13260 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
812 critiques spectateurs
5
134 critiques
4
214 critiques
3
156 critiques
2
135 critiques
1
103 critiques
0
70 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Maxence!
18 abonnés
107 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 4 octobre 2016
Le réalisateur n'aime pas l'indifférence. La moitié du film en gros plan sur la belle gueule de Gaspard Ulliel, quelques clips, des cris et des colères forcées, beaucoup d'idées bien sûr mais au service d'une virtuosité un peu vaine.
Louis, 34 ans, qui a pris de fortes distances avec sa famille (au bout d'1 heure 30 de film, on ne saura toujours pas pourquoi - à force de vouloir jouer sur le "non-dit", évidemment "signifiant", le "message" devient totalement inaudible !...), revient un dimanche dans cette province sinistrée (et sinistre) où sa parentèle continue de vivoter. On sait (là, d'emblée) le pourquoi de cette virée dominicale chez les ploucs : l'écrivain va mourir bientôt du sida, et décide d'en aviser, en direct, ses proches -spoiler: tout en pressentant aussitôt qu'il repartira, sans avoir craché sa Valda.... gagné ! Le repas de famille s'annonce hystérisé.... on n'est pas déçu à cet égard. La mère (Nathalie Baye, maquillée comme un camion volé) est hystérique, la petite soeur (Léa Seydoux) est hystérique (tendance frustrée), la belle-soeur (Marion Cotillard) l'est aussi, mais en sourdine, écrasée par un mari violent, frustré et hystérique (Vincent Cassel - le seul à avoir de la chair, dans ce psychodrame au petit pied). Quant au "héros" (Gaspard Ulliel - réitérant en "gay", après le film de Bonello), il est hystérique, tendance "taiseux". Une après-midi de têtes à claques, en somme, ce "Juste la fin du monde". Ultra dispensable, le "nouveau chef d'oeuvre" du "petit génie" Dolan (champion des sujets hystériques et nombrilistes, sur le "fond", et fana des gros plans indigestes, sur la forme), assurément !
Ce film m'a fait monter les larmes aux yeux sur une chanson d'OZON ! ... Je dis bien OZON ! Vu trois fois déjà, et à chaque projection plusieurs détails apparaissent et on se rend compte qu'au delà des mots échangés, le film fait passer mille fois plus de messages et d'émotions par ces close-ups et les musiques choisies. On me disait souvent que plus de trente muscles interviennent dans les expressions du visage (contrôle des mouvements des yeux, de la face et de la bouche): on le voit très bien dans ce film. spoiler: Cependant ce que j'ai le plus apprécié dans ce film c'est cette trame narrative qui fait du grand frère le personnage méchant, insensible, rude et parfois con puis d'une minute à une autre il comprend tout et réagit violemment pour épargner à sa sœur et sa mère une peine qu'il a lui même éprouvée et qui l'a mis en larme. Tout ça devant une sœur et mère révoltées et accusatrices.
le seul truc bien de ce film c'est de vous apprendre comment faire un film avec 20 balles en poche, beaucoup trop de plans rapprochés , a la fin je pouvais compter le nombre de cils Marion Cotillard...
rien de spécial, les acteurs jouent comme si c'était une pièce de théâtre. juste vers la fin le film s'est amélioré un peu mais ça reste quand même pas terrible
Après Mommy, c'était difficile pour Dolan de réussir un film aussi réussi; et bien il s'en sort admirablement bien ! Si au début, on peut être pris d'un certain ennuie, et se dire que 1h30 ça va être long, ce sentiment s'estompe très rapidement et on est emporté dans l'histoire de cette famille. Un très bon film qui nous interroge et ne laisse pas indifférent: à voir !
Après le puissant "Mommy", Xavier Dolan effectue une rupture dans la continuité en adaptant la pièce de Jean-Luc Lagarce "Juste la fin du monde", pour laquelle il dirige une distribution de vedettes françaises. Il reste d'ailleurs assez fidèle à l'œuvre d'origine, reprenant son côté cérébral. Dans cette demeure rétrécissante, Dolan alterne plans fixes et plans serrés à tel point que seul le visage des acteurs envahit l'écran. Conscient de cette suggestion d'étouffement, le cinéaste aère régulièrement son film d'instants musicaux, presque psychédéliques, permettant à tout le monde de respirer. L'œuvre divisera c'est certain ; on pourrait à juste titre reprocher une surdose d'hystérie. Mais on ne peut en même temps nier une incroyable audace ainsi qu'une réelle justesse dans la peinture des codes familiaux. Certaines scènes sont débordantes d'intensité et l'interprétation tient globalement la route, particulièrement Cassel.
Une fois pris, Juste la fin du monde ne nous lâche plus. On est plonger au coeur de cette famille aidé par un Xavier Dolan maîtrisant sa caméra à la perfection livrant de magnifique scènes bouleversante et captant surtout le jeux de ses fabuleux acteurs tout simplement bluffant. Un film qui peut en rebuter quelques un par son rythme un peu « bâtard » mais qui est incroyablement vrai, sincère, intelligent et puissant émotionnellement avec des scènes et des dialogues mémorables.
Trop de stars au m2 pour que ça devienne une œuvre sincère... Du coup on assiste à des personnages de théâtre qui essayent désespérément d'exister au cinéma, sans y parvenir. La pire est sans doute la mère, puis le grand frère qui en personnage de cinéma n'arrive pas à être crédible. Un exercice de style primé à Cannes, pourquoi pas ? Vu la médiocrité des autres films en sélection...
Juste la Fin du Monde est le 8e film de Xavier Dolan, et fait suite au formidable Mommy, acclamé tout autant par les aficionados du réalisateur, que par le grand public.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pitch est purement et typiquement français. Voyez-vous-même : un jeune homme, Antoine, revient après des années d’absence au sein de sa famille afin de leur annoncer, entre deux engueulades et trois coups de fourchette, une nouvelle dramatique.
Adapté de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Luc Lagarce, le film reste cloisonné, autant dans ses cadres que dans son environnement, afin de se concentrer sur ce qui est si cher à Xavier Dolan : les liens familiaux. Très sensoriel et maitrisé, on ne peut guère critiquer Juste la Fin du Monde sur sa forme, si l’on en accepte le style. Reste que sur le fond… Beaucoup de mystères, peu de réponses, et un tensiomètre qui atteint l’absurde tant le spectateur est exclu de toute explication. Un parti-pris qui transformerait presque le film en un exercice de style : « tourne comme Dolan ». Sauf que la finalité de Juste la Fin du Monde n’est pas la contemplation, le jeune Canadien s’efforçant de bout en bout à nous faire ressentir la peine qu’ont les personnages à communiquer entre eux. Ainsi, on regrette que l’arc narratif de l’empathique Catherine (Marion Cotillard, qui, au passage, devrait mettre –quasiment- tout le monde d’accord), reste en suspens. Ce défaut de matière rend à certains moments le film plus déroutant qu’émouvant.
Doté de quelques belles scènes et d’acteurs en forme (Vincent Cassel en tête), Juste la Fin du Monde ne rend cependant pas hommage à la sensibilité exacerbée de son réalisateur/scénariste/monteur, et peine à décoller. Une potentielle intensité.
Reste le coup de génie de réunir deux femmes aussi adulées que détestées, clin d’œil volontaire aux relations pour le moins extrêmes qu’entretiennent les personnages du film ?
Servi par un complet d'acteurs de renom à la justesse d'interprétation d'égale qualité et délicatement filmé par ce génie de la mise en scène qu'est Dolan, ce drame, dont toute la force est tirée des non-dits, charme (visuellement) autant qu'il émeut (psychologiquement) son auditoire.
De la force de transformer des séquences d'une apparente banalité en de grands moments de dramaturgie cinématographiques - une "tornade dans un verre d'eau", diront les mauvaises langues -, en évitant l'écueil du cliché larmoyant ou l'ennui sidéral d'une réalisation contemplative.
Une ode à la famille, au temps perdu qu'il convient de "rattraper" ; à la nostalgie enjôleuse des moments simples mais heureux, qu'il convient de multiplier : si le film ne les montre pas, il les suggère et c'est, in fine, un étonnant optimisme jusqu'alors perclus dans une sublime morosité, qui semble à la fin poindre, pour enfin se libérer.
Acteurs fabuleux, bande son extra. Mais un peu trop lent et trop nombriliste sur la forme cinématographique. L'histoire est presque secondaire par rapport à "l'art" du réalisateur.
Très belle esthétique, tension permanente, NB exceptionnelle et GU très bon. Le temps passe... intensément ! VC en fait peut être un peu trop mais cela ne gâche pas l'œuvre pour autant. A voir !
Après le très puissant Mommy, Xavier Dolan adapte une pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce dans laquelle un homme revient après 12 ans d’absence annoncer sa mort prochaine à sa famille.
Ce psychodrame en forme de huis clos démarre de manière hystérique où tout le monde hurle que chaque personnage en devient une caricature. La musique omniprésente et les (trop) nombreux plans rapprochés donnent une sensation d’étouffement et de lassitude. Mais une fois passée cette introduction nébuleuse, la suite accorde plus d’empathie et prend un sens lyrique propre au cinéaste Québécois. Ulliel, Cassel et Seydoux sont irréprochables, Baye en demi teinte et Cotillard anecdotique ? Juste La Fin Du Monde est un film fort, non sans défauts, qui ne peut laisser indifférent.
je n'ai pas vu mommy, ai apprécié "tom à la ferme" : je voulais donc découvir le phénomène xavier dolan (du moins pour les bobos du xieme) honnêtement j'ai détesté: je suis peut être hermétique à ce cinéma mais je n'y ai vu que des personnages hystériques et exaspérants , un Gaspard Ulliel mutique et tout cela filmé sans aucune originalité mais avec beaucoup de superficialité et de suffisance.... du cinéma nombriliste... rien qui justifie cet enthousiasme...