Film vu en avant première. Je suis particulièrement fan des films qui traitent de l'au-delà. Voilà un très bon film de qualité, soigné, divertissant et renversant.
J'ai bien aimé la mise en scène (carrée, sèche, élégante) et l'ambiance générale (froide), mais sinon...? Le mélange des genres est toujours un peu délicat à manier, et l'alchimie ici ne prend que moyennement. La séquence SMS est creuse, contrairement à celle, réussie, sur Skype proposée par Pascale Ferran dans Bird People. Pas compris le propos de l'auteur, et, au final, la fâcheuse impression d'avoir été pris pour témoin forcé d'un fantasme filmé d'Assayas sur le corps de Kristen Stewart. Décevant et vain.
"Personal Shopper" est un film qui passe à côté de plusieurs thématiques intéressantes, préférant souvent partir dans une cohabitation délicate des genres (drame, thriller psychologique, épouvante, policier, fantastique) au détriment du fond. Le pitch de base est pourtant pas mal du tout spoiler: (une femme médium vient de perdre son frère jumeau à cause d'une malformation cardiaque qu'elle a également, a fait un pacte avec lui pour que le premier qui meurt face un signe à l'autre depuis l'au-delà) , la situation de départ a un symbolisme fort qui fait mouche spoiler: (son métier de personal shopper pour Kyra l'a fait voyager juste physiquement (elle n'aime pas son job), alors que son âme erre loin de toutes considérations matérielles ou amoureuses (son mec est à Oman et elle refuse de le rejoindre pour l'instant)) et l'environnement de la mode est doté d'une délicieuse ironie pour Maureen spoiler: (il est aussi riche financièrement que futile intellectuellement, et pourtant précieux à Maureen pour se trouver (essayages des tenues de sa boss, braver l'interdit pour se libérer)) . Le problème vient alors d'un scénario qui fait n'importe quoi sur la question du rapport entre le corps et l'âme, un sujet sous-développé se bornant à des références prétentieuses, pompeuses et sans intérêt spoiler: (Victor Hugo qui parlait à sa fille décédée lors de séances de spiritisme; la peintre suédoise qui doit ses tableaux aux esprits) , ainsi qu'un passage raté par le fantastique et l'horreur. Seule éclaircie, le script se révèle plutôt intelligent sur le deuil spoiler: (Maureen revient à la maison de son frère pour entendre son esprit, alors que des clients veulent la maison; elle pense que les SMS viennent de Lewis; l'esprit se matérialise dans le robinet ouvert ou les verres cassés; elle croit dans un premier temps qu'un esprit a tué Kyra alors que c'est Ingo) , un sentiment qu'on perçoit lors de cette fin ouverte paresseuse spoiler: (tout cela était-il dû à un esprit ou bien était-ce une représentation irréelle de son deuil?) . Côté réalisation, Olivier Assayas tombe dans le poussif au démarrage, l'inutile ensuite (les fondus noirs) et l'extrêmement long sur la partie SMS (ça n'en finit plus). Enfin, Kristen Stewart n'est pas l'actrice la plus expressive du monde et c'est justement pour cela qu'elle est parfaite pour le rôle de femme perdue, je n'ai rien à redire sur sa prestation. Bilan, si on excepte un bon traitement du deuil et la performance de Kristen Stewart, "Personal Shopper" est un mauvais film, qui plus est vaniteux, noyant le poisson dans une mise en scène soporifique et manquant le coche sur le rapport corps-âme.
Bien mieux que ce à quoi je m'étais attendu. Un film dans les genre thriller et science fiction qui reste avant tout intéressant et captivant à regarder.
Bien fait, sujet peut être pas assez porteur. Vu il y a 13 j.
Le film manque a mon avis d'une finalité forte. La star n est pas très gentille, l employée s'étourdit dans le travail pour ne plus penser. Tout le monde est insatisfait de sa vie, .... Il me semble qu il manque un sujet plus fort, traite avec conviction.
Je suis ressortit avec l impression que peu m importait ce qui s était passé durant le film.
Etre habillé comme un sac à sapin avec des vieux pulls achetés aux puces et être personal shopper, hum pourquoi pas, soyons fous. En tout cas, Kristen est parfaite dans le rôle de sœur déprimée. Elle a l'art et la manière d'avoir tout le temps le visage fermé et de ne pas spécialement transpirer la joie de vivre. Dommage pour une si jolie femme au demeurant... L'apparition de Lewis, le jeu de questions/réponses par SMS (qui n'apporte rien à l'histoire), tout cela sonne enfantin. Face à un scénario vide, on s'ennuie ferme ! D'ailleurs, si on pouvait m'expliquer le but, le propos du film ?...
Assayas n'a pas réussi son mélange de thriller et de fantastique. Les deux thèmes traités en parallèle ne parviennent jamais à s'imbriquer et on a l'impression que le réalisateur s'est désintéressé de son scénario pour se concentrer sur son personnage. Certes Kristen Stewart apporte une certaine présence au film, mais elle ne réussit pas à le sauver, tellement les incohérences sont nombreuses. Néanmoins, l'atmosphère de mystère permet de le voir sans ennui, au prix toutefois d'une grande déception finale.
Le dernier film Olivier Assayas est étrange dans son scénario comparé à son précédent « Sils Maria », l’intrigue du théâtre est plus terre à terre, compréhensible, celui-ci me paraît de l’abstraction philosophique, la communication par les appareils modernes avec le monde des décédés par l’esprit, pour un final déjà-vu, un crime bien réel, le rationnel se clôture en jeu sur les émotions, pas pour moi.
Olivier Assayas m'ennuie. Ancien critique de cinéma, il a certes la carte du "Club", collectionnant les avis favorables de ses confrères. La réalité c'est que je ne sais pas pourquoi ce monsieur réalise des films. Ce "Personal Shopper" ne déroge pas à la règle: c'est un film chiant. Un de plus dans une filmographie déjà touffue de films sans intérêt. Seuls les amoureux de Kristen Stewart, dont je suis, y trouveront leur compte puisque la belle américaine illumine les presque 2 heures d'une oeuvre languissante, pénible par instants. Qu'est-ce qui peut passer par la tête d'un metteur en scène pour infliger au spectateur une séquence aussi interminable que celle des échanges de textos dans le train et ailleurs? N'y a-t-il personne dans son entourage pour lui dire: "Hey mec... c'est un peu long ton truc... Faudrait couper..." Mais non! "J'ai un budget, je suis le patron, je fais ce que je veux..." Voilà: je mets 2 étoiles. Pour Kristen Stewart, même si je l'ai vue meilleure.
Bien étrange cinéaste, cet Olivier Assayas. Capable du pire (Demon Lover), comme du meilleur (Carlos). Son « Personal Shopper », n’est ni pire, mais encore moins meilleur. La critique Cannoise, en 2016, a vu en ce film, un quasi chef d’œuvre. Les cinéphiles équilibrés, eux, n’ont vu qu’un film morne et énigmatique, dont le seul intérêt consistait en le clin d’œil fait pour le choix de Kristen Stewart, avec sa prestation rappelant un peu Twilight. Pour rendre compte de ce mystérieux engouement cannois, il aurait fallu installer à proximité de ce festival, des cabinets de consultation psychanalytique.
Mélange de cinéma d'auteur et de film de fantôme, "Personal Shopper" intrigue par rapport à son étrange atmosphère. L'histoire est plutôt écrite et la mise en scène d'Olivier Assayas fait preuve d'une certaine mélancolie. Quant à Kristen Stewart, si j'avoue ne pas être un grand fan de cette actrice habituellement, je l'ai trouvé ici particulièrement convaincante et impliquée à travers son personnage de médium américaine qui tente de rentrer en contact avec l'esprit de son frère jumeau qui est décédé à Paris. On notera par ailleurs quelques passages marquants, spoiler: comme celles qui concernent les apparitions d'un spectre . Une oeuvre en tout les cas bien intéressante à suivre et qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler le style de Kiyoshi Kurosawa.
La quête de spirituel de Maureen (Kristen Stewart), par son traitement trop attendu, étouffe un thriller qui avait bien plus d'intérêt que cette histoire de fantôme. L'actrice est omniprésente, s'en sort tout de même bien pour un rôle dans lequel elle doit être souvent seule, mais finit pourtant par lasser par la répétition de ses mimiques. Aussi, la principale difficulté est d'intégrer le téléphone, via la conversation par sms, comme un personnage à part entière, et c'est pleinement réussi. Par contre, la caméra dévore son actrice et Assayas en oublie de donner un peu d'émotion. Voir la critique complète sur mon blog :
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2,0
Publiée le 28 août 2023
Accèder au monde des esprits selon Olivier Assayas et à travers Kristen Stewart en acheteuse de mode qui n'aime pas son mètier! Pas si simple à aborder comme sujet surtout quand il s'agit d'une jeune parisienne (Stewart, jouant à la pointe de l'impossible) qui tente de rentrer en contact avec l'esprit de son frère jumeau dècèdè! Le film, à la mise en scène très esthètisante et lèchèe, divise sur la Croisette mais repart malgrè tout avec un Prix prestigieux! Je crois qu'on aura compris à quel point Assayas est un être à part, descendu d'une planète inconnue! Sa sensibilitè au monde invisible le fait se dèbattre avec l'impossible, et cela donne des choses farfelues, èmouvantes, hors normes, mais jouant une fois encore avec l'ambiguïtè sur fond de thriller et de fantastique! Alors rèflexion sensible sur la solitude du deuil et de la quête d'identitè ou dèlire mystico-fantomatique et fantasmatique sur le corps de Kristen Stewart (à la plus grande joie de la gent masculine) ? A vous de voir...
En général, Olivier Assayas, ce n'est pas trop mon truc, son œuvre ayant même atteint un sommet d'énervement et de colère devant « Demonlover », véritable insulte cinématographique me mettant dans tous mes états à chaque fois que j'y repense. Cela écrit, je reconnais que depuis quelques années, les choses se sont un peu arrangées. Non pas que je sorte extatique de ses derniers titres, loin s'en faut, mais je leur trouve un sens, un discours, parfois une esthétique capable de me parler, voire de me plaire. Pourtant, j'avouais être assez inquiet avant de regarder « Personal Shopper » : critiques moyennes, sujet casse-gueule... Même si voir le bonhomme s'attaquer au « fantastique » était une vraie curiosité, disons gentiment que tous les feux n'étaient pas au vert. D'ailleurs, dire que tout m'a plu serait clairement mentir. C'est assez bavard (quoique, de façon assez irrégulière, quand on y pense!), se donnant parfois un peu trop de grands airs, certains aspects pourtant intéressants étant expédiés voire bâclés spoiler: (franchement, ça ressemble à quoi de conclure cette histoire d'assassinat de cette façon?) , tandis qu'il sera difficile de contredire les détracteurs lui reprochant qu'il ne se passe pas grand-chose... Pourtant, j'ai relativement adhéré. Assayas ne fait pas semblant d'avoir toutes les réponses, mais pose de bonnes questions. Toute cette partie autour des fantômes, de notre sensibilité à sentir (ou pas) leur présence autour de nous, nous apprenant au passage que le grand spoiler: Victor Hugo s'était lui-même essayé au spiritisme à travers une (fausse) fiction s'avérant également une bonne idée. Le réalisateur sait filmer, notamment son héroïne, dont nous sommes au plus près du début à la fin : sensible, complexe, excellemment interprétée par Kristen Stewart, dont les choix de carrière souvent courageux sont à saluer. Un peu comme dans « Nocturama », on peut également observer cette critique d'une mode superficielle, ne pouvant pourtant s'empêcher d'être fascinante lorsqu'on la côtoie au plus près. Enfin, il y a toute cette partie spoiler: « policière » autour du « mystérieux » contact avec lequel l'échange de SMS prend une tournure de plus en plus étrange et personnelle, pas forcément crédible mais très intrigante voire prenante, malgré une conclusion clairement pas à la hauteur. Dommage que ces dernières minutes, bien réalisées mais inutilement mystiques voire légèrement incohérentes, viennent conclure sans éclat une œuvre intéressante et singulière, sans doute un peu prétentieuse sur les bords, mais étonnante dans son déroulement et sa capacité à mélanger des genres à première vue peu compatibles.