Le Procès du siècle
Note moyenne
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117 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 avril 2017
jamais vu un film aussi catastrophique autant dans la mise en scène que dans les détails de l'histoire, complètement remaniée pour faire pleurer ,encooore, sur leur sort. maaare !!!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 janvier 2017
C'est un film de procès ordinaire, "tiré d'une histoire vraie", pour faire plus vrai.
L'intérêt de ce film, c'est ce procès d'un révisionniste contre une historienne concernant la Shoa. Cela permet d'éclaircir 2-3 choses contestées par les révisionnistes et de les remettre en place. Du coup, même si l'intrigue est basique, on ne s'ennuie pas.
Cinéphilion
Cinéphilion

71 abonnés 201 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2022
Rares mais efficaces, les biopics engagés manifeste un devoir de mémoire important d’autant plus pour les générations à venir. « Le Procès du Siècle » ne surprend pas mais entame une volonté de continuité historique.
Face à une tel difficulté d’aborder un sujet aussi sensible qui a tant marqué notre culture occidentale, Mick Jackson approche timidement les grands sujets sans trop rentrer dans les détails. Le scénario résulte ainsi sur une simplification légèrement américanisée qui évite de pénétrer dans la complexité de la véracité qu’a été l’affaire.
La mise en contexte peu paraître lassante pendant les trente premières minutes mais elle est nécessaire. Elle pose les bases, les explore toujours avec frilosité mais l’ensemble devient viral au lancement du procès judiciaire.
Compte-tenu du degré du combat historique que représente ces deux versions sensibles, le film rend un hommage poignant aux victimes et aux rescapés de ce génocide. Tout d’abord, il y a cette scène clé qu’est la visite du camp de concentration à Auschwitz divisé entre larmes et révolte. Puis il y a le suivi du procès : Une rescapé marqué à vie par le matricule juif sur son bras est contrainte de se résoudre au silence pour des raisons judiciaires. Déborah Lipstadt trouve alors un sens concret à son combat.
Histoire relativement épurée certe, mais un casting pointilleux. En effet, les protagonistes impliqués à des degrés plus ou moins différents dans l’affaire sont tous représentés, et pus particulièrement l’équipe judiciaire qui entoure notre historienne avec des têtes d’affiches à surprendre : Andrew Scott (Pride, 007 Spectre), Jack Lowden (Pan, Dunkerque) et Tom Wilkinson (Snowden).
« Le Procès du Siècle » en est déjà un classique du genre mais cette place est-elle réellement légitime ? L’oeuvre méritait plus d’approfondissements face à un tel combat historique.
Bilan : Trop de légèreté scénaristique face à la lourdeur de l’affaire mais il reste un film à voir.

La critique complète et bien plus encore : Cinephilion.com
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2019
Bon film basée sur une histoire vraie à la fin du 20è siècle : celle d'un procès en rapport avec le négationnisme. David Irving, le négationniste en question, est toujours vivant en 2017, et son personnage teigneux est très bien interprété ici. Le rythme est soutenu, avec en parallèle l'histoire de la Shoah et un voyage à Auschwitz, qui accrédite la vérité indéniable de 6 millions de juifs tués dans les chambres à gaz. L'actrice principale est convaincante et son équipe d'avocats fort sympathique. C'est à un devoir de mémoire que nous invite ce film, et à ne pas se laisser influencer par des neo nazis ou des réformateurs de l'Histoire, qui tentent d'effacer cette horreur afin de redonner crédit aux thèses nauséabondes du troisième Reich. Un film intéressant pour les férus d'Histoire, ou un bon divertissement pour tous, même si ça n'est pas non plus un chef d'œuvre.
alloGreg
alloGreg

2 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mai 2017
Un procès qui mérite à peine d'y consacrer une soiree-ciné.

Alors que la partie attaquée est censée prouver l'existence des chambres à gaz, je m'attendais à un festival d'arguments techniques.

Or, le seul argument technique avancé dans ce sens s'effondre.

Tout le reste du film sert à faire passer l'autre partie pour un antisémite, ce qui accrédite, par ce seul fait, l'existence des chambres.

À se demander quel est le but de ce film finalement.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2017
En 2000, David Irving a attaqué en justice Deborah Lipstadt et son éditeur Penguin Court. Il leur reprochait de l’avoir diffamé en le traitant de négationniste. Avec une grande fidélité aux faits, « Denial » (dont on n’arrive pas à comprendre pourquoi il n’a pas été traduit par « Négationnisme ») raconte le procès qui s’est déroulé à Londres.

Passionnés d’histoire, passionnés de droit, ce film est pour vous.

« Le Procès du siècle » est un film sur le crime du siècle : la Shoah. Le rôle d’un juge n’est pas de dire l’histoire. C’est aux historiens de le faire dans un débat sans cesse recommencé. Jean-Noël Jeanneney l’avait démontré avec force dans un un livre aussi court que percutant (« Le Passé dans le prétoire », Seuil, 1998). Pour autant, il est des situations où le juge doit chausser les habits de l’historien sauf à tomber dans le déni de justice. Pour apprécier le caractère diffamatoire des accusations portées dans son livre par Deborah Lipstadt sur David Irving, pour décider si, en le qualifiant de négationniste, elle l’avait ou non diffamé, le juge n’a eu d’autre alternative que de s’interroger sur la réalité des faits.
La chose pourrait sembler aisée. Comment nier l’Holocauste ? Comment remettre en doute l’assassinat systématique de six millions de Juifs durant la Seconde Guerre mondiale ? Sauf qu’on peine à en trouver une preuve irréfutable : pas d’ordres écrits du Führer, pas de documents photographiques, des chambres à gaz en partie détruites dont la destination peut être mise en doute, des témoignages oraux par centaines mais qu’on peut toujours tourner en dérision…

Du coup, « Le Procès du siècle » est avant tout un film qui parle de Droit. Un "courtroom movie" comme l’affectionne le cinéma hollywoodien. Sauf qu’on pouvait redouter le pire de la pente naturelle du cinéma hollywoodien : la simplification des enjeux qui supporte mal la subtilité du débat judiciaire, la multiplication des coups de théâtre qui essaie d’insuffler du rythme à une procédure qui en manque souvent, l’appel aux bons sentiments dont ne s’embarrassent pas les juristes sauf à troubler leur jugement.
L’espace d’un instant, on frémit. Lorsque Deborah Lipstadt exhorte ses avocats à appeler à la barre des anciens déportés auxquels elle a promis que leur voix serait entendue. Mais miraculeusement, cette scène attendue, redoutée, n’aura pas lieu. Avec une abnégation rare, les scénaristes y ont renoncé et sont restés au plus près des faits. Ils ont rendu compte de chaque étape du procès, de la stratégie suivie par la défense qui se focalisait sur David Irving, ses écrits tendancieux et ses arrière-pensées délétères. En refusant de venir à la barre, Deborah Lipstadt ne fait pas preuve de lâcheté. Au contraire, elle accepte de s’effacer, de renoncer au plaidoyer qu’elle aurait rêvé faire, pour que l’attention du juge ne soit pas détourné de l’unique question qui lui était posé : David Irving est-il ou pas négationniste ?

À une époque où la post-vérité a désormais droit de cité, un film qui rappelle que les faits ont la vie dure est salutaire. À une époque où l’extrême-droite semble plus proche que jamais de conquérir le pouvoir, un film qui dénonce le négationnisme est d’utilité publique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 mai 2017
Le sujet est intéressant mais traité de façon peut-être un peu trop plate et assez aride émotionnellement : l'émotion n'est pas vraiment au rendez-vous et j'ai donc été un peu déçue sur ce plan.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 avril 2017
Superbe film sur le négationnisme. Ou l'on peut voir chaque arguments contres contres des avocats de génies
mattdvl
mattdvl

30 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2017
Le film est intelligent, rythmé, et au casting impeccable. Un film indispensable pour toutes les générations.
Doude O.
Doude O.

21 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2017
Sujet intéressant, mais film trop prévisible. Deborah Lipstadt est poursuivie en justice par David Irving, qu'elle a accusé sur ses recherches aboutissant au dénigrement de l'existence des camps de concentration. Cette bataille juridique va durer des années. Et devinez qui gagne le procès à la fin ?

Quelques scènes supposées émouvantes m'ont gêné : quand Déborah chante dans le camp, quand elle rencontre une victime des camps au tribunal. J'ai trouvé ça mal joué et too much.

En résumé, je n'ai pas passé un mauvais moment, ai même appris quelques choses, mais pas grand chose à retenir de ce film.
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juin 2017
Je n'ai pas du tout accroché à ce "procès du siècle". Pour moi, il s'agit d'un film sur "comment se déroule un procès", avec la recherche des avocats, les interviews devant les médias, le "tout le monde se lève, le juge va entrer" et les différences de procédures entre USA et Royaume Uni mais le "pourquoi" de ce procès (le négationnisme) n'est pas du tout - ou mal - exploité.
En gros, ok pour la forme (comment se passe un procès...mais ce n'est pas pour ça qu'on regarde ce film) mais pas pour le fond (ça aurait pu être un procès sur un conflit de voisinage, un divorce ou autre, le ressenti aurait été le même). Les rares scènes à Auschwitz ou en présence de survivants ne sont pas suffisantes.
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2017
Ce film doit être vu ne serait-ce qu'une seule fois juste pour comprendre le petit jeu des négationnistes et voir en quoi leurs arguments mensongers et provocateurs ne tiennent pas face à la réalité historique. Le procès Irving-Lipstadt eut bien lieu (pour les sceptiques) mais il est trop méconnu, hélas... Le film en lui-même jouit d'une réalisation un peu trop académique mais les acteurs sont convaincants malgré tout. De plus, il s'avère être un cours d'Histoire efficace. Sans totalement sombrer dans le pathos, la Shoah y est évoquée avec justesse. On peut cependant lui reprocher, outre la réalisation, son manque de rythme et quelques longueurs. Je vous le dis de suite, les exigeants resteront sur leur faim. Moi, je ne demandais qu'à voir et le défi est modestement relevé. C'est pourquoi je vous le conseille car l'épouvantable génocide juif ne doit absolument pas être oublié et ce film le défend face à ses contestataires avec tact et sincérité. Pour que la mémoire des victimes vive...
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mai 2017
Il faut oser une série B sur un sujet pareil . A part l'idée des avocats d'éviter aux rescapés d'être confrontés au négationniste de service , pas grand chose de fort dans ce film . Mieux vaut revoir Music Box de Costa Gavras .
Interprétation plutôt faiblarde dans l'ensemble .
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2017
Au-delà d’un titre français presque grotesque (« Le procès du siècle », on dirait une mauvaise manchette de tabloïd !), le film de Mike Jackson semble au départ un film dangereusement risqué. Les films sur la Shoah sont assez nombreux, souvent pertinents et souvent fait avec un tact et une retenue qui doit être soulignée. Il n’empêche que faire aujourd’hui un film sur le négationnisme est une entreprise périlleuse. Parce que, au bout du compte, il s’agit avec cette question de dénouer (ou plutôt de tenter de dénouer) le nœud gordien qui lie trois notions ô combien explosives par les temps qui courent, surtout quand elles se percutent : l’Histoire, la Morale et la Politique. Le premier challenge de Mike Jackson était donc de proposer un film sobre et digne dans sa forme : pas de scènes racoleuses, pas de suspens malvenu, pas de rebondissement théâtraux malsains, bref, d’éviter toutes ces choses qui pullulent dans le cinéma d’aujourd’hui. Pari réussi en partie, en partie seulement car il y a malgré tout quelques concessions cinématographiques, le suspens de la fin n’est pas très pertinent puisque, même sans connaitre le vrai procès (oui, je ne l’ai pas dit mais c’est une histoire vraie, d’un vrai négationniste qui a osé attaquer une vraie universitaire qui osait « dénigrer » son travail), on sait bien aujourd’hui que le négationnisme est toujours bonni de la vie universitaire. Du coup, pourquoi proposer un faux petit suspens à ce propos, avec musique et dramaturgie autour ? Quelques scènes un peu caricaturales peuvent faire sourire : le long regard appuyé à la statue de la justice, le gentil papa Irving avec son adorable fillette blonde et sa nounou noire. Mais on peut passer outre ces quelques petits défauts pour insister plutôt sur les presque 10 minutes filmées à Auschwitz, au début du film, sans musique (ou très peu), sans effet de mise en scène (ou très peu), avec le recul qu’il faut. Tourner à Auschwitz-Birkenau est, j’imagine, un cauchemar absolu de réalisateur tant cet endroit est lourd, chargé d’émotion, de chagrin et de douleur. Ma foi, Mike Jackson ne s’en tire pas trop mal. Tourné à la fois dans le vrai camp et à la fois dans une reconstitution (parce qu’on ne peut évidemment pas amener des comédiens et toute une équipe autour comme si de rien n’était sur le toit d’une chambre à gaz), ces scènes sont d’une force écrasante à l’écran. Rachel Weisz est très convaincante dans le rôle d’une cette universitaire piégée, parfois emportée par ses propres émotions et confrontée à un homme qui ne recule devant rien, ni aucune bassesse, ni aucune tribune pour affirmer ses idées ignobles. C’est surtout de lui et de son interprète que je voudrais parler : Timothy Spall incarne un homme détestable et il le fait avec une telle conviction que cela fait froid dans le dos. Au premier abord, on le trouve caricatural : en plus d’être négationniste, il est odieux, vulgaire, menteur, manipulateur, ouvertement raciste, il profère des horreurs sans jamais sourcilier dés qu’il a un micro devant la bouche, dans la surenchère permanente, il semble n’avoir absolument aucune limite. On se dit que le scénario a forcé le trait tellement fort que cela va tourner au grotesque. Et puis on réfléchit deux secondes, on réfléchit à tel ou tel homme politique moderne, tel ou tel éditorialiste, tel ou tel chroniqueur médiatique et on revient sur cette première impression. Oui, il y a des gens comme ça, aussi détestables que ça, aussi outranciers que ça, aussi dangereux que ça, ils existent et le Irving de Timothy Spall ne sonne pas si faux qu’on a pu le croire dans un premier temps. Le scénario du « procès du siècle » a une certaine finesse et un vrai intérêt pour l’historienne qui sommeille en moi car il va plus loin que la simple question de l’Holocauste et de l’existence ou non d’un plan savamment orchestré, méticuleux et « industriel » de l’extermination de masse d’un peuple tout entier. Cette question là est heureusement réglée pour tout historien digne de ce nom depuis longtemps. Mais le film pose des questions très difficiles, comme celle de savoir si la vérité historique doit être établie par tribunal, comme celle de savoir si au nom de la recherche scientifique, on peut tout étudier, tout envisager, tout remettre en cause. Ces questions dépassent bien sur la personne d’Irving et de son affrontement avec Lipstadt, et le film n’y répond pas : et comment le pourrait-il ? Le scénario regarde pile à l’endroit où se nouent trois notions très fortes : l’Histoire comme matière scientifique, la Politique qui se sert d’elle en la déformant comme il l’entend, et la Morale qui vient compliquer le tableau. L’Histoire est-elle comme ces cartes postales qui changent selon qu’on les bouge vers la droite ou vers la gauche ? Et les deux images se valent-t-elles ? C’est une question fondamentale et, contrairement à ce qu’on pourrait croire, douloureusement moderne. La tentation de Déborah Lipstadt, dans le film, d’inclure de l’émotion, de la Morale et de faire témoigner des rescapés de la Shoah est systématiquement contrée par ses avocats et au début, on a bien du mal à comprendre pourquoi. Mais au final, devant un homme comme Irving cela n’aurait réussi qu’à le servir et à servir son propos, cela aurait conforté sa théorie du « grand complot mondial ». Ce n’était pas évident pour le film de faire comprendre cela, j’ai moi-même mis un certain temps à saisir cet aspect du film, ce n’était pas évident mais c’était courageux. Du coup, en dépit de quelques petites scories, quelques petites scènes un peu formatées, certains dialogues un peu convenus (comme le petit ami qui en a « marre de ces histoires du passé ») et quelques personnages peut-être un tout petit peu caricaturaux, « Le procès du siècle » est un film assez pertinent et qui mérite d’être vu, ne serait-ce que pour les bonnes questions qu’il pose.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

220 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2025
"Le Procès du siècle" ou "Denial", film historique britannico-américain réalisé par Mick Jackson, sorti en 2016.
Par le réalisateur de "Bodyguard" et de 'Volcano", dans un tout autre registre.
Adapté du livre "History on Trial: My Day in Court with a Holocaust Denier" de l'historienne Deborah Lipstadt paru en 2006.
Un récit qui relate, avec précision le procès qui opposa en 2000, Deborah Lipstadt, spécialiste des études juives au négationniste David Irving. Un film bien réalisé, didactique, à la narration très lisible, avec Rachel Weisz, Timothy Spall et Tom Wilkinson. Un thriller judiciaire, bien documenté, bien interprété, instructif et sans artifices. Un récit linaire et chronologique, respectueux du déroulement du procès. La narration, simple et lisible est une des grandes qualités du film, qui sait rester académique, sans tomber dans le pseudo documentaire.
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