L'Idéal
Note moyenne
2,1
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192 critiques spectateurs

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dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2016
L’univers de Frédéric Beigbeder est presque un genre à lui tout seul, avec ses codes (les fêtes, l’alcool, la coke, les putes, la culture…), ses qualités surprenantes (dont un humour politiquement incorrect) et ses défauts attendus (sa lourdeur et son autocritique artificielle). Dandy parisien cynique et drôle (ou bobo dans toute sa splendeur, c’est selon), Beigbeder rebute autant qu’il amuse... et je dois avouer que son autodérision me le rend plutôt sympathique. J’ai, également, apprécié son premier film "L’amour dure trois ans" (déjà adapté d’un de ses romans) et j’attendais de voir ce que pouvait donner cette suite non-officielle du "99 Fr. " assez barré de Jan Kounen, avec un traitement plus "abordable". Malheureusement, si "L’Idéal" est, effectivement, plus "facile d’accès" que son prédécesseur, il réussit l’exploit de transformer cette qualité en défaut majeur… et ne peut s’empêcher de décevoir considérablement ! Car, et c’est le premier défaut du film, la mise en scène manque singulièrement de caractère, Beigbeder tentant pas mal de choses (la voix-off, le quatrième mur régulièrement brisé, un trip en grand huit dans une villa russe… ) mais s’effrayant visiblement du moindre jusqu’au-boutisme ou, plus généralement, de la moindre cohérence de ton. En ressort un film forcément brouillon dans sa forme… mais, également, dans son scénario. On se demande encore ce qu'a voulu dire Beigbeder, avec ce brûlot contre l’Oréal (que seuls les plus ignorants n’auront pas reconnu derrière "L’Idéal"), si ce n’est une avalanche d’évidences sur les coulisses peu reluisantes des recherches de mannequins, les rêves brisés des jeunes filles de l’Est parties chercher la fortune en France ou encore sur l’immoralité de l’industrie du luxe. Le point de vue de l’intrigue ne brille pas forcément pas sa clarté et, pire que tout, le dernier quart de l’intrigue sombre dans un grand n’importe quoi qui oscille entre la leçon de morale démago spoiler: (avec, entre autres choses, l’intervention hallucinante des Femen !)
et le contresens le plus total spoiler: (voir le changement radical des deux héros)
! Que Beigbeder crache dans la soupe, ce n’est pas vraiment une surprise… mais il ne l’avait pas encore fait avec un tel manque de subtilité. C’est, d’ailleurs, le défaut majeur du film : il est d’une incroyable lourdeur… ce qui est un comble pour un réalisateur qui, sans être forcément délicat, a su montrer une certaine plus-value "littéraire" dans ses œuvres mais aussi dans son précédent film. Ici, il surligne (et sur-explique) la majeure partie de ses dialogues et de ses gags, il en fait des tonnes avec des scènes qui méritaient d’être allégées, il laisse libre cours à ses fantasmes spoiler: (le héros entouré d’un harem de bombes sexuelles, la drogue sniffée par montagne, la working girl névrosée qui vire lesbienne…)
sans le recul nécessaire, il force le trait sans pour autant adopter un ton cartoonesque, il fait dans l’auto-placement de produit (via le plan sur le magazine Lui dontil est le rédac’ chef) avec un premier degré effarant, il trahit l’essence des personnages qu’il a lui-même brossé… Et c’est vraiment dommage parce que, avec un peu plus de travail, il y avait matière à faire une excellente satire. Quelle peine, d’ailleurs, de voir, l’excellent Gaspar Proust reprendre le rôle de l’alter-ego de Beigbeder (ce qu’il avait déjà fait dans "L’amour dure trois ans") et s’en sortir, une fois de plus, assez bien… pour se transformer subitement, et sans explication valable, en spoiler: papa poule épris de maison de campagne
! Idem pour Audrey Fleurot dont le personnage, plein de promesses, est trop rapidement flinguée par spoiler: une prise de conscience des plus contradictoires
. Le seul à sortir vraiment du lot, c’est Jonathan Lambert qui campe la big boss de L’Oréal Carine Wang, avec une évidence troublante et un décalage forcément savoureux. "L’Idéal" peut, également, se targuer d’un certain nombre de scènes réussies et même amusantes spoiler: (les excuses publiques de l’égérie de l’Idéal qui virent à la catastrophe notamment)
, mais, une fois encore, elles semblent avoir été jetées, ici et là, sans souci de construction scénaristique. Une déception, donc…
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 novembre 2016
Bon film dans l'ensemble. Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant rie devant une comédie française. Le seul bémol ; :SPOILE: la fin est trop prévisible et mielleuse. Mais enfin, comment un personnage aussi antipathique peut devenir le papa parfait ?
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 novembre 2016
Le monde du business et les dessous de mannequinat sont exposés dans le second long-métrage de Frédéric Beigbeder, adapté de son propre roman. On ne sait pas trop comment appréhender L’idéal qui se veut une critique du bling-bling, de l’alcool, de la drogue, de la nudité et du physique tellement tout est synonyme d’humiliation. Car en étant toujours démonstratif par des scénettes choquantes au lieu de véritablement dénoncer, L’idéal n’amasse que les vulgarités. L’ego toujours présent sème en effet le doute, mais beaucoup de spectateurs pourraient prendre l’ensemble au premier degré. D’autant plus que le final est expéditif et ne renverse absolument pas la balance de tout ce qu’on vient de s’infliger dans les yeux. Frédéric Beigbeder a peut-être le temps d’expliquer le fond de ses faits dans ses romans, mais il est nécessaire qu’il arrête la réalisation au cinéma.
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defleppard

483 abonnés 3 676 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 novembre 2016
Une bonne satire de l'entreprise l'Oréal..............et du monde des cosmétiques en général.............mais après une demi-heure de visionnage, cela devient ennuyeux...........comme les mannequins le sont en grande partie, et une réalisation pas à la hauteur..............1 étoile et demie !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 novembre 2016
Malgré une idée de départ très intéressante le film ne tiens pas ses promesses et sombre vite dans la caricature. La première partie du film me semble être la plus sympa avec une critique du monde de la mode , la seconde partie sombre dans la comédie romantique grossière. Un ensemble plus que moyen dommage , je m'attendais à mieux...
Pierre-Jean B
Pierre-Jean B

19 abonnés 86 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 octobre 2016
On retrouve la même trame que 99 francs pour un film brouillon dont l'exercice de réalisation se dégrade un peu plus à chaque minute. C'est dommage, car le potentiel était là.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2016
Une fausse suite de "99 francs" avec une nouvelle fois, le personnage d'Octave Parango au centre de l'histoire dans cette fois-ci une satire du milieu de la mode et de la beauté. Cette nouvelle adaptation de Frédéric Beigbeder ne manque pas de dynamisme avec des personnages décalés et parfaitement stéréotypés, mais l'histoire manque de consistance ce qui rend la critique assez fade et inégale. L'histoire fil rouge sur la quête du nouveau visage de la marque n'est vraiment pas terrible et sert avant tout de prétexte pour faire vivre aux personnages des situations déjantées. Tout ce qu'il y a autour n'est pas plus réussi, l'humour est peu efficace, lourd et redondant à l'image du nombre incalculable de mannequins en petite tenue que l'on peut voir... Il ne reste que le casting pour limiter la casse et sauver un peu un film rapidement ennuyeux qui est aussi vide que le milieu qui est critiqué.
Xhyrkhæn
Xhyrkhæn

12 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2016
Avec quelques belles scènes dans cette caricature du haut du pavé de l'industrie des cosmétiques , un côté jet-setteur ruskoff qui apporte un brin de folie et quelques dialogues bien drôles , Beigbeder ne s'en sort pas trop mal pour nous fait part de ce qu'il entend par : "La beauté, c’est parfois moche " inscrit sur l'affiche ...
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 octobre 2016
Cela m'arrive de temps en temps : je n'ai rien à écrire sur un film. « L'Idéal » en fait partie, même si je vais quand même me faire violence en rédigeant quelques mots. Frédéric Beigbeder entend dénoncer le milieu des cosmétiques (entre autres) en pointant la dimension hautement superficielle de ce milieu, mais emploie en définitive plus ou moins les mêmes méthodes pour le faire, ce qui rend l'entreprise assez vaine. Il a beau y ajouter une grosse couche de cynisme et quelques répliques tapageuses (parfois efficaces), on sent bien que l'écrivain n'est pas dans son élément habituel et malgré une première expérience derrière la caméra , celui-ci semble toujours aussi peu concerné par l'art cinématographique, même Gaspard Proust semblant parfois un peu perdu en double de l'auteur-réalisateur. Vaguement prétentieux, le film parvient néanmoins à être drôle de temps en temps, et ce malgré un dénouement n'ayant pas peur du ridicule. Et puis il y a Audrey Fleurot. Peu de réalisateurs ont jusqu'ici exploité son talent : il serait grand temps car avec un personnage que beaucoup auraient rendu insupportables, elle fait des merveilles et mange littéralement l'écran. S'il y a une raison qui ne me fait pas (trop) regretter le déplacement, c'est bien elle. Pour le reste, et sans être un bide total, « L'Idéal » apparaîtra comme l'un des nombreux titres dispensables de 2016 : peut-être Beigbeder devrait-il se consacrer intégralement à la littérature, ou du moins confier les adaptations de ses romans à quelqu'un d'autre.
cc2
cc2

6 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2016
De la façon dont est racontée l'histoire, il ne pouvait y avoir d'autre acteur que l'hilarant et cynique Gaspard Proust. Jonathan Lambert est excellent en PDG travesti. Ça pourrait paraître assez stupide mais c'est vraiment drôle. La fin est niaise et ennuyeuse mais pour le reste c'est un bon divertissement critiquant la recherche du modèle parfait dans la mode avec une grande justesse. Quel triste univers de l'apparence surfaite.
duartelittle
duartelittle

50 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2016
Avec un titre qui n'est pas sans rappeler la célébre marque qui le vaut bien, L'idéal poursuit le même but que "99 francs" en son époque: dénoncer les pratiques douteuses et peu reluisantes d'un monde où marketing et image sont les maître-mots.

Si le film a la bonne idée de multiplier les scènes caricaturales et psychédéliques, le rendant drôle et original, il a aussi le défaut typique de la comédie à la française qui consiste à transfuser une dose de mélodrame inutile qui a tendance à casser le rythme et la trame comique du film.

A l'affiche, Audrey Fleurot, Gaspard Proust et Jonathan Lambert sont absolument parfaits dans leur rôle caricaturaux, notamment Jonathan Lambert, parfait(e) en PDG irrascible.

Les amateurs de Beigbeder apprécieront.

Plus de critiques sur mon blog au lien suivant:
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 15 juillet 2016
Un air de déjà vu.
C'est à peu près la même chose que 99F, même situation, même blague.
Différent du livre, mais la trame similaire.
Proust joue comme dans "l'amour dure 3 ans".
Pro-féministe, ce qui est agaçant à la longue.
Bon y a quelques situations marrantes, mais pas de quoi fouetter un chat dans l'ensemble.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2016
Un trip sous acide décaler sur l'univers de la mode poétique qui touche un peu à tout, passant du sexisme au manque de responsabilité au retour à la nature. Ce film nous offre des scènes bien décaler et drôle, les personnages de Gaspard Proust et Audrey Fleurot sont juste trop attachant et charismatique.
Flowcoast
Flowcoast

72 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juillet 2016
Plongé dans l'univers Beigbeder, L'idéal s'avère etre une critique très tirée par les cheveux du monde de la mode et du luxe. A vrai dire, pas vraiment surpris des longueurs totalement surréalistes, qui étaient déjà présents dans 99F. Entre sexe, drogue et superficialité, L'Idéal s'en sort grace à ce soupçon d'honneté qui rend le film moins méchant qu'il n'en n'a l'air !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 juillet 2016
C'est la suite de 99 francs ou la meme chose plutôt, pas de grande nouveauté. Apres l'agro-alimentaire, l'industrie cosmetique, avec un scenario moins trash pour etre visible par tous.
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