High Life
Note moyenne
2,1
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140 critiques spectateurs

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Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2018
Vu et avis le 30181108

De mon point de vue, il y a bien d autres films plus intéressants que celui la. Acceptable le film est même assez agréable.

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Mais je me pas mal ennuyé, demandé quel était l intérêt d un tel film. C est d autant plus étonnant que la salle était très remplie et que j ai l impression que personne n est partit avant la fin, je n ai pas entendu la salle mal réagir au film. Je ne sais pas ce qui a motivé les autres spectateurs à aller voir ce film, mais j imagine que c est Robert Pattinson et j imagine aussi que la salle voyant exactement le même film mais avec un acteur moins connu aurait mal réagi.

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Pour ma part, j ai trouvé le film intriguant. J ai trouvé intéressant de voir comment le film est clairement d anticipation sans effets spéciaux, sans nous montrer d images futuristes en elle même (pas de décors si futuristes que ça, pas de vêtement / coiffure / objet / événement / ... pour l étayer). Un futurisme discret, uniquement parce qu on sait qu actuellement un vaisseau spatial n est pas si spacieux, que dicter un texte à un ordinateur ne fonctionne pas ainsi actuellement, ... plus le film avance, plus on voit ce qu on voit habituellement dans de tels films. Et on découvre aussi que certaines images qu on pensait être du flash back, venir d un autre endroit, ..., ne sont pas telles qu on l a cru : la serre en particulier.

.-.-.-.

Mis à part l art de suggérer l anticipation sans user d artefact (artefacts, design, ...) l autre intérêt du film est de découvrir qu en réalité son grand sujet est comment un groupe réduit (petite dizaine), vit - elle, gère t-elle son confinement, les relations sociales qui se tissent, l usure du temps. Je pense que le film essaie d aborder ce sujet mais je le trouve insuffisamment traité - en particulier, il ne dit vraiment pas assez sur ce qu il leur reste de motivation, d espoir et envie.

.-.-.-.

J ai trouvé le générique de fin intéressant. Les pavés de texte en forme de vaisseau 7, qui vont de haut en bas et inversement. L idée de l’errance dans l espace. Ça fonctionne assez bien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juillet 2019
Bon, premièrement, pour tous ceux qui se plaignent du manque de logique scientifique :
"L'accélération constante crée une gravité artificielle", donc oui, les cadavres et l'outil tombent, et c'est logique. (Reste encore à comprendre pourquoi ils cherchent une énergie infinie alors qu'ils en ont assez pour aller à 99% de la vitesse de la lumière mais à ce niveau, on va simplement invoquer la suspension de crédulité hein ?)

C'est tout le souci de ce film, ce qui fait qu'il est si mal aimé...il est extrêmement abscons, théorie de la relativité générale, observations minutieuses, etc : il en faut pour comprendre ce film, même en ne prenant en compte qu'un potentiel sens métaphorique.

J'ai toutefois personnellement beaucoup aimé l'expérience...le film est assez creux mais - qu'on se le dise - le travail de mise en scène est magistral... entre le sound design digne d'un épisode de Twin peaks, la douceur du film, parfaitement mêlée à des scènes de grandes intensité et violence, et une photographie irréprochable, il est nombre qualités indéniables au film, et il me semble bien futile de chercher des explications métaphoriques tant celles ci ne semblent que prétexte à un brillant exercice de style d'une metteuse en scène décidément très douée.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2018
Un véritable OVNI où je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.

Claire Denis revient pour son meilleur film depuis longtemps, pour un huis clos de SF aux antipodes complètes des carcans du genre.

Dôté d'un très bon casting mené par une Juliette Binoche encore une fois impériale, et un Robert Pattinson qui prouve encore une fois qu'il est un acteur livrant des compositions de qualité, "High Life" est finalement un récit fascinant en totale agonie, nous montrant une expédition sans réel but aux confins de l'espace dans un vaisseau parallélépipédique, où des condamnés à mort se retrouvent pour un sujet d'étude obscure.

A l'image des protagonistes, le spectateur est plongé dans ce vide et ce vaisseau dénué de but, où une Juliette Binoche oscillant entre froideur clinique, sexualité endormie, trauma profond et autorité certaine s'essaye à des expériences de reproduction sur les autres condamnés.

Le nombre de thèmes abordés est important, de l'isolement à la frustration sexuelle en passant par la manipulation hiérarchique, dans un récit d'humanité en perdition où la mise en scène dicte la narration et les diverses interrogations de personnages réduits à l'état d'éprouvettes vivantes, loin d'une Terre grisâtre qui semble tout droit sorti d'un film de Tarkovsky.

Car oui, il y a du Solaris, ou encore de l'Under the Skin dans "High Life", trip sensoriel palpable et organique où les fluides se mêlent aux couloirs du vaisseau.

Claustrophobique et d'emblée hermétique (ce qui repoussera pas mal de spectateurs), "High Life" nous questionne, et propose des scènes lyriques, parfois radicales, malgré au final un manque de direction du propos assumée, avec un traitement des thèmes qui aurait mérité une réelle conclusion lourde de sens.

Quoiqu'il en soit, on a là un film captivant, cohérent, plein de symbolisme et de thématiques peu traitées dans le domaine de la SF. On regrettera des personnages secondaires finalement très secondaires (malgré la présence de Mia Goth ou Andre 3000), ainsi qu'une dernière partie faisant la place à une conclusion attendue, comme si tous les questionnements abordés étaient là sans but réel.

Le tout reste néanmoins une expérience intéressantee, où le fascinant côtoie le repoussant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 septembre 2019
Près deux deux heures d'un bloubiboulga fade et qui part dans tous les sens pour ne finalement rien raconter d'intéressant et pas grand chose tout court. Le tout ponctué de scène presque obscènes de sexe. A oublier !
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2018
Claire Denis signe une expérience de cinéma profonde où se mêle découvertes astrophysiques et questionnements humains. Le visuel est superbe, les sujets abordés passionnants, les symbolismes puissants, et les références à Kubrick, notamment 2001, subtiles. Cependant High Life est une ballade lente qui devrait en laisser pas mal sur la piste de décollage.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2018
Souvent exigeante, toujours singulière, la filmographie de Claire Denis embrasse de multiples genres. Le territoire cinématographique arpenté est aussi vaste que passionnant du film d’horreur Trouble every day (2001) à la comédie romantique Un beau soleil intérieur (2017, Les reflets du genre humain), ou du mélodrame Vendredi soir (2002) au thriller Les Salauds (2013). La réalisatrice étend encore le champ des possibles avec High life, son premier film tourné en langue anglaise et son premier film de science-fiction.
[...]
De la démarche radicalement minimaliste de la réalisatrice émerge un cinéma de genre exigeant, viscéral, mental, musical, sensuel, violent et cathartique. Comme les films précédents de Denis, High life satisfait sans « tabou » à toutes ces caractéristiques. Ainsi, les séquences qui le composent sont autant d’invitations organiques et sensorielles que le spectateur devra savoir saisir. A défaut, cette odyssée aux confins de l’espace mais aussi d’une humanité redevenue animale sera perçue comme étrangère alors qu’elle est étrange et immersive.
Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 juillet 2019
Dans un futur proche, des condamnés sont affectés à une mission spatiale ayant pour but d'étudier un trou noir. A bord du vaisseau, la médecin, criminelle elle-aussi, mène de sinistres expériences de fécondité. Oubliez les films de SF très rythmés et cartésiens façon "Interstellar" ou "The Martian", ici on est dans un cinéma contemplatif qui lorgne davantage sur du Tarkovski. Rythme très lent, personnages mutiques, ambiance pesante, images dérangeantes : cela peut fonctionner, mais il faut des conditions que "High Life" ne réunit pas... Si le film de Claire Denis dispose d'images travaillées, et d'acteurs impliqués, il est malheureusement trop stérile pour toucher son spectateur. Entre des éléments de scénarios peu ou pas exploités (l'énergie du trou noir, la finalité des expériences...), et des personnages très peu développés dont on se moque éperdument (peu d'histoire personnelle, peu d'actes les définissant), le manque d'enjeu amène bien souvent l'ennui, et ce jusqu'à un final abscons. De plus, les décors spatiaux fleurent bon le cache-misère. Les extérieurs sont assez peu crédibles (CGI grossiers, chute d'objet très "terrestre" du point de vue gravitationnel...) ; et si les intérieurs donnent le change sur l'aspect résidentiel et médical minimaliste, dès que surviennent des capsules ou combinaisons, les artifices sont très visibles... Bref, "High Life" sent bon le film trop ambitieux (voire prétentieux ?), réalisé avec un certain talent, mais pas celui de raconter une histoire !
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2019
"High Life" est un long métrage de SF assez prétentieux dans le sens où son auteure, Claire Denis, tente de lui donner des airs de Kubrick et Tarkovski sans jamais leur arriver à la hauteur. Elle mise pour cela sur l'ambiance, sur la psychologie de ses personnages et sur un fond de réflexion philosophique. Si elle ne râte pas complètement le coche, le résultat n'est guère satsifaisant et concluant. Elle réussit à mettre en place l'atmosphère adéquate mais il lui manque l'intelligence de l'écriture. Du coup, "High Life" souffre de nombreuses inégalités et devient parfois un brin soporifique. Je salue la tentative de nous pondre un bon film de SF mais elle passe malheureusement à côté de son sujet.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2020
J’ai eu l’impression en le regardant que si une définition de film prétentieux devait être inscrite dans un dictionnaire, il en ferait un parfait exemple. Prétentieux parce que selon moi il veut se donner l’air d’avoir quelque chose à dire alors qu’il ne sait même pas ce qu’il raconte. Pis que cela, j’ai l’impression que c’est une tentative de film de genre qui n’a pas la moitié des idées de ce que l’on peut y trouver de mieux avec en plus une forme de mépris pour ce dernier. Tout n’est pas pourtant à jeter, mais j’ai senti tout le long une démarche méprisable.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2019
Claire Denis poursuit son travail exploratoire sur le désir et les corps à travers cet étrange objet, film de science-fiction métaphysique porté par Robert Pattinson et Juliette Binoche, qui fait la part belle aux liquides biologiques humains : salive, larme, sueur, sang, sperme, lait maternel,... Si tout n’est pas réussi, certaines séquences sont absolument éblouissantes et l’on se sent happé par l’univers si singulier de la cinéaste française, et son attention particulière portée à l’image, à la lumière et aux sons. Une coproduction internationale mystérieuse, froide, sombre, violente et précieuse qui questionne le sens de la vie et de l’existence.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2020
Radical et conceptuel, c'est un film ambitieux qui, dans un premier temps, s'avère très intrigant. Les questionnements métaphysiques peuvent autant hypnotiser que laisser de marbre et provoquer l'ennui. On navigue entre les deux dans une atmosphère auteuriste, qui ne cherche jamais à divertir le spectateur mais qui aime profondément le cinéma. Ainsi, fascination et lassitude se succèdent et ne permettent jamais au film de convaincre totalement.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2019
Claire Denis s'attaque à la science fiction avec visiblement assez peu de moyens , ce qui est déjà difficile en soi avec ce genre de film . Son vaisseau spatial et son voyage intersidéral avec à son bord d'anciens condamnés à mort accompagnés d'une doctoresse reste à peu près crédible mais le scénario se perd dans de trop nombreuses absurdités et questions sans réponse qui nuisent à l'ensemble . High life évoque un équipage à la dérive ou les pulsions sexuelles semblent leurs seuls dérivatifs d'ailleurs organisé par la doctoresse ( Juliette Binoche très sexy ) qui s’obstine à recueillir tout le sperme possible afin d’assurer une descendance à l’équipage . Dès le début du film, on sait d’ailleurs qu’un enfant est né avec son père comme seul parent et on découvrira au fur et a mesure le délitement de l'ensemble des passagers . Film osé et déconcertant ..
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2018
Après un beau soleil intérieur, Claire Denis revient à un cinéma plus radical et livre un objet filmique d'une grande froideur qui tend perpétuellement à l'abstraction. La mise en scène qui fait écho aux œuvres de Kubrick et de Takovski est absolument remarquable d'une beauté froide et anxiogène. La première demi heure laisse espérer un chef d'œuvre métaphysique de la trempe de Solaris et de 2001 mais tout à coup la narration reprend le dessus et le film perd en densité et en complexité. Le récit bloque le film qui s'enlise dans une symbolique un peu datée tandis que Juliette Binoche peine à rendre crédible un personnage trop caricatural. On retiendra cependant le caractère hypnotique de la mise en scène de Claire Denis et la présence magnétique de Robert Pattinson qui valent à eux seuls le détour. Une curiosité ibaboutie mais néanmoins traversée de fulgurances.
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2018
Ce film sous cache sous une enveloppe de film d'auteur, avec de nombreuses parts d'ombres qui auraient pu être évitées. La raison du départ de ces personnes n'est jamais explicite, jusqu'à ce que je lise une interview de Claire Denis qui explique que la reproduction dans l'espace est quasi impossible et qu'elle permettrai d'aller physiquement plus loin. Cette image d'une enfant qui, née dans l'espace, ne connaîtrai rien à sa Terre d'origine est assez fantastique. D'ailleurs, les images entre le père et sa fille sont très réussies. Les autres membres de l'équipage n'apportent pas autant d'intérêt au film, surtout qu'on sait qu'ils sont tous voués à périr et renforce l'image divine et chaste du personnage principal. Le personnage de la médecin est presque trop caricaturale, mais cette image de sorcière de l'espace est intriguante. Quant à cette scène dans la sex box, on dirait en effet que Claire Denis à voulu provoquer ses spectateurs. Comme le reste du film, ça se veut très film d'auteur. La réalisatrice, avec la complicité de J Binoche sait qu'elle va frapper les esprits. Malgré tout, n'oublions pas la prouesse de cette scène, incroyablement captée par la caméra. Ce qui est admirable dans ce film sont les images. Loin des gros ses productions de films d'espace, on ne ressortira pas de High Life, éblouis par des ciels étoilés, mais plutôt par les images du Vaisseau. Les premières vues, dans le jardin sont splendides, elles sont suivies par celles du bébé dans un parc de fortune, face à des écrans. On aurait dit une installation d'art contemporain, c'est une superbe expérience Visuelle. Et j'ai tout à fait adhéré au contraste entre ce décor carton pâte, ces lumières un peu chaudes dans un décor de vaisseau. Encore une fois, on nous met face à des contradictions ou des rencontres étonnantes.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2020
Tchemy affirme à Monte se trouver là pour « transformer l’humiliation en gloire » et offrir la meilleure vie possible à sa famille. Ses termes sont importants pour appréhender la démarche de la cinéaste : il s’agit d’une conversion de type alchimique au terme de laquelle la boue devient or, l’ordure se recycle, la laideur accède à la beauté. High Life s’interroge ainsi sur la propension du sublime à naître d’un microcosme impropre à le recevoir, comme greffé à lui et qui seul maintient la fascination de l’homme devant le spectacle de la nature (et de sa nature à lui). Le vaisseau spatial est un corps fait de corps épars, comme eux il se réduit à des fonctions organiques et mécaniques, comme eux il parcourt l’espace sans but véritable, sinon le trou noir, c’est-à-dire l’anéantissement. Et ce spectacle auquel assiste l’humain est celui de la matière qui absorbe tout, de la même manière que les pieds de Tchemy s’enfoncent dans la terre du jardinet intérieur. Les corps vont et viennent, on récolte leurs fluides, on les féconde pendant leur sommeil, violés et réduits à leur désir primaire, ce désir tout-puissant qui les pousse à faire route vers le trou. La seule finalité de la condition humaine réside dans la reproduction, la rencontre entre un phallus plein de semence et un vagin ouvrant sur l’utérus, région de l’univers défini par son mystère et sa totalité. Claire Denis orchestre ainsi un combat entre stérilité et fertilité : ou comment les êtres humains, en dépit de leur condition sinistre et stérile, ne peuvent s’empêcher d’étendre leur colonisation et d’affirmer leur fertilité alors même que celle-ci n’a pas de sens, qu’elle est destinée à mourir, se reproduire et mourir. Les personnages sont des spectres qui errent dans un vaisseau microcosmique : ils ne dépendent d’aucune hiérarchie véritable, ne disposent d’aucune profondeur, non, ce sont des automates réduits à appliquer une série de gestes, à exhiber ce fond de bestialité (la tentative de viol, les accès de colère) commun à tous les hommes. À ce titre, le personnage campé à la perfection par Robert Pattinson est lunaire, n’a d’humain que ce qui le relie à son enfant ; preuve que ce n’est qu’en donnant la vie après l’avoir lui-même reçue que l’humain se définit et organise son existence. Avec High Life, Claire Denis poursuit l’appropriation de l’espace par un certain cinéma à tendance philosophique : après Interstellar et First Man, avant Ad Astra et Proxima, la cinéaste pense l’espace comme un territoire fantasmatique et obsessionnel – en témoignent les nombreux plans qui fétichisent objets ou perspectives, une échelle vue de haut, le jardin rappelant l’Éden etc. – qui cristallise la solitude profonde de l’être au monde et la malédiction congénitale de sa reproduction.
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