Un film porté par une quantité impressionnante d'acteurs connus efficaces autour d'une réunion de famille. Cerns acteurs sont efficaces même dans leur sur-jeu d'autres moins. PLV : pas un film distraction
Mon Dieu ! Un psychodrame familial bien pesant... Bande sonore trop forte et omniprésente... Photographie très sombre... Succession de gros plans... Jeux d'acteurs surjoués à mort et ambiance lourde et grave....
Au sein de ce huit clos suffoquant, (entre crises d'hystérie et absences) on a l'impression que les personnages sont volontairement disgracieux... Ulliel m'agace par ses sourires polis, ses silences et ses réponses, composées de 3 mots ; Cottilard m'afflige par ses bégaiements, ses regards perdus et ses courtoises excuses ; Baye m'insupporte par ses exubérances et ses exclamations incessantes qui la rendent ridicule ; Cassel m'horripile par sa continuelle agressivité ; et Seydoux me gonfle véritablement par sa vulgarité et sa façon de bouffer les mots, telle une racaille de banlieue. Dans cette famille de fous, on se cogne avec des insultes, des cris, des humiliations, des remontrances. Dès qu'une once de sympathie annonce un moment de répis bien mérité, il y a toujours une petite réplique bien vilaine et vexante qui pointe son nez, pour bien rapporter le goût initialement amer de l'ambiance. Nimporte quel sujet, même banal et innocent, devient une vraie discorde... On jongle sans cesse entre les " Allez, parles nous ! " et les " Ta gueule ! " Pourquoi ?!! On ne le saura jamais. C'est épuisant... Exténuant...
On comprend pourquoi le personnage de Louis, campé par Ulliel a mis autant de temps pour revoir sa famille de tarés. Une étoile en hommage à sa timide prestation, car jai eu de la pitié pour lui finalement.
Vraiment quel dommage, ce film a un énorme potentiel, l'histoire de la pièce est plutôt bonne, le casting est "grand", l'esthétique aussi... Mais on tombe rapidement dans le "too much", pas étonnant de Dolan après tout, mais je préférais le "too much" des amours imaginaires, qui en reste amusant, que celui qu'on retrouve dans ce film qui tourne au mélodrame, avec une exacerbation des sentiments, exagération totale... puis le titre "juste la fin du monde"... ça ne fonctionne pas et pourtant il y a de nombreuses scènes touchantes car c'est pas si mal, les acteurs jouent bien, mais sont souvent dans le "TROP" ce qui ne rend pas le film crédible, des réactions vraiment étranges qui sonnent faux. Ce côté trop "théâtral" d'une pièce aurait du être remis à neuf pour un film, car cinéma et théâtre ce n'est pas la même chose... Pas besoin d'en faire trop au cinéma pour toucher le spectateur. De plus, les gros plans sont vraiment répétitifs, puis la musique... enfin vraiment ce film aurait pu être génial s'il avait été plus sincère...
Un cinéma qui ne me parle pas, un mec qui vient essayer d'annoncer sa mort prochain mais retombe dans sa famille où il est plus ou moins le bienvenue mais avec des tensions qui n'en finissent pas pour en final repartir bredouille... bizarrement je peux comprendre qu'on aime la fin qui m'a assez surprise poétiquement, mais les 8/10ème du film ce ne sont que des discutions banal de retrouvailles, des gros plans ou des simples plans d'ensemble pour du simple théâtre filmé avec 2-3 clip-show pour combler! Un film qu'on pourrait presque mettre au format mp3 sans aucun problème ou au pire "juste la fin du film" de visible, le reste, je vois, je comprendre pas et je ne comprendrai jamais l'engouement d'un film si théâtrale...
Le film aurait pu être excellent mais c'est presque une déception au final. Cette espèce de huis clos est plutôt bien amené est construit. Mais pourquoi une fait un pareil c'est décevant. Le casting de qualité chacun dans le rôle respectif.
une histoire de famille, de non dits et un rendez vous manqué ! casting époustouflant pour un un film dérangeant, touchant , émouvant. Marion Cotillard et Nathalie Baye sont magnifiques
On rentre avec intensité dans ce huis clos familial ou la tension est à son comble. Le fils prodigue est revenu avec son lot d'incompréhension, sa difference que certains ne peuvent pas sentir, la jalousie que l'on croit percevoir, l'espoir mort dans le sous sol d'une maison quelquonque d'un quarter quelquonque d'une ville quelquonque. Et le fils prodigue a réussi, générant fantasmes et défoulant l'imaginaire de ceux qui sont restés. C'est l'histoire d'une communication impossible parce que les liens du sang ne signifient pas liens dans la vraie vie. On a beau partager tous les gènes du monde, on peut se croiser encore et encore comme des inconnus sur un quai de gare, sans avoir aucune idée de la manière de se parler. Ce sont les limites des liens familiaux que le film tente de montrer, et il le fait avec talent. La musique est bonne, spécialement sur la scene d'ouverture. Tout réside dans la tension, en ce sens le fim est une belle réalisation. Tous les non dits accroissent la tension du spectateurs, mais créent, au final; une petite insatisfaction. Les interrogations permanentes troublent un peu l'émotion du moment et on ressort de projection la tete pleine de questions.
Un vrai chef d'œuvre. Bon déjà j'étais à fond cinéma en 2016 avec la sortie de Les 8 salopards, mon deuxième film préféré, après j'ai commencé à m'intéresser à Cannes et j'ai découvert Juste la fin du monde qui avait l'air d'envoyer du lourd. Après des semaines d'attentes et après avoir vu tous les Dolan, j'ai enfin Juste la fin du monde et j'avais bien aimé, même si j'avais été déçu par la fin. Quelques temps après j'ai commencé à penser de plus en plus aux l'œuvre et je l'ai apprécié de plus en plus surtout quand est sorti le film et que je l'ai acheté en édition collector. J'ai même apprécié la fin. Et ça a commencé à devenir un de mes films favoris, un chef d'œuvre culte. Un casting de dingue × 10, il est trop bien, entre Vincent Cassel joue le rôle du (pour rester poli) pas sympa. Gaspard Ulliel, un emblème du cinéma français qui joue le rôle de l'écrivain. Nathalie Baye, la personne âgée du film joue bien de même pour Léa Seydoux, et évidemment Marion Cotillard est là et gâche tout, comme d'hab. Je suis d'accord avec Xavier Dolan quand il dit qu'il a réalisé son meilleur film. Bien sur que c'est le meilleur, moi ça me tue quand je vois que le Dolan le moins bien noté sur AlloCiné. Émotions très intenses tant dans le film que dans la bande annonce, qui est une de mes préférées. Un travail des couleurs éblouissant quel que soient les scènes, et moi qui kiffe le bleu, ce dernier est mis à l'honneur. Emballant de bout en bout, trop trop bien. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 5/5
Malgré un réalisateur volontaire et novateur, le film souffre d'un jeu d'acteurs mauvais et dissonants. A défaut de jouer Cassel, Cottillard et Seydoux ânonnent approximativement leur texte sans talent et sans conviction.Il est très difficile de tenir face à ce désastre apocalyptique si bien qu'on compte les secondes jusqu'à la fin du film. Au bout de 30 minutes, dans la salle, il ne restait que cinq spectateurs exaspérés par cette montagne d'incompétence. A fuir!
"Juste la fin du monde" est un film très intéressant pour explorer une relation familière déchirée. Le personnage de Gaspard Ulliel nous permet de comprendre quelques sentiments éprouvés pendant toutes les années d’absence. Chaque dialogue et chaque souvenir exposés se mettent en scène parfaitement avec une sensibilité tragique qui se déroule jusqu’à la fin du long métrage, comme pour expliquer le sens de la mort. Le jeu des acteurs est caricatural, mais d’une manière positive, pour exprimer qu´il y a un problème troublant et mal résolu. Ce n’est pas compréhensible à première vue et il donne une impression un peu désagréable du scénario, cependant les émotions sont bien montrées et permet au film d'être une oeuvre remarquable. Xavier Dolan nous offre un drame de tension spectaculaire.
Une histoire formidable qui touche un thème souvent abordé dans la littérature : les clivages sociaux au sein même d'une famille, et les confrontations douloureuses qu'ils peuvent produire. Un écrivain à succès joué par Gaspard Ulliel revient dans sa ville natale avec l’intention d’annoncer sa mort prochaine à sa famille, qu’il n’a pas vue depuis des années. Derrière les sourires de convenance, on sent que quelque chose s’est cassé, ils n’ont plus rien à se dire, et à cela s’ajoutent les différences sociales, l’écrivain faisant l’objet d’une présomption d’arrogance du fait de sa réussite, même s’il demeure une part d’admiration chez sa sœur, très bien jouée par Léa Seydoux. Quant à Vincent Cassel, qui joue son frère, et bien il nous fait du Vincent Cassel, toujours énergique, taquin et cassant, la promotion sociale de son frère cadet ayant du mal à passer. Xavier Dolan, qui n’a même pas 30 ans, confirme son talent et son œuvre parvient, film après film, à une certaine maturité, gommant peu à peu les quelques défauts et lourdeurs de ses précédents films, dont l’excellent Mommy. Juste la fin du monde demeure un film impressionnant de justesse et de finesse pour ce qui est de saisir les relations humaines, les liens qui se rompent entre les gens. Bref, un des meilleurs films de 2016, comme vous pouvez le voir dans mon classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns des films de l'année : 7emeart.wordpress
Clairement, ce n'est pas un film pour tout le monde: le rythme est lent/posé, le spectateur doit faire l'effort de chercher les réponses à ses questions, certains trouveront que les acteurs jouent mal, il y a beaucoup d'aspects subjectifs au plaisir que prendra le spectateur à visionner ce film. Mais pour ceux qui feront l'effort d'écouter attentivement, de faire attention aux détails, d'essayer de comprendre l'histoire de cette famille, je pense qu'ils pourront apprécier ce film à sa juste valeur, il est marquant, on y repense encore plusieurs jours durant à travers son histoire et le jeu des acteurs que j'ai trouvé excellent et naturel. Pas le meilleur film de Dolan, mais il mérite d'être apprécié tout de même.
C'est beau voire très beau, trés bien filmé, plus vrai et immergeant que nature. Mais la fin et l'absence de réponse m'a laissé circonspect même si artistiquement c'est assez cohérent, scénaristiquement c'est assez difficile de concevoir spoiler: que finalement il n'ose rien dire, c'est triste et je ne crois pas que la situation soit véridique, surtout auprès de ce frère étouffant
Voici le dernier film en date de Xavier Dolan sorti donc en 2016 qui est pour moi le plus complexe et celui que j'aime le moins, du moins jusqu'à aujourd'hui, de sa filmographie. Adapté d'une pièce de théâtre écrite par Jean-Luc Lagarce, le film raconte l'histoire d'un écrivain qui retourne voir sa famille qu'il n'a pas vu depuis douze ans pour leur annoncer qu'il va mourir. Le scénario est donc original et on retrouve aussi le style fétiche de Dolan puisqu'il s'agit d'un drame familial, ce que le réalisateur aime bien porter à l'écran. C'est également son premier film à ne pas avoir d'acteurs québécois mais que des acteurs français et comme dans "Mommy", il ne joue pas dedans, ni même une apparition. L'ambiance y est vraiment très pesante et presque gênante, surtout lors de dialogues entre les personnages qui ne savent pas vraiment quoi se dire et c'en ai même presque triste car cette famille ne voit pas leur frère/fils depuis douze ans et ils n'ont absolument rien à se dire. Les personnages passent également de la joie à la colère en deux secondes, ce qui est assez perturbant. Tout cela est vraiment bien géré, surtout pour ce qui est de la mise en scène et des plans qui sont magnifiques comme sait si bien le faire Dolan. Malgré tout, je n'ai pas réussi à rentrer complètement dedans et si tous ses autres films m'ont profondément touché de quelque manière qui soit, je n'ai ici pas ressenti grand chose, ce qui est dommage, je dois l'avouer. C'est un film pourtant très intéressant à analyser de part sa manière d'aborder les choses, les relations entre les personnages qui sont beaucoup plus complexes qu'elles n'y paraissent et cette fin assez perturbante. Pour ce qui est de la B.O, elle est comme d'habitude très bonne, tous les morceaux ont été très bien choisis en fonction des scènes. Du côté des acteurs, nous avons Gaspard Ulliel Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard et Léa Seydoux qui jouent tous vraiment très bien. "Juste la fin du monde" est donc le film que j'aime le moins de la filmographie de Xavier Dolan mais qui reste tout de même très intéressant.
Xavier Dolan veut mettre le paquet dans cette adaptation avec une approche très intéressante sur le jeu d'acteur, la musique, les dialogues et le cadrage, mais l'atmosphère est oppressante avec des flous et des gros plans. Subtil puisque l'on sent en même temps le malaise et l'intrigue qui nous tient en haleine jusqu'à la fin. Quant aux acteurs , tous impressionnant avec un Vincent Cassel plus que captivant.