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Max Rss
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2,0
Publiée le 19 mars 2013
Franchement, je reste assez sceptique face aux critiques qui élèvent ce film au rang de chef d'oeuvre. Je le dis de manière nette et précise: j'avais bien aimé «Pierrot le Fou» qui était le premier Godard que je voyais, mais je connaissais déjà le style du bonhomme. Par contre, «Le Mépris» me laisse beaucoup plus songeur. Tout d'abord, on échappe pas à l'un des critères habituels des films de Jean-Luc Godard: une bonne masturbation cérébrale. Ce film, c'est l'histoire d'un couple qui à la suite d'un événement plus qu'insignifiant va s'éloigner, se détester, se mépriser et va finir par voler en éclats. Le couple en question est formé par Michel Piccoli et Brigitte Bardot. Leur jeu d'acteur est d'ailleurs bien inégal: Brigitte Bardot semble s'ennuyer copieusement, peu concernée et ne fait que réciter son texte avec une telle nonchalance qu'elle en devient très agaçante, plus personnellement, je me suis réjouis du sort qui lui est accordé à la fin du film. Piccoli, quant à lui, fait tout ce qu'il peut pour empêcher que cette histoire ne tombe dans la platitude. De plus Godard, utilise à tort et à travers la très belle musique de Georges Delerue qui en devient saoûlante tant elle est omniprésente. L'histoire de départ est intéressante, mais rien n'est approfondi et l'on finit par accoucher d'une souris. Un film superficiel et très clairement surévalué.
Magnifique. Un plan à ne pas rater: celui où Bardot se démarque de son mari avec toute la tristesse du monde sur ses épaules. Le plus grand film français de cette année avec Muriel ou le temps d'un retour.
Mais que c'est pauvre !!! On assiste durant 90 min à la dispute d'un couple, rien de plus. Pour se donner des airs, Godard ne met pas de générique, joue avec ses filtres, filme la caméra qui elle même filme celle qui la filme, utilise des aphorismes en Allemand, en Français, en Anglais, mais il n'y a rien derrière, aucune histoire, aucun projet. Ce film est juste une juxtaposition d'idées de réalisation qui pourraient être intéressantes si elles étaient au service de quelque chose. Le son est moche (les dialogues sont parfois inaudibles), la musique, insupportable, utilisée n'importe comment. Les deux seuls intérêts du film : voir Fritz Lang et s'apercevoir que finalement Bardot avait les fesses plates.
Tout a déjà été dit sur Le Mépris : le classique de Godard, Brigitte Bardot immortalisée dans le décor dantesque de Capri, Piccoli en mari faible et indécis, Palance en tyran capitaliste, Lang en figure tutélaire, et tout ça sur l'inoubliable thème de Georges Delerue. En 1963, le cinéma est en ruine (dans Le Mépris, c'est le lieu cinéma qui l'est), aux Etats-Unis surtout. En France, la Nouvelle Vague a tout foutu en l'air il y a 3 ans de ça, tandis qu'en Italie, Rossellini, Visconti, Fellini, Antonioni sont au sommet de leur popularité. Godard parle justement "de réussir un film d'Antonioni" à propos du Mépris. Au-delà de la vacherie, il y a un même mystère des sentiments, un même rapport des êtres et de l'architecture dans Le Mépris que chez l'auteur de L'Avventura. Godard héraut. Qui prône dans le même mouvement un retour aux origines (Fritz Lang ici) et une nouvelle radicalité. Les statues mythifiées par les travellings circulaires ne sont que des décors de carton-pâte, et le film que Fritz Lang est en train de tourner (L'Odyssée) ressemble finalement plus à un film de JLG que Le Mépris. Celui-ci est pourtant un film approximatif - la citation de départ n'est pas d'André Bazin mais de Michel Mourlet -, c'est un classique fait par un iconoclaste. Mais Godard mélancolique. Et c'est de là que vient tout le supposé "classicisme" du film : de son inquiétude, de son incertitude. Quand le producteur (l'ennemi) meurt, la femme (la raison d'être) aussi. La beauté vient toujours avec le grossier. L'amour sera toujours menacé par le mépris. Le cinéma, lui, n'aura jamais été aussi beau qu'en 1963.
Véritable chef d'œuvre de la nouvelle vague, ce film cristallise le talent de Godard avec son image magnifique et sa réalisation innovante (pour l'époque) toujours aussi belle. Il dresse ici le portrait d'un couple en pleine destruction sur fond de cinéma. La présence au générique de Fritz Lang et les nombreuses références cinématographique montre l'admiration sans borne de Godard pour le cinéma. Dans les rôles principaux, Piccoli et Bardot excelle dans ce rôle de couple au bord du gouffre. Enfin, la musique magnifique fait de l'ensemble un film très réussi et juste magnifique. Un chef d'œuvre du cinéma !
Un film dont la vénération par beaucoup me laisse franchement circonspect.Cela a beau être le film de Jean-Luc Godard le plus accessible,ça reste du Godard,avec tout ce que cela comporte de branlette intellectuelle et d'interprétations poseuses et prétentieuses."Le Mépris"(1962m'a donc laissé laissé indifférent,en dépit de superbes paysages italiens filmés en Scope,et d'un parallèle assez captivant entre l'illusion du cinéma(ici,un tournage sur l'Odyssée d'Homère)et l'illusion du couple.Celui-ci formé de Michel Piccoli et Brigitte Bardot se déchire pour un détail insignifiant.Leurs disputes incessantes et leurs réactions anti-naturelles ne donnent pas beaucoup de crédit à ce drame singulier.Piccolo fait ce qu'il peut en scénariste,dont la veulerie éclate au grand jour.Quant à la Miss Bardot,elle passe son temps à bouder,faire sa star,joue de manière apathique et peu concernée.C'est peut-être volontaire,mais on a envie de la voir souffrir durant tout le film.La scène de fin est donc très libératrice à cet égard...Godard utilise à tors et à travers la célèbre partition de Georges Delerue.C'est dommage car elle est culte,mais elle finit aussi par taper sur le système.Un film largement surestimé.
Le film ne m'a pas plu plus que ça, il s'agit d'une succession de dialogues existentialistes parfois intéressants, parfois ennuyeux... Bardot passablement irritante, une sorte d'Eve Angeli des années 60, Piccoli, Lang et Palance savoureux par contre...En revanche, qu'on aime ou qu'on aime pas le film, on ne peut qu'être admiratif de l'audace et de la liberté qu'avaient les cinéastes à cette époque, un film à voir...
Ce film venu de la nouvelle vague rejette complètement l'idée de distance entre la diégèse du film et sa production, ainsi le spectateur ne s'attache pas aux personnages ni à l'histoire. Pourtant, on ne peut être indifférent à ce couple sur le point de se séparer, et qui est comparé à l'Ulysse et la Pénélope de ce film ; Donc même si le film à volontairement des problèmes de son, de cadrage et de lumière, grâce au scénario on le comprend aisément, et on applaudit le talent de Brigitte Bardot qui incarne femme se sentant trahie par son mari.
L’un des chefs-d’œuvre absolus du septième art ? N’exagérons rien ! Même si l’adaptation désormais culte du roman de Moravia mérite d’être vue. A la fois hommage éloquent au cinéma (ne serait-ce que par la présence au casting de Fritz Lang) et réflexion déchirante sur le couple, la réussite du "Mépris" tient à mon sens à deux choses. Tout d’abord, la mise en scène. Godard a en effet un sens du cadre hors du commun et nous offre par la même occasion quelques plans absolument somptueux. Quelle richesse visuelle ! Quelle remarquable occupation de l’espace ! Cette véritable maestria parvient à éclipser l’interprétation des acteurs ; Bardot est en effet d’une fadeur affligeante, quant à Piccoli, il n’a pas non plus un charisme extraordinaire dans cette oeuvre-là. Ensuite, bien entendu, la musique. Sans doute l’une des plus belles jamais écrites pour un film. Cependant, à mon sens, le cinéaste en fait une utilisation un peu abusive, la balançant un peu à tous moments et à toutes les sauces. Si bien qu’on n’évite jamais les relents d’ennui, que même la partition de Delerue ne parvient à relever. Une entité cinématographique incontestable et enracinée, à découvrir, en revanche loin d’être un film absolu. Ni le meilleur de son auteur.
Démarrant sur le corps magnifique de Brigitte Bardot et se terminant sur l'étendue grandiose de la mer, ce film est une des plus belles représentations, à mon goût, de ce qu'est le cinéma, pour différentes raisons.
La mise en scène tout d'abord, particulièrement aboutie, grâce aux superbes plans-séquences magnifiant chaque scène, chaque personnage et chaque dialogue. Justement chaque dialogue, parfaitement écrit et surtout joué, pour des confrontations tout en douceur qui donnent le ton de ce film si particulier. Jouant sur le questionnement de l'attachement et l'ennui dans le couple, mais aussi le cinéma, un des points centrales de l'histoire. Le parallèle est d'ailleurs très bien maîtrisé entre le tournage du film de Fritz Lang (quel plaisir de le voir, d'ailleurs) et les évènements qui se passent dans la vie de ce couple.
Tous les personnages, incarnant chacun une facette de ce questionnement sur la vie, l'amour, le cinéma, sont excellemment joués par ces très bons acteurs. A commencer par Brigitte Bardot, d'une beauté éblouissante, excellente et d'un naturel impressionnant dans le rôle de cette femme qui va tout d'un coup voir son mari d'un tout nouvel oeil, sans trop savoir pourquoi, au point de le mépriser. Michel Piccoli, Jack Palance, et évidemment Fritz Lang dans son propre rôle, sont tous parfaitement ancrés dans leurs personnages, et offrent chacun une prestation parfaite.
Pour finir, je dirais juste que ce film m'a permis de passer un moment sublime, splendide et grandiose, une magnifique expérience de cinéphile.
Quelle déception ! Il ne se passe quasiment rien et le jeu d'acteur est tellement approximatif qu'aucune émotion ne filtre tout au long du film. Ce n'est pas en balançant un thème musical, certes magnifique, toutes les 5 minutes que l'on fait un film, en plus pendant des scènes la plupart du temps anodines. C'était et cela restera du cinéma pseudo intellectuel réalisé pour des pseudos intellectuels.
Si Jean-Luc Godard parlait du Mépris comme de son film le plus simple et le plus réaliste, il n'en reste pas moins un film inutilement compliqué et superficiel. Sur le papier, Le Mépris avait tout pour être un film intéressant : Une réalisation ambitieuse, un casting alléchant, une réflexion sur le cinéma pertinente et une musique sublime. Malheureusement, la réalisation n'est au final qu'un ramassis d'idées de cinémas intéressantes mais inutiles, ce qui donne au film un côté expérimental dont il n'avait définitivement pas besoin. Les acteurs ne sont absolument pas bons, Bardot en tête qui ne semble être là que pour sa plastique et pour attirer un public plus populaire. Les quelques (très intéressantes) réflexions sur le cinéma sont noyées au milieu des grandes interrogations philosophiques de Bardot sur son corps et d'analyses stériles de L'Odyssée. Enfin, la musique très réussie de Delerue est utilisée et outrance et à n'importe quel moment, tuant tout ressort émotionnel. Le film souffre également de sérieux problèmes techniques, rendant les dialogues incompréhensibles à plusieurs moments, à un point où l'on ne peut plus considérer ça comme un détail. Cependant, Le Mépris n'est pas du tout un mauvais film. Il fait partie de ce que le cinéma Français à fait de mieux, à une époque où il admirait toujours le cinéma américain mais ne cherchait pas à le copier, gardant une patte qui a toujours fasciné le monde entier.