Much Loved
Note moyenne
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175 critiques spectateurs

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Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2015
Le film est véritablement une chronique : c'est un fragment de temps dans la vie de ces femmes qui se prostituent. Le caractère documentaire ne peut qu'agacer les intégristes qui voudraient instituer une société sans péché. On découvre par ce film que la nature humaine s'accommode mal de ce genre de diktat et trouve des biais pour satisfaire ses désirs (désir de se déguiser en femme, de coucher avec des jolies femmes, d'être enivrer par l'alcool, etc.). Les actrices sont très bien. Reste que ça ne dépasse pas le statut de la chronique ce qui ne m'a pas pleinement convaincu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 octobre 2015
Film ultra réaliste et extrêmement bien réalisé et joué avec en tete d'affiche une Loubna Abidar exceptionnelle. Nabil Ayouch montre l'étendue de son talent et appuie la ou ca fait mal.
Tous les détracteurs qui ont descendu le film avant sa sortie risque de changer d'avis en visionnant le résultat final. Nabil Ayouch a gagné son pari et nous livre encore une fois un petit bijou. Bravo !
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2015
La vie de quatre femmes qui "ne demandent pourtant pas grand-chose : juste un peu d’amour, juste que leur famille les regarde autrement que comme une carte de crédit. Leur solitude les agresse, les rend cruelles parfois. C’est dur d’être seules quand on est tellement entourées" a déclaré Nabil Ayouch.

Marrakech, loin des cartes postales, est le cinquième personnage du film.

Quatre " guerrières, des amazones des temps modernes " pour reprendre l'expression de Nabil Ayouch, dont Loubna Abidar absolument remarquable, crèvent l'écran dans ce film attaqué de toute part dans son pays d'origine, le Maroc.

"La prostitution est un débat loi d'être clos que ce soit dans le monde arabe ou en occident" déclare avec justesse le réalisateur. Il filme avec courage toute l'âpreté de ce monde de la prostitution. Sa réalisation est à la fois délicate, féroce, limpide et sans compromis. Tous les personnages sont filmés d'une façon quasi documentaire.

Le réalisateur dévoile la solidarité bien réelle entre ses femmes, leurs rêves, mais aussi l'envie de sortir de ce milieu. L'envie d'un ailleurs qui paraît impossible. Ces femmes font vivre des familles qui se cachent derrière une duplicité coupable, avant que tout ne parte à la dérive. À cause des voisins, bien entendu.

Le film effleurera un autre sujet sensible, l'homosexualité. D'un frère pour l'une, aux riches saoudiens ou encore certains membres de la police, les hommes n'ont pas le beau rôle.

Much loved n'a rien de racoleur et ne peut laisser indifférent.

Un film à saluer pour la hardiesse nécessaire à sa réalisation, et pour l'ensemble du remarquable casting.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2015
Il y a des films dont le postulat de base nous intéresse à mort, qui semblent se positionner sur un sujet chaud (sans mauvais jeu de mot) dont on espère une plongée dans l'univers qui nous offrira une perspective nouvelle du monde. Et bien au sortir du visionnage de ce Much Loved, il n'en est malheureusement rien.

Alors non, le film n'est certainement pas mauvais, au contraire, il dispose de qualités appréciables telles qu'une très grande direction d'acteur et une lumière magnifique sur pas mal de plans. Le problème, c'est que ces deux grandes qualités sont entachées par des défauts plus grands encore et directement liés à ces éléments.

Le premier étant les personnages. Pas une seconde je me suis attaché à l'une des quatre filles dont on nous fait le portrait. Elles se révèlent excentriques et vénales, aux objectifs douteux et même parfois superficiels. Impossible donc de s'attacher et encore moins de s'identifier à la moindre d'entre elles. En plus de cela, le film ne propose pas de mise en scène. C'est à dire que la quasi totalité est filmée en caméra épaule comme dans beaucoup trop de films indépendants qui sortent aujourd'hui. Il n'y a aucun effet de montage, aucun mouvement de caméra vraiment engagé et artistique, on filme ce qu'il y a filmer, dans cette fameuse recherche acharnée de "réalisme" qui semble être le maître mot d'une bonne partie de la production cinématographique indépendante actuelle. Le problème, c'est qu'on nous sert tout le temps la même recette. On propose l'étude d'un sujet choc à travers des scènes soit disant non censurées, mais on ne fait finalement que nourrir les pulsions scopiques du spectateur sans vraiment lui proposer une analyse de fond.

A aucun moment le film n'a la portée didactique d'un bon documentaire ou la puissance dramatique d'une bonne fiction. On reste encore une fois dans un entre deux un peu vain, qui veut choquer, montrer, questionner, mais qui ne fait que remuer un peu plus le flux d'images auquel nous sommes déjà familiers sans absolument rien provoquer chez le spectateur sinon une sensation de déjà vu. Attention, bien sûr, cet avis n'engage que moi et je suis convaincu que le film peut plaire car, objectivement, celui ci n'est pas mauvais. Je suis juste déçu de m'être encore une fois fait avoir par les prétentions d'un tel projet.

A voir si vraiment on ne connait rien sur le sujet, peut-être intéressant d'un point de vue sociologique certes, et encore, mais en aucun cas en terme de cinéma. (Encore une fois, c'est un avis personnel, pas la vérité absolue.)
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 octobre 2015
franchement, c'est voyeur et pas cool pour ces femmes : Ayouch en fait un spectacle
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2015
La ressemblance est flagrante, Much Loved est un superbe parallèle à Mustang, sorti trois mois plus tôt. Les corps des figures féminines s’entrelacent et se superposent de la même façon que l’œuvre turque. Ce n’est plus le récit de cinq sœurs qui luttent ensemble pour gagner leur liberté, mais le triste quotidien de quatre prostituées désabusées et abusées par une société marocaine foncièrement hypocrite.

Ce scénario, d’une dureté sans nom, ne prend aucun détour pour entrer de plain-pied dans un sujet viscéralement tabou au Maroc. Triste témoin des injustices de son pays, le réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch suit la vie de quatre femmes au désir mutuelle : leur indépendance. La construction de sa narration est simple, mais arrive à souligner les horreurs quotidiennes que les personnages subissent. Alternant le public (soirées et fêtes organisées) et l’intime (vie à l’appartement), le cinéaste creuse un fossé tragique entre l’être et le paraître que doivent franchir ces filles tous les jours.

Viols, corruption et humiliation sont la routine habituelle de ces femmes bafouées. Mais l’auteur ne tombe jamais dans le misérabilisme et fait de ses protagonistes des êtres combatifs et courageux. Son propos, fiévreux et dénonciateur, est soutenu par une galerie de personnages complémentaires qui permet de dessiner un tableau ultra-réaliste de la société marocaine. Si l’écriture de Much Loved perd de son intensité dans les vingt dernières minutes, cela n’empêche pas Ayouch de finir son long-métrage de manière poétique, libératrice et fraternelle.
pcone
pcone

8 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2015
Conter la vie de 4 prostituées marocaines de nos jours n'est pas exercice facile. Nabil Ayouch y parvient de façon magistrale et son film est un hommage aux femmes et à leur dignité.
Ne sombrant ni dans le voyeurisme, ni dans le porno bas de gamme, la mise en scène est captivante.
Le quatuor d'actrices est somptueux et la musique, omniprésente et envoûtante.
Un grand moment !
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2015
Un film simple, dramatique et passionnant à la fois.
Une histoire bien menée, dans la continuité de vie vue par le réalisateur, qui parait, pourtant très réaliste et très peu fantasmée.
Les actrices sont naturelles et jouent avec beaucoup d'émotions.
Une vision très intéressante, dans tous les cas.
Frédérique C
Frédérique C

7 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2015
interdit au Maroc, on se demande bien pourquoi, en rien provocateur, plus proche du documentaire, la vie compliquée de 3 prostituées à Marrakech.
j'ai beaucoup apprécié, on en sort plein de réflexions, on est très complice de ces femmes et on apprécie parfois la légèreté dans ce monde très dur.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2015
Un film qui décrit avec une crudité absolue l'univers de la prostitution féminine au Maroc, brisant avec grand courage des tabous absolus. Censuré dans son pays pour "outrage grave aux valeurs morales  et à la femme marocaine" et "atteinte flagrante à l'image du royaume", le long-métrage s'intéresse à la vie d'une communauté de prostituées, dressant un portrait au vitriol d'une société pourrie jusqu'à la moelle, et des étrangers fortunés qui entretiennent cet avilissement. Tout le monde y passe : les riches Saoudiens profitant des services de ces dames à coup de pétrodollars, n'hésitant pas à cogner si la situation tourne à leur désavantage. Les Européens qui considèrent le Maroc comme une cour de récré du sexe – où tout s'achète, même les garçons de 10 ans. Et les Marocains eux-mêmes, qui auto-entretiennent cette déchéance dans un mouvement généralisé de pression sociale forcenée et d'hypocrisie totale. Les actrices principales sont superbes – plusieurs d'entre elles ont été menacées de mort après la sortie du film. La mise en scène offre des séquences de beautés fulgurantes, magnifiées par une très belle musique. Un choc salutaire.
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2015
Le film Much loved que l'on traduit par "Aimé beaucoup" mais mieux par "Beaucoup d'amour" a un titre arabe dont la traduction est "La beauté qui est en toi”. Le titre original semble nous annoncer un contenu bien différent. Il n'est pas inutile aussi de noter les quatre rôles principaux: Loubna Abidar est actrice professionnelle dans le rôle de Noha, alors que les rôles de Randa, Soukaina et de Hima sont tenus par des actrices non professionnelles. Enfin il s'agit d'un film sur la prostitution au Maroc fondé sur une fiction. Le style et le scénario s'apparente à un film documentaire : on fait connaissance avec les personnages, leur histoire, leur projet ou au moins leurs rêves mais aussi le contexte, l'ami chauffeur de taxi, leur appartement partagé, le contexte de la prostitution la corruption, les policiers qui n'hésitent pas à réclamer de l'argent pour laisser faire et pour certains à abuser de ces femmes, etc.. On comprend aussi qu'elles ont des clients marocains mais surtout des clients touristes européens et surtout saoudiens, strictement des touristes sexuels qui semblent, avec leur pétro-dollar, pouvoir acheter non seulement le plaisir avec ces femmes mais aussi la justice et la police. On découvre aussi que des enfants qui vendent des produits aux touristes peuvent aussi être l'objet d'exploitation sexuelle cette fois par des européens pour 100 dirhams soit moins de 10 €. On comprend pourquoi ce film est censuré par les autorité marocaines. Bien évidemment ce n'est pas glorieux pour le Maroc, mais pas davantage pour ces touristes européens qui ne viennent pas profiter du désert et du soleil… Que dire de ces saoudiens, les mêmes qui interdisent à leurs femmes et filles de conduire une voiture et de sortir sans être totalement voilées ? Un film bien utile donc même si ses vérités dérangent. Finalement pour revenir au titre original, la beauté n'est pas du côté des clients mais bien de celui de ces jeunes femmes, qui n'ont pas trouvé une autre voie pour se sortir de leur condition peu enviable, le rêve d'une autre vie, leur richesse intérieure.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2015
"Much Loved" est un film bien plus important qu'il n'y paraît. Important parce qu'au-delà de la prouesse cinématographique en elle-même, il rappelle les grandes heures anciennes où l'art et l'expression cinématographiques étaient autant un engament esthétique qu'un engagement politique. Nabil Ayouch, qui non seulement réalise le film, mais le produit, réussit un coup de maître. Il met en scène quatre jeunes-femmes, apparemment libres, très belles, très sensuelles, qui couchent avec des hommes fortunés, boivent avec des Saoudiens, font la fête, dans une ville qui pourrait être Paris ou Berlin. Cette ville, en vérité, c'est Marrakech. Et c'est là que le courage du réalisateur devient perceptible. Il filme Marrakech avec passion et dignité, comme un Almodovar le ferait de Madrid, mais ce qu'il révèle au-delà des lumières de la ville, c'est la complexité d'une société tentée par la modernité, l'argent, mais rattrapée par ses traditions. On se cache, on fait semblant, on juge, et en même temps, une mère est capable implicitement d'encourager sa fille à la prostitution et la mettre à la porte de la maison familiale le lendemain. Noha, Randa, Soukaina, Hlima luttent pour la liberté dans une communauté qui laisse peu de place aux femmes, et surtout se targue de moralité et de bienséance. Leur seule arme est la séduction. Elle la déploie sans limite auprès de ces hommes riches, dont elles n'attendent pas tant de l'argent qu'un billet pour l'Europe, une reconnaissance sociale, un regard empli de dignité. Le film brosse à lui seul les tabous qui traversent notre société, a fortiori la société marocaine. Il dénonce le tourisme occidental qui se pétrie de la misère postcoloniale. Mais Ayouch ne fait pas seulement un film politique. Il fait d'abord du cinéma pour ses quatre héroïnes qu'il met amoureusement en scène. Il soigne la photographie, d'un rouge presque sensuel, il cherche les images de la ville comme des joyaux à leurs existences remplies de joies et de détresses. Au milieu de ces femmes, le réalisateur introduit un chauffeur de taxi, Saïd, comme une sorte d'ange bienveillant, dont l'occupation principale est de conduire les filles à leurs soirées arrosées. Cet homme sauve une communauté marocaine dont on pourrait craindre les excès. Il montre une image masculine respectable qui permet au film d'échapper à toute tentation manichéenne ou réductrice. Le réalisateur montre ainsi à travers ses personnages un pays complexe, tout autant que ces jeunes-femmes brillent de contradictions. Le propos n'est jamais simpliste, jamais provoquant. Bref, Ayoun a réussi le pari de faire un film qui donne à réfléchir bien sûr, mais surtout à croire en la capacité des femmes à changer le monde.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2015
Pour être direct, c'est direct! Ca ne m'étonne pas qu'il soit interdit au Maroc où certaines choses ne doivent pas se montrer. Alors parler de la prostitution et d'une manière aussi crue ne pouvait faire que des étincelles là bas. Pourtant, ce que nous donne à voir le metteur en scène des "Chevaux de Dieu" est la réalité, celle que vive ces femmes courageuses et attachantes interprétées par de formidables actrices. Malgré quelques longueurs inutiles sur certaines scènes, le film marque par son réalisme, sa justesse et réussit à émouvoir. Scénario original et captivant sur la vie de ces femmes dont on ne parle pas, mise en scène impeccable et qui colle parfaitement avec le sujet ( particulièrement par ses superbes plans sur les regards...), magnifique interprétation pour un film vérité à ne pas manquer! Gare à la claque!
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2015
Il faudrait peut-être que les critiques arrêtent d'encenser tous les films politiques qui sortent au cinéma. Much Loved malgré la force de son sujet et loin d'être la réussite annoncée. Si l’œuvre est, sans doute, d'utilité publique, sur le plan cinématographique, son intérêt est des plus limités. Mis en scène avec un certain manque de souffle, le réalisateur ne va pas au bout de son sujet ne proposant qu'une série de poncifs autour de la prostitution et des clients qui finissent par lasser. On ne nous épargne rien ( ni l'homo refoulé qui bat les femmes, ni le flic violeur et encore moins le vieux beau marié qui tombe amoureux de l'une des prostituée). Le chemin balisé du récit qui, dans sa seconde partie, tourne au film de filles avec un certain manque de subtilité, ne réserve jamais aucune surprise. C'est plat, assez superficiel malgré la force du sujet et la qualité de l'interprétation (les actrices heureusement s'en sortent très bien. A éviter.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 octobre 2015
Courez voir ce film qui est un petit bijou d'humanité. C'est cru, c'est cruel et poignant. Ayouch regarde son pays les yeux grands ouverts et nous fais découvrir toute la misère qui se cache derrière le beau décor servi aux touristes. J'ai pleuré, j'ai rit, j'ai eu froid dans le dos, j'ai tout pris en pleine figure. Allez-y aussi pour le talent des comédiens, ils le méritent. Et faites passer le message pour que ce film soit vu par le plus grand nombre.
eg8316
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