Robert Zemeckis est incontestablement l’un des enfants chéris d’Hollywood. Sa rencontre avec Steven Spielberg a été une opportunité qu’il a eu la bonne idée de ne pas gâcher. Le réalisateur des « Dents de la mer » (1975) qui s’est très tôt intéressé à la production a repéré le jeune Zemeckis à sa sortie de la section cinéma de l’université de la Californie du Sud. En qualité de producteur exécutif, il participe aux deux premiers longs métrages de Zemeckis (« Crazy day » en 1978 et « La grosse magouille » en 1980). Les deux films sont salués par la critique mais ne sont pas des succès commerciaux. C’est alors Michael Douglas séduit par les deux films précités qui engage le jeune homme pour réaliser « A la poursuite du diamant vert ». C’est le jackpot ! Le film rapporte dix fois son budget. Dans la foulée, pour Amblin Entertainment, la société de production montée par Spielberg, il réalise « Retour vers le futur », premier épisode d’une trilogie devenue très rapidement culte pour toute une génération. Robert Zemeckis qui écrit lui-même les scénarios de ses films se distingue par son maniement avant-gardiste des effets spéciaux et son inventivité narrative. Il est alors au sommet. Les succès s’enchaînent avec « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » , « Forrest Gump » ou encore « Seul au monde » . « Apparences » qu’il réalise après la semi-réussite de « Contact », son film de science-fiction ambitieux avec Jodie Foster, peut être vu comme un moment de détente après quinze années de travail très intense. Le tournage du film se déroule pendant la coupure d’un an organisée sur celui de « Seul au monde » afin de permettre à Tom Hanks de se faire pousser la barbe et de perdre le poids nécessaire pour incarner son rôle de rescapé sur une île déserte. Il s’agit d’un hommage revendiqué au cinéma d’Alfred Hitchcock qui confine à l’exercice de style visant à pousser à leur paroxysme avec l’aide des effets spéciaux, les recettes du maître du suspense. Exercice délicat qui fatalement s’attirera les foudres d’une certaine critique qui refuse que l’on s'approche un peu trop près des icônes sacrées Le scénario plutôt classique, bâti autour du trio amoureux infernal écrit par Clark Gregg ne s’encombre certes pas avec la vraisemblance et abuse quelques fois d’effets grand-guignolesques mais Zemeckis parvient à distiller une angoisse diffuse offrant son lot de frissons. Harrison Ford et Michelle Pfeiffer semblant eux aussi ravis de se livrer à cette expérience sont tout-à-fait convaincants. Finalement, « Apparences » mérite mieux que sa réputation même s’il ne figure pas parmi les plus grandes réussites de son réalisateur.
thriller fantastique d'une qualité rare qui ne fût pas salué par la critique à sa sortie, mais avec les années passantes, on se rend compte que ce film à tout du grand film à suspens. Un Hitchcock avec les effets spéciaux en plus. Les références ne manquent pas, et même si dans la première heure on nous promène, sans vraiment savoir ou l'on veut nous emmener, c'est même un peu long, un peu lent, la seconde heure s'avère plus stressante, on entre dans le vif du sujet et enfin, on découvre les véritables enjeux. Michelle Pfeiffer, actrice en vogue à ce moment là, tient le film sur ces épaules, tout passe par elle, et nous montre des gammes de son jeu assez percutant. Quant à Harrison Ford, il ne lui vole pas la vedette, il joue le rôle du mari hyper occupé par son boulot, mais qui compatie avec sa femme et la soutient, rôle pourtant à contre courant de ce qu'il fait au quotidien. Sans oublier le réalisateur, faiseur de grands films, dans des genres bien différents, et qui rend ici, hommage sans le trahir au maitre du suspens des années 50/60.
Film de suspense à la Hitchcock, mais sans la patte de maitre, une longueur trop grande et une fin vraiment trop décalée. Mais bon, cela reste regardable.
En 2000, Robert Zemeckis (à qui l’on doit À la Poursuite du Diamant Vert, la trilogie Retour vers le Futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? et Forrest Gump) sortait 2 films (aux États-Unis du moins, car l’un d’eux sortit à l’international en 2001). Il est question de Seul au Monde et d’Apparences. Deux longs-métrages amplement différents (l’un étant un drame à la Robinson Crusoé moderne, l’autre un thriller avec une présence de l’au-delà) qui ne connurent pas le même succès (Seul au Monde ayant littéralement fait de l’ombre à son « confrère »). Ici, c’est d’Apparences dont nous allons parler !
Avec Apparences, il n’y a que le côté promotion qui peut se montrer accrocheur. À savoir ce cher Zemeckis qui s’essaye à un film de genre, dirigeant un couple d’acteurs hautement charismatiques avec Michelle Pfeiffer et Harrison Ford. Sinon, en y plongeant de plus près, Apparences n’a pas grand-chose à nous offrir. Soit une femme qui commence à suspecter son nouveau voisin d’avoir tué son épouse (là, nous avons une partie Fenêtre sur Cour) avant de sentir une présence non humaine dans la maison qui fait claquer les portes, remplit la baignoire à ras bord et brise des cadres photographiques (eh oui, Paranormal Activity n’a rien inventé !) pour enfin revenir à un rendu plus polar, qui fait revenir sur le devant de la scène une ancienne affaire jamais résolue. Un scénario qui, du coup, semble partir dans toutes les directions sans jamais faire un choix définitif sur le chemin à prendre. Nous donnant une amère impression de déjà-vu et le fait d’assister à une ébauche. Mais cela, il faut bien se l’admettre, ce ne sont que les apparences (et c’est parti pour les jeux de mots avec le titre !). Car malgré un début brouillon qui n’intéresse pas spécialement et ce méli-mélo de genres qui semblent faire l’état d’un film non finalisé, Apparences tient vraisemblablement la route (même si le film intéresse un peu tard sur la longueur). Je n’en dirais pas plus, de peur de spoiler un peu trop !
Autre chose qui peut également surprendre avec ce film, c’est son apparence (eh oui, encore !) de film à petit budget. Malgré le nom du réalisateur, ce dernier a voulu faire des économies sur les moyens, évitant tous les effets spéciaux qui auraient nécessité l’utilisation du numériques ou bien d’une technique complexe. Ici, tout n’est question que de mise en scène et de montage. À chaque changement de plans, le film fait preuve d’inventivité sur les effets pour créer une ambiance flirtant avec le fantastique et un chouïa l’angoisse. Et du coup, on peut être bluffé devant se message qui s’inscrit qui se forme progressivement sur la buée d’un miroir. Par l’apparition spectrale super bien faite. Par tant de petits détails peu éblouissants à première vue mais qui le devienne lorsqu’on connait les moyens du film.
Mais bon, il ne faut pas trop en faire des tonnes, Apparences ne cassant pas vraiment trois pattes à un canard. Car niveau sensations angoissantes, le film ne nous livre pas le grand jeu. Surtout quand l’on prend conscience qu’Apparences s’apparente (je continuerai jusqu’au bout !!) bien plus à un drame nimbé de fantastique qu’à un thriller dérangeant à la Sixième Sens ou bien horrifique façon L’Exorciste. Notamment avec une composition musicale qui frôle parfois à l’excès. Et ce malgré quelques passages plutôt bien vu pour ce qui est de surprendre le spectateur (si l’on met le son à fond). C’est gentillet (quoique le final…), cela intrigue dans sa seconde partie, c’est tout !
Après, il ne faut pas totalement jeter la pierre au réalisateur, ce dernier arrivant toujours à réunir de bons acteurs pour ses films. Et en formant le couple Pfeiffer/Ford, Zemeckis met en scène un duo dont l’alchimie fonctionne à merveille. Aussi bien dans les moments intimes que dans les instants qui bouleversent les deux personnages. En même temps, Michelle Pfeiffer, avec son regard de chat imprévisible, semble s’incruster aisément dans la plupart des protagonistes qu’elle interprète. Et puis Harrison Ford, dans un rôle à contre-emploi (vous comprendrez en regardant le film !) et qui fait réfléchir au fait que l’on n’ait pas pris cet acteur pour ce genre de personnage auparavant (au lieu de toujours le voir dans la peau de gentil héros à la Han Solo, Indiana Jones, Richard Kimble ou encore Jack Ryan). Et quand des comédiens en tête d’affiche se montrent assez charismatiques pour nous permettre de se préoccuper d’eux, même si le scénario n’accroche pas d’office, cela se montre suffisant quelque part pour être curieux envers le film en question.
Quoiqu’il en soit, il est normal qu’Apparences n’ait pas fait le poids face à Seul au Monde. C’est tout de même dommage, quand on voit la manière dont Zemeckis et son équipe se sont démenés avec un petit budget (j’en parle depuis tout à l’heure sans pour autant dire un chiffre : 50 millions de dollars, contre des productions actuelles de plus grandes envergures) et le travail technique qui nous est fourni au final. Donc, même si le film possède un côté brouillon évident et ne sort pas de l’ordinaire, il lui faut quand même reconnaître cet atout. En plus de bien cacher les apparences (ou révélations si vous n’aimez pas les jeux de mots) de son scénario. Alors, ne crachez pas dessus !
"Apparences" manque de rythme, de personnages, de musique... Bref de beaucoup de choses... Mais on ne peut lui enlever une qualité : celle de faire dresser les cheveux sur la tête, et a plusieurs reprises !
Pas de gros defaut pouvant faire detester le film mais pas une reussite non plus. Le realisateur arrive a bien poser l'ambiance et a provoquer de bons moments d'angoisse. Mais il y a quelques longueurs et quelques ficeles du genre qui lassent un peu comme la derniere scene pourtant guidée par une idée originale car trop longues. i Pfeiffer est ici a son aise (elle n'est pourtant pas toujours tres bonne actrice) , par contrei c'est H. Ford qui pose probleme : il n'y a aucune evolution perceptible de son etat d'esprit meme lorsque tout eclate comme s'il se fichait bien de se qui lui arrive .. ou du film qu'il est en train de tourner. Dommage parce sur certains points la realisation ne demerite pas. Cependant une chose est sure, Hitchcock peut dormir tranquille, son talent ne souffre aucune comparaison sur cet essai pas tout a fait transformé.
Avec "Apparences", Robert Zemeckis vient lorgner du côté du thriller hitchcockien, on y suit Claire, une femme qui se retrouve seule dans sa maison depuis le départ de sa fille à l'université et le travail particulièrement prenant de son mari. Espionnant ses voisins, Claire se prend à imaginer que leur voisin a tué sa femme alors que se manifeste dans la maison d'étranges phénomènes : des portes qui claquent, un bain qui coule tout seul... Flirtant avec le fantastique, ce thriller est un vrai exercice de style qui permet à Zemeckis de continuer à dévoiler sa maestria. Le cinéaste joue avec les reflets, multiplie les mouvements de caméra et plonge la toujours séduisante Michelle Pfeiffer dans un bain fait de sueurs froides. Certes, le scénario (étonnamment écrit par Clark Gregg, l'agent Coulson du MCU) perd de sa force dans sa toute dernière partie, tombant dans les facilités. Mais toute la mise en place du récit et du mystère qui y plane est particulièrement savoureuse, nous réservant de belles surprises avec, en prime, un Harrison Ford diablement impeccable en contre-emploi.
Harrison Ford réussit ici à nous conquérir dans un registre qui pourtant n'est pas le sien... LE film est stressant à souhait et le tout, bien que pas parfait et quelques fois prévisible; n'en est pas moins tres bien ficelé et angoissant à regarder. Pas de sang à outrance ou autre. Juste ce qu'il faut; là où il faut! Des effets qui en feront frissonés plus d'un! MAlgrès une fin qui peut décevoir tout comme ravire, cela ne retire en rien le "charme" général du film.
Apparences est un coup d'essai de Zemeckis dans le genre du thriller horrifique. En demi-teinte, le film a une ambiance assez particulière qui aurait mérité plus de soin. Apparences aurait tellement gagné à être plus caustro, plus fou et surtout moins prévisible dans les instants où nous sommes censés sursauter ( Là ça sentait trop le "Bon préparez-vous à avoir peur dans 5 secondes" ) Néanmoins l'ensemble demeurait très correct, quelques scènes étaient réussies ( Je pense à la scène de la baignoire) et le film avait ce petit côté dérangeant assez appréciable. Par contre la fin est bien nulle, elle plombe vraiment tout, c'était vraiment mal foutu. Un film qui se termine donc sur une fausse note alors que le tout demeurait assez bien. Zemeckis n'a pas assez soigné son film et c'est dommage. Après il y a quelques bons points, la BO discrète de Silvestri est sympa (Elle est moins discrète quand on ets censés avoir peur aussi, dommage ), c'est plutôt bien réalisé et bien rythmé, Michelle Pfeiffer est convaincante dans son rôle de femme perturbée par cette agitation surnaturelle. Par contre Harrison Ford ne semblait pas convaincu, dommage cet acteur est pourtant capable de faire mieux. Un film qui demeure convenable dans l'ensemble mais qui sent le travail bâclé et notamment sur la fin, c'est dommage.
Un très bon thriller fantastique réalisé par Robert Zemeckis qui rend hommage à Alfred Hitchcock, on retrouve de nombreux références à ses films comme Psychose et Fenêtre sur cour. Une histoire prenante, avec une ambiance oppressant marqué par la couleur bleue et froide. Avec de bons rebondissements, bien que certains sont prévisibles. Michelle Pfeiffer est excellente dans le rôle de cette femme qui doit faire à des évènements étranges et Harrison Ford qui trouve ici un rôle à contre-emploi, il livre une bonne prestation dans le rôle de son mari médecin qui garde les pieds sur terre.
Contrat rempli pour Robert Zemeckis. Ce film est réellement angoissant et très bien fait. La mise en scène soignée et inventive nous réserve quelques belles frayeurs. Harrison Ford joue très bien, de même que Michelle Pfeiffer, hélas toujours un peu trop fade pour moi, mais bon elle interprète bien son rôle. Le scénario est ingénieux, même si on devine certaines choses avant la fin. Le final, parlons-en justement ! Le suspense atteint son paroxysme avec des scènes très accrocheuses. L'ensemble est vraiment très correct, j'ai passé une bonne soirée !
Zemeckis entamait une décennie brillante avec ce film d'angoisse digne d'Alfred Hitchcock. La mise en scène est très spectaculaire grâce une inventivité visuelle étonnante.
Excellent, Robert Zemeckis sgne içi un film fantastiques effrayant au scénario parfait qui nous fait vivre une histoire sur une maison hantée par une femme. Le résultat est orginale et le film nous plongent immédiatement dans l'histoire de cette femme en quête de réponse où Michelle Pfeiffer y est excellente, mais aussi Harrison Ford surprenant et effrayant dans un rôle un contre emploi (très éloigné de Indiana Jones). Apparences ce révèle doc un très bon film avec un final excellent, a voir.