Cruz ne fasse pas plus de bruit, gros plaisir de voir que ce Parrain de Modena incarné par Driver est totalement dans la lignée archétypale du protagoniste chez Mann : solitaire, tiraillé entre un devoir professionnel (quasi religieux) et l'horizon fantasmé d'une échappatoire intime (comme McCauley, Crockett, Frank, Shiherlis, Hawkeye, Ali, Max..).
Si je devais avoir une réserve c'est peut-être sur le fait que j'aurai aimé un film un peu plus long pour développer un peu plus quelques personnages des pilotes..mais bon visiblement ce n'est pas le but, Mann préférant l'intime à l'ampleur ici.

Bref c'est vraiment très bon, meilleur (anti)biopic de l'année pour moi !


(Et en plus Mann reutilise Sacrifice de Lisa Gerrard à un moment comme dans le chef-d'œuvre The Insider)
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