Un groupe de criminels est envoyé dans l'espace pour extraire l'énergie rotationnelle d'un trou noir (qui a compris ce que cela signifiait ?) et pour subir des méthodes de reproduction originales : ce pitch pourrait être porteur d'un certain nombre d'idées, lesquelles transparaissent ça et là mais se voient finalement presque toujours reléguées à l'arrière-plan. C'est que Claire Denis a autre chose à faire que de raconter une histoire, que de construire des personnages et de porter un discours intelligible : son intérêt est ailleurs, il faut mettre en scène. On peut aisément affirmer que la cinéaste ne sait pas très bien ce qu'elle veut dire de ces transformations et divers recyclages de fluides (sperme, lait, eau, etc) tant elle décide volontairement de ne pas organiser ces éléments mais de s'en servir comme une pure toile de fond, un vague repère pour le spectateur qui risquerait sinon d'être vite désorienté. "High life" ne tient donc à pas grand chose, si ce n'est à une atmosphère tantôt planante tantôt oppressante, à des mouvements de caméras souples et des flashbacks à l'esthétique tarkovskienne, au visage de Robert Pattinson qui fascine indéniablement Claire Denis. Proche de n'être qu'un brillant exercice de style sur l'alternance entre statisme (regards fermés des comédiens, corps immobiles précisément disposés dans le cadre) et brutalité du mouvement inscrite dans des scènes intenses et provocatrices (Juliette Binoche dans la fuck box, la tentative de viol, Mia Goth seule dans le vaisseau), le film finit par se centrer sur l'intime. Si ce dernier segment est si émouvant, c'est d'abord parce que le spectateur est surpris de voir à l'écran une relation aussi tendre et concrète déborder l'expérience sensorielle et aussi car ce lien entre un père et sa fille (c'est aussi l'ouverture du film) donne l'impression d'assister à la survie des derniers êtres de notre monde – alors que l'action se déroule dans l'espace. Au final, on ne sait pas vraiment ce que l'on a compris ni ce qu'il y avait à comprendre; mais peu importe, tant dans sa prétention assumée de ne proposer "qu'une" mise en scène puissante et hypnotique, "High Life" aura procuré un mélange rare d'inconfort et d'envoûtement, au risque de laisser pas mal de spectateurs sur le bas-côté.
Le gros du budget a très surement été placé dans la tête d’affiche qui sera le seul côté positif de ce film. L’interprétation de Pattinson qui survole ces deux heurs interminables est le seul et unique pilier de ce cauchemar. Sincèrement lorsqu’on va au cinéma, même pour voir une œuvre expérimentale, ce n’est pas pour entendre pleurer un enfant durant quinze minutes. Même les conseils scientifiques d’Aurélien Barrau n’auront pas sauvé ce naufrage sans rythme, sans intensité, sans émotions. Faire la comparaison avec Solaris reviendrait à comparer Gotty avec un film de Scorsese. La violence et le sexe omniprésent et aussi mal amené les décors et costumes. Ces dernières ont surement dû être confectionnées par un amateur alcoolique lors d’une soirée halloween. La science-fiction est un genre où les idées et histoire foisonnes d’inventivités ce que la réalisatrice n’a pas du comprendre en écrivant ce scénario dont elle devait être la seul personne à l’avoir lu avant le début du tournage. Les producteurs de se navet devaient avoir pour mission de détruire ce genre dont les bonnes œuvres sont si rares et ne doivent en aucun cas être gâchés ou le plus rarement possible. Ce film nous montre au moins un des côtés négatif du milieu du cinéma où des personnes doivent dire oui sans réfléchir à leurs amis résultant ces déchet valant très cher qui jonche l’histoire du cinéma.
J'adore J. Binoche et elle était formidable dans le précédent film de cette réalisatrice. Et je me demande vraiment pourquoi elle a accepté de jouer dans ce nouveau film complètement détestable et affreux. Et aussi pourquoi la réalisatrice a eu une idée pareille de film. Quelle histoire sordide, mal fagotée et très désagréable à visionner.
Tapez French Directors dans n'importe quel moteur de recherche et Claire Denis apparaîtra autour de la vingtième position, deuxième femme après Agnès Varda. Celle que vénèrent la plupart des acteurs américains est une sorte de légende vivante du film d'auteur, farouchement indépendante, singulière et à l'occasion provocatrice. C'est oublier que si certains de ces films valent le détour (Chocolat, 35 rhums, Les salauds), beaucoup sont ennuyeux à périr et assez prétentieux dans leur facture. High Life fait partie de cette catégorie dans le genre film de SF minimal à visées philosophiques. Le sujet ? Si l'on comprend bien (ce n'est pas certain vu le caractère opaque du récit), c'est rien de moins que l'extinction de la race humaine avec un sous-texte sur les manipulations génétiques. Mais à vrai dire, après une introduction mièvre avec bébé, on s'en fiche un peu car le temps passe extrêmement lentement dans ce vaisseau spatial et l'on n'exprime qu'un souhait : prendre congé au plus vite de ce pensum inhabité et dire au revoir là-haut. Pattinson, dénué d'expressions et surtout Binoche grotesque comme jamais jusqu'alors, n'en peuvent mais. Claire Denis se prend à la fois pour Tarkovski et Kubrick et fait sa petite tambouille tranquillement, avec des scènes de sexe superfétatoires et repoussantes en sus, histoire de montrer qu'elle n'a pas peur de choquer le spectateur. Oui, ce doit être cela une posture d'artiste qu'il sera convenable de louer si l'on ne veut pas passer pour un cul-terreux. A t-on le droit, en tant que cinéphile ouvert à toutes les expériences, de détester ce film ?
Dans le futur, un groupe de condamnés à mort sont lancés dans l'espace faisant partie d'une nouvelle expérience de réinsertion, selon la version officielle. En réalité ces gens seront laissés à leur sans qu'ils ne reviennent jamais sur terre. High life s'inscrit dans la filmographie de Claire Denis comme un de ses films aux pitchs improbables et basés plus sur l'insinuation que sur l'évidence. On a l'exemple de la travesti tueuse de J'ai pas sommeil, basé sur des faits réels, ou les vampires clandestins de Trouble every day.
Heureusement, la space-opéra n'arrive pas à dresser Denis dans les codes du genre et elle s'en sert d'un montage chaotique qui a toujours marqué son style personnel. On mêle le passée et le futur sans qu'on suit une ligne temporelle claire. Avant d'analyser ce chaos il faut faire mention au superbe prologue du film: un astronaute répare le fuselage d'un vaisseau dans l'espace. D'un coup, il entend un bébé pleurer dans la radio. Il entre dans le vaisseau et sur une porte on voit un carré noir: le vide. C'est par ce trou qu'il jette les corps du reste du casting avant que le titre du film fasse apparition.
À plusieurs festivals le film à provoqué des débandades. C'est un film avec des scènes de violence et de sexe, certain, mais rien de plus graphique ou choquant que n'importe quel autre film déconseillé aux mineurs. Le grand problème face au public c'est l'épreuve qui suppose suivre un film de science-fiction sans ordre chronologique où pas grande chose se passe. High life est très attaché au style de sa créatrice qui s'intéresse plus à mettre en évidence la nature humaine au lieu de miser sur l'action du récit.
spoiler: Une poignée de dangereux criminels sont enfermés et isolés et soumis aux radiations de l'espace. Ils ne pourront faire abstraction de l'usure physique et psychologique que de deux façons: le potager dans le vaisseau, symbole de paix et calme, et le fuckbox, une machine sexuelle, qui rappelle énormément à l'Orgasmatron de Barbarella et qui nous offre la meilleur scène du film, celle de l'hypnotique extase de Binoche au rythme des Tindersticks. Hors, l'éloignement de la Terre et l’oppression de cette cage spatiale mèneront les personnages vers la fin inévitable. Claire Denis montre qu'on ne peut éviter les conduites violentes avec la quarantaine. Les expériences de la docteur échouent, le désespoir fait que les gens se jettent dans un trou noir et le temps ne fait que rendre la situation pire.
Les références à Solaris sont partout dans le film. Par contre, si dans le classique soviétique c'était l'exoplanète du titre qui réveillait la folie dans les cosmonautes, c'est l'abandon et l'affliction qui déclenchent la tragédie dans High life. Le seul rayon visible de l'espoir c'est la naissance d'une gamine. Selon le vaisseau s'éloigne de la Terre, les normes morales, les lois et les règles disparaissent et comme conséquence, la relation paternel-filiale devient plus ambiguë et abstraite. Voici la nouvelle vie à laquelle, père et fille, devront faire face. Une nouvelle forme de vie, High life, qui va au-delà des codes connus sur Terre.
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Je suis très bon public en général au cinéma, je suis tolérante et j'affectionne différents styles. Avec ce film là j'ai eu énormément de mal. Ma tolérance et ma patience ont été mises à rude épreuve. Tout d'abord, j'ai bien compris toute l'histoire. Mais cette histoire n'a rien pour elle : on ne ressent ni plaisir, ni compassion, ni empathie, ni intérêt. On ressent uniquement du dégoût, de l'ennui profond et surtout un désintérêt immense. Tout est fade, ridicule au possible, désagréable, malsain. Ce fut une grosse perte de temps et d'argent. Je suis bien navrée d'être aussi sévère mais pour ce film là ce n'est pas possible autrement.
Voilà un grand nanar grotesque et grand guignolesque. J'ai été abasourdie par ce film littéralement plus que mauvais. L'histoire, les personnages, l'ambiance, tout est sincèrement mauvais. Je suis très déçue.
Le pitch semblait intéressant et aussi j'aime beaucoup les films de science fiction et Juliette Binoche. Donc je me faisais une joie de voir ce film. Au final je n'ai pas aimé du tout. C'est réellement une histoire tordue, ridicule du début à la fin. Il n'y a absolument rien à sauver dans ce film glauque, malsain, pénible de bout en bout. Et pourtant j'avais adoré le précédent film de cette réalisatrice (Un beau soleil intérieur).
Par principe, je n'aime pas trop tirer sur ces films qui cherchent à sortir du carcan trop formaté des productions à la Marvel, mais.... J'avais lu une interview de la réalisatrice dans le magazine du MK2 et si ce qu'elle disait m'avait paru fortement fumeux, ça m'avait aussi intrigué, donc j'étais curieux de voir ce film. Eh bien j'ai vu. Et comment dire... Je n'ai pas du tout compris le pourquoi du comment de tout ceci. En passant sur les nombreux détails qui m'ont fait tiquer (au hasard le tournevis qui tombe au coin du vaisseau sous gravité zéro...), qu'est-ce que l'on a voulu nous raconter? La presse semble y avoir vu une utopie, des thématiques sous-jacentes complexes et oniriques, une formidable mise en abîme de notre époque... Moi j'ai surtout vu un vide scénaristique étonnant et un film hermétique au spectateur lambda que je suis. Rien n'a vraiment de sens ici, ou alors à un lointain quatrième degré que je ne vais pas chercher (certains symboles classiques comme le jardin d'Eden du vaisseau trahissant le fait que le film doit être plein de symbolisme), et l'impression qui m'en reste est que l'on veut en dire beaucoup mais de façon détournée afin de ne surtout pas "faire blockbuster de science-fiction", restons dans un entre-soi intello façon film d'auteur que Diable! Mais alors, quitte à être bavard, pourquoi des dialogues aussi insipides?
Je soutiens donc la démarche, et je suis ennuyé de le noter bas, mais la réalité c'est que ce genre de films doit soit être plaisant à regarder au premier degré comme divertissement avec de grands thèmes sous-jacents (Interstellar) soit alors austère à regarder mais qui vous touche en tant qu'oeuvre de cinéma (2001). Là on se retrouve face aux obsessions de la réalisatrice (le sexe, les fluides, le vide...) dont on ne comprend pas l'origine et qui tournent à vide. Reste un truc bien: l'horrible impression de solitude et de vacuité totale d'une vie totalement vide d'intérêt (les protagonistes n'ayant strictement rien à faire dans ce vaisseau dont ils sont tous prisonniers, condamnés ou non) est ici parfaitement rendue, peut-être même mieux que je ne l'ai jamais vue, et ça ça mérite d'être salué: le vrai voyage spatial n'aura en effet certainement rien du côté cool et de l'agrément que l'on nous montre dans les films de SF en général. Le film transmet ce côté effrayant de fort belle manière.
J'ai adoré !!! L'atmosphère , l'histoire, l'espace , les étoiles ,la fin. PATTISON m'a agréablement surpris et BINOCHE est audacieuse. Fan de sci fi ce film entre dans ma liste des best off avec MONSTERS ,BLADE RUNNER et autres films atmosphériques qui vous enveloppent dans leur univers profond et magique. merci Claire
Si, comme l’explique sur son blog le critique de cinéma Pierre Murat, Claire Denis a entrepris de marcher sur les traces de deux géants du 7ème art, Stanley Kubrick et Andreï Tarkovski, il est évident qu’elle est restée très deçà de ce que proposaient ces deux cinéastes. Chacun d’eux avait réalisé un chef d’œuvre, Kubrick en 1968 avec « 2001 L’Odyssée de l’espace » qui montrait comment un robot embarqué dans un vaisseau spatial se rebellait contre les humains, Tarkovski en 1974 avec « Solaris », réponse au film précédent, montrant un cosmonaute visité par ses souvenirs et par le fantôme de sa femme morte à cause de lui. Ces deux films étaient de haute tenue, ce qui n’est pas du tout le cas du long-métrage de Claire Denis qui ne parvient qu’à s’embrouiller dans une histoire abracadabrante. Certes, malgré le peu de moyens dont elle a disposé, elle a réussi à rendre à peu près crédibles son vaisseau spatial et son voyage intersidéral. Mais tout le reste est raté. Le scénario se perd dans une histoire de malfaiteurs dont on s’est débarrassé en les envoyant à bord d’un vaisseau spatial qui doit effectuer une mission si périlleuse qu’on est sûr qu’il ne reviendra jamais sur Terre. Quand on apprend que la mission en question consiste à s’approcher au plus près d’un trou noir afin d’y puiser l’énergie qui fait de plus en plus défaut sur la planète bleue, on n’y comprend plus rien. A quoi bon puiser cette énergie puisqu’il est certain que l’engin ne regagnera jamais la Terre ? Quant à la vie à bord du navire spatial, elle semble se focaliser sur les expériences menées par le personnage d’apprentie-sorcière de la reproduction jouée par Juliette Binoche, personnage qui s’obstine à recueillir tout le sperme possible afin d’assurer une descendance à l’équipe des cosmonautes malgré eux. Dès le début du film, on sait d’ailleurs qu’un enfant est né et que c’est le personnage joué par Robert Pattinson qui en prend soin. Mais les démêlés de Juliette Binoche avec tous les autres cosmonautes ne génèrent que lassitude. Les acteurs et actrices eux-mêmes semblent s’ennuyer copieusement dans leur vaisseau spatial et, bien sûr, ils risquent de provoquer le même effet sur les spectateurs. N’est pas Kubrick ni Tarkovski qui veut !
Claire Denis a sans doute voulu s'inspirer de Stanley Kubrik, mais High Life est plus proche de Mulloland Drive que de 2001... c'est à dire en grande partie incompréhensible. Quel(s) messahge(s) a-t-elle voulu faire passer ? Pourtant, avec de tels acteurs, il aurait été possible de faire de belles choses. Dommage, c'est un ratage complet.
Un film totalement decousu et d’une réelle lenteur.. Difficile d’adhérer aux personnages et encore moins à l’histoire.. La salle se vidait au fur et à mesure que le film avançait :( Déception !
On a beau être en apesanteur, le poids des êtres et des corps aura rarement été aussi prégnant que dans ce nouveau film de Claire Denis. Un poids dont il faudra évidemment se délester au maximum (à un moment donné). High Life est aux antipodes du space opera auquel la science fiction nous a habitué (et même à l’opposé d’un Gravity par exemple). Il faut faire l’effort (d’imagination et d’introspection) pour se laisser aller à cette idée, assez vertigineuse, d’une vie humaine en dehors de toutes contingences (ou presque). Réduit au minimum, un vaisseau boîte, quelques combinaisons, un ersatz de nature terrestre sous brumisateur, nous voilà plongé dans le néant absolu, coincés comme des animaux en cage. Un questionnement lucide et sans concession sur la nature humaine, ses pulsions, ses humeurs, son devenir. Le casting est somptueux, la musique de Stuart Staples intrigante, et la photo de Yorick Lesaux singulière. Du grand Claire Denis. Du (très) beau travail !
ce film est un naufrage intergalactique, les gens quittaient la salle pendant le visionnage, presque aussi mauvais que le film vercingetorix, je me suis pas endormi, mais je voulais savoir ou voulait en venir la réalisatrice, et j'ai rien compris du début a la fin, le présent se mêle au passé, un prisonnier avec un bébé, puis un groupe de prisonnier qui sous la houlette de juliette binoche (qu'est ce qu'elle vient faire dans ce film) se donne a des expériences sur la procréation, des scénes choquante, malgré une belle brochette d'acteur robert pattinson, andré benjamin, ce film est une expérience ratée, un huis clos inintéressant, ma note 2,5/20