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Jeremie Happily
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5,0
Publiée le 13 août 2026
J’ai trouvé Juste la fin du monde très intense et émouvant. Le film repose surtout sur les tensions entre les membres d’une famille qui ont beaucoup de choses à se dire, mais qui n’arrivent jamais vraiment à communiquer.
J’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs, notamment Gaspard Ulliel et Vincent Cassel. Les dialogues sont parfois violents et l’ambiance peut être étouffante, mais cela rend les émotions encore plus fortes. Xavier Dolan réussit à montrer les blessures, les regrets et les non-dits de chaque personnage.
Ce n’est pas un film facile ou léger, mais il m’a touché par sa sincérité et sa manière de parler des relations familiales..
Une histoire extrêmement floue, dense et mémorable. D’une profonde incompréhension, en fait-on un chef d’œuvre philosophique d’une famille déchirée par le départ brutal et durant de celui qui a été blessé ou meurtri à un moment donné. Il renferme en lui tout ce qu’il n’a jamais réussi à dire, il ne le dira, d’ailleurs, probablement jamais. Il frustre par son indifférence et son incapacité à se défendre, au lieu de quoi il se contente de s’excuser d’exister dans une permanence pesante. On a dû mal à saisir l’insaisissable de cette histoire familiale pourtant si bien réalisée dans la capture d’un moment intime et déchirant qui se dégrade avec fascination.
Bien que le film soit porté par 5 très bons acteurs et une très bonne BO, j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans le film, malgré quelques moments bien pensé de la part de Dolan qui réussi à éviter que son film ressemble à du théâtre filmé comme c'est souvent le piège. En fait, c'est assez personnel, mais le film basé sur les disputes familiales ont tendance à me gonfler et ne me rappelle vraiment pas des bons souvenirs. Surtout que le film est vraiment centré sur ça et sans moments vraiment émouvants pour compenser. De ce fait, je n'éprouve plus vraiment de sympathie pour les personnages et le drame autour de Louis qui ne trouve pas le bon moment pour avouer sa future mort, m'apparaît plus agaçant que triste, vu que sa famille passe son temps à se disputer. Cela dit, il y a une scène qui fait preuve d'une ingéniosité folle alors qu'elle aurait vraiment pu tourner au ridicule : la scène de "Dragostea din tei". Dolan réussi à merveille à incorporer la musique dans la diégèse alors que cette chanson est connu pour le ridicule de son air, mais il l'utilise dans un des rares petits moments qui uni (très relativement) la famille, tout en ouvrant la porte vers un moment nostalgique. Rien que pour ça, je tiens à saluer Dolan qui a vraiment accompli un petit tour de force dans un film qui m'a malheureusement pas trop parlé.
Enorme déception. Mais comment Xavier Dolan peut-il nous servir une telle soupe, surtout après le génial "Mommy"?? Tout dans ce film est une caricature insupportable: impossible de s'attacher aux personnages ou de ressentir la moindre émotion tellement tout sonne faux dès la scène d'ouverture. Dialogues sans intérêt, personnages hystériques, gros plans, silences génants, et même les violons, rien ne nous est épargné. Le jeu des acteurs est catastrophique: Gaspard Ulliel passe son temps en introspection le regard dans le vide, Marion Cotillard s'evertue à jouer du regard et à nous faire croire qu'elle n'arrive pas à aligner 3 mots, Nathalie Baye en fait des caisses et Vincent Cassel fait du Vincent Cassel. Je ne connais pas la pièce mais une chose est sûre c'est qu'elle ne méritait pas cette adaptation prétentieuse et sans intérêt.
Ce sixième film de Xavier Dolan permet au cinéaste de poursuivre dans son cinéma très personnel tout en désarçonnant avec ce huis-clos familial où il dirige pour la première fois de grandes stars qui étincellent par la noirceur de leurs personnages. Ascenseur émotionnel garantie au cœur d’un récit poignant mettant en exergue les difficultés familiales dans l’absence de dialogue et de compréhension mutuelles que cela entraine. En effet, le cinéaste québécois tisse un film tout en silence et non-dits où la gestuelle, les regards prennent une importance considérable. Pour cela une grande direction d’acteurs est indispensable et Dolan maitrise cela à la perfection pour diriger ces stars et les faire évoluer dans un registre relativement sombre.
Un film intense et poignant, porté par des dialogues profonds et une atmosphère lourde. La mise en scène réussit à capter les tensions familiales avec sensibilité, bien que certains moments puissent sembler un peu trop théâtraux. Les acteurs livrent des performances solides qui renforcent l’émotion globale. Un drame qui touche par sa sincérité malgré quelques longueurs.
Très bien servi par ses acteurs (oui, même Léa Seydoux!), Xavier Dolan profite du format cinéma pour s'attarder sur les jeux de regards, à grand renfort de gros plans. Le côté irrespirable de cette adaptation d'une pièce sur l'incommunicabilité au sein de la cellule familiale s'en trouve renforcé, mais pas l'émotion ressentie. En cause, des personnages manquant un peu de background ou trop forcés (l'odieux Antoine) pour que l'on s'identifie à eux; mais aussi une forme de pornographie des sentiments dans ce grand déballage confus, parfois à la limite de l'hystérie. On voit très vite où le réalisateur veut nous emmener spoiler: (il ne faut pas longtemps pour comprendre que le héros ne trouvera jamais l'espace requis pour délivrer son message ) et on reste finalement à l'extérieur de ce drame familial qui, sur le papier, avait tout pour nous tirer des larmes.
Avec Juste la fin du monde, Xavier Dolan adapte Jean-Luc Lagarce sans céder à l’académisme du théâtre filmé. Il en résulte un objet filmique intensément personnel, théâtral et cinématographique. En d'autres mots, un huis clos familial qui ne se contente pas de relayer un texte.
Ici, Louis revient dans sa famille après douze ans d’absence pour leur annoncer sa mort prochaine, mais ce dire annoncé n’adviendra jamais. L’enjeu du film n’est donc pas la révélation, mais l’échec de celle-ci, son perpétuel ajournement.
Ce n’est pas un film de dialogues : c’est un film de monologues non entendus, de discours parasités par les affects, les blessures, la mémoire. L’émotion s’y joue toujours à contre-temps, dans les silences écrasants qui contaminent l’espace. C’est là que Dolan excelle : dans sa capacité à faire de l’incommunication non un manque, mais une matière dramatique en soi.
Le lieu du récit devient le véritable moteur du film. Plus qu’un simple décor, c’est une fabrique d’angoisse. Le huis clos n’est pas ici un dispositif, mais une fatalité. Chaque pièce renvoie à un souvenir piégé, chaque embrasure devient un seuil à franchir ou à fuir. La maison respire mal et les personnages aussi.
Par l’usage du gros plan, il isole les visages, les pousse à la limite de la lisibilité : le regard qui fuit, la bouche qui tremble, la mâchoire crispée… tout est intensité retenue.
Loin d’un naturalisme feint, Dolan revendique une esthétique de l’excès. L’image est saturée : de couleurs, de musiques, de ralentis, de gestes interrompus. Cette outrance n’est pas décorative, elle est constitutive du sujet.
La famille, chez Dolan, n’est jamais refuge : elle est lieu de fixations morbides, d’identités figées, d’ordres symboliques impossibles à reconfigurer. Ce qui se joue ici, c’est l’impossibilité de réécrire son passé à partir du présent. Louis revient pour dire, mais il est déjà trop tard : tout a été joué, assigné, jugé.
Juste la fin du monde est une tragédie sans résolution, sans climax ni libération. Louis repartira comme il est venu : sans avoir parlé, sans avoir réparé. Ce que Dolan filme, c’est l’instant suspendu avant le désastre, le moment où l’on comprend que l’on ne pourra pas dire, que l’on ne pourra pas être entendu.
La scène d'ouverture nous plonge déjà dans l'intime du personnage sans rien connaître de lui. Comme tout le long du film, on navigue entre les états d'âmes de cette famille sans rien connaître d'elle. Ce sont des étrangers les uns pour les autres pourtant si unis et dépendant du regard de chacun. Comme des animaux en cage qui tente de s'apprivoiser. Impossible de rester indifférent à la dernière scène du film , c’est un cri intérieur, une lutte entre le besoin de dire et l’impossibilité de le faire, une œuvre dérangeante et profondément humaine.
Le fil narratif est centré sur la difficulté qu’a Louis à aborder son propre problème avec sa famille, avec un suspens qui dure. L’essentiel est cependant ailleurs : tous les membres de cette famille ont manifestement besoin les uns des autres mais les conflits et les jalousies accumulés les rendent incapables d’échanger normalement. Mommy, le précédent huis clos familial de X. Dolan, était dur et dérangeant, notamment parce que le héros-victime du film était un jeune garçon supposé encore irresponsable. Là, devant des protagonistes ‘’adultes consentants’’, et bien que la caméra suive de près des acteurs, excellents (notamment Vincent Cassel), le spectateur peut prendre un peu de distance et essayer de s’identifier un peu, de comprendre, . Fort. Tours, septembre 2016
Cette pièce est assez « exigeante » pour le spectateur. C’est à dire chiante avec des longueurs et des répétitions. Xavier Dolan a extrêmement bien réussi à en tirer l’essence en conservant des personnages extraordinaires. Tout le long du film ce formidable cinéaste utilise les plans très serrés sur les comédiens, ce qui donne un certain vertige qui contribue à l’ambiance générale. Les comédiens de très haut niveau sont exceptionnels et magnifiés.
Xavier Dolan se fait rare ces dernières années et j’espère qu’il reviendra bientôt.
Une adaptation caricaturale de la pièce de Lagarce. Le film est lyrique et grandiloquent, ses dialogues peu naturels ôtent toute crédibilité à la mise en scène. On finit par s'ennuyer et à être presque mal à l'aise devant un spectacle aussi surjoué. Dommage
Un film qui traite du sujet du narcissime et de l'egoisme vu par l'entourage. Le porpos est tres vrai et la realisation ne souffre selon moi que de petits defauts ( des faux raccords par ci par la, des ellipses mal amenees etc mais rien de mechant). Je m'etonne que tout le monde percoive ce film comme etant la projection de la famille sur l'enfant prodige, victime de leurs fantasmes. Pour avoir ete cet enfant, c est tout a fait l'inverse, c est l'histoire d'un egoiste, qui, par narcissisme decide d'abandonner sa famille, et qui, a l'heure de sa mort, voudrait les voir pleurer. Ils pleurent oui, mais de sa cruaute. J'ai vecu la meme chose sans vraiment me remttre en question, et a un age avance (46 ans) je comprends tres bien ce que l'auteur veut denoncer.
Sans exagération c'est un des pires moments de cinéma que j'ai vu depuis mon enfance tout simplement parce que dans le film il ne se passe rien, je n'ai ressenti aucune émotion (à part de la frustration) et pourtant je suis hypersensible et empathique comme personne. En résumé je fais partie de ces nombreuses personnes qui ont le sentiment d'avoir perdu leur temps et c'est seulement à la fin du film que j'ai enfin ressenti une émotion à savoir de la colère contre le réalisateur pourtant doué. Grosse grosse déception !