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4,0
Publiée le 10 mars 2014
Voilà donc à quoi ressemble celui qu’on présent comme le film le plus cher de l’histoire du cinéma américain. Une véritable épopée, un film fleuve, une fresque historique…tant d’adjectifs peuvent le qualifier, mais aucun ne serait en mesure de réellement en saisir l’essence globale. Car ce film est un véritable un monument du cinéma. Une histoire qui s’étale sur près de quatre heures et qui passe pourtant à une vitesse telle qu’on ne voit pas le temps passer. Un rythme continu nous gardant en éveil du début jusqu’à la fin, où l’on découvre la vie de celle qui fut sans doute la reine la plus célèbre du monde antique (et même actuel je pense). Bon, il faut dire que j’y connais pas grand-chose à son histoire et que ce que j’y connais est présent dans le film, plus d’autres éléments. Je me dis donc que le film réussit plutôt bien à nous retranscrire ce que fut le triangle amoureux Jules/Cléopâtre/Marc-Antoine (même si ce n’est pas vraiment un triangle amoureux classique). Un drame à lui tout seul. Les deux grandes parties du film sont traitées avec soin, exploitant à merveille ses personnages au détour de scènes plus cultes les unes que les autres, entrecoupées par les moments phares de l’Histoire. Un biopic (mais quel biopic ! et sur quel personnage !) très intéressant et vraiment très bien mené, jusqu’à la chute finale, entrée désormais dans la légende. Difficile de dire autre chose sur ce film sans faire un pavé, tellement il est riche sur tous les niveaux.
Le casting est lui aussi très bon, notamment le trio Harrisson/Taylor/Burton. L’alchimie entre les personnages fonctionne à merveille (l’Histoire nous a montré que ça a même très bien fonctionné entre les deux derniers), mais chacun est vraiment extraordinaire dans son rôle si bien qu’il est difficile à présent de voir un autre acteur/actrice dans leurs rôles respectifs. Harrisson est sans doute le meilleur des trois, mais tous sont vraiment très bons. Les autres acteurs sont néanmoins très bons également, que ce soit chez les Romains ou les Égyptien. Non, j’ai pu lire ici et là qu’on avait reproché beaucoup de chose au casting, mais pour ma part j’ai vraiment trouvé ce point très bon.
Mais là où le film tape extraordinairement fort, c’est sur le plan technique bien évidemment : il suffit de voir dix minutes de films pour comprendre où est passé le budget. Un film qui a maintenant plus de cinquante ans et qui a aussi bien vieilli, c’est rare. Bon, on peut déjà dire que les effets spéciaux sont vraiment très bons : même si on sent les limitations de l’époque, le film s’en sort très bien et réussit à donner vie à ses ambitions. Idem au niveau des décors, tout simplement pharaoniques : que ce soit en décors réels ou à Hollywood, tout est bluffant et fantastique dans la reconstitution des villes de Rome et d’Alexandrie (ainsi que les autres qu’on aperçoit de temps en temps au milieu du film et dont j’ai oublié le nom). L’énorme point fort du film à n’en pas douter. Autre point fort aussi, les costumes : très beaux et vraiment magnifiques, ils nous plongent dans cette époque romaine. Bon, en soit, on retrouve les mêmes de nos jours, mais c’est surtout les robes de Cléopâtre qui sont à couper le souffle : je sais pas combien Taylor en a porté pour le film, mais elle en a une différente à chaque scène ou presque, et toute sont plus sublime les unes que les autres (si je devais en avoir un préféré, ce serait celui de son arrivée à Rome).
La mise en scène est elle aussi grandiose, avec des scènes splendides, des séquences magnifiques et des plans impressionants. C’est de la virtuose pure à chaque minute du film. Le montage aide beaucoup au rythme du film également, le rendant digeste malgré sa longueur, mais il faut dire que certaines scènes (même si elles sont longues) sont si bien filmées qu’on hésite pas à revenir dessus pour être sûr d’avoir eu tous les détails. Certains des plans reprennent peintures, gravures et statues désormais célèbres, donnant littéralement vie à cette légende. Le seule petit point faible, si on peut dire, est la musique qui créé parfaitement l’ambiance nécessaire au film, mais manque peut-être de variété dans ses thèmes et ses sonorités. Elle reste cependant à l’image du film : grandiose et impériale. Cléopâtre est donc ce genre de film à gros budgets des années 50-60 sur des épopées antiques qui n’en finisse plus (Ben-Hur ou Les Dix Commandement notamment), mais qui nous laissent bouche bée devant tant de maîtrise et une histoire palpitante. Il est également celui que je trouve le meilleur d’entre eux, même si tous sont vraiment incroyables. Un film à voir que je conseille à tous, tout simplement incroyable. Et le franchouillard que je suis ne verra ni ne lira plus jamais Astérix et Cléopâtre de la même manière.
Film maudit mais qui finalement fut un succès au cinéma contrairement à ce que la légende a pu laisser croire. Les décors sont démentiels, je pense qu' il s'agit des plus beaux jamais vus au cinéma avant l'arrivée des fonds verts. Le film est très long mais peut se regarder en deux fois, car deux parties très distinctes, une partie sur la relation César Cléopâtre et la seconde sur Marc Antoine et Cléopâtre. Ce qui manque dans le film. ce sont les scènes de combats quasiment totalement absentes mais c'est ça aussi le charme de ce film du début des années 60.
Pour ce tournage chaotique émaillé de catastrophes et de scandales divers, Joseph Mankiewicz, qui remplaçait Rouben Mamoulian, s’en sort avec les honneurs. Il nous livre au final un péplum honorable avec quelques belles scènes spectaculaires. On comprend également que Césars et Marc Antoine craque pour les décolletés profonds de Cleopatra Taylor. Le film faillit tout de même ruiner la Fox.
Le film dure très longtemps mais on en prend plein la vue : décors, costumes, reconstitution, figurants, tout est impressionnant et splendide, et sans effets spéciaux en 1963 ! Le summum étant l'entrée de Cléopatre dans Rome. La Taylor est très belle : boulotte certes, mais un décolleté avantageux et des yeux violets mis en valeur dans un beau visage. Classique indémodable.
Une production gigantesque, dans laquelle il est difficile de faire la part de Joseph Mankiewicz et celle – plus importante quand même - de Hollywood. Au premier revient certainement l’intérêt porté à la relation entre Cléopâtre (avec l’érotisme que dégage Liz Taylor) et César (puissamment campé par Rex Harrison), à son ambiguïté, à son ton de tragédie quasi Shakespearienne, à la qualité des dialogues qui la composent, à la place donnée aux questions de pouvoir. Au second, la scène la plus mémorable du film, l’entrée de la reine dans Rome, véritablement époustouflante. Tout cela constitue la première partie du film que l’on pourrait appeler « César ». La seconde partie, que l’on pourrait appeler « Antoine », n’est pas du même niveau, et le film dérive quelque peu vers les genres « film d’aventures » à péripéties et « romance » sentimentale, qui sentent la volonté Hollywoodienne, sans trop altérer quand même l’impression générale donnée par ce monument.
L’aventure de ce chef-d'œuvre retraçant la vie de la plus célèbre reine gréco-égyptienne a commencé en 1958, lorsque le producteur Walter Wagner — passionné par Cléopâtre VII – Théa Philopator, Reine du Royaume Ptolémaïque d'Égypte de 51 à 30 av. ., et dernière Pharaonne hellénistique en activité — acquit les droits d'adaptation du livre « The Life and Times of Cleopatra » (1957) basé sur les écrits de Plutarque, Suétone et Appien.
Sa société de production s'associa à la Twentieth Century Fox afin de faire vivre cette histoire sur grand écran.
Le scénario, écrit par Ranald MacDougall, subit de nombreuses réécritures par Sidney Buchman, Nigel Balchin, Dale Wasserman, Lawrence Durrell et Nunnally Johnson, avant que le tournage ne commence sous la direction de Rouben Mamoulian aux studios Pinewood de Londres en 1960, peu avant que l’état de santé d'Elizabeth Taylor ne l'oblige mettre le tournage en pause. Avec seulement dix minutes de rushes exploitables, Mamoulian démissionna.
L'année suivante, Joseph L. Mankiewicz, l'architecte de cette épopée mythique et culte, reprit le scénario et la réalisation.
L'ampleur même de cette production colossale et phénoménale — spoiler: narrant les histoires d’amour et de guerres entre l’Empire Romain et le Royaume d’Egypte, et d'amants bravant la mort pour préserver leur amour face à l’éternité — en fit le tournage le plus ambitieux et le budget le plus colossal de l'histoire, à l'époque. Au point de mettre en péril la santé financière des sociétés de production.
La passion qui spoiler: scella le destin de Cléopâtre et de Marc Antoine, en l’an 30 avant . , traversa les millénaires pour renaître entre Elizabeth Taylor et Richard Burton, devant et derrière la caméra.
Outre ce couple éternel, mythique et sulfureux, Rex Harrison, dans le rôle de Jules César, et Pamela Brown, George Cole, Hume Cronyn, Cesare Danova, Kenneth Haigh et Roddy McDowall excellent également dans leurs rôles respectifs.
La photographie de Leon Shamroy, le montage de Dorothy Spencer et la musique d'Alex North apportent la touche finale à ce chef-d'œuvre, qui offre plus de quatre heures de pur bonheur cinématographique classique et culte, récompensé par de nombreux prix en 1964, dont 9 nominations et 4 victoires aux Oscars.
Un des projets les plus fous de l histoire du cinéma, une reconstitution démesurée du règne de Cleopatre, la plus célèbre reine d Égypte. Les histoires qui tournent autour de la création du film, de son tournage catastrophe et de son budget pharaonique sont devenues avec le temps presque plus intéressantes que le film lui même. Que dire du film justement, tout d abord que son scénario mélangeant l intime et le politique est brillant et fait que l on ne s ennuie pas pendant les 4 heures de film. En revanche si l ennuie ne vient pas je trouve que la première partie et sa relation avec César est bien plus intéressante que son histoire avec Marc Antoine, car plus calculée plus politique justement. Décors et costumes sont encore bluffant même si quelques décors d intérieur ont un aspect un peu factice. Elizabeth Taylor et Richard Burton s imposent avec ce film comme un couple mythique d Hollywood même si là aussi la manière de jouer peu sembler vieillotte par moment. Tous ces aspects font que ce Cleopatre s il n est pas un chef-d'oeuvre est un grand film.
En 1963, Joseph L. Mankiewicz réalise et co-écrit "Cleopâtre", asseyant confortablement sa réputation. Au sommaire un bon fragment d'histoire romaine ponctué par cette reine d'Egypte passant des bras de César à ceux Marc Antoine. le film de toutes les démesures. Sa durée titanesques de quatre heures, ses moyens considérables (à sa sortie le film le plus cher de l'histoire du cinéma) nous invitent encore aujourd'hui à le prendre comme il se doit : un film en grande pompe. La reconstitution, servie par d'étincelants décors et costumes s'avère flamboyante, comme en témoigne la flopée d'Oscars qu'il reçut dans cette section. L'intrigue, entre tragédie et leçon d'histoire se révèle passionnante, faisant passer agréablement vite ces heures. Même si la seconde partie s'avère légèrement plus longue que la première, le spectacle demeure de taille. Celui-ci est enfin transcendé par le charme fou de Liz Taylor, trouvant le rôle qui la rendit immortelle, de sorte qu'à jamais le spectateur aura la sensation que le Nil coule réellement dans ses yeux.
On a longtemps critiqué et on critiquera longtemps encore le producteur Darryl Zanuck, d’avoir charcuté le film de Joseph Mankiewicz en tentant de faire tenir Cléopâtre en trois heures. La nouvelle version du film, longue de 4h, et en deux parties, ne permet pas de démentir Zanuck. Au visionnage de la première partie, le sentiment d’ennuie commence très tôt, avant même la première demi heure. Le rythme de l’action semble constamment rompu par la profusion des dialogues. Ni tension, ni tragique, ne pointe à aucun moment. L’erreur ne vient-elle pas, d’ailleurs, de Mankiewicz lui-même qui jusqu’à la scène fatale pour César, nous prive encore de réalisme et d’action en nous montrant la tuerie seulement à travers la « vision » de Cléopâtre ? En outre si le sourire permanent, et le persiflage spirituel de Rex Harrison étaient parfaits dans My Fair Lady, ils étaient inappropriés, presque hors sujet, dans le rôle de César dont la grandeur et le magnétisme semblent toujours éteints. La deuxième partie concernant Antoine est tout à l’opposé de la première. Chaque minute de pellicule est précieuse. Et, ce n’est pas l’histoire d’amour réelle naissante enflammant Burton et Taylor qui fait que les scènes sont grandioses. Certes, la réalité de la vie ajoute du panache au talent qui se déploie sur le plateau. Mais, c’est surtout que le génie de l’actrice trouve enfin un acteur à sa mesure. Burton est tout à la fois flamboyant, fougueux, fragile, pitoyable, et sublime, bref, il EST Antoine, alors que Harrison JOUAIT César. Zanuck n’a certes pas été le grand créateur qu’a été Mankiewicz, mais l’analyse dépassionnée montre bien qu’il s’est montré sans doute plus visionnaire pour Cléopâtre que Mankiewicz.
Sans être l'oeuvre la plus personnelle de Mankiewicz, il réussit à y insuffler assez de souffle pour éviter le désastre dont tout le monde parle! Un péplum très réussi en soi qui comme toujours chez Mankiewicz privilégie la psychologie et le développement de ses trois personnages centraux! Une reconstitution grandiose bien qu'elle est vieilli...
Mettre en scène un biopic aussi majestueux et grandiose que celui de « Cléopâtre », est une entreprise on ne peut plus risquée, cependant même si le film de Joseph L. Mankiewicz n'est pas imperméable à quelques maladresses, il n'en demeure pas moins une œuvre absolument spectaculaire et qui rend vraiment toutes ses lettres de noblesse au grand cinéma Hollywoodien d’antan.
Ce que l'on retiendra principalement du film, ce sont ses décors incroyables, ses costumes sublimes, ses acteurs théâtraux mais qui finalement son excellents, cette mise en scène efficace et bien évidemment ce récit épique et romantique. Cependant malgré toutes ces qualités innombrables, « Cléopâtre » souffre parfois d'un gros manque de rythme, bien que ce dernier ne soit pas un facteur de qualité majeur dans les biopics, ce film-ci dure 4 heures, et autant être franc pendant 4 heures il faut parfois lutter pour ne pas décrocher. Bien que l'histoire soit absolument passionnante, de nombreux détails auraient pût être retirés au profit d'un rythme plus soutenu, une bonne demi-heure en moins aurait été plus appréciable, en tout cas en ce qui me concerne. C'est le seul défaut que l'on peut reprocher à « Cléopâtre », car à côté de ça il y'a des scènes d'anthologies, telles que l'arrivé impressionnante de la reine du Nil à Rome sur son sphinx. Elizabeth Taylor joue ici un rôle taillé pour elle et la grande actrice fait merveille, à la fois magnifique et terriblement antipathique comme le veut son rôle.
On pourra donc dire de « Cléopâtre » qu'il est parfois un peu long, cependant ce n'est pas le premier souvenir que l'on garde de ce long-métrage. On s'en rappelle comme d'un film absolument grandiose et majestueux, et c'est tout ce qui compte.
Il est surprenant, à première vue, de découvrir Joseph L. Mankiewicz aux commandes de cette super-production au budget pharaonique (44 millions de dollars, énorme pour l'époque alors qu'aujourd'hui on ne pourrait pas faire un tel film sans au minimum doubler le budget) qui faillit bien couler la Fox. Plus réputé pour sa verve intelligente que pour son savoir-faire dans la matière de reconstitution coûteuse impliquant des centaines de figurants, Mankiewicz arriva sur le projet alors qu'il était déjà lancé avec la mission de maintenir la barge à flot. Il en résulte une fresque épique de plus de 4 heures, centrée sur la relation houleuse qui unit Cléopâtre à Rome durant l'Antiquité, symbolisé par ses relations intimes avec César et Marc-Antoine. Le film est d'ailleurs divisé en deux parties bien distinctes, la première nous montrant un César vieillissant et quasiment dépourvu de scrupules retrouvant l'ambition dans les bras de Cléopâtre tandis que la seconde verra Marc-Antoine et la voluptueuse reine d’Égypte succomber à la passion. D'emblée, malgré malgré la beauté des décors grandioses, des couleurs vives et la qualité des moyens mis en œuvre pour la reconstitution, ce qui frappe c'est combien "Cléopâtre" est une épopée intimiste. Ici peu de place pour le spectaculaire en dehors des décors démesurés. La bataille navale arrivant aux trois quarts du film et faite pour être un morceau de bravoure semble bien plate, guère alimentée par un Mankiewicz visiblement peu concerné par cette scène. Non, ce qui intéresse le cinéaste ici, ce sont les personnages. Leurs relations houleuses et passionnées, leur rapport au pouvoir et au temps qui passe. "Cléopâtre" est un film incroyablement bavard, marque de fabrique d'un réalisateur plus prompt à mettre en scène de vifs échanges de paroles plutôt qu'un champ de bataille. A ce niveau-là, le film est une vraie réussite. Car on y parle beaucoup mais on y parle avec bien, avec malice, ferveur, hargne, passion et sous-entendus. Mankiewicz tisse un portrait complexe de la Rome de cette époque, en plein tourment à cause de celui causé par une femme sur deux de ses plus grands citoyens. C'est une œuvre mélangeant aussi bien la politique que la passion, à l'image de son héroïne. Une héroïne immortalisée par Elizabeth Taylor, belle à tomber. Vêtue de robes mettant largement en valeur son corps de déesse, l'actrice met tout le monde d'accord et inscrit sa prestation dans l'histoire du cinéma. Elle y est superbe, à la fois fragile et extrêmement déterminée. Le couple qu'elle forme avec Richard Burton, mythique aussi bien à la ville qu'à l'écran, ne manque pas d'embraser la pellicule. Il faut dire que le couple s'est formé sur le tournage alors qu'ils étaient chacun mariés de leur côté et on sent bien que Burton est inspiré quand il déclame ses mots d'amour à Cléopâtre. Face à eux, Rex Harrison apparaît un peu plus fade en César, malgré une composition intéressante en conquérant gagné par le temps. Sous la houlette de Mankiewicz, ''Cléopâtre'' prend des allures shakespeariennes alors que les passions et les ambitions se déchaînent. Si l'ensemble a bien quelques longueurs, il faut lui reconnaître toute sa splendeur, transcendée par une actrice au sommet et servie par de brillants dialogues.
Un péplum comme on en fait plus. Gigantesque par sa longueur mais malgré cela on ne s'ennuie guère tant le film est bien construit et les événements bien amenés. Pour le scénario, il semble suivre d'assez près de ce que l'on sait de cette période, de la vie de César, Cléopâtre et Marc-Antoine avec une petite dose de mélodrame. C'est donc un très bon témoignage de l'Histoire. Les décors sont très bons, mais pas la scène de combat naval qui laisse un peu à désirer. Mais qu'importe, ce film est un monument du cinéma, du grand cinéma. Elizabeth Taylor est d'une beauté sublime. A voir par tous, sans exception, si on s'intéresse au cinéma. Au vrai cinéma!
L'un des plus gros blockbusters de tous les temps, "Cléopâtre" et ses 4 (!) heures est divisé en deux parties bien distinctes de deux heures chacune : une montrant la relation entre Jules César et Cléopâtre ; une Marc Antoine - Cléopâtre. Tout cela sent la démesure, il y a finalement peu d'action et beaucoup de blabla théâtral, mais on se laisse emporter par ce péplum marquant également la fin de l'$age d'or de ce genre cinématographique.
Bon péplum autour de la très romanesque et romancée vie de Cléopâtre VII. Malgré sa longueur, le film est prenant grâce à un certain rythme et l'aspect politique qui n'est pas négligé. Il y a bien sur quelques arrangements (mariage avec César) et omissions historiques (assassinat de Pompée, l'intéret "géopolitique" de l'Égypte), mais les grandes lignes sont respectées (relation avec César, amour pour Antoine, rivalité entre Octave et Antoine qui débouche sur la bataille d'Actium où Antoine quitte la bataille avant son terme, double suicide une fois la défaite acquise). En revanche, les dialogues gnangnan des scènes de romance constitue le principal point faible. Parmi les grands classiques des péplums, c'est l'un des plus agréable à voir.