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Starwealther
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3,5
Publiée le 30 septembre 2022
De la pure mafia qui rime avec trahisons, violence, drogue, gangs, vengeance dans une ville de Rome pluvieuse et bien sombre. Ce film italien de Stefano Sollima vaut le détour, les aficionados des films de pègre seront conquis. Le début est difficile à comprendre avec beaucoup de personnages mais petit à petit l'intrigue se démêle. Les trafics concernent la mafia mais aussi la politique et le Vatican, tous sont corrompus jusqu'à la moëlle. Les personnages sont bien caractéristiques du genre avec des femmes prostituées ou junkies et des hommes charismatiques, de vraies brutes. Un bon film mafieux en somme qui réveille le cinéma italien.
Corruption, chantage, meurtre, « Suburra » explore les bas-fonds de la cité romaine, de sa mafia et ses ramifications dans un long-métrage à la mise en scène très soignée. Le récit profite également de personnages bien travaillés, sans manichéisme mais peu reluisant pour autant, dont les dynamismes habitants chacun d’entre eux fait mouvoir une intrigue habile et foisonnante.
Le cinéma italien n'a pas attendu Suburra pour dénoncer les liaisons dangereuses entre pouvoir (hommes politiques, d'affaires et d'église) et groupes mafieux dans un cocktail de sexe, drogue et surtout malversations et violence. Elio Petri et Francesco Rosi s'y sont essayé brillamment dans les années 70 et 80. Mais le fait est que la corruption est toujours plus insidieuse et prégnante dans la "démocratie" italienne et le cinéma de Sollima ne manque pas d'arguments pour la rendre encore plus criante et spectaculaire. Autour d'un scénario qui ne manque pas de subtilité dans son enchaînement et enchevêtrement de situations de plus en plus extrêmes, Suburra pousse le bouchon jusqu'à l'écoeurement dans le constat d'une société, et notamment ses "élites", pourrie jusqu'à la moelle. Le film ne lésine sur rien et surtout pas sur les fusillades et autres exécutions sommaires montées et montrées avec la plus grande efficacité mais aussi dans une théâtralité de l'horreur qui dépasse largement les limites. Comme s'il fallait absolument faire de la surenchère, visuellement parlant, alors que davantage de sobriété aurait sans doute rendu le propos finalement moins accrocheur et voyeuriste mais aussi moins outrancier dans sa représentation.
Une semaine avant l'Apocalypse. C'est ainsi que se présente "Suburra" pour les personnages que nous allons suivre durant 2h15. Le ton est donné et Stefano Sollima, déjà réalisateur de l'excellent "A.C.A.B : All Cops are Bastards) réalise ici une fresque criminelle ambitieuse et implacable, à la violence sèche et au ton profondément noir, sans concessions. Des politiciens, des gangsters, la Mafia, le Vatican, des petits truands, des types sans chance... Tout ce petit monde va se retrouver mêlé au cœur d'un projet immobilier visant à transformer Ostie en Las Vegas italienne. L'action d'un personnage va donc avoir des répercussions pour un autre alors qu'ils ne sont jamais rencontrés. C'est ces actions violentes, cette ambition qui consume, ces histoires d'argent que Sollima raconte et met en scène avec efficacité, nous montrant combien la vie ne tient qu'à un fil. La mort est partout dans "Suburra" et quand elle arrive, elle est sans merci surtout dans un univers impitoyable où la violence et la corruption font loi. Véritable claque cinématographique, virtuose dans sa construction scénaristique et sublimé par une bande-originale de M83, le film est aussi celui de deux révélations : Alessandro Gordhi et Greta Scarano. Dans la peau d'un couple de gangsters, les deux consument l'écran. Lui est d'un charisme fou à la carrure imposante, elle est d'une beauté incandescente et sombre. Un duo qui contribue à la réussite d'un film au casting impeccable et à l'efficacité redoutable.
Sans surprise. Nous plongeons dans le monde corrompu de la politique liée à la mafia, la religion et la rue. Rien de passionnant ni d'original dans la réalisation et les personnages. Politicien véreux, boss qui tire les ficelles, petites frappes, on a tout. Mais que fait la police ? Une guerre interne éclate au sein de l'organisation pour un hypothétique projet immobilier dont l'on entend finalement peu parler. Le final avec "Il faut que je sois réélu" m'a cependant bien amusé, idem pour les quelques vengeances face aux paroles non tenues.
Un spécialiste des mafias à la réalisation arrive à bien capter le spectateur sur un sujet déjà bien traité au cinéma notamment par sa mise en scène stylée, une bonne bande son, un choix d'acteurs crédibles, un rythme maîtrisé et un scénario assez complexe mêlant intérêt politique et conflit de bandes. Efficace et malheureusement avec une grande part de vérité.
C'est un film choral sur la mafia romaine, avec des assassinats assez réalistes. L'ambiance est assez polar coréen, avec des scènes sous des trombes d'eau nombreuses. La mise en place de tous les personnages et de leur rapports est longue et traitée assez lentement, presque laborieuse. Mais le gros intérêt du film est que la tension croit sans cesse, et que c'est de plus en plus intéressant, car le scénario est bien tricoté. Le crescendo final est annoncé bien à l'avance, et il est vraiment imprévisible. Grosse prestation de tous les acteurs, en outre c'est si différent d'un film américain sur la mafia.
Le démarrage est un peu déconcertant, beaucoup de personnages, d'information à digérer, et puis la machine infernale se met en route, tous les éléments se recoupent, s'entrecroisent, mettant en évidence tous les travers les plus sombre de nos sociétés, jusqu'à un dénouement tragique. Le casting est remarquable de justesse, le rythme haletant, la tension au rendez-vous, dommage que le scénario se perde un peu dans trop d'axes, une intrigue plus resserrée aurait sans doute été bénéfique.
Suburra, film italien dont l'histoire accumule les clichés : politiciens véreux, gitans psychopathes, mafieux violents... il ne manque que les flics corrompus pour compléter le tableau. Au delà de ces clichés, l'interdiction aux moins de 16 ans vaut surtout pour les scènes de nu, car la violence n'y est pas si impressionnante que ça. Reste un scénario bien ficelé qui se met en place gentiment pendant 2 heures, le spectateur s'attachant à certains personnages, et détestant les autres. Les italiens savent faire des films policiers, mais on est loin de l'excellence des films coréens par exemple.
Un bon film noir, ambiance sombre amplifié par le fait que ça se passe souvent la nuit et sous la pluie. Acteurs top. Musique excellente. Bref j ai bien aimé
Un excellent film qui évoque la conquête d'Ostie et tous les moyens subversifs utilisés pour y parvenir : corruption à grande échelle, blanchiment d'argent, extorsion (...) et un très bon choix musical (M83).
Ce film est un uppercut, un concentré de corruption, de violence, de sexe, de politique... Une radiographie de la réalité ? Attention, cette histoire n'est pas à mettre devant tous les yeux.
La politique corrompue, la drogue, la prostitution, la mafia, tout ce mélange interprété de façon crue avec un goût de déjà-vu, il faut vraiment aimer et c'est pas mon cas......