Personal Shopper
Note moyenne
2,3
1614 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

140 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
21 critiques
3
33 critiques
2
36 critiques
1
30 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cyril Bureau
Cyril Bureau

14 abonnés 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2022
Deux ans après Sils Maria et sa splendide représentation des cycles du temps qui permit à Kristen Stewart de rompre définitivement avec son image de star pour adolescents, Olivier Assayas retrouve la jeune actrice dans Personal Shopper. Cette histoire de fantômes récompensée au dernier Festival de Cannes par le prix de la mise en scène (partagé avec Cristian Mungiu pour Baccalauréat) est pour le cinéaste l’occasion de proposer la représentation littérale d’une obsession qui a marqué l’ensemble de sa carrière: celle de filmer l’invisible. En plus d’avoir pu nous entretenir avec lui au sujet de son film lors de sa venue à Zurich (notre interview est à lire ici), nous avons décidé d’approcher Personal Shopper à la lumière des nombreuses réflexions écrites d’Assayas. C’est l’avantage des réalisateurs également théoriciens du cinéma ; ils nous offrent la possibilité de voir en leur œuvre un laboratoire. Sans grande conviction, Maureen exerce le métier de « personal shopper ». La jeune Américaine passe ses journées à écumer les boutiques de luxe de la capitale française afin de tenir à jour la garde-robe d’une star capricieuse qu’elle ne croise presque jamais. Si elle accepte d’évoluer dans le milieu de la superficialité par excellence, c’est qu’elle a besoin d’argent pour rester en France, où elle pense pouvoir communiquer avec l’esprit de son frère, récemment décédé. Jumeaux, ils partageaient la même déformation cardiaque et le même don pour, apparemment, entrer en contact avec les défunts. Ainsi, Personal Shopper est avant tout construit autour d’une absence. Celle du double, du frère perdu dont l’héroïne n’arrive pas à faire le deuil au point de se perdre. Étouffée sous un trop plein de souvenirs, Maureen s’obstine à errer, traquant une manifestation surnaturelle, une porte vers l’autre monde, un signe adressé par son frère depuis l’au-delà. « Et qu’est d’autre le meilleur cinéma qu’un rituel, que l’invocation des esprits ? » ― Olivier Assayas Recherche fébrile de l’être aimé invisible, quête nostalgique du temps perdu ; le point de départ de ce scénario écrit en neuf jours donne lieu à une explicitation inédite des obsessions qui sont au cœur de la filmographie d’Olivier Assayas depuis ses débuts. S’aventurant pour la première fois dans le fantastique qu’il a toujours déclaré aimer – et avec lequel il a parfois flirté –, le réalisateur donne corps à sa fascination pour l’invisible et concrétise son goût pour la nature ésotérique du cinéma. En grand amateur de Kenneth Anger et partageant avec lui la conviction que le cinéma est un moyen scientifique d’invoquer les esprits, il transpose littéralement une idée qu’il a longtemps commentée : celle que le cinéma serait l’art de l’invocation capable de « donner forme humaine à un monde immanent [et de] faire surgir dans le monde réel les fantômes et les pouvoirs en suspension autour de l’homme ou bien autour de son esprit conscient ».
picasso2
picasso2

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2021
Une belle façon de raconter le cheminement de chacun à travers le deuil. On pourrait aussi chercher d'autres interprétations de ce qui se déroule dans cette histoire, des métaphores notamment, ou bien on peut tout simplmeent le prendre au premier degré, il restera un très bon film, porté par une très bonne actrice.
brianpatrick
brianpatrick

118 abonnés 1 870 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2021
C’est un film totalement bobo parisienne. D’ailleurs, la preuve, la production a engagé Benjamin Biolay pour une apparition. La pauvre Christine Steward, elle a tenté Paris. Elle ne parle pas français, mais dans le film, elle parle avec des français. Elle est belle, elle a une plastique parfaite. Après, elle travaille pour tester la garde-robe d’une dame, avec sa plastique, tout lui va. Après, il y a beaucoup de scène parisienne, le Paris du métro et le Paris des bistros. Il y a des scènes à la gare du Nord. Elle va voir sa copine à Boulevard Sébastopol, et sa copine habite dans un penthouse avec un grand jardin. Une belle incohérence, mais bon, pas grave. Autrement, le film reste faible. Le scénario quasi inexistant. Alors que la production avait les moyens, engager Christine Steward et aussi tourner des scènes au Maroc.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 février 2021
Personal Shopper est un film assez simple et sa fin se concrétise. Kristen Stewart projette son existence vers l'extérieur et elle se manifeste sous forme d'images fantômes, de sons, d'objets en mouvement et de textes qui font ressortir ses insécurités. Il y a des éléments secondaires de l'intrigue qui sont moins importants et quelques touches thématiques sur la façon dont la technologie crée l'isolement mais ils sont minces pour aujourd'hui. Le film vous entraîne jusqu'à ce que la fin se révèle et que vous réalisiez qu'il était aussi vide que le message qu'il véhiculait...
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2020
En général, Olivier Assayas, ce n'est pas trop mon truc, son œuvre ayant même atteint un sommet d'énervement et de colère devant « Demonlover », véritable insulte cinématographique me mettant dans tous mes états à chaque fois que j'y repense. Cela écrit, je reconnais que depuis quelques années, les choses se sont un peu arrangées. Non pas que je sorte extatique de ses derniers titres, loin s'en faut, mais je leur trouve un sens, un discours, parfois une esthétique capable de me parler, voire de me plaire. Pourtant, j'avouais être assez inquiet avant de regarder « Personal Shopper » : critiques moyennes, sujet casse-gueule... Même si voir le bonhomme s'attaquer au « fantastique » était une vraie curiosité, disons gentiment que tous les feux n'étaient pas au vert. D'ailleurs, dire que tout m'a plu serait clairement mentir. C'est assez bavard (quoique, de façon assez irrégulière, quand on y pense!), se donnant parfois un peu trop de grands airs, certains aspects pourtant intéressants étant expédiés voire bâclés spoiler: (franchement, ça ressemble à quoi de conclure cette histoire d'assassinat de cette façon?)
, tandis qu'il sera difficile de contredire les détracteurs lui reprochant qu'il ne se passe pas grand-chose... Pourtant, j'ai relativement adhéré. Assayas ne fait pas semblant d'avoir toutes les réponses, mais pose de bonnes questions. Toute cette partie autour des fantômes, de notre sensibilité à sentir (ou pas) leur présence autour de nous, nous apprenant au passage que le grand spoiler: Victor Hugo s'était lui-même essayé au spiritisme à travers une (fausse) fiction
s'avérant également une bonne idée. Le réalisateur sait filmer, notamment son héroïne, dont nous sommes au plus près du début à la fin : sensible, complexe, excellemment interprétée par Kristen Stewart, dont les choix de carrière souvent courageux sont à saluer. Un peu comme dans « Nocturama », on peut également observer cette critique d'une mode superficielle, ne pouvant pourtant s'empêcher d'être fascinante lorsqu'on la côtoie au plus près. Enfin, il y a toute cette partie spoiler: « policière » autour du « mystérieux » contact avec lequel l'échange de SMS
prend une tournure de plus en plus étrange et personnelle, pas forcément crédible mais très intrigante voire prenante, malgré une conclusion clairement pas à la hauteur. Dommage que ces dernières minutes, bien réalisées mais inutilement mystiques voire légèrement incohérentes, viennent conclure sans éclat une œuvre intéressante et singulière, sans doute un peu prétentieuse sur les bords, mais étonnante dans son déroulement et sa capacité à mélanger des genres à première vue peu compatibles.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 janvier 2020
Le hasard a voulu que je voie en quelques jours « Doubles vies » et « Personal shoper ». J’ai peine à croire qu’il s’agisse du même réalisateur. Si Doubles vies est un chef-d’œuvre de finesse et de drôlerie, et Personal shoper n’est qu’un sinistre navet. Sinistre comme le fantôme de Kristen Stewart (quelle tristesse de l’avoir abîmée ainsi) qui encombre tous les pans du film et en est la seule unité. On passe d’une maison hantée à un délire spiritiste, puis à un meurtre que rien ne permet de comprendre et dont on ne saura rien, surtout pas le rapport avec le reste de l’intrigue, pour revenir à des verres qui se promènent tous seuls, enfin à cette sublime chute : « Ou ce n’est que moi ? ». Le ver était déjà dans le scénario, irrécupérable, et la réalisation aggrave les dégâts. J’ai résisté à l’envie de zapper au tiers du film et passé les 2/3 restants à me demander pourquoi je continuais à perdre mon temps. En tout cas j’ai eu tort.
SociN
SociN

14 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2019
Kristen est belle, mais elle ne sauve pas un scénario soporifique. Le début est long et hésite entre le triller et le fantastique. Les dialogues pas vraiment intéressants n'aident pas.
ronny1
ronny1

56 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2019
Avec « Personal Shopper » Assayas s’essaye au film d’épouvante avec sobriété (si l’on excepte le meurtre qui tire vers le gore) mais brio. La maison avec ses scènes horrifiantes et les texto angoissants, calibrent habilement un récit qui fait la part belle à Kristen Stewart. A tel point que les autres personnages semblent davantage des faire-valoirs d’un scénario complètement centré sur le personnage principal. Et l’interprétation de l’actrice américaine est somptueuse, au sein d’une réalisation qui retranscrit chaque doute, chaque frémissement, chaque angoisse. Dans les couleurs magnifiques de l’automne qui fane les arbres, la forme colle ainsi parfaitement à cette histoire d’ombre, de la maison hantée à Maureen, elle-même ombre d’une star évanescente avec une scène finale qui semble répondre ironiquement à la disparition de Kristen Stewart dans « Sills Maria ». Ce scénario très écrit, comme presque toujours chez Assayas, souffre malheureusement d’un découpage pas toujours heureux. Certaines scènes s’enchaînent sans liant, alors que les scènes du train auraient du être plus resserrées, avec, de plus, des sms faisant état d’un « Scream » mal assimilé. Assayas ne retrouve sans doute pas la même alchimie avec Marion Monnier (mise en place interminable dans « Sills Maria ») qu’avec le regretté Luc Barnier. Malgré ces quelques réserves, « Personal Shopper » est incontestablement une réussite, même si la critique du monde du luxe ne semble gêner en rien Kristen Stewart sous contrat avec Chanel. Certes, c’est une actrice, mais dans ce cas il me semble qu’elle mange à tous les râteliers.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 juin 2019
Très mauvais... :/ Honnêtement , c'était a rien y comprendre. Aucun plaisir a regarder ce film. Très déçue la description me rendait curieuse mais avoir su je n'aurais pas perdu mon temps. Un des pires films que j'ai écouté ...
The Claw
The Claw

73 abonnés 727 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2019
Un film assez étrange, et pas inintéressant. Il y a quelques moments de stress qui font que je ne peux pas dire que j'ai détesté le film, mais d'un autre côté, il y a pas mal de longueurs et de passages ennuyeux qui font que je ne peux pas porter ce film aux nues non plus. On va donc dire que c'est assez moyen, mais pour ceux qui aiment le paranormal, les films lents et étranges, ça peut valoir le coup d'oeil. Une curiosité.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

299 abonnés 3 077 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mai 2019
Un film glacial et mystérieux comme le sujet qu'il aborde. On apprécie sa photo et son actrice, électrisante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mai 2019
J'ai adoré ce film, où les personnages se croisent rapidement en se délivrant réciproquement le minimum.
K. Stewart est sublime de simplicité mystérieuse. On est étonné qu'à la fin, elle rejoigne tout simplement son compagnon.
Un film qui mine de rien pose l'énigmatique question de l'existence de l'âme .
ptitmayo
ptitmayo

44 abonnés 969 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2019
"Personal Shopper" est un film qui passe à côté de plusieurs thématiques intéressantes, préférant souvent partir dans une cohabitation délicate des genres (drame, thriller psychologique, épouvante, policier, fantastique) au détriment du fond. Le pitch de base est pourtant pas mal du tout spoiler: (une femme médium vient de perdre son frère jumeau à cause d'une malformation cardiaque qu'elle a également, a fait un pacte avec lui pour que le premier qui meurt face un signe à l'autre depuis l'au-delà)
, la situation de départ a un symbolisme fort qui fait mouche spoiler: (son métier de personal shopper pour Kyra l'a fait voyager juste physiquement (elle n'aime pas son job), alors que son âme erre loin de toutes considérations matérielles ou amoureuses (son mec est à Oman et elle refuse de le rejoindre pour l'instant))
et l'environnement de la mode est doté d'une délicieuse ironie pour Maureen spoiler: (il est aussi riche financièrement que futile intellectuellement, et pourtant précieux à Maureen pour se trouver (essayages des tenues de sa boss, braver l'interdit pour se libérer))
. Le problème vient alors d'un scénario qui fait n'importe quoi sur la question du rapport entre le corps et l'âme, un sujet sous-développé se bornant à des références prétentieuses, pompeuses et sans intérêt spoiler: (Victor Hugo qui parlait à sa fille décédée lors de séances de spiritisme; la peintre suédoise qui doit ses tableaux aux esprits)
, ainsi qu'un passage raté par le fantastique et l'horreur. Seule éclaircie, le script se révèle plutôt intelligent sur le deuil spoiler: (Maureen revient à la maison de son frère pour entendre son esprit, alors que des clients veulent la maison; elle pense que les SMS viennent de Lewis; l'esprit se matérialise dans le robinet ouvert ou les verres cassés; elle croit dans un premier temps qu'un esprit a tué Kyra alors que c'est Ingo)
, un sentiment qu'on perçoit lors de cette fin ouverte paresseuse spoiler: (tout cela était-il dû à un esprit ou bien était-ce une représentation irréelle de son deuil?)
. Côté réalisation, Olivier Assayas tombe dans le poussif au démarrage, l'inutile ensuite (les fondus noirs) et l'extrêmement long sur la partie SMS (ça n'en finit plus). Enfin, Kristen Stewart n'est pas l'actrice la plus expressive du monde et c'est justement pour cela qu'elle est parfaite pour le rôle de femme perdue, je n'ai rien à redire sur sa prestation. Bilan, si on excepte un bon traitement du deuil et la performance de Kristen Stewart, "Personal Shopper" est un mauvais film, qui plus est vaniteux, noyant le poisson dans une mise en scène soporifique et manquant le coche sur le rapport corps-âme.
Nicothrash

468 abonnés 3 309 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mars 2019
D'un ennui abyssal, Personal Shopper d'Olivier Assayas navigue en eaux troubles entre les genres sans jamais réussir à percuter dans l'un d'entre eux. Autant, au départ il peut intriguer, autant par la suite il s'avère totalement insipide, on a le droit à un chouia de fantastique qui surprend et puis plus rien, on suit sans trop d'intérêt la certes envoûtante Kristen Stewart errer à droite à gauche comme une âme en peine à la recherche d'un supposé don. Il ne se passe quasiment rien et les deux ou trois délires de Stewart n'y changeront rien, ça n'a ni queue ni tête et même l'aspect deuil qui aurait pu être intéressant est mal traité, si tant est qu'il est traité d'ailleurs. Une perte de temps pour ma part.
Nicolas L.
Nicolas L.

118 abonnés 2 085 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2018
Assez contemplatif. Le film d'Assayas se regarde assez bien. Le mystère et l'ambiguïté ont l'air d'amuser le metteur en scène. Après, cette ambiguïté manque très souvent de cohérence dans le scénario et le twist final du coup tombe à plat. Dommage ça gâche un peu toute l'intrigue à suspense sur lequel le film était construit...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse