Claire Denis signe une expérience de cinéma profonde où se mêle découvertes astrophysiques et questionnements humains. Le visuel est superbe, les sujets abordés passionnants, les symbolismes puissants, et les références à Kubrick, notamment 2001, subtiles. Cependant High Life est une ballade lente qui devrait en laisser pas mal sur la piste de décollage.
Amis cinéphiles, c’est le film à voir cette semaine ! Oubliez les critiques fades et galvaudées d’une partie de la presse mi-aveugle mi-sourde. Immersion garantie au cœur de la bande à Robert. Ses pertinences philosophiques vous laisseront en apesanteur. Mention spéciale au travail du son.
Ce film sous cache sous une enveloppe de film d'auteur, avec de nombreuses parts d'ombres qui auraient pu être évitées. La raison du départ de ces personnes n'est jamais explicite, jusqu'à ce que je lise une interview de Claire Denis qui explique que la reproduction dans l'espace est quasi impossible et qu'elle permettrai d'aller physiquement plus loin. Cette image d'une enfant qui, née dans l'espace, ne connaîtrai rien à sa Terre d'origine est assez fantastique. D'ailleurs, les images entre le père et sa fille sont très réussies. Les autres membres de l'équipage n'apportent pas autant d'intérêt au film, surtout qu'on sait qu'ils sont tous voués à périr et renforce l'image divine et chaste du personnage principal. Le personnage de la médecin est presque trop caricaturale, mais cette image de sorcière de l'espace est intriguante. Quant à cette scène dans la sex box, on dirait en effet que Claire Denis à voulu provoquer ses spectateurs. Comme le reste du film, ça se veut très film d'auteur. La réalisatrice, avec la complicité de J Binoche sait qu'elle va frapper les esprits. Malgré tout, n'oublions pas la prouesse de cette scène, incroyablement captée par la caméra. Ce qui est admirable dans ce film sont les images. Loin des gros ses productions de films d'espace, on ne ressortira pas de High Life, éblouis par des ciels étoilés, mais plutôt par les images du Vaisseau. Les premières vues, dans le jardin sont splendides, elles sont suivies par celles du bébé dans un parc de fortune, face à des écrans. On aurait dit une installation d'art contemporain, c'est une superbe expérience Visuelle. Et j'ai tout à fait adhéré au contraste entre ce décor carton pâte, ces lumières un peu chaudes dans un décor de vaisseau. Encore une fois, on nous met face à des contradictions ou des rencontres étonnantes.
La première assistante réalisatrice du chef d’œuvre « Paris, Texas » enchaîne les déceptions. Après le misérable « Les Salauds » et le déplorable « Un beau soleil intérieur », Claire Denis s’est mise dans l’idée de réaliser un film de science-fiction. Et bien sachez qu’on s’est encore fait berné ! Madame Denis fait honte au cinéma de science-fiction avec cette branlette trompe-l’œil provocante. Dans un futur plus ou moins proche, Robert Pattinson est l’un de ces criminels qui a été envoyé dans l’espace pour trouver de nouvelles sources d’énergie ou pour rejoindre le fameux trou-noir ou pour on ne sait quelle raison car rien n’est clair. A bord, Juliette Binoche est une femme égocentrique qui collecte le sperme des hommes, pour soit disant faire des recherches en reproduction, mais qui ne semble pas avoir de réelles intentions sur l’histoire. Alors que la science-fiction est censé ouvrir une réflexion sur notre monde actuel et ce qu’il va en devenir, « High Life » illusionne le spectateur avec des théories poubelles sans fond et sans conclusion. Quant à la forme, le film est moche. L’espace est mal conçu, la navette se limite à un trois pièces et les costumes sont navrants. Madame Binoche, il serait peut-être temps de vous rendre compte que cette réalisatrice ne vous apportera rien de plus qu’une image de nympho. Monsieur Pattinson, fuyez avant qu’il ne soit trop tard. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Claire Denis signe une expérience de Cinema profonde où se mêle découvertes astrophysiques et questionnements humains. Le visuel est superbe, les sujets abordés passionnants, les symbolismes puissants, et les références à Kubrick, notamment 2001 subtiles, malheureusement High Life est une ballade terriblement lente qui devrait en laisser pas mal sur la piste de décollage.