Superbe film danois sur la réeducation d'un soldat qui a sauté sur une mine en Afghanistan et qui tente, grâce à une ballerine dont il tombe amoureux, de retrouver l'usage de ses jambes ! Alors certes les personnages ne sont pas super agréables mais l'histoire est belle et triste et j'ai passé un bon moment devant ce film venu du Nord !
Un film d'amour de 2 personnages provennant de 2 mondes très différents, Oui. Mais également un film sur le deuil d'un être cher, d'une partie de son corps, de la reconstruction psychique d'un homme et d'une femme pas si différents au fond. Le tout sans mièvrerie ni excès, tout en finesse.... 4/5
A travers l'adaptation au handicap suite à un accident traumatique et à travers l'accompagnement en fin de vie d'un proche atteint du cancer, ce film nous offre un travail d'une justesse exceptionnelle sur le deuil.
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4,5
Publiée le 26 juillet 2021
Walk with Me était vraiment un grand film à regarder. Il y a eu tellement de films de guerre au cinéma ces dernières années et beaucoup se ressemblent trop. Ce film dépeint très bien les frustrations les défis et la bataille mentale qui existent lorsqu'une tragédie s'est produite à la guerre et qu'un jeune soldat retourne dans son pays. Il ne dit pas vraiment si la guerre est bonne ou mauvaise ou d'autres questions politiques qui pourraient surgir dans une telle question politique mais se concentre simplement sur l'histoire personnelle du garçon. Le jeune homme qui a perdu ses jambes et son combat pour retrouver une vie normale et son amour de la fille. J'ai ressenti tellement de choses dans ce film à travers l'histoire et les acteurs font un travail incroyable dans leur rôle. C'est un excellent travail pour une romance et film hautement recommandé...
J'ai détesté ce film pro-guerre. On nous raconte l'histoire d'un soldat danois qui part en Afghanistan, saute sur une mine et y perd ses jambes. On devrait être émus? il n'avait qu'à pas y aller, c'est l'un des risques du "métier" de crever ou de revenir handicapé. Par dessus le marché, la mine aurait été posée par un gosse de 11 ans dans le film. Message? même les gamins sont dangereux et il faut tuer tout le monde? Choquant. C'est pas l'histoire avec la ballerine qui fait passer la pilule... le message de fond pro-guerre est ultra violent et détestable.
Sujet délicat mais on a du mal à entrer dans le film, trop haché. Les personnages semblent donner de leur mieux mais les dialogues, la mise en scène freinent l'ensemble. Toutefois, une belle histoire qui se laisse regarder agréablement. 2.5/5 !!!
On se laisse transporter du début jusqu’à la fin par ce film magnifique sur le handicap et son acceptation. Les prises de vue et les cadrages sont très beaux. À voir absolument
Cette histoire de soldat mutilé par une mine, qui reprend vie au contact d'une danseuse classique, se regarde avec plaisir. Même s'il n'évite pas quelques clichés ça et là, le scénario nous embarque et nous émeut parfois, notamment grâce aux interprètes...
Le thème pour solliciter nos glandes lacrymales semblait si j'ose dire "rêvé".. Au premier coup d'oeil, on ne pouvait que penser que nous allions avoir droit à une "bluette", même plutôt "pur jus" diraient certains....
Synopsis = Le destin va mettre en présence Thomas et Sofie, deux jeunes que tout, à première vue, oppose. Ils se rencontrent à l'hôpital. Thomas est un jeune militaire qui a été amputé des deux jambes (il a sauté su une mine antipersonnelle quand il était en mission en Afghanistan). Sa seule obstination est de retrouver une autonomie suffisante pour qu'une fois appareillé, il puisse repartir sur le terrain.. Sofie est une jeune danseuse qui vient rendre visite à une parente en "fin de vie".
Eh bien, je ne sais pas exactement pourquoi, alors que ce type de films n'a pas particulièrement ma préférence, celui-là, je ne l'ai pas trouvé ni "guimauve" ni même mièvre. Je l'ai même trouvé assez juste dans la peinture des personnages. Ils ne sont pas caricaturaux ni l'un ni l'autre.
D'ailleurs, s'il m'a touchée, il ne m'a pas fait verser pour autant une larme. C'est peut être pour cette raison que j'ai été séduite.
L'interprétation est irréprochable. Mikkel Boe Folsgaard, déjà vu dans Royal Affair, Miséricorde, Les oubliés, A Serious Game) interprète un personnage meurtri qui essaie de se reconstruire. Sa partenaire Cecilie Lassen est bluffante alors qu'il ne s'agit pas d'une comédienne mais d'une danseuse du Ballet Royal Danois).
J ai été très agréablement surpris que le film soit assez éloigné de l idée que je m en étais faite d après son synopsis. D ailleurs j ai bien failli ne pas le voir à cause de cette erreur. J imaginais que le film exploiterais le parallèle entre la danseuse qui a des jambes et peut bouger et l amputé qui n en a plus. Je n ai pas du tout vu cela dans le film.
Pour moi, Sofie est confrontée à sa tante qui ne veut plus faire d effort. Elle remarque cet homme qui en fait mais est plutôt empêché de les faire. En temps que danseuse classique, métier fait de beaucoup de travail et effort, elle reconnais son exigence et décide de l aider puisqu elle se sent impuissante pour sa tante.
A partir de la, une rencontre est possible et même plus. Le film développe et raconte cette idée. C est suffisant, pas besoin d en mettre plus.
Walk with me essaie de combiner deux deux types de récit : celui du retour au pays d'un soldat traumatisé et celui de la comédie romantique. Une alliance des genres pas si évidente que la suédoise (mais le film est danois) Lisa Ohlin traite sans génie mais avec une certaine retenue, ce qui est tout à son honneur. Le parallèle établi entre une rééducation et le quotidien d'une danseuse de ballet s'impose comme le principal intérêt d'un film qui travaille joliment ses personnages au corps. La présence d'une danseuse professionnelle dans le premier rôle féminin participe à la réussite de cette partie de l'intrigue. Pour sa première apparition à l'écran, Cecilie Lassen se révèle d'ailleurs excellente actrice. Plus attendu et largement prévisible, l'aspect sentimental du film est moins convaincant. Mais en soulignant les différences des deux mondes d'où sont issus ses deux principaux protagonistes, Walk with me évite tout de même de se complaire dans la mièvrerie.
Il y a des films qui vous prennent par le cœur sans crier gare. Des films qui vous font ressentir des sentiments forts, des émotions multiples, des bouleversements à la puissance cent. « Walk with me » est assurément de ceux-là. Mieux, ce long-métrage danois vous donne envie d’aimer, vous fait croire au pouvoir de l’amour. Et encore mieux, il le fait sans jamais forcer le trait, toujours avec pudeur et sans sentimentalisme exacerbé. Un film romantique sans aucun pathos, toujours dans la justesse et dans le vrai. Lisa Ohlin parvient à capter ce qu’est le sentiment amoureux, de sa naissance jusqu’à sa combustion en le filmant de la manière la plus simple possible ; mais la plus touchante aussi. L’histoire de Sofie et Tomas, elle pourrait être la nôtre si ce n’est le handicap du second qui aurait pu freiner leur idylle. La cinéaste manie très bien l’ellipse pour nous emmener rapidement dans le vif du sujet. Si elle s’attarde sur de sublimes scènes de ballet qui mettent en valeur sa mise en scène (plus discrète mais adaptée le reste du long-métrage), la scène de guerre est vite expédiée et c’est tant mieux.
En effet, « Walk with me » nous conte la rencontre à priori peu probable d’un jeune soldat qui a perdu ses jambes en Afghanistan et d’une ballerine qui rend visite à sa tante mourante dans un hôpital. Le monde de la guerre et celui de la danse, deux univers paraissant antinomiques et qui vont se télescoper grâce à la force des sentiments à travers une histoire d’amour comme on en voit peu. Toujours dans le vrai, toujours réaliste, toujours émouvante. L’émotion (et les larmes qui vont avec) viennent naturellement, sans musique pompeuse ou violons exacerbés qui auraient pu rendre ce drame pathétique à l’excès. La maladie et le handicap sont traités avec autant de respect et de pudeur que la romance. On pense un peu à « Patients » qui abordaient ces thèmes davantage sur le ton de la comédie et du film social. Ici, c’est deux personnes qui s’apprivoisent malgré leurs différences et vont commencer à s’aimer. Et on a envie que d’une chose, lorsque ces deux-là se rencontrent, c’est qu’ils se mettent ensemble, car nos cœurs vibrent avec eux.
La force du long-métrage tient également dans la stature et l'interprétation de ses deux comédiens principaux. Si Mikkel Boe Folsgaard est d’une justesse incroyable dans un rôle difficile et propice au ridicule ou à l’exagération, c’est Cecilie Lassen qui constitue une véritable révélation. En plus de sa beauté et de son charme, elle emporte le film vers des sommets de malice, de chaleur et d’espièglerie cachant une âme belle et forte. Elle irradie véritablement les presque deux heures de bobine du film. Il n’y a qu’à voir la façon dont la réalisatrice tourne sa scène de sexe et la manière dont s’en empare sa comédienne pour s’en convaincre. On apprécie également que le film prenne parfois des chemins inattendus et la manière magnifique et solaire dont il se termine, constituant l’un des plus beaux plans récemment vus dans le genre. Et, sans hésitation, « Walk with me » obtient la palme du plus beau mélodrame ou film d’amour de l’année. Peu distribué et sorti en catimini en plein été, il vaut la peine d’être découvert comme une douceur scandinave.
Pourquoi ce titre anglais pour un film danois, et qui n’est pas la traduction du titre authentique – lequel signifie « L’invincible » ?
Bref, Thomas, soldat qui lutte en Afghanistan contre les talibans, saute sur une mine et y perd ses deux jambes. Dans son pays, on lui pose des prothèses, difficiles à utiliser, et il est aidé par Sofie, une ballerine du Ballet Royal de Danemark. Son moral, pas très bon, est soutenu par son désir ardent de retourner en Afghanistan pour y dégommer l’ennemi, ce que l’armée refuse car on n’envoie pas au front des soldats mutilés, mais il prendra conscience que la mine avait été posée par un enfant âgé d’onze ans, Saïd, qu’il avait cru du bon côté.
Mais l’essentiel du récit est constitué par l’histoire d’un amour naissant entre le soldat et la danseuse, et par le parallèle entre les efforts des danseurs et ceux du soldat en cours de rééducation.
Un détail qui ne touche pas au fond : par deux fois, la fille fait référence au « revolver » du mutilé, et il la corrige chaque fois : c’est un PISTOLET ! Il est rarissime qu’au cinéma, on connaisse la différence, et nos chers scénaristes-dialoguistes s’y ridiculisent constamment, eux.
Toujours sur le fil du rasoir, la réalisatrice évite les pièges de la sensiblerie.
Il est très bien filmé et le « beau » de la danse est souvent en contrepoint du handicap qui n’est jamais « enjolivé » ….
Certaines scènes sont fortes… Les comédiens et les dialogues gomment ce qui aurait pu apparaître comme mièvre...
Des détails, comme les liens entre soldats et enfants locaux me semblent "justes" et bouleversants! J'y perçois une bonne connaissance des situations de présence d'armées étrangères sur des lieux de combats... beaucoup de sincérité!