Petit bijou d'émotion et d'humanité !!! Les actrices sont prodigieuses, l'histoire prenante et triste et quelle BO !! Le piano nous enchante et vraiment on se prend d'affection pour ces religieuses passionnées et touchantes !! Une belle surprise qui nous vient du grand Nord québécois et on en redemande !! Bravo !
Très belle musique, actrices d'une justesse incroyable. Le film parle à la fois de l'éducation des filles au Québec, de la libération de la femme, de la fin de l'emprise de l'église sur la vie des villages québécois et bien logiquement, de la révolution tranquille. Magnifique et touchant.
Celine Bonnier au couvent en passionnée de musique. Déjà un classique ! ♥♥♥
Simone Beaulieu, devenue Mère Augustine, dirige avec succès un petit couvent sur le bord du Richelieu. Passionnée, résiliente, Mère Augustine met toute son énergie et son talent de musicienne au service de ses élèves. Lorsque sa nièce Alice lui est confiée, c’est non seulement une nouvelle pianiste prodige qui fait son entrée, mais aussi une jeune femme dont les aspirations sont au diapason de l’époque et qui rappelle à Mère Augustine un passé qu’elle avait cru mis de côté définitivement… Mais lorsque le gouvernement du Québec instaure un système d’éducation publique au milieu des années soixante, l’avenir de Mère Augustine et de ses Sœurs est menacé.
Sept ans après Maman est chez le coiffeur, Céline Bonnier (que nous avons récemment rencontrée pour un portrait) retrouve Lea Pool pour un nouveau film d’époque (les années 60). Nouveau film mais nouveau personnage pour la grande actrice québécoise qui devient Mère Augustine dont nous verrons le combat pendant un peu plus d’une heure trente.
Dans la Passion d’Augustine, tout semble avoir été extrêmement étudié et une attention particulière a été portée sur la direction artistique afin de sublimer cette histoire qui pouvait apparaitre assez banale sur le papier. La réalisatrice québécoise livre un film simple, pudique et mettant très en valeur l’univers musical classique dans lequel ces sœurs évolue… Son nouveau long métrage refait vire l’ancien (comme pour les Choristes) avec beaucoup de grâce.
Si réalisation est irréprochable, on se dit qu’on aurait bien ajouté une dose de fantaisie au scénario afin de garder l’attention du spectateur encore plus captivée. D’autant que les talents de comédiennes telles que Valerie Blais, Pierre Robitaille, Anne-Elisabeth Bossé ou Diane Lavallée sont quelques peu sous-exploités.
Heureusement le soin apporté à la direction artistique, à la mise en scène ainsi qu’à quelques idées de réalisation permettent d’apprécier le moment comme un long passage dans une époque révolue et se faire gagner par l’émotion d’un film beau et délicat.
Film québécois très classique, très sobre, rien d'innovant dans la mise en scène, dans le récit, c'est même prévisible. Cela dit le film est agréable et doux à visionner, et les actrices sont crédibles. Le film traite d'une époque charnière pour les couvents au Québec dans les années 60, et l'oeuvre des bonnes soeurs pour sauver leur Congrégation de la Vente.
Léa Pool, filme la belle histoire, baignée en permanence de musique classique, d'une libération de femmes, des sœurs en l'occurrence, au Québec dans les années 60. L'intrigue évolue au fil des saisons comme l'illustration de la marche pour sortir de l'hiver et aller vers le soleil. Sur le chemin, il faut passer la période de débâcle du printemps, une période qui n'est pas sans danger au moment de la fonte des glaces, et qui vient en écho à la difficulté de se dévoiler! streaming -sept 2025
Un petit bijou de film : une histoire simple (peut-être trop ?) mais prenante, une superbe prise de vue et la musique immortelle de Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Liszt, ainsi que des actrices confondantes de réalisme, tout concourt à faire de ce spectacle profondément humain et délicat une grande réussite. Bien sûr, il faut aimer la musique pour apprécier au mieux, mais indiscutablement à voir.
Ce film est un film charmant, j'hésitais à voir un film sur un couvent, mais je ne le regrette pas, pas un instant d'ennui, la photographie est superbe, des scènes ne sont pas sans manquer d'humour, et l'émotion est toujours présente, les interprétations aussi bien chorales que pianistiques sont excellentes, un vrai régal!
C’est un beau film que nous offre là, Léa Pool, réalisatrice québécoise, qui a posé sa caméra dans un couvent de religieuses, qui est aussi pensionnat de jeunes filles où la musique et le chant ont remplacé en partie, prières et génuflexions…Simone Beaulieu, Mère Augustine est la mère supérieure de ce petit couvent , situé au bord de la rivière Richelieu, l’un des affluents du Saint Laurent…nous sommes dans les années soixante et la vie du couvent va être confrontée à deux événements historiques, le concile Vatican 2 et la révolution tranquille quand le Québec jette aux orties la grande noirceur, cette longue période de son histoire où l’église disciplinait les corps et les esprits et tenait fermement l’éducation, la santé et les services sociaux. On ne sait pas comment Simone Beaulieu a pris le voile, mais on devine qu’elle a du être une grande concertiste, et qu’elle a pu connaitre une fêlure sentimentale. Comme supérieure, elle met toute son ardeur et son talent de musicienne au service de ses élèves, ce zèle irritant fortement la générale de sa congrégation qui cherche à la remettre au pas. Dans ce contexte historique un autre événement va venir bouleverser la vie du couvent, l’arrivée d’Alice sa nièce que lui confie sa sœur, adolescente au tempérament rebelle mais qui fait montre d’un véritable talent pour le piano… Nous vivons le dernier hiver de ce couvent, au milieu d’un paysage enneigé avec le contraste de ces sœurs qui patinent en robe noire sur le fond blanc du fleuve gelé….nous assistons aux premiers bouleversements du concile…ce vieux prêtre qui préfère prendre sa retraite que d’abandonner le latin et la célébration dos aux fidèles…dans une longue scène magnifique et bouleversante, on voit ces sœurs l’une après l’autre défaire leur voile, libérer leurs cheveux, se libérer de leurs lourds oripeaux, un peu désemparées dans leur nouvelle tenue, mal à l'aise dans ce nouveau corps livré aux regards de la société…il y a aussi de purs moments d’humour, comme cette sœur qui interroge sa consœur sur les vêtements de l’intime, en fait les sous vêtements, pour déclarer innocemment qu’elle ne portait pas de culotte !!! Il y a ces flots de gammes, d’arpèges, les préludes de Chopin, les fugues de Bach, qui donne à la vie de ce couvent, une fantaisie bien loin de l’austérité et de la rigidité personnalisées par la générale de l’ordre…Il y a Alice qui nous offre de grands moments musicaux…prenant parfois quelque liberté d’improviser…Il y a ces belles images de nature, et cette fin d’hiver où la débâcle des glaces laisse entrevoir des prairies qui reverdissent, symbole du passage d’une société ténébreuse à la modernité…ce film classique par sa forme, n’oublie pas d’être drôle par moments…et les actrices sont magnifiques, et notamment Céline Bonnier qui joue Augustine….et Lysandre Ménard qui joue Alice, la bande son est une pure merveille…C’est différent d’Ida ou les Innocentes qui eux aussi visitent la vie monastique, cela pourrait faire penser aux Choristes…c’est un film délicat et bouleversant …j’ai beaucoup aimé.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 novembre 2020
Je viens de regarder La Passion d'Augustine sur TV5Monde ce soir. Je suis très fier de Lysandre Ménard pianiste car elle a montré une passion mêlée à des années de pratique et d'apprentissage de la musique avec le plus grand dévouement. Son jeu est également très beau tout comme son aspect et sa personnalité. J'espère qu'elle sera un grande actrice et une musicienne célèbre dans le monde entier. Je tiens également à remercier Céline Bonnier pour la beauté et la sensibilité de son jeu dans le film à Léa Pool pour sa mise en scène extraordinaire et à Daniel Jobin pour les angles de caméra époustouflants. Il n'est pas facile de trouver ce film donc si vous avez la chance de le voir vous êtes une personne très chanceuse...
Divine surprise ...... Les critiques excellentes des cinéphiles m'ont orienté à voir ce film C'est une pépite;c'est très bien tourné et les acteurs parait-il novices sont excellents;On s’imprègne facilement de la vie , des problèmes de ce couvent très Un grand bravo au réalisateur Canadien et à toute l'équipe de ce film;
La beauté de la musique dans ce film atteint un niveau inégalé. En plus, les filles sont toutes douées apparemment. Une perle, ce film. Avec la trame de la transformation de l'Église dans les temps modernes, la narration évolue vers une charmante mais moins éternelle conclusion.
Film tout en finesse. Pas de clichés, des actrices toutes en finesse, une belle leçon d'humanité. Bravo et merci pour le bon moment passé entre humour, musique, personnages attachants... et histoire bien racontée à laquelle on croit.