Le Mépris
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323 critiques spectateurs

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tietie007
tietie007

47 abonnés 161 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2010
Le meilleur film de Godard. Jamais BB n'a été filmée avec autant de sensualité ! Les couleurs vives dominent ce film au rythme de la cultissime musique de Delerue. Un pur chef d'oeuvre !
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2012
Véritable chef d'œuvre de la nouvelle vague, ce film cristallise le talent de Godard avec son image magnifique et sa réalisation innovante (pour l'époque) toujours aussi belle. Il dresse ici le portrait d'un couple en pleine destruction sur fond de cinéma. La présence au générique de Fritz Lang et les nombreuses références cinématographique montre l'admiration sans borne de Godard pour le cinéma. Dans les rôles principaux, Piccoli et Bardot excelle dans ce rôle de couple au bord du gouffre. Enfin, la musique magnifique fait de l'ensemble un film très réussi et juste magnifique. Un chef d'œuvre du cinéma !
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2007
L'un des plus beaux films de Godard et probablement le plus beau film de Brigitte Bardot. Resplendissante, objet de désir et d'amour, la caméra la caresse du bout des doigts, la magnifie. Les dialogues et la musique de Georges Delerue sont superbes. C'est un Chef d'oeuvre qui touche le coeur des spectateurs...
Ciemonde
Ciemonde

83 abonnés 98 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2013
Est-ce ainsi que vous, hommes, nous percevez, nous les femmes ? Des milliers et des milliers de mystères qui s'entrechoquent? Si tel est le cas me voici profondément intriguée.
Car c'est l'incompréhension qui vogue au sein de cette drôle de réalisation. L'impossibilité à communiquer. Le silence, les questions, sans réponses ou sans précisions. Personne ne se comprend ou ne cherche à se comprendre. Le genre de situation qui provoque très rapidement l'agacement. La stupidité du protagoniste masculin est égale à la pitié que le spectateur ressent pour lui dès les premiers plans. Il n'y a ni victimes, ni bourreaux. Les tords et les souffrances sont partagées, car rien n'est résolu, rien n'est expliqué.
Sur un plan purement technique, Le Mépris est grand. L’ingéniosité des plans, l'assortiment de couleurs, la tonalité très marquée d'une époque, la mise en abîme et le parallèle scénaristique. Piccoli brillant, Bardot mutique. Les personnages se transposent et se reconnaissent au sein d'une histoire antique qu'ils s'empressent donc de réinterpréter. L'idée est intéressante mais le fouillis anti-communicatif m'a brouillé la vue. Je n'ai alors pas su prendre le film à sa juste valeur me concentrant bien trop sur l’absurdité des situations. Godard aime cette impossibilité à se comprendre, cette dichotomie constante au sein des rapports humains. Je comprends cette amour et cette attirance mais je ne l'applique pas et ne le vis donc pas. Mon avis est alors purement subjectif et révèle un état d'âme particulier durant le visionnage de l’œuvre. En essayant de m'en détacher je vois ailleurs une grande virtuosité. Je ne me prends donc pas au jeu mais je contemple sagement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 mai 2009
Un pur chef d'œuvre. Ce poème filmique est une véritable réflexion sur le couple, le cinéma. Un ainsi cinéma gangréné par des producteurs imbécile et dont les derniers grand représentant (Le grand Fritz Lang dans son propre rôle) apparaisse comme des Dieux déchu s'acheminant lentement vers leur fin.
Et il y a le couple Bardot et Picolli qui s'affronte, elle ne l'aime plus et le méprise, lui l'aime toujours et ne comprend pas ce qui leurs arrive. C'est simple, fin et beau. Le tout est filmé avec une ferveur quasi mystique par Godard qui signe l'une de ses plus belle œuvre.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mars 2020
C'est bien beau de vouloir faire un film original, mais si c'est pour le rendre insupportable au visionnage, c'était pas la peine... Cette idée d'interprète qui vient en permanence tout traduire de l'anglais au français ou l'inverse est vraiment pénible et ne sert finalement à rien. Il y a beaucoup trop de mouvement de camera. C'est toujours là même musique, parfois à des moments complètement incompatibles. Les acteurs sont vraiment nuls... Et puis y a cette histoire inintéressante. Enfin bref, un combo de mauvaises choses.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2009
C’est d’abord le souvenir d’une grande émotion érotique de prime adolescence devant un écran de télévision, grâce à la première scène entre Bardot et Piccoli. A vision intégrale quelques années plus tard, c’est aussi l’évidence d’un grand film. Godard fait bien sûr du « méta-cinéma », mise en abîme, citations, etc… mais en l’occurrence ça échappe à tout maniérisme cérébral, ça porte un mélange d’érotisme et de mélancolie d’autant plus poignant que ça échappe à toute convention mélo, narrative… la réalité brute d’un couple qui se défait, un amour d’un réalisateur pour son art, pour la culture qui transpire à chaque scène et des « monstres » cinématographiques comme Bardot, Piccoli et J. Palance pour servir le tout.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mai 2013
Un film somptueux avec des acteurs et un thèmes simple mais drôlement bien retranscrit non voilà un réel monstre de la nouvelle vague ! on dit souvent que Godard évoque un cinéma prétentieux je pense plutôt que godard crée un cinéma intelligent ! Un film a voir absolument !!
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2012
Ça commence avec un générique récité, ça finit de toute beauté. En plus d'être un des plus grands films romantiques de tous les temps, Le Mépris est aussi une superbe déclaration d'amour au cinéma, de Jean-Luc Godard. Déclaration qu'on pourrait voir personnifiée en Fritz Lang, dont la présence au casting pourra ravir les cinéphiles. Sous la musique mythique de Georges Delerue qui, à force d'être surexploitée, finit malheureusement par perdre de sa puissance, le couple, composé de la sublime déesse qu'est Brigitte Bardot et du grand Michel Piccoli, fait des étincelles et ce dans tous les sens du terme. Avec une mise en scène implacable, Jean-Luc Godard signe avec Le Mépris un chef d'oeuvre incontestable de la Nouvelle-vague.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2013
Il y a deux trucs qui agacent : le fatras de références culturelles et le mélange des langues. Sinon Godard accomplit l'exploit de nous intéresser à une histoire qui ne l'est pas. La réalisation est géniale (ah, ces plans d'appartement !), la photo est somptueuse, Bardot n'a jamais été aussi belle (ce qui ne l'empêche pas de jouer comme une patate) et dégage un érotisme qui ne laisse pas insensible, la musique est magnifique. Un film peut-être surcoté mais pas tant que ça.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2018
Godard commence par casser le cinéma traditionnel en filmant un tournage avec comme réalisateur Fritz Lang. Puis, vient la scène culte de Bardot. On va suivre cette jeune femme coincée dans une relation qui l’empoisonne.

Le film est une déclaration d’amour au cinéma. Je vois ce film comme l’exact antithèse de l’Aurore de Murnau. La caméra de Godard m’a impressionné pour un film que j’aurai du voir et apprécier depuis des années.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 mai 2013
Film prétentieux réalisé par un mec n'ayant rien compris au cinéma, avec des plans de Brigitte Bardot nue toutes les deux minutes pour tenter de masquer l'absence totale de contenu. A l'ère de YouPorn et autres, l'érotisme de ce film ayant totalement disparu, il n'en reste plus rien.
Critique Facile
Critique Facile

109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2023
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2023/05/25/le-mepris-critique/

« Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs. Le mépris est l’histoire de ce monde. » Puis un plan où entre autres… les fesses de Camille, donc celles de Brigitte Bardot… Et clairement on a du mal à regarder les yeux de Paul pourtant dans le champ eux aussi. Et BB de demander un peu à Paul et beaucoup à nous :

« -Et mes chevilles, tu les aime ?
-Oui.
-Tu les aimes mes genoux aussi ?
-Oui j’aime beaucoup tes genoux.
-Et mes cuisses ? Tu vois mon derrière dans la glace ?
-Oui
-Tu les trouves jolies mes fesses ?
–Oui très… « (Écoute, Brigitte, pour être honnête nous aussi…)
« Et mes épaules ??? «

Le mépris, c’est le corps, c’est clair. Mais l’esprit aussi. La question est posée à un moment, qui a créé l’autre ? Dieu ou l’homme ? C’est surtout le terrible déclin d’un couple, la déchéance dans le regard de l’autre. Le mépris, c’est dans le regard. Ici, il va se distiller comme un poison dans les pensées de Camille. Les questions de Camille à Paul sur l’appréciation qu’il peut faire de son corps expriment le doute de la jeune femme. Les réponses lapidaires de Paul viennent confirmer que celui-ci s’installe dans d’autres préoccupations, financières, professionnelles, artistiques. S’aimer soi pour aimer l’autre, principe vieux comme le monde de Socrate en passant tout récemment par Justine Triet dans Anatomie d’une chute (2023), qui démontre l’universalité et l’intemporalité de cette équation parfois insoluble. Tellement universel qu’il est difficile de ne pas y voir ce que Godard aura lui-même vécu avec l’actrice Anna Karina.

C’est aussi toute la dichotomie entre l’art et le financier, entre création et production. Un regard acerbe du réalisateur sur la mort du couple en symétrie de ce qu’il nous dit de la mort de l’art cinématographique. Et bien sûr la bouleversante et enivrante musique de Georges Delerue, qui à chaque note semble signifier la dramaturgie du déclin amoureux dans ces phases les plus tranchantes. Elle nous plonge dans une profonde mélancolie et vient réveiller en nous le désespoir de nos amours perdus. Magnifiquement triste.

Évidemment, la présence de Brigitte Bardot met en feu la caméra de Godard. Une rencontre finalement pas si atypique ou paradoxale, car le cinéaste fut un des rares à ne pas avoir moqué l’icône. Il y a le corps de Brigitte Bardot bien sûr, que comme une mise en abime de l’histoire contée dans Le mépris, les producteurs américains du film voulaient impérativement voire dénudée. Mais il existe surtout sa présence iconique, sa voix, son magnétisme fou qui contribuent à la légende du film. Bardot, dans Le mépris, c’est la femme. Bardot, c’est cette rencontre avec Godard, Bardot c’est un mythe. Michel Piccoli dans le rôle de Paul est saisissant de vérité dans sa forme de nonchalance et son caractère désabusé et comme impuissant et déjà vaincu par la mort de l’amour. Une sorte de flegme face à tous ses paradoxes, où il lie sa création artistique à son union avec Camille. Son duo avec Bardot est légendaire.

Le mépris, œuvre tragique, dans le panthéon du cinéma hexagonal et international n’a en réalité pas pris une ride et bouleversera toujours autant les amoureux de l’amour et ceux du cinéma, à savoir nous tous.
Camusduverseau
Camusduverseau

58 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2007
Il y a des films qu'on aime parce qu'ils sont incroyablement bien mis en scène mais aussi et surtout parce qu'ils sont extraordinaire. De plus ici le jeu d'acteur est parfait ! Ce que j'ai le plus aimé dans ce film, c'est la mise en parallèle entre l'Odyssée d'Homère et la tragédie de ce couple qui n'arrive pas à se comprendre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juin 2007
Chaque élément de l'oeuvre de Godard, aussi bien dans sa composition que dans son interprétation, forme un tout absolument remarquable.
Le cinéaste bâti un film complexe sur une histoire simple, celle d'un malentendu entre un homme et une femme. Au delà de cela, le Mépris est un témoignage sur le désir prenant comme objets Bardot et Piccoli, associés à Pénélope et Ulysse dans un parallèle permanent avec l'Odyssée. Ainsi veut-il nous montrer que le cinéma est une métaphore de la vie. Car à la vie comme à l'écran, idées et sentiments se réjoignent où s'éloignent, d'où cet éternel conflit entre tradition et modernité, classicisme et originalité. La source de ces conflits nous dit Godard, est l'incommunicabilité entre les êtres humains, démontré à merveille d'une part grâce aux differentes langues utilisées, favorisant la non-compréhension, mais aussi par cette liaison devenue morne et silencieuse entre Paul et Camille.
Godard réalise donc une ode au cinéma, mais, car on est en 1963, casse tous les codes cinématographiques instaurés, dans le système narratif comme dans la mise en scène ; et l'on retiendra entre autres, en allégorie aux trois couleurs récurrentes du film, le soleil de Capri et le bleu azur de la mer, cette seconde fatidique où tout bascule, et bien sûr Fritz Lang, déifié, se jouant lui même à l'écran.
Une beauté incomparable, éternelle, envoûtante, qui ne vieillira sans doute jamais.
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