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Un visiteur
2,0
Publiée le 16 novembre 2020
Un film avec 2 de tension tout comme les personnages ... C’est lent, c’est long, c’est plat bref c’est sans grand intérêt malgré un sujet fort... dommage
6 217 abonnés
18 103 critiques
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4,5
Publiée le 2 novembre 2020
J'ai trouvé le paysage et la réalisation magnifique et époustouflante. La chimie d'acteur entre Ruth Negga et Joel Edgarton était si tendre et sincère alors que vous êtes témoin de leur amour et de leurs vulnérabilités à l'écran cela vous fait aimer Loving. Ruth Negga brille vraiment comme la jeune femme tranquille qui devient la matriarche et le chef de sa famille. Après avoir regardé la marche à Washington DC elle décide d'écrire une lettre au procureur général de l'époque Robert Kennedy. Vous voyez la transformation de deux personnes introverties à l'époque des droits civiques devenus des militants pour le changement à leur manière ce qui est très puissant dans ce film. Historiquement, bon nombre des descendants biraciaux des pères fondateurs propriétaires d'esclaves de ce pays n'ont jamais bénéficié de la richesse et des privilèges des ancêtres blancs. Cela fait partie de ce qui a rendu leur cause si monumentale en ce qu'elle a renversé les lois sur les esclavagistes ségrégationnistes qui considéraient les enfants biraciaux comme des bâtards et interdisaient les droits de mariage et d'héritage des couples interraciaux...
En 1958, Richard Loving, un maçon blanc de Virginie, se rend à Washington DC pour épouser sa compagne, une femme noire. De retour en Virginie, ils seront arrêtés pour mariage interracial illégal. Va alors débuter un combat légal puis constitutionnel qui fera date dans l'histoire des droits civiques aux USA. Avec ce sujet, il aurait été facile de livrer un film d'un académisme désarmant, ou un film de prétoires vantant les mérites des libertés individuelles et enfonçant des portes ouvertes. Heureusement, l'approche de Jeff Nichols est beaucoup plus subtile. Le réalisateur met de côté tout le volet légal (finalement à peine exposé !), pour se centrer sur ce couple. Il nous livre ainsi non pas une histoire de droit, mais une histoire d'amour simple, touchante, et puissante. Les séquences de procès ou de haine raciale sont donc dosées au minimum pour que l'on ressente la pression que subit ce couple, et c'est surtout leur relation à laquelle on s'intéresse, montrée tout en non-dits, en ellipses, et en regards. Joel Edgerton est excellent en Américain moyen taciturne et gentil, voire presque naïf. Très mal à l'aise devant les médias, semblant largué par la procédure judiciaire, il comprendra néanmoins les implications de son choix, vivra avec la peur, et ne lâchera jamais sa femme. Celle-ci est incarnée par une Ruth Negga en forme, qui joue tout en nuances celle qui subit de plein fouet les choix du couple, et qui est consciente de l'implication du combat législatif. Le tout est filmé avec soin, maîtrise, et sobriété par Jeff Nicholas, à l'image de cette scène d'introduction qui détourne astucieusement la règle des 180° pour montrer en quelques secondes que l'amour de ce couple est plus fort que les règles établies. Bref, "Loving" est avant tout un beau film !
Joli film tout en langueur. Filmé avec retenue, trop sans doute pour que cette histoire d'amour bouleverse vraiment. À vouloir éviter les excès inhérents à ce type de film dossier édifiant, Nichols nous raconte une histoire effarante à coup de scènes laconiques sous exploitant parfois leur force dramatique. L'intelligence du propos ne fait pas de doute, le ton est juste, le rythme lent étire sur 2h une narration qui aurait gagné en intensité à être davantage ramassée.
Très beau film , le droit à l'Amour , quand on voit a ce qu'ils ont pu vivre, c'est sidérant, très bons acteurs , la complicité du couple est magnifique , je recommande ce film, touchant
Années 60, État de Virginie, USA : Richard Loving épouse Mildred. Lui est blanc et elle est noire, mais dans cet État du Sud, leur mariage est interdit. Arrêtés, ils doivent quitter l’état pour se réfugier au Nord. Mais la vie en ville ne leur plait pas. Richard, maçon taiseux, et Mildred, mère de famille enjouée mais réservée, ne sont pas du tout intéressés par la lutte des droits civiques et sa médiatisation, mais vont cependant s'engager dans des batailles judiciaires pour avoir le droit de s'aimer. Le sujet est presque trop beau pour être vrai : un couple du nom de "Loving" qui se bat pour le droit de s'aimer et de se marier, contre le racisme et la ségrégation du sud des Etats-Unis. Il s'agit pourtant d'une histoire vraie. Plutôt que le combat militant, le film choisit de montrer le crime que cela est d'interdire un amour. Couple normal, peu aisé de travailleurs du Sud, les Loving n'aspirent qu'à vivre dans une maison américaine de la campagne, et d'élever leurs enfants. Ainsi peu de mots sont échangés entre les deux époux, qui se comprennent sans se parler, ce qui en fait un film assez silencieux. Les mots qui brisent cette paix sont ceux de la douleur : les grands discours sur la nécessaire séparation des races du juge, les stratégies judiciaires des avocats pour modifier la constitution des USA.
Un film aussi sobre que beau, "simple" mais maîtrisé.
Moins d'un an après l'excellent Midnight Special, Jeff Nichols revient avec un film bien différent de ce qu'il avait fait jusqu'alors, puisqu'il s'agit pour la première fois d'un biopic tourné autour d'un couple mixte en pleine ségrégation aux Etats-Unis. Le sujet est casse-gueule puisque propice à tous les excès de violence, de sentimentalisme ou de patho, or le talent de Nichols est tel qu'il évite ces pièges en nous offrant une oeuvre magistrale centrée sur la relation de couple, pièce centrale dont l'amour constitue le ciment. Les Loving essuient tellement de tirs, vivent tellement d'injustices, portées à un niveau institutionnel, qu'ils auraient facilement pu baisser les bras, or il n'en est rien. Les plans ainsi que les dialogues sont fins, nous laissant doucement prendre la mesure de la situation. Il s'agit bien là d'un des meilleurs réalisateurs en activité. C'est fort, c'est beau, c'est juste et c'est historique. C'est donc à voir.
J'aurai adoré aimer ce "Loving", hélas. Voila un film beaucoup trop sage par rapport au sujet qu'il aborde. L'émotion surtout, semble complètement étouffée, Et puis, le couple, en son sein, n'explicite pas suffisamment ses ressentis quant les deux subissent le poids de la ségrégation raciale et doivent fuir...La mise en scène de Jeff Nichols, sobre, manque de personnalité. Mais l'ensemble est soigné. Et les deux acteurs sont touchants. Ruth Negga et Joe Edgerton, en particulier. Mais je m'attendais à plus de passion, pas seulement entre les personnages mais dans leurs déboires, leur vie.... Et je suis donc resté sur ma faim, même si on apprécie le dénouement et la leçon d'histoire.
Il s’agit d’une histoire vraie et c’est bien là le point touchant : un couple est interdit de rester dans son état d’origine car il leur est interdit de vivre ensemble. Ils sont donc contraints de tout quitter (famille, mode de vie à la campagne) pour continuer à s’aimer. Sur le papier, on sentait un potentiel de romance, d’envolées dans la narration et d’émotion, j’avais même peur de tomber sur un film trop cucul. Il n’en est rien mais cela m’a fait l’effet inverse : manque de rythme, trop peu de scènes du quotidien pour permettre un attachement aux personnages et à leur histoire. L’histoire qu’on sait réelle est touchante et belle mais ce n’est pas le film qui la rend ainsi malheureusement. Cela ne vient pas des acteurs dont le ton est juste. L’histoire est intéressante mais manque d’intérêt dans le traitement qui en est fait.
Je n’ai rien contre le minimalisme, mais là il est un peu trop poussé à l’extrême... Joel Edgerton et Ruth Negga traversent le film et les épreuves sans jamais rien ressentir. La sobriété du style de Jeff Nichols se transforme, comme souvent, en froideur et ennui.
Cette histoire vraie est filmé de manière sobre, retenue, émouvante, mais aussi un peu molle pour être honnête. Sur le même sujet (le racisme aux USA dans les années 60) le sensationnel "Green Book" est bien plus enthousiasmant. Mention à l'actrice de la série canadienne "Preacher", ici à contre emploi.
Le film se suit bien avec une maîtrise technique époustouflante. Les personnages principaux sont étonnants, peu loquaces, agréables à suivre, touchants. La musique intéressante a des échos de Minight Special, une oeuvre également de Jeff Nichols. Il manque selon moi une accélération du rythme vers la fin, un manque de suspens. L'ensemble paraît prévisible et s'approche même presque du documentaire. L'absence d'ennemis, d'obstacles rend l'histoire fluide, simple, tranquille. Trop tranquille, mais tellement agréable à suivre, ce qui rend le film propre, digne, concis, clair. Une vraie réussite malgré tout!
Un film plein de tendresse...il m'a apaisé littéralement. A la différence de tous les films qui traitent du sujet de la ségrégation, je trouve que c'est le premier qui sonne vrais...et pourtant je ne l'aurais pas dis avant. Au final, tous les grands combats sont menés par des gens ordinaires, qui ne demandent qu'à vivre. Il n'y a aucune tentative de se mettre en scène, les gens ordinaires ne se pensent pas héros; comme tout un chacun, les gens préfèrent la discrétion et rester à l'écart des ennuis, sauf bien sur en amour. On sent que le réalisateur a tenté de reproduire au millimètre prêt les pensées des loving, simple sans pour autant être simplistes ou simplets. Cette magnifique photo insérée dans le film dit tout de leur histoire. Deux êtres qui s'aiment pleinement et entièrement. Nous n'avons pas des scènes de tribunaux en effervescences avec des avocats charismatiques qui deviennent au final les vrais héros du film...il n'y a pas de musique intrusive qui rappel l'époque à tout bout de champ, il n'y a pas d'envoler lyrique digne de héros de genre. Il n'y a que deux personnes qui s'aiment et sans misérabilisme puisque entourés d'une famille aimante et d'amis aimants et qui les soutiennent pleinement car ils comprennent leur amour. On ne trouve aucune tentative de dépeindre une époque certes difficile mais qui évolue au final. Blanc et noir évoluent ensemble, le combat de l'un devient celui de l'autre. Je n'ai pas sentis chez le réalisateur ce besoin de faire la morale à l'individu que nous sommes ou aux individus ayant vécu cette époque, les mots de Richard suffisent à expliquer ce que nous pouvons tous ressentir si nous étions à sa place : ce n'est pas juste. Au final, même les loving n'ont été poussé que par le besoin de voir leurs enfants vivre le même bonheur simple qu'ils ont connu eux même au milieu des leurs. S'ils s'étaient habitués a leur nouvelle vie, auraient ils mèné leur combat pour autant? Je ne le pense pas... Leur amour est épique et fait rêver. Ce film méritait à mon humble avis un oscar autant que Joël Edgerton méconnaissable dans ce rôle. Je ne connaissais pas l'actrice Ruth Negga, elle a si magnifiquement camper mildred qu'on voit frêle, douce et aimante, soumise mais pas sans volonté. Ils restent eux même et c'est rassurant. C'était leur histoire et non pas l'Histoire des États que le réalisateur a raconté. Du coup, je veux voir la filmographie du réalisateur et de l'actrice.
Le visage monoexpressif d'Edgerton est sidérant. Je l'appreciais pourtant assez jusqu'ici. Tout a une fin :-) Dommage que le choix des acteurs soit des plus mauvais.