Much Loved
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175 critiques spectateurs

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stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2015
Much loved s'inscrit bien dans la ligne des films ancrés dans l'époque de l'intolérance de notre siècle en intégrant quelques éléments documentaires très bien vus (les longues balades nocturnes dans une ville de Marrakech anti-touristique, le comportement des étrangers dans la ville et leurs attitudes vis à vis des gens du pays). Fort bien filmé avec un joli sens du cadrage et de beaux mouvements de caméra (voir les belles scène de danse du début du film), Much loved est aussi bien servi par une remarquable interprétation d'un quatuor de jeunes femmes à la sensibilité à fleur de peau dont les rapports qu'ils entretiennent entre elles et surtout avec leurs proches sont saisis avec intelligence. Le meilleur du film est sûrement les deux scènes où l'héroïne principale, fort belle, rend visite à sa famille. Rejeté par sa mère (le Maroc ancien), ignorée par sa soeur (le Maroc qui "vient "(superbe plan) et embrassée par son fils (un avenir optimiste), ceci constitue les temps les plus forts d'un film non sans défauts. Nabil Ayouch commet l'erreur, si souvent opérée, d'énumérer comme un catalogue les différentes personnalités des filles (la mature, la jeune réactive, celle peut être lesbienne, la paysanne rude...), des clients (les rigolos, le français amoureux, les homosexuels refoulés...) et le tourisme sexuel dont les travelos et l'allusion à la pédophilie. Le film se dilue souvent et nuit à l'attention du cinéphile. Mais Much loved, émouvant et attachant, reste un film intéressant.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2015
C’est l’histoire de prostituée dans un pays où la femme est encore dans une position inférieur. C’est l’histoire de ces femmes qui tentent d’être libres et de vivre comme elles le souhaitent. Much Loved n’est pas un film qui cherche à dénoncer la prostitution. Much Loved est tout simplement un portrait de femmes qui s’assument, qui connaissent des difficultés certes, mais qui vivent leurs vies avec un positivisme très fort. La mise en scène souvent très crue, ne fait pas dans la demi-mesure. Filmé de façon quasi-documentaire, on doit ce réalisme à ces actrices au talent incroyable. Nabil Ayouch signe ici sa plus belle œuvre grâce à un sujet tabou montré avec autant de normalité.
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ARGOL
ARGOL

35 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2015
Ce film est un souk des mille et une nuits. On y trouve tout, pourvu qu’on y ouvre les yeux et les oreilles. Des couleurs, celles des bijoux, des poudres et rouges, celles des robes, des murs, des tajines. On y trouve des jolies femmes, joyeuses, libres, fortes, intelligentes, drôles, et un peu sorcières. On y trouve des messieurs plus ou moins respectables, plus ou moins aimables, pas toujours généreux, et parfois un peu pédés. On y fait la fête, en contravention avec des principes laissés loin de là, à la maison, en oubliant les préceptes, les règles, le regard des autres. On y entend des mots saignants, qui éclaboussent les esprits en les piquant un peu. On y danse, on y rit, on y boit, on s’y insulte gaiment. Magnifiquement mis en scène, « Much Loved » (ex « Périmées ») est fort à la fois de l’intensité de ce qui s’y raconte et de la grande justesse de ses interprètes. Nabil Ayouch est un magicien. Devant sa caméra, malgré la difficulté qu’il y a à interpréter un rôle aussi intense, l’incroyable Loubna Abidar, qui n’est pas actrice, est époustouflante. Face à Carlo Brandt, l’amant français éperdu d’amour, le regard de cette femme sublime, sans ciller, sans se détourner un instant, semble tout dire, au plus près de la vie, comme si Roland Barthes avait pris possession de son esprit et faisait le bilan d’une vie silencieusement. J’en ai eu le souffle coupé. Je salue le talent d’un grand maître, passionné de cinéma et, contrairement à l’un de ses cousins, et malgré l’immense talent de celui-ci, amoureux de ses personnages et de ses actrices. C’est un amour débordant, sensuel, charnel, respectueux et profondément généreux. Je l’ai ressenti comme s’il m’était destiné, moi le spectateur éberlué et séduit, heureux de revoir le Maroc et son bel esprit diffus, partagé par tant de gens, qui me régalait tant quand j’y allais enfant. C’est un film destiné aux amoureux de la vie. Alors, à bon entendeur…
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 septembre 2015
C’est un film de fiction qui se déroule au Maroc et qui pourrait être un documentaire. Il met en scène, à travers quatre femmes, toutes les formes de prostitution féminines : trois viennent de la ville, une de la campagne. On y croise également celle des travestis et des enfants. Mais le film s’attache véritablement à la seule rencontre de ces femmes et de leurs clients : les riches Saoudiens, les Européens et même les pauvres Marocains qui payent en légumes. Entre femmes, la relation tarifée est plus suggérée que montrée.
Le film détaille le travail de ces femmes jusques dans la crudité des scènes de sexe et nous les montre aussi dans leur vie privée, familiale ou amoureuse.
A la misère sexuelle des hommes, à l’arrogance que leur donne la richesse et le pouvoir et qui exacerbent la domination masculine, ces femmes humiliées, violentées, violées, rejetées par la société alors qu’elle font vivre leurs proches, réagissent avec panache mais elles boivent aussi et se droguent pour supporter la violence morale autant que physique qui sont leur quotidien. Le réalisateur qui s’attache à elles avec respect et empathie, montre en parallèle qu’elles puisent leurs forces dans la solidarité et la tendresse qu’elles se portent les unes aux autres : elles sont leur antidote à l’humiliation et au rejet. Il est dommage que ce film ait été interdit au Maroc.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 septembre 2015
C'est tellement stéréotype les scènes de saoudiens en tenue traditionnelle avec leur cohorte de marocaines accroupies qui ramassent les billets... Alors même si il y a de la part du réalisateur l'envie de dénoncer (quoi que je trouve sa dénonciation quelque peu acerbe et abusive), je pense que ce film est assez dégradant quant à la réalité des choses au Maroc et vis à vis des arabes en général. J'ai apprécié seulement les scènes "familiales" qui expliquent le pourquoi du comment, mais après c'était trop "provoquant" à mon goût.
lelinette
lelinette

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 septembre 2015
Très beau film. On rentre dans le quotidien des personnages et leur complexité. Un aperçu du Maroc qui plante bien le décor. Un propos dur mais jamais faux. A voir !
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 septembre 2015
Est-ce le fait que le film ait été interdit au Maroc qui en constitue l’intérêt ? Pour ma part je n’y ai trouvé aucun, j’ai été agacé par ce déballage certes pouvant refléter la réalité, et s’appuyer sur enquêtes et témoignages, mais une situation que l’on pourrait trouver dans tout autre pays où saoudiens et autres riches noceurs viennent assouvir ce qu’ils ne peuvent assouvir chez eux. Ici pas de muttawa mais une police facilement corruptible … je n’ai pas vraiment éprouvé de sympathie pour ces femmes qui semblent avoir choisi cette existence, c’est l’impression qu’elles donnent car on ne sait rien de leur histoire…pas de personnage de proxénète … une sorte de colocation joyeuse ponctuée d’incessantes altercations au langage cru… On comprend que le film ait pu être perçu comme une provocation par les milieux bien pensants ou religieux marocains…on sait que ces pays nagent en pleine hypocrisie et peuvent détourner les contraintes de la religion dès lors que l’argent est là. On comprend que les actrices qui ont accepté des scènes de nudité puissent être menacées comme l’ont pu l’être les acteurs de Red Rose, film d’une toute autre densité… les scènes de fêtes plus ou moins orgiaques se répètent et finissent par fatiguer…le film montre mais ne démontre rien.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2015
J'ai détesté ! Mais vraiment ! J'étais curieux même si je prévoyais le film féministe à deux balles et totalement misandre... mais après tout Mustang malgré ça arrivait être un film absolument magnifique, donc pourquoi pas ? Sauf que là le problème ce n'est même plus que c'est misandre (un seul personnage masculin "gentil" à côté de salauds complets qui abusent des putes, qui les violent, qui couchent avec des enfants, qui battent des femmes...) c'est juste que c'est long et chiant.

Dans Mustang forcément tu t'attaches à cette jeune fille qui voit ses soeurs se faire marier de force, parce que c'est un film beau et fort. Dans l'Apollonide tu as la beauté qui transparaît à chaque plan qui fait que le film est une sorte de transe.

Là ben tu as juste rien, rien du tout. C'est des filles dont on ne sait rien, qui sont inintéressantes... et que l'on ne vienne pas me parler de tranche de vie, ce film est d'une tristesse... c'est carrément glauque tout le temps, il n'y a pas un seul moment où elles vivent ces filles. Pas un moment où elles s'amusent... rien. C'est aussi très redondant, sans jamais que ça soit bien filmé, ben oui la redondance ça peut faire naître de l'intensité, mais lorsque ce que tu vois à l'écran est moche... ben il n'y a plus rien à sauver.

Il n'y a aucune réelle évolution des personnages, c'est un film qui ne va nulle part. On a des filles qui se disputent pour un rien, c'est juste lourd. On a des filles qui font semblant d'être amies, c'est lourd. On ne ressent rien, aucune alchimie entre les personnages. C'est juste consternant.

Comment ce film peut-il être aimé ? Il ne parle de rien du tout... et sans doute pas de la réalité.

Donc un film faux, mal film, répétitif, pas intéressant. Il a tout faux.
Si je suis gentil je sauve le dernier plan, mais il est très artificiel.

Il y a cependant une scène que j'ai aimé, c'est lorsqu'il y a une dispute avec des saoudiens sur le sort des Palestiniens. Les saoudiens étant indifférents à ce qui peut se passer en Palestine... pas étonnant.
Laurent I.
Laurent I.

16 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2015
Film cru sur vie quotidienne de prostituées au Maroc où c'est fort mal vu. Entre clients européens 'radins', clients saoudiens généreux et locaux, les filles nous font une présentation de leur quotidien entre joies, douleurs. Le film parle même de trans, d'homosexualité, de pédophilie, et de prostituées de plus en plus jeune. Le carcan de la famille, société civile et policière paraît bien retranscrit. J'ai cependant plus crû être dans un documentaire qu'un film. 'Mustang' m'avait beaucoup plus émue.
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2015
On assiste au quotidien de prostituées vivant au Maroc, ayant entre 20 et 30 ans environ.
La vie de ces femmes est montrée de manière crue, particulièrement dans leurs conversations. On observe les rapports qu’elles peuvent avoir avec les différents clients en fonction de leur origine et avec les hommes de manière plus générale. Les relations familiales sont également tristement abordées. Ce film paraît quoi qu’il en soit documenté et témoigne d’une dure réalité pour des femmes utilisées tout en étant décriées.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 septembre 2015
Noha, Soukaina, Randa et Hlima partagent un appart à Marrakech ou elles sont prostituées. Elles exercent leur métier dans un grand hôtel de la ville ou de riches touristes viennent s’encanailler. L’hôtel et l’appart sont, comme la nuit et le jour, les deux faces de leur vie.
Côté boulot, c’est Saïd, protecteur, servant et chauffeur, qui conduit les filles au turbin. Où elles monnayent leurs charmes, avec plus ou moins d’enthousiasme, pour faire picoler et casquer le client.
Quand elles retrouvent leur coloc, elles rient de leurs aventures, s’engueulent ou se remontent le moral, mais partagent chaleur humaine et confidences. La famille qu’elles délaissent ou voudraient retrouver, un amour simple à partager ou quelque rêve de paisible Mama. Comme toutes les prostituées du monde, les filles de Much Love souffrent d’être « trop souvent trop mal aimées ». Mais leur choix de la prostitution rend inaccessible leur désir d’être « traitées comme des dames » !
Ni le sujet du film, ni son traitement quasi-documentaire ne surprennent. Même les quelques scènes assez crues ne choquent plus guère… Du moins en France, car au Maroc le film a été interdit pour « outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine ». Malgré la dénonciation de l’exploitation de ces jeunes femmes et des excès du tourisme sexuel et de la drogue, il fallait un certain courage à Nabil Ayouch pour réaliser cette chronique. « Une fiction naturaliste » où des femmes ni blâmables ni formidables assument sans honte leur destin.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 septembre 2015
Surement le meilleur film de Nabil Ayouch , j'avais beaucoup aimé les chevaux de Dieu mais cette fois il a reussi un tour de maitre en nous mettant la vérité en face avec beaucoup de dignité.
images superbes, comédiennes incroyables, musique incroyablement envoutante merci
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2015
je suis entré dans la salle sans trop savoir où je m'aventurais, je suis resté scotché à mon siège...ce récit incroyable de ces 4 femmes, la chose qui ma vraiment marquée c'est cette musique superbe, incroyable dans un style que je n'avais jamais entendu jusqu à présent ...
À voir absolument
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2015
j'ai adoré ce film,les comédiennes jouent magnifiquement et Noah a une force incroyable,
ce film mérite un grand succès ,Nabil Ayouch a parfaitement su trouver le ton pour narrer
le quotidien de ces femmes,la musique est particulièrement touchante et apporte quelque chose
d'une force que j'ai rarement ressenti, c'est pour moi un des plus beaux thèmes musical
que j'ai entendu depuis longtemps ,les rues de marrakesh sont montrées avec un réalisme
frappant.
à voir absolument!
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2015
"Much loved", c'est Marrakech, une bande de filles délurées cherchant de l'argent en échange de plaisirs avec des hommes et un regard de vrai cinéaste. Il est évident que dans un pays musulman comme le Maroc, ce regard dérange un tantinet. Les propos haineux et violents tenus au moment de sa projection à Cannes par la presse marocaine sont de ceux qui font frémir; Au-delà tout ce que cela démontre d'une société pétrie de religion et de non-dit, je suis certain que c'est l'étude de moeurs sans concession qui enflamme les esprits plus que la représentation de ces femmes, aux activités légères, mais loin d'être libres.
Elles sont trois jeunes femmes, usant de leurs charmes pour soustraire de l'argent si possible à de riches saoudiens dont la fortune les fait rêver. Il faut savoir que l'européen à leurs yeux n'a plus guère de moyens. Les soirées sont nombreuses, l'alcool y coule à flot, les filles y sont traitées comme des putes, encore des moins que des femmes qui sont déjà des moins que rien. Mais celles-ci sont finaudes, elles ne sont pas dupes de cette richesse qu'elles ont entre leurs jambes, si convoitée par des hommes corsetés par une société moralisatrice. Elles s'offrent mais elles connaissent tous les moyens pour arriver à ramasser le plus d'argent possible, quitte à se faire parfois exploser l'utérus... Malgré cela, elles continuent de rêver au prince charmant, à l'homme qui leur offrira une vie d'amour et...de luxe...car, une fois qu'on y a goûté... L'une d'elles, Soukaina, pense avoir trouvé un homme qui l'aime. Il lui lit des poèmes au lieu d'abuser d'elle mais lorsqu'elle s'apercevra qu'il préfère les hommes et qu'elle le lui dira, elle sera rouée de coups par ce mâle incapable d'accepter sa vraie sexualité. Par contre sa copine Randa, osera sans colère vivre son homosexualité dans une douceur et une prévenance, certes tarifée, mais inconnue. Cette évocation de l'homosexualité a vraisemblablement plus énervé le pouvoir marocain que les parties fines des personnages féminins, finalement moins dérangeantes car au fond nécessaires soupapes à des mâles dominants mais frustrés. Et si vous ajoutez à cela , une scène très fine sur la prostitution enfantine, la présence de travestis, d'alcool, de drogues diverses et surtout de cet argent, nerf d'une guerre qui ne dit pas son nom, vous obtenez le portrait très dur d'un pays muselé.
On a un peu vendu le film sur la polémique créée dans son pays mais il faut le dire, haut et fort, aller prendre un billet pour "Much loved" pourra peut être s'apparenter à un geste de soutien au réalisateur mais ce sera surtout l'occasion de découvrir un vrai cinéaste. Nabil Ayouch s'empare de ce sujet casse gueule avec une honnêteté absolue et filme ces femmes avec la distance idéale, ne cachant rien de leurs défauts, de leurs joies, de leurs contradictions, de leurs peines, Il les aime et sait le faire partager. Le regard qu'il porte sur elles est celui d'un ami, jamais malsain, jamais dans le jugement.
La fin sur le blog
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