6612 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
323 critiques spectateurs
5
77 critiques
4
68 critiques
3
48 critiques
2
61 critiques
1
44 critiques
0
25 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Backpacker
92 abonnés
789 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 10 août 2010
Un réalisateur et des acteurs connus mondialement ne font pas toujours de grands films ensemble. Cela se vérifie avec "Le mépris". Certains adorent tandis que d'autres abhorrent. Estimant que M. Godard aurait fort bien pu intituler son film "L'ennui" ou "La prétention", je fais partie de ceux qui n'ont pas apprécié. Que de longueurs interminables provocant d'incessants bâillements et de coups d'oeil sur la montre à défaut de pouvoir actionner la touche "avance rapide"... Et comme si cela ne suffisait pas, toujours cette invariable musique - belle au demeurant, mais faut pas exagérer tout de même! - accompagnant chaque scène comme une drogue qu'on injecte au spectateur... Pour mieux l'endormir?! Pourquoi tant de flemmardise de la part d'un compositeur aussi connu que Georges Delerue? Quand je pense que ce film est considéré comme LE chef d'oeuvre de Godard, franchement, il faudra m'en expliquer les raisons car, malgré toutes les peines du monde, je ne peux me l'imaginer...
Véritable vision personnelle du cinéma moderne, je dis bien personnelle, puisque Godard confirme sa place ( ou la première place ) comme pire réalisateur du cinéma grâce à ce film. Tout est bon à jeter dans ce film : le cadre est mauvais, approximatif ( à part le panoramique vertical du point de vue de Capri ), et truffé de travellings incessants et donnant la migraine. Et le son ? Godard devrait apprendre à acheter un bon micro. La musique ? sans doute le pire élément du film, avec un thème qui intervient n'importe quand et n'importe comment, toujours le même, et qu'on finit par haïr. Le montage ? très maladroit et les coupures de 3 secondes de différentes séquences n'ont pas d'intérêt, si ce n'est que Godard s'amuse à la table de montage. Et l'histoire ? n'en parlons pas, elle aurait été mieux racontée si on aurait pris un autre réalisateur. Le casting ? les personnages sont vides, Bardot n'a jamais été une actrice et est juste là pour servir d'appat au public et Lang semble être celui qui joue le mieux, heureusement. Le rythme ? il n'existe pas, les plans séquences sont lourds et le film semble durer plus de deux heures. Godard aurait du donc finir théoricien et critique plutôt que de s'atteler au poste de réalisation, pour le bien de l'art qu'il est censé servir.
Jean-Luc Godard réalise avec "Le Mépris" un chef-d’œuvre captivant, porté par des acteurs magnifiques, une nostalgie omniprésente, un thème musical immortel et une mise en scène lourde de sens. « Je t'aime totalement, tendrement, tragiquement » : ces mots résument les sentiments qui assaillent le spectateur lors du visionnage de ce film. L'amour et la façon dont il disparaît subitement sont les grands thèmes du long-métrage ; c'est la tragédie de la vie, de simples gestes anodins peuvent irrémédiablement modifier la façon dont les gens se comportent entre eux, jusqu'à aboutir au mépris et à l'absence totale de communication. Le cadre est estival, le ton léger, Brigitte Bardot douce et sensuelle, Fritz Lang débonnaire ; pourtant, tout converge vers la mort, mort du corps, mort de l'esprit, mort de la relation. La voix de l'actrice, par sa nonchalance mais aussi sa vitalité, porte à elle seule tout le poids de cette tristesse qui nous condamne. "Le Mépris", c'est la vie et ce qui l'obstrue. "Le Mépris", c'est l'humain et ce qui le pervertit.
"Il ne se passe rien Paul", cette citation du film pourrait le résumer. C'est ennuyant pour pas grand chose, les personnages sont énervant et si il y a bien quelques réflexions intéréssante sur le cinéma, les couples ou encore le mépris et de superbes références à Hawks ou Chaplin entre autre, ça n'en fait pas un film. C'est vrai que Brigitte Bardot est belle et sa première scène est culte (Mes seins... tu les aimes mes seins ?), mais on ne peut pas dire qu'elle est un grand talent d'actrice, du moins pour ce film. Un film intelligent et parfois élégant, mais lent et au final on s'ennuie trop, de Godard je préfère bien plus A Bout de Souffle ou Pierrot le fou.
Je ne suis pas un fanatique inconditionnel de Godard, mais force m'est de reconnaître que «Le Mépris» est un chef-d'oeuvre. Il émane de ce film un charme indéfinissable qui vous prend dès le début du générique pour ne plus vous lâcher jusqu'à la fin. Ce charme résulte, selon moi, d'une alchimie aussi imprévisible que miraculeuse. Il y a tout d'abord la fraîcheur et la spontanéité de l'inventivité de Godard qui trouve ici à s'épanouir de la manière la plus heureuse. Il y a l'ingénuité de Bardot et de Piccoli qui donnent l'impression d'improviser leur rôle au fur et à mesure ou encore la présence de Jack Palance dont le personnage fantasque (Prokosch) crée un contraste des mieux venus. Il y a la présence charismatique de Fritz Lang en personne qui irradie dans tout le film et qui lui donne une aura tout à fait particulière. Il y a la beauté des images et des couleurs, et celle des sites, tout particulièrement celui de Capri. Il y a la musique de Delerue qui n'est pas géniale en soi mais qui est parfaitement en situation et qui contribue pour beaucoup à la magie de l'ensemble. Beaucoup plus qu'un film sur l'affect qu'il signifie, «Le Mépris» est un admirable hommage au cinéma, d'abord par la seule présence de Fritz Lang bien sûr, mais ensuite aussi par la mise en valeur de Cinecitta, lieu mythique du septième art, ou encore par l'histoire qu'il nous raconte du tournage de l'Odyssée, film imaginaire du réalisateur autrichien. «Le Mépris» est par son sujet et par son style une oeuvre d'une originalité absolue, mais aussi un film au second degré dans la mesure où il nous montre le cinéma qui prend conscience de soi et qui se regarde soi-même en train de se faire. Godard a signé là un monument impérissable.
2 minutes de très belle musique placée en boucle autour d'un couple qui se déteste ou plutôt d'une femme qui harcèle son mari de mots détestables et cruels et lui qui reste sans répondre et sans comprendre comme nous, spectateurs, qui restons aussi pour voir un documentaire sur le tournage d'un film imaginaire.... Sans queue ni tête....
Godard, Bardot, Lang, Piccoli... A-t-on le droit de ne pas aimer ce film? Certains diront que tout repose sur Bardot, sublime mais tellement molle (euh sensuelle?). D'autres diront que BB plombe ce chef d'oeuvre de Godard mais tout y est bavard, fait appel à l'intellect et jamais à l'émotion. La leçon de ce film : mieux vaut se concentrer sur un vrai chef d'oeuvre de Fritz Lang...
Film marquant de la nouvelle vague, "Le mépris" est pourtant un film ennuyeux à souhait. Rien ne saurait sauver ce paravent d'essai cinématographique, pas même les sublimes formes de B.B Une Bardot qui joue tout simplmement mal, en sur-jeu tout le long du film. La nouvelle vague remettait en cause le jeu théatrale du cinéma français des années 50. Bardot est en plein dedans, minaudant des répliques étouffées par la seule bonne chose du film, sa musique signé Georges Delerue. Scénario sans originalité et moribond au profit d'une mise en scène et d'une réalisation douteuse. Certains se palucheront devant ce cinéma d'auteur qui se veut une oeuvre cinématographique. Une chose est sur, Le mépris tient bien son nom. Sans doute le sentiment des spectateurs envers ce film après l'avoir vu.
Tout a déjà été dit sur Le Mépris : le classique de Godard, Brigitte Bardot immortalisée dans le décor dantesque de Capri, Piccoli en mari faible et indécis, Palance en tyran capitaliste, Lang en figure tutélaire, et tout ça sur l'inoubliable thème de Georges Delerue. En 1963, le cinéma est en ruine (dans Le Mépris, c'est le lieu cinéma qui l'est), aux Etats-Unis surtout. En France, la Nouvelle Vague a tout foutu en l'air il y a 3 ans de ça, tandis qu'en Italie, Rossellini, Visconti, Fellini, Antonioni sont au sommet de leur popularité. Godard parle justement "de réussir un film d'Antonioni" à propos du Mépris. Au-delà de la vacherie, il y a un même mystère des sentiments, un même rapport des êtres et de l'architecture dans Le Mépris que chez l'auteur de L'Avventura. Godard héraut. Qui prône dans le même mouvement un retour aux origines (Fritz Lang ici) et une nouvelle radicalité. Les statues mythifiées par les travellings circulaires ne sont que des décors de carton-pâte, et le film que Fritz Lang est en train de tourner (L'Odyssée) ressemble finalement plus à un film de JLG que Le Mépris. Celui-ci est pourtant un film approximatif - la citation de départ n'est pas d'André Bazin mais de Michel Mourlet -, c'est un classique fait par un iconoclaste. Mais Godard mélancolique. Et c'est de là que vient tout le supposé "classicisme" du film : de son inquiétude, de son incertitude. Quand le producteur (l'ennemi) meurt, la femme (la raison d'être) aussi. La beauté vient toujours avec le grossier. L'amour sera toujours menacé par le mépris. Le cinéma, lui, n'aura jamais été aussi beau qu'en 1963.
Un film dont la vénération par beaucoup me laisse franchement circonspect.Cela a beau être le film de Jean-Luc Godard le plus accessible,ça reste du Godard,avec tout ce que cela comporte de branlette intellectuelle et d'interprétations poseuses et prétentieuses."Le Mépris"(1962m'a donc laissé laissé indifférent,en dépit de superbes paysages italiens filmés en Scope,et d'un parallèle assez captivant entre l'illusion du cinéma(ici,un tournage sur l'Odyssée d'Homère)et l'illusion du couple.Celui-ci formé de Michel Piccoli et Brigitte Bardot se déchire pour un détail insignifiant.Leurs disputes incessantes et leurs réactions anti-naturelles ne donnent pas beaucoup de crédit à ce drame singulier.Piccolo fait ce qu'il peut en scénariste,dont la veulerie éclate au grand jour.Quant à la Miss Bardot,elle passe son temps à bouder,faire sa star,joue de manière apathique et peu concernée.C'est peut-être volontaire,mais on a envie de la voir souffrir durant tout le film.La scène de fin est donc très libératrice à cet égard...Godard utilise à tors et à travers la célèbre partition de Georges Delerue.C'est dommage car elle est culte,mais elle finit aussi par taper sur le système.Un film largement surestimé.
Difficile de passer à côté de ce film tellement il est incontournable et emblématique de "la nouvelle vague". Le duo Bardot (Camille) - Piccoli (Paul) est mythique. Jean-Luc Godard retrace l'histoire (adaptée d'un roman d'Alberto Moravia) d'un couple qui s'autodétruit en parti à cause de l'incapacité des deux protagonistes à se comprendre. Sur fond de tournage de l'odyssée avec fritz Lang comme réalisateur dans son propre rôle, ce drame est un hommage tout entier rendu par Godard au Cinéma. Le thème musical, la cinecitta et la villa moravia sur l'île de Capri sont quelques uns des autres emblèmes de ce film très riche.
Le seul film regardable (bon, soyons un peu réaliste, "A bout de souffle" aussi est regardable) de Godard. Si certains (télé)spectateurs risquent de trouver le film un peu chiant, rappelons juste que Godard n'est pas un spécialiste des blockbusters. Ici, il signe son intemporel chef d'oeuvre, sublimé par la seule bonne performance de B.B., mais aussi par Piccoli, Palance et Fritz Lang dans son propre rôle. Certaines scène et certains dialogues ('monte dans ton Alfa, Roméo !'...) sont devenus cultissimes. Un film très important pour moi, je ne sais pas exactement pourquoi, vu que je déteste Godard et que B.B. m'insupporte pas mal dans les films qu'elle a fait...Mais celui-là est l'exception qui confirme la règle. Monumental.
Un des plus grand film qui m'ai été donné de voir. Godard experimente dans ce film mais Godard livre ici un film déchirant. Un niveau rarement atteint par un film qui nous fais passer tellement de choses dans l'esprit qu'il crée très vite à son égad soit une haine incommensurable soit une admiation sans borne comme celle que je lui voue.
Mais que c'est pauvre !!! On assiste durant 90 min à la dispute d'un couple, rien de plus. Pour se donner des airs, Godard ne met pas de générique, joue avec ses filtres, filme la caméra qui elle même filme celle qui la filme, utilise des aphorismes en Allemand, en Français, en Anglais, mais il n'y a rien derrière, aucune histoire, aucun projet. Ce film est juste une juxtaposition d'idées de réalisation qui pourraient être intéressantes si elles étaient au service de quelque chose. Le son est moche (les dialogues sont parfois inaudibles), la musique, insupportable, utilisée n'importe comment. Les deux seuls intérêts du film : voir Fritz Lang et s'apercevoir que finalement Bardot avait les fesses plates.
Le Mépris est le chef d'oeuvre de Jean-Luc Godard, un film d'une rare gravité et d'une incontestable profondeur. Tout commence avec cet extraordinaire générique et la musique sublime de Georges Delerue. Et puis le couple apparaît baignant dans la lumière de Raoul Coutard : un homme dit à sa femme qu'il l'aime " totalement et tragiquement ". Et puis la musique revient, lancinante, éternelle, telle une voix semblant surgir de nulle part ou d'entre les morts...Le Mépris est bien plus qu'un film, c'est une oeuvre d'Art, un hommage à l'Art : cinéma mais aussi théâtre, sculpture ou encore peinture. C'est une tragédie moderne habitée par les fantômes de l'Antiquité grecque, une réflexion sur le langage de deux êtres qui ne communiquent plus. C'est bien sur une mise en abîme à la gloire du septième Art dans laquelle Fritz Lang apporte une chaleur contrastant avec la distance séparant Paul et Camille. Godard, avec Le Mépris, signe son film le plus épique et le moins drôle : il filme un couple en train de se détruire, un film en train de se construire. Il filme ses acteurs comme des " serpents et des cercueils ", comme des êtres insaisissables et déjà morts. Toutes les émotions accumulées jusqu'ici explosent à travers les derniers mots de Camille : l'amour et le mépris dans la mort. La tristesse chez le spectateur. Bouleversant.