Juste La Fin Du Monde
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bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2016
C'est le premier long métrage que je vois du jeune cinéaste Québécois Xavier Dolan, le le connaissais plus pour le clip violent qu'il a fait pour mon groupe préféré Indochine sur le thène du harcèlement scolaire . Mon impression sur le film "Juste la fin du monde" est positif, je crois que c'est à l'origine une pièce de théatre populaire, celle d'un jeune homme qui revient chez sa famille après 12 ans d'absence revoir sa mère, sa petite soeur qu'il n"a connu que depuis toute petite, son frère et sa belle soeur. Le ton de cette oeuvre est à fleur de peau avec des personnages fragiles ou impulsives à la personnalité différente. Il y a aussi de belles images et la bande originale se voit que c'est un jeune de 26 ans qui réalise. C'est bien écrit et les comédiens sont très bons comprenant, Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard et Léa Seydoux qui campent leurs personnages avec brio. Personnellement, j'ai aimé ce film dans son ensemble.
Aline D
Aline D

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2016
Film très anxiogène. La difficulté de s' ouvrir, de parler en est même à un moment agaçant. Les gros plans sont maîtrisés, les musiques sont bien choisies et Dolan leur donne une place importante et intégrante tout au long du film sans overdose. Une préférence dans l'interprétation masculine...
BerndGan
BerndGan

9 abonnés 186 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 octobre 2016
Nous nous sommes demandés pendant tout le film quand est-ce qu'il allait commencer. Eh bien, il ne commence pas. On sent bien une histoire intéressante derrière qui aurait pu donner un bon film, mais le réalisateur n'en fait rien ou presque. Des longueurs, des scènes décousues, un tournage au canada alors qu'aucun des acteurs n'a l'accent. C'est un film sans aucune envergure. Des gros plans sur les acteurs pour peut-être lire les émotions, mais si voulez voir un bon tournage de scènes de ce type aller plutôt voir "just after the wedding" (ça c'est un bon film) !
Silence ça tourne
Silence ça tourne

27 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2017
Une fois pris, Juste la fin du monde ne nous lâche plus. On est plonger au coeur de cette famille aidé par un Xavier Dolan maîtrisant sa caméra à la perfection livrant de magnifique scènes bouleversante et captant surtout le jeux de ses fabuleux acteurs tout simplement bluffant. Un film qui peut en rebuter quelques un par son rythme un peu « bâtard » mais qui est incroyablement vrai, sincère, intelligent et puissant émotionnellement avec des scènes et des dialogues mémorables.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2016
Après le puissant "Mommy", Xavier Dolan effectue une rupture dans la continuité en adaptant la pièce de Jean-Luc Lagarce "Juste la fin du monde", pour laquelle il dirige une distribution de vedettes françaises. Il reste d'ailleurs assez fidèle à l'œuvre d'origine, reprenant son côté cérébral. Dans cette demeure rétrécissante, Dolan alterne plans fixes et plans serrés à tel point que seul le visage des acteurs envahit l'écran. Conscient de cette suggestion d'étouffement, le cinéaste aère régulièrement son film d'instants musicaux, presque psychédéliques, permettant à tout le monde de respirer. L'œuvre divisera c'est certain ; on pourrait à juste titre reprocher une surdose d'hystérie. Mais on ne peut en même temps nier une incroyable audace ainsi qu'une réelle justesse dans la peinture des codes familiaux. Certaines scènes sont débordantes d'intensité et l'interprétation tient globalement la route, particulièrement Cassel.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2016
Après douze ans d'absence, Louis revient auprès de sa famille. Il se sait mourant et veut leur annoncer. Mais en sera-t-il vraiment capable ? Adapté d'une très belle pièce de Jean-Luc Lagarce, "Juste la fin du monde" montre la capacité de Xavier Dolan à épouser les fêlures émotionnelles de ses personnages. En gardant l'essentiel de la pièce (excepté pour quelques trahisons mineures, la plus grande d'entre elles étant que Louis n'est plus le frère aîné ici), Dolan entend confronter ses personnages à un tourbillon émotionnel. Car la famille au fond, ce ne sont que des gens que l'on ne connaît pas vraiment, qui ne nous connaissent pas vraiment et avec lesquels on joue souvent la carte d'hypocrisie pour ne pas blesser, pour ne pas être jugé. Incapable de s'exprimer convenablement entre eux, les personnages trébuchent sur les mots, n'arrivent pas à clairement exprimer le fond de leur pensée et il n'en résulte qu'un fouillis d'émotions difficile à saisir. Cette incapacité à communiquer en dépit d'une bonne volonté, Dolan la filme à merveille comme Lagarce a su l'écrire. Certes, le cinéaste cède parfois à quelques tics trop faciles (la danse sur sur O-Zone, la mère exubérante très dolanienne, des gros plan parfois étouffants) mais il arrive néanmoins à capter quelque chose d'infime et d'intime. Dans ce fourmillement de vie d'un déjeuner en famille, il offre parfois quelques beaux moments de respiration (une sortie en voiture, un flash-back) et d'émotion, parfois un peu trop appuyée et parfois très subtile. A ce compte-là, Gaspard Ulliel est vraiment bouleversant. Tout en retenue, il tente de s'exprimer, n'y parvient pas, s'y résigne et son regard laisse apercevoir un flot de non-dits touchant. A ses côtés, Léa Seydoux s'en sort très bien en sœur perdue qui tente de ne pas le montrer et Vincent Cassel a son moment saisissant, entre larmes et colère, moment qu'il sait parfaitement doser. Seules Nathalie Baye et Marion Cotillard ont du mal à convaincre : Baye trop effacée derrière son maquillage et ses bijoux, Cotillard trop hésitante dans un rôle de belle-sœur effacée, le plus dur du film. En dépit d'un certain tâtonnement dans l'exploration des sentiments, Dolan parvient à insuffler de l'énergie à la pièce de Lagarce et confirme qu'il a des choses à dire même s'il ne sait pas encore les maîtriser complètement.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2017
Ah, Xavier Dolan... Je ne sais décidément pas sur quel pied danser avec ce réalisateur. Après le (très) bon « Mommy », voilà que celui-ci s'attaque à une pièce de Jean-Luc Lagarce avec un sens formel pour le moins minimaliste. C'est simple : comme il n'y a que les personnages et les dialogues qui l'intéressent, l'ami Xavier décide tout simplement de flouter quasiment tous les décors, ce qui donne à ces derniers et à l'image un truc vraiment informe, pour ne pas dire carrément moche. Et d'ailleurs, je vais écrire les choses un peu durement : pour moi, le cinéma, ce n'est pas ça. Alors forcément, lorsqu'on empêche toute exploitation de la maison, des différentes pièces et qu'on se fout autant d'offrir quelque chose d'agréable à regarder, ça devient compliqué. Pourtant, tout n'est pas à jeter dans le film. Si l'interprétation, bien qu'assez inégale, est globalement satisfaisante, c'est surtout par moments que « Juste la fin du monde » fait mouche : au détour d'une réplique ou plus généralement dans la relation qu'entretient le héros avec sa famille, il y a forcément quelque chose qui nous renvoie à notre propre histoire, à notre vécu personnel, la scène spoiler: d' « affrontement » entre Gaspard Ulliel et Nathalie Baye
étant à ce titre (et d'assez loin) la meilleure scène de l'œuvre. Donc oui, « Juste le fin du Monde » m'a souvent agacé, voire parfois ennuyé. Il est pesant, excessif, cinématographiquement limité, et la manière dont est construit le récit est limite gonflante, notamment en voulant absolument que chaque personnage ait son moment de « vérité » avec Louis, même si parfois cela fonctionne donc bien spoiler: (on peut citer également la scène en voiture avec Vincent Cassel, assez dure)
. Mais presque bizarrement, je ne regrette pas vraiment de l'avoir vu. J'ai beau déplorer la plupart des choix de Dolan, il y a (presque) toujours quelque chose à garder de ses films, des instants que l'on retient, et celui-ci ne fait pas exception. A vous de voir maintenant si le jeu en vaut la chandelle...
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2016
Film qui ne vaut que pour l'excellente qualité des acteurs. Pour le reste, quelle déception...Des dialogues frisant le néant, un scénario invisible, des figurants en sueurs qui nous débitent leur texte avec talent certe mais sans aucune valeur ajoutée au film. Un concept et des plans de vue auxquels je n'adhère pas, pour moi un bon raté. Ça fait longtemps que je ne m'étais pas autant ennuyé, d'ailleurs plusieurs personnes ont quitté la salle. À ne pas rééditer !!!
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2016
Xavier Dolan est un egocentrique et pourtant ses œuvres sont toujours admirables. Si certains ont reprochés à Mommy de tirer un peu trop sur le tire-larmes, vous allez encore une fois sentir votre mâchoire vaciller. Juste la fin du Monde, ce titre pompeux du livre, qui n’est pas nécessairement le ton que nous aurions donné au film. En réalité, il s’agit juste de la fin d’un fils admiré par sa famille malgré leurs douze années de séparation. Le film commence avec Gaspard Ulliel en pleine réflexion de lui-même. Sa voix granuleuse ne peut que nous faire penser à sa dernière prestation dans le corps d’un grand créateur de mode. Puis, séquence sur une tapisserie vintage, une horloge comme on en voit plus, des ongles bleus pétants, des bijoux exorbitants… c’est bon, nous sommes bien chez Dolan. Le cinéaste s’est fait plaisir en métamorphosant complètement Nathalie Baye et en intimidant au maximum Marion Cotillard. Le film est lancé. Les cris, les discussions à n’en plus finir sont mis en scène dans des gros plans chers à Dolan. Nous sommes oppressés. Quand allons-nous respirer ? C’est alors qu’on assiste à un jeu de regard entre Marion et Gaspard. On ne peut alors que saluer la direction des acteurs qui nous captive. Et puis les grandes phrases se disent, « Puisque vous n’aurez pas d’enfant, on s’est dit qu’on ne vous volait rien », « J’ai peur, j’ai peur d’eux »… et restent assez marquantes. On connaît l’adulation que porte le réalisateur pour Gaspard Ulliel et il le filme avec une telle maîtrise qu’il apparaît parfois comme un ange, parfois comme un fantôme, mais ce, toujours dans une beauté sidérante. Juste la fin du Monde est un huis-clos qui abuse et surabuse des émotions. Nous sommes une nouvelle fois manipulés et ne pouvons retenir notre bouleversement. Si Xavier Dolan arrive encore à nous fasciner avec ses grands moments, on a peur qu’il s’enferme dans ce genre d’illusions. Finalement dans toute cette hystérie, c’est la douce Catherine, jouée par Cotillard qui tire son épingle du jeu avec ses « Antoine » qui en disent long. Juste la fin du Monde est une œuvre aboutie et saisissante, mais qui laisse un goût âpre lorsqu’on a déjà vu ses cinq précédents films.
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Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2016
On en prend plein la figure dans ce film. J'étais au premier rang et cela n'a fait qu'accentuer ces visages filmés de près. L'espace de la famille est potentiellement l'endroit majeur où se déploie la violence. Violences des liens, attachements indicibles, incommunicabilité, désirs de dire avortés alors que le dire tente de s'amorcer... Les mythes grecs, le récit biblique illustrent combien l'espace familial est le lieu de tous les dangers, de toutes les horreurs possibles. Douze ans d'absence, d'interruption des rencontres ne pèsent rien lors des retrouvailles : chacun reprend la place, qui lui est assigné. On s'aime, mais on se reproche d'être qui l'on est et comment on s'incarne. Louis revient, il veut juste dire et chacun, quelle que soit la place qu'il occupe, ne lui permet pas de dire. Les déchirements sont légion, mais s'entendre, s'écouter et écouter ce l'autre a à dire semble une entreprise impossible. "Juste la fin du monde" : est-ce donc cela la définition d'une famille ?
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 septembre 2016
Bon et bien c'est raté
Je suis allé voir ce film enthousiaste à l'idée de voir le dernier film De Xavier Dolan que je considère comme un génie depuis mommy.

Les critiques à Cannes n'avait pas été terrible mais les génies sont souvent incompris.

Le film : je n'ai pas compris la bande-son par moment. Je n'ai pas compris ce plan très cliché sur le petit oiseau à la fin. J aurais aimé localiser le lieu, J'aurais Aimé que Vincent Cassel arrête de crier pour rien, à l'inverse j'aurais aimé que Gaspard Ulliel ai un texte. J'ai arrêté d'attendre la fin des phrases de Marion Cotillard. Et Léa seydou aurait été parfaite en ado révolté… Si elle avait été une ado. Seule Nathalie Baye est intéressante

Le film est ennuyeux , je ne trouve pas grand chose de crédible, je me surprend à focaliser sur les gros plans. Le menton de Gaspard Ulliel, le nez de Léa Seydou , les paupières de Marion Cotillard... Je ne pense pas que c était l objectif du film

Déçue mais ça ira ... je continue à suivre Dolan et je continue à lui trouver du génie. il m en faut plus pour m en détourner
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2016
Je n'ai trouvé aucun intérêt à ce film. L'histoire est fumeuse, l'hystérie permanente, les acteurs totalement inintéressants (à la rigueur on appréciera le rôle de composition de Nathalie Baye). Xavier Nolan est un virtuose de l'interview, sa jeunesse impressionne, mais il a créé là un film qui s'oubliera vite.
Nico F
Nico F

253 abonnés 777 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2016
Très déçu... les acteurs sont bons aucun problème... mais le scénario est vide... c'est juste une caméra en gros plan dans une famille de ouf.. on se lasse très vite et au final ça fait pschiit... bref pas terrible
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2016
Beaucoup de bruit pour rien. C'est ce qui ressort du battage médiatique autour du nouveau Dolan et du film lui-même. Le cinéaste adapte la pièce de Lagarce dans un geste si forcé et redondant qu'on pense d'abord à une farce : tous les comédiens sur-jouent ridiculement leur partition et font de leurs personnage des monolithes caricaturaux (Le bégaiement de Cotillard, la colère de Cassel, l'hystérie de Seydoux et de Baye... Jusqu'au sourire détaché d'Uliel qui semble prisonnier à vie d'une pub pour parfum - l'esthétisme chic des images ne l'aide pas, il est vrai). Ce sur-lignage assommant de la direction d'acteur, Dolan la double d'un sur-lignage tout aussi pesant de la mise en scène, construite laborieusement sur une succession de gros plans qui traquent sur les visages un non-dit débordant déjà du texte. Et c'est un festival de regards lourdement appuyés, de nuques perpétuellement tendues et de silences explicites. Cette spectaculaire redondance du jeu et de l'image ouvrirait-elle le film sur autre chose ? Une distanciation brechtienne ? Que nenni ! Tout cela patauge dans un psychologisme bien balisé - Ah! la famille ce milieu pathogène, Ah! l'inexorable passage du temps... Cette forme qui se veut lourdement étouffante (nous sommes dans un huis-clos familial irrespirable, n'est-ce pas ?) ne fait qu'annihiler tous les enjeux dramatiques du film et trahit un terrible assèchement du geste cinématographique de Dolan. Le cinéaste essaye bien de contrecarrer cela par ces fameux "moments de cinéma", envolées formelles et musicales, qui illuminaient Mummy, mais qui se résument ici en de petits clips racoleurs et vains. Et si l'on souffre beaucoup pendant toute la durée de "Juste la fin du monde", ce n'est malheureusement pas lié à la densité du propos mais à l'indigence du geste cinématographique. On ne peut reprocher à un jeune cinéaste en sur-régime de faire un faux pas, on peut d'avantage s'interroger sur l'aveuglement critique qui entoure ce ratage.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2017
Sixième long métrage de Xavier Dolan et le prodige canadien réussit une nouvelle fois son pari avec un film non seulement réussit mais qui permet au réalisateur de réinventer son cinéma. Si j'ai d'abord été perplexe, c'est parce que Xavier Dolan est sorti de sa zone de confort et que j'ai d'abord été surpris avant d’être séduit. Le début est un peu laborieux, Dolan coupe souvent ses plans ce qui est assez inhabituel chez lui qui préfère habituellement les faire durer. Le film dégage une ambiance particulière et on se rend rapidement compte que Dolan adapte une pièce de théâtre. C'est meme un peu trop visible et le film laisse une impression de théâtre filmé, une impression qui va en réalité rapidement s'estomper lors de la montée en puissance du film. En effet une fois le film lancé, il ne va cesser de montée en puissance jusqu'à la scène finale absolument époustouflante. Ce qui m'a fasciné dans ce film, c'est son ambiance et sa capacité à produire du mystère. Le film pose beaucoup de questions mais apporte très peu de réponses si bien qu'il laisse le spectateur totalement intrigué et fasciné par le film. Dolan tisse son film petit à petit et réussit à nous surprendre en proposant des scènes très fortes sur le plan émotionnel et surtout en métamorphosant ses acteurs. Pour son premier film avec des acteurs français, le réalisateur québécois dispose d'un casting exceptionnel, la crème de la crème du cinéma français. Xavier Dolan relève parfaitement le défi en gardant une emprise totale sur son casting et modelant les acteurs à sa guise. La construction des personnages est très superficiel ce qu'on pourrait lui reprocher si ce choix n'apportait par aux personnages une aura de mystère et paradoxalement une certaine profondeur. Dolan exige un travail colossal de la part de ses acteurs qui s'en sortent tous à merveille meme si j'ai un petit faible pour Marion Cotillard, une actrice que j'adore et qui est ici totalement méconnaissable dans un rôle ultra important qui fait le lien avec tous les autres personnages. Mais l'acteur qui crève l'écarn sur ce film, c'est bien Vincent Cassel, absolument magistral dans un registre qu'on lui connait bien mais qui réussit à dégager une puissance émotionnelle absolument démentielle. Si le film atteint des sommets d'émotion et de tension dramatique (particulièrement à la fin), certaines sont malheureusement un peu plus plate et apporte une forme inégale au film. Le long métrage manque aussi parfois de subtilité et n'échappe pas à certaines lourdeurs qui montre que si Xavier Dolan est incontestablement pétri de talent, il peut encore progresser. Mais malgré ces imperfections, "Juste la fin du monde" m'a séduit car après le succès de "Mommy", Dolan a proposé quelque chose de nettement différent, aux antipodes de ces précédents long métrage sans pour autant abandonner ses principes. Ce film est surement celui qui divise le plus et qu'on aime ou non son travail, le fait que Dolan déchaîne autant les passions est la preuve de son talent. Comme pour chacun de ces films, Dolan m'a l'a aussi séduit et je suis persuadé que "Juste la fin du monde" marque un tournant dans la carrière du cinéaste et que son cinéma n'est certes pas encore arrivé à maturité mais fascine déjà à raison et n'a pas fini de diviser et de faire parler.
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