Un film d'horreur tres reussi, peut etre meme un des meilleurs de la saga de romero. Ici,l'action se situe dans un bunker souterrain en floride dans lequel un groupe de militaires et une femme medecin essayent de lutter contre les morts vivants et le desespoir d'etre les derniers humains en ce monde. Le film est interessant car il dresse une galerie de personnages devenus pessimistes et resignés par la force des choses.Ils tentent toutefois de survivre,mais on a le sentiment qu'ils ne savent pas trop pourquoi. Parmi eux, un savant fou tente d'apprivoiser un mort vivant en lui rappelant qu'il etait un etre humain.Cette scene est a la fois drole et emouvante. Durant tout le film regne une atmosphere lourde et pleine de pessimisme, et c'est là tout l'interet de ce troisieme opus.A noter aussi des effets tres gores et tres reussis.
Tout simplement un chef d'oeuvre ! Le script débordent d'idées intéressantes (les zombies marcheraient à l'instinct (ce serait un révélateur de la nature de l'homme derrière les paravents de l'apparence), les zombies auraient la faculté d'apprendre et de s'adapter, et surtout, c'est ce même instinct qui uniraient les zombies alors que les hommes se divisent, chacun croyant en sa propre logique). Car on comprends vite que les zombies ne sont pas le vrai problème, mais ce sont bel et bien les hommes qui se mettent eux même en danger (une constante toujours aussi efficace chez Romero). On est agréablement surpris par la fin, qu'on aurait pensé voir nihiliste. Les performances d'acteurs sont plutôt bonnes, les maquillages impressionnants lors des séquences gores, et cette constante relance d'action nous tient en haleine pendant toute la durée du film. Enorme.
Troisième et ultime épisode du triptyque zombiesque de Romero, Le Jour des Morts-Vivants dénote par rapport à ses prédécesseurs avec un ton très différent, désenchanté et surtout, quasi toutes les scènes sont en plein jour, un peu à l’instar d’un Shining. Le scénario innove également avec une véritable recherche identitaire sur les zombies même si l’ensemble demeure assez classique il faut le reconnaître. Le casting est sympathique, ça joue pas mal mais c’est bien au niveau réalisation que le métrage marque le plus puisque les SFX sont très bons pour l’époque et surtout les maquillages sont extrêmement bien réalisés. Ça se laisse vraiment bien suivre et comme toujours le comportement humain prédomine l’aspect danger finalement, on regrettera un twist final peu clair et un peu facile même si à l’époque il devait faire son petit effet. Un bon moment en somme, bien sanglant.
Les morts vivants ont cette fois conquis le monde entier, les survivants se font rares et se terrent en sous sol. Les militaires veulent en découdre avec les zombies, les savants font des recherches assez particulières et les autres tentent de survivre. La folie de cette fin du monde les envahis et le plus grand danger n'est plus les morts dehors mais leur capacité à vivre ensemble. Ce dernier volet est meilleur que les précédents car plus psychologique et avec une intrigue intéressante avec le zombie intelligent. La dernière partie du film offre un festival de gore et de déchiquetage d'humains à faire frémir encore de nos jours, les trucages sont très bons, un film de zombie comme on les aime.
Ayant une certaine affection pour "La nuit des morts-vivants" du même Romero, j'étais curieux de découvrir "Le jour des morts-vivants".
20 ans après la sortie du premier, de quelle façon Romero ferait-il rentrer ce sujet dans les années 80 ? Avec tous les clichés des films de ces années malheureusement.
La première chose qui m'a frappé, c'est qu'on a du mal à cerner les contours de l'histoire. Au début, je me suis dit que c'était voulu ce flou et qu'on allait découvrir ce qu'il s'était passé et pourquoi les personnages sont ici. Sauf que les explications arrivent tellement tard qu'on passe une très grande partie du film à ne pas vraiment comprendre le sens de cette base militaire ou de la présence de scientifiques.
Et le temps passé à se poser des questions, c'est du temps en moins pour s'immerger et apprécier l'action.
Mais, au final, il n'y a pas grand chose à comprendre : les personnages sont manichéens et l'histoire se résume assez facilement.
En revanche, si les personnages sont manichéens, il ne faut pas en déduire que le réalisateur prend position pour un camp ou pour un autre. Au contraire, et c'est un bon point pour le film, on peut trouver autant de justifications aux actions des militaires qu'à celles des scientifiques, et inversement, autant de critiques à apporter aux deux camps.
Difficile de dire qui a raison ou qui a tort. Mais, encore une fois, ce sont des dynamiques de groupes complexes avec des personnages manichéens. C'est un peu paradoxal.
Toujours est-il que, si l'on s'éloigne un peu des personnages, l'histoire n'est pas vraiment intéressante et la mise en scène cumule les scènes gores gratuites.
Ce n'est pas vraiment mauvais, ce n'est pas non plus un film qui m'ait fait vibrer. Je l'oublierai probablement rapidement.
Assez avare en action et en scènes gores jusque dans son dernier tiers, Le Jour des morts-vivants creuse le sillon politique et sociologique amorcé par Romero avec La Nuit des morts-vivants dès 1968. Romero égratigne ainsi le militarisme avec bonheur par le biais du personnage de Rhodes, sans pour autant trancher nettement en faveur de la science, qui est présentée comme dangereuse si elle n'est pas contrôlée. Il met aussi en scène les tensions à l'œuvre dans la société américaine, se prononçant nettement en faveur de ses personnages appartenant à des minorités, lesquels doivent endurer la mise à l'index, prouver constamment leur utilité, et se soumettre à l'autorité tyrannique du commandement militaire. Cela fait de ce troisième volet de la série des zombies une variation intéressante sur ce thème, en dépit de dialogues assez pauvres et d'un rythme un peu bancal. Il faut s'efforcer de rester jusqu'à la fin pour admirer les effets spéciaux de Tom Savini, aussi écoeurants qu'hilarants.
Il faut le prendre comme une serie B et si c'est le cas c'est plutôt bien fichu, très années 80 dans sa réalisation. Les maquillages sont 40 ans encore très réussies avec des séances bien gores. Un film nihiliste qui se regarde assez bien pour les amateurs du genre.
Voici le 3ème et dernier volet de cette saga des zombies de Romero, presque 20 ans après le premier tome. Comme ses deux prédécesseurs, celui-ci est très daté de son époque. Comme les deux autres, il est aussi à plusieurs degrés de lecture.
On est toujours quelque part à un moment quelconque. Les zombies ont envahit le monde, c’est acté. Dans un bunker survivent quelques scientifiques et une escouade de soldats pour les protéger. Les recherches n’avancent pas des masses et les militaires, toujours prompts à se faire un petit coup d’État, s’impatientent.
C’est fascinant à quel point toute appréciation est toujours en fonction de son époque. Ainsi, pour le ciné des 80’s, on a toujours pas atteint le stade du vintage. Donc oui, ça peut paraître vieillot. Passée cette première impression pas très engageante, le récit coule de source malgré les remaniements (et les reniements?) du scénario de départ. C’est une série B d’action comme il en existait des caisses dans les video-clubs de l’époque. On appréciera très particulièrement les effets spéciaux de grande qualité qui offrent l’opportunité de réviser son anatomie humaine et particulièrement abdominale. Ça gicle et ça démembre comme il faut et Tom Savini a bien mérité sa récompense. A la musique, on aimera ou pas. Là aussi c’est très marqué et d’ailleurs, on sent l’influence que ce John Harrison a eu sur les Daft Punk, c’est flagrant sur un titre en particulier (saurez-vous le retrouver?). Perso, ça m’a bien plu. Le point faible du film sera probablement une interprétation hyper caricaturale mais elle colle sûrement avec des personnages qui le sont tout autant. Ainsi, les militaires sont de sombres abrutis violents et les chercheurs des types à lunettes un peu fragiles. Non mais la vraie richesse du film se trouve dans les détails, dans les bouts de conversations ici et là et dans la symbolique. Ainsi, on nous explique que le capitalisme engendre à terme le chaos et que le gouvernement des USA est l’ennemi du peuple. Rien que ça. On verra encore la déshumanisation des zombies et finalement peut-être plus encore de l’homme sain. Et en geste anar, il faut remarquer le personnage de Bub, zombie ré-éduqué, ancien militaire devenu antimilitariste. Son salut est sûrement un des plus beaux moments du film. Une scène culte à elle seule.
Au final, on préférera le deuxième volet, mieux construit. Cependant, ce Jour reste un bon moment qui aurait gagné à se concentrer davantage. Et maintenant, faut-il se faire les spin off italiens ? Pas sûr qu’on me suive sur cette voie …
Le Jour des Morts-Vivants est une suite passable de la saga des zombies de George A. Romero. Bon très honnêtement, cette saga ne m'emballe pas outre mesure et si les effets du temps se ressentent moins sur ce film que sur les 2 précédents (ce qui est normal, ils ont 10 à 15 ans de plus), le film n'offre pas non plus beaucoup de choses qui m'intéresse. Le film est très certainement précurseur des codes du sous-registre des films de zombies, malheureusement, ces codes ont tellement été galvaudés que de les voir dans leurs premières utilisations au cinéma n'est pas palpitant – en l'occurrence, ici le principe de l'enfermement qui pousse les survivants à la claustrophobie et à la folie meurtrière –. La menace zombie est tout de même un peu plus palpable ici, du fait entre autre de maquillage clairement plus convaincant (dans le précédent volet, c'était franchement pas terrible d'avoir peinturluré les zombies en bleu). A voir si les prochains volets seront plus intéressants.
Quelques survivants d'une humanité déchue sont terrés dans leur sorte de bunker, dernière poche de résistance aux zombies scrofuleux qui ont envahi la Terre. Certains d'entre ces rescapés, des militaires aussi bêtes que méchants, sont partisans d'un affrontement avec ces cousins dégénérés ; d'autres, des scientifiques, préconisent leur étude et leur "rééducation". Ainsi, deux tendances s'opposent, qui déterminent une réflexion -sommaire- sur la folie belliqueuse ou la responsabilité des hommes. Comme il se doit, au moment où le bunker est envahi par la horde des morts-vivants,spoiler: les gentils parviendront à se sauver tandis que les méchants et les imbéciles seront happés, écartelés, déchiquetés, dévorés, avec force giclées de sang et déballages d'entrailles.
De ce point de vue, les amateurs d'horreur sanglante et les voyeurs morbides ne seront pas déçus. En revanche, la nullité des acteurs, le prosaïsme, pour le moins, des dialogues et les antagonismes grossiers qui régissent les rapports entre les vivants ne sont pas loin d'être insupportables. A tel point que les borborygmes des zombies semblent beaucoup plus vrais.
Ni plus ni moins que le plus mauvais des 3 volets de la saga zombies de Romero. Le casting, et malheureusement la réalisation sont les 2 boulets de ce film.
Dernier volet de la trilogie zombie de Romero. Le film est certe très daté par sa forme (musique eighties, look ringuard...) mais le sujet est bien traité. Ici on essaye d'humaniser le zombie, de lui donner une personnalité. On évite cependant pas certains clichés (manichéisme à outrance, acteurs exagérants..) mais les effets spéciaux et les maquillages sont beaucoup plus convainquants que dans les deux précédents opus. Et l'action, quoique plus rares, ponctuent assez bien les 1h40 du film. Bonne surprise pour un film, pour qui il faut bien le dire, j'en attendais pas grand chose...