Much Loved
Note moyenne
3,6
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175 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 octobre 2015
Aucun Plaisir et Aucune profondeur dans ce film le réalisateur nous explique qu'il a du passer 18 mois au cœur de l'action pour comprendre ces prostituées. Ce film ne fait que dégrader l'image du Maroc, si choquer aujourd'hui est une forme de satisfaction auprès du grand public alors oui nous sommes en plein dedans.Ce que l'on voit est consternant et vulgaire.
Le buzz autour du film s'est réalisé grâce a la censure médiatique. La suite n'est que très banal.. Je n'ai rien appris rien ressenti, un ennui une torture
J'ai vecu au Maroc et notamment à Marrakech, la prostitution est présente effectivement à tout point de vue, mais arrêtez d’être naïf, c'est le choix de vie de beaucoup de femmes labas,
Certaines viennent même d'autres pays.(et même de France)
Donc épargnez moi les discours de l'enfance difficile, des parents indignes qui obligent leurs filles, et du pouvoir des hommes.
Cédric A.
Cédric A.

6 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2015
Quand on est déjà allé à Marakech, on sait que la prostitution n'est pas rare et qu'elle semble malheureusement admise voire normale et presque un argument touristique. C'est un film triste mais les protagonistes sont des battantes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 octobre 2015
Film qui montre la réalité de ces vies donc j'ai aimé même si c'est pas fait pour des gosses de plus de 12 ans
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2015
Nabil Ayouch filme le monde de la prostitution au Maroc à travers le portrait de 4 femmes prostituées, amies, vivant et sortant ensemble.

Leurs soirées et nuits se passent en compagnie de riches saoudiens, d’européens, de marocains pauvres. Parfois la police s’en mêle.

Les hommes ici, sont violents, dominateurs et méprisent les femmes, bien qu’ils participent volontiers au jeu de la séduction.

Les seuls hommes qui trouvent grâce aux yeux du réalisateur, sont le chauffeur et les travestis.

Le film est âpre et brutal, sensuel, illuminé par le jeu des 4 actrices, avec leurs propos crus, leurs personnalités fortes bien mises en relief se complétantt, et leur humour cocasse.

C’est cette amitié sans fard faite aussi d’empoignades qui fait qu’elles émergent avec panache de ce monde glauque.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 octobre 2015
Much love est un film très intéressant, certes cru mais qui traite du désespoir, de la solitude, de la pauvreté. Beau contraste entre les images violentes et très éclairées de la vie de ces femmes et celles diluées, floutées de Marrakech et de sa misère. On y traite de sujets durs et tabous au Maroc. Enfin!
Juan L.
Juan L.

13 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2015
En même temps que le Musée d'Orsay consacre une exposition au sujet de la prostitution à Paris au XIX siècle dont le titre est Splendeurs et Misères, images de la prostitution, de 1850 à 1910, le film de Nabil Ayouch fait sa sortie dans les salles. Much loved peut se traduire comme trop d'amour ou plutôt trop aimé. "Trop aimé" cependant prend ici une tournure proche de la misère, comme un enfant qui avouerait que son oncle ou son père "l'aime trop". spoiler: L'amour ici coûte 6000 dirham, 3000 ou même 100 dirham ainsi que quelques kilos de fruits. L'amour devient un interrogatoire lacérant au commissariat. Trop d'amour conduit à une vie brisée par de dettes sociales accablantes. L'amour est aussi un poète qui fouette avec le regard, puis avec la main
. Trop d'amour dans ce film et pourtant, on sort le cœur brisé.
anais R.
anais R.

5 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2015
Quelle énergie ! Quelle force de vie ! Le film n'a pas que des qualités, quelques (petites) longueurs, mais il porte en lui tellement d'amour pour ses personnages sous la dureté de leur vie, de leur relation… C'est émouvant, cru, beau. La réalisation est très belle aussi, magnifiques scènes de groupe.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 septembre 2015
Enthousiasme dans la bobo-mediasphère. Pensez donc! un cinéaste marocain qui nous montre la vie des prostituées, et avec quelle crudité! Y a de quoi s'esbaudir. Bien franchement: je n'ai rien ressenti de tel. Je pense que Nabil Ayouch fait parler de lui en se posant comme victime de la censure, et joue le scandale pour être intéressant.

Car enfin, on se doute bien que les prudes nations musulmanes ne vont pas accepter de bon cœur cette étalage d'une prostitution.... fraîche et joyeuse! Surtout lorsqu'on nous montre les riches Saoudiens se murgeant avec les demoiselles.... et l'amant saoudien à la fois brutal.... et impuissant. Les Saoudiens.... les financiers.... Mais cet affrontement de la censure serait enrichissant s'il s'agissait de dénoncer réellement un problème de société (bon, que les Saoudiens boivent comme des Polonais dès qu'ils ne sont plus chez eux, ce n'est pas un scoop.....) Oui, il y aurait matière à une vraie critique sociale -on la cherche.

Car là, quoi? Elles sont trois copines qui partagent le même appartement sous la garde de leur chauffeur /nounou Saïd (Abdellah Didane). Elles se lèvent tard, se chipotent, s'embrassent, se maquillent, font la bringue, sortent avec des riches, picolent beaucoup, sniffent encore plus.... Il y a Noha (Loubna Abidar) qui a laissé son fils aux soins de sa mère, à qui elle fait honte; il y a celle qui a une romance avec une sorte de clochard; celle qui rêve de rejoindre son soit -disant père en Espagne.... A la fin du film, elles embarqueront dans leur bande une grosse moche fille de la campagne, qui doit se contenter d'une clientèle marocaine pauvre qui la paye en légumes... (Sarah Elmhamdi-Elalaoui) N'oublions pas l'inévitable travelo qui est de toutes les fêtes. Et puis quoi?

En clair: elles sont complètement idiotes...... Même de s'être fait sérieusement tabasser n'entame pas leur joie de vivre....

La prostitution est de toute la société, mais il est curieux de voir que ceux qui demandent son interdiction en France trouvent du charme à Much Loved. Activité dégradante à Paris, charmante à Marrakech? Bizarre.

On peut se demander pourquoi le casting complet n'apparait nulle part. Qui joue en particulier le vieux français amoureux de Noha, qui ressemble vaguement à Olivier Rabourdin (lequel, naturellement, n'aurait jamais montré ses fesses de telle façon)? Car certaines scènes sont assez hot -limite, la Vie d'Adèle.

Verdict final? Aucun intérêt. Ne perdez pas votre temps....
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2015
Excellent.
Je mets 5 étoiles pour compenser les notes trop basses à mon goût qui s'attardent sur le côté cru de l'histoire.
C'est un film dur, intense, prenant, à montrer aux adultes évidemment mais qui raconte très bien une histoire, une situation.
Très bien joué et filmé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2015
Dur, cru, une vérité sans voile et pourtant tout en subtilité. Très bon film !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2015
j'ai beaucoup aimé ce film tres poignant et émouvant a la fois c'est un film qui vous rend sympathique des prostituées marocaines pleines d'humanité et qui vous fait détester les hommes de pouvoir et d'argent sans coeur ni pitié
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2015
L’interdiction de projection du film au Maroc constituait une incitation, bien que la réalité de la prostitution soit universelle. Le film estimable est sans surprise. Je m’attendais à une description sordide et certaines scènes violentes sont dans ce registre, mais la rude solidarité entre les quatre prostituées, et quelques hommes pathétiques parmi tant d’autres qui les aiment maladroitement, évitent une vision désespérante. Des moments aux allures de fête alternent avec des vues nocturnes de rues misérables de Marrakech. La limousine finale est surdimensionnée et les retrouvailles des femmes un peu insistantes, mais jamais une image n’est trop pittoresque. L’énergie, la beauté des femmes, leurs rêves, et la bienveillance de leur chauffeur humanisent ce film où c’est le pognon qui est obscène.
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2015
Un film très puissant , très original , très ambitieux , et très culotté aussi, sur un sujet extrêmement délicat, pas si souvent traité par le cinéma des pays de l’ Europe de l’ouest, et là incroyablement assumé et décrit par un cinéaste marocain. Tout ce qu’il nous montre et dépeint existe partout, mais reste souvent tabou, y compris en France parce qu’il y a, entre autre, le débat actuel entre les abolitionnistes et les pro légalisation, et que l’intelligentsia française a du mal à se positionner. Nabil Ayouch a le courage de ne pas juger, il dépeint et il nous raconte le destin de 3, puis 4 prostituées de Marrakech et leur quotidien. Elles vivent dans un monde parallèle, marginal, ensemble, dans un appartement, avec comme confident, protecteur et chauffeur, un homme bienveillant. Le film aborde beaucoup de sujets au travers des clients des prostituées : le néo colonialisme actuel des nouveaux dominants, les Saoudiens, qui viennent au Maroc pour s’éclater, pour boire de l’alcool, faire la fête, dépenser leurs dollars avec les prostituées, dédaigneux, avec un machisme antique, sans respect pour la femme, ce qui amènera l’ incident de violences physiques contre une des filles. Il y aussi les clients européens ( français ) où l’on sent qu‘il reste un relent de colonialisme aussi, plus paternaliste ; le client est plus gentil avec sa prostituée, mais ne peut le montrer , il lui dit qu’il l’aime , mais il est marié, fait semblant d’être romantique et cela ne peut déboucher sur rien : i.e. très belle scène d’amour entre Loubna Abidar et le client français : du sexe venant d’un pays oriental, courageusement filmé, très beau , très sensuel ,tout aussi beau que le « Love » de Gaspard Noé , réellement courageux ,et qui a valut à Ayouch l’opprobre dans son pays ,et l’interdiction du film, sans qu’il soit visionné par la commission de censure . Les filles boivent, se droguent, font ce métier dans l’attente de faire autre chose, partir en Espagne pour une, élever son fils pour l’autre. Le film aborde brièvement aussi la question de la pédophilie, avec ce petit cireur de chaussures de 10 ? ans, qui avoue faire un peu plus que de cirer les chaussures avec les européens. Il y aussi la corruption de la police, avec cet inspecteur qui profite de sa position dominante pour se servir en nature, au forcing, avec violence sur Abidar …..( mais cela existe aussi en France) . Le problème extrême des travesties ou transex, encore plus marginaux, Et même l’homosexualité féminine, abordée avec délicatesse, là aussi un énorme tabou dans les sociétés Maghrébine, abordé en frontal. Il n’y a rien d’ "anti " marocain dans le film, 95 % des thèmes seraient les mêmes en France, mais la société marocaine n’aime pas aborder en frontal, et préfère glissé le sujet sous le tapis. Le film est beau, beaucoup de pudeur et de compassion envers ces femmes. Une belle réalisation , une belle photo aux teintes chaleureuses , les images volées en voiture , avec les vrais habitants de Marrakech sont très bien sélectionnées et apportent un vrai complément au récit principal de fiction, comme une vraie vie de l’autre côté du miroir, une mise en perspective. Les actrices sont formidables et tous les seconds rôles aussi, prouvant le grand talent de Ayouch , en tant que directeur d’ acteurs
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2015
En dehors de la déflagration que ce film a produit au Maroc (où il est censuré) et qui prouve à quel point il est nécessaire, au-delà de la polémique qu'il a fait naître dans son pays d'origine, "Much loved" porte un regard très violent sur la société où ces prostituées ont "choisi" d'exercer leur gagne-pain en toute indépendance. Il y narre le parcours tragi-cocasse de quatre jeunes femmes qui assument leur métier au prix des coups, de la peur et de l'humiliation quasi quotidiens. Être une pute dans un pays où le statut des femmes, même ordinaires, pose question, est encore plus dur qu'ailleurs. Revendiquer sa liberté, son autonomie ou sa préférence sexuelle relève d'un grand courage, probablement d'une certaine dose d'insouciance. La façon assez frontale dont le réalisateur nous montre la vie pour le moins glaçante de ces amazones du XXIe siècle, solidaires et affranchies, interroge la place de la femme, son rôle, son rapport aux hommes, sa voix et les combats qu'elle n'a pas fini de mener. Et provoque des émotions variées : du malaise, de la colère, de la rage, du dégoût, de l'empathie, de l'admiration… Au choix.
Pour info, Nabil Ayouch a reçu des menaces de mort et son actrice principale (Loubna Abidar), plus exposée, a dû, pour ces mêmes raisons, quitter le Maroc.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2015
Much loved de Nabil Ayouch vu le 21/09/2015
Depuis sa présentation au Festival de Cannes cette année, tout a été écrit ou presque sur « Much loved », de l’incroyable aplomb de son sujet, des quelques images qui ont suffi a provoqué un tollé au Maroc, mais surtout, surtout de l’extraordinaire attachement ressenti pour ces jeunes femmes. « Much loved », c’est tout cela.

L’objectif au vitriol de Ayouch tape fort sur l’hypocrisie d’un système où la prostitution semble faire dans ce pays une « exception culturelle » pour certains. Il dénonce tout à la fois, les européens friands de tourisme sexuel. Ce n’est pas à proprement parlé une incrimination généralisée, juste des faits décrits, un autre aspect d’une réalité bien ancrée au Maroc (et pas que…). Certaines scènes sont crues de violence verbale ou physique. Et il faut un certain courage de la part du réalisateur pour évoquer en plus de la prostitution, l’homosexualité, la pédophilie, le conservatisme. Le tout en filigrane mais bien pointé tout de même.

De cette toile de fond, « Much loved » se construit autour de Soukaina, Noha, Randa et Hilma, quatre caractères, quatre manières d’appréhender la vie, le sexe. Unies dans leur « métier », elles le sont surtout dans la vie. Elles recomposent un noyau familial, où elles laissent libre court à leur insouciance, leurs railleries, leur exaspération, leurs souffrances. Elles se soutiennent mutuellement et peuvent exprimer cette douleur permanente, sous l’apparente futilité, que tous rejettent. Ce portrait de groupe avec dames, tout en sensibilité, frappe fort !

Nabil Ayouch est tout aussi imprégné de son film, que de ses actrices (toutes formidables). Et même si parfois certaines scènes « entre elles » sont un peu redondantes et trop étirées, on ne peut lui reprocher la générosité de son film qui réussit à capter l’âme de chacune. On ne les suit que quelques jours, Ayouch nous donne pourtant l’impression de les connaître depuis longtemps. Il créé la connivence avec le spectateur.

« Much loved » marque les consciences, quel qu’en soit le niveau. Par sa sincérité, sa simplicité cette histoire de femmes devrait rencontrer un large public. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
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