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Godard et moi, c'est décidemment compliqué... Nous voilà spectateur de l'agonie d'un couple, oui, mais il en cache deux autres dessous : celui du cinéma d'auteur en train de se faire bouffer par la machine commerciale, et celui d'un langage qui ne relie plus personne. La rupture, on ne la voit jamais vraiment. Elle se joue hors champ, dans un silence que le film refuse de combler jusqu'au bout. Du coup on remonte à tâtons vers l'origine d'un sentiment dont on ne saisira jamais la naissance. Le vrai sujet, je crois, c'est le regard. Exister, c'est être vu par l'autre. Cesser de l'être, c'est déjà un peu mourir.
Ce regard-là se pose aussi sur le corps de Brigitte Bardot. Les producteurs voulaient du nu dès l'ouverture, ils l'ont eu, mais Godard ne le célèbre jamais vraiment (c'est bien le seul mérite qu'on puisse lui reconnaître là-dessus). Il filme moins la nudité que l'appétit qu'elle déclenche chez les autres, et ce désir devient, en creux, le vrai sujet. Ce qu'on accepte de sacrifier de soi, et de l'autre, pour un chèque. Sauf que cette absence de cause visible finit par irriter plus qu'elle n'émeut. Personne dans ce couple ne cherche vraiment à comprendre l'autre. À force, moi non plus je n'ai plus rien compris. Paul et Camille tournent en rond dans leur appartement comme deux bêtes qui ne se reconnaissent plus, et ce huis clos résume assez bien la distance que le film installe avec moi. Génie, Godard ? Peut-être. Moi j'y vois surtout un cinéaste qui maîtrise l'image sans jamais lui donner d'âme, une démonstration plus qu'un récit. Théâtrale et statique sur toute sa première moitié, le film se rattrape en s'ouvrant enfin sur Capri, comme une bouffée d'air presque mythologique.
Bardot fait du Bardot. Belle, agaçante, portée par une paresse qui fonctionne à l'écran. Son personnage reste énigmatique jusqu'au bout, et c'est peut-être là que se niche sa force tragique. Impossible de dire si l'actrice est mal à l'aise dans son rôle ou si elle incarne à la perfection une femme qui se referme sur elle-même. Michel Piccoli est super. Maladroit, sincère, perdu dans sa quête de comprendre ce qui lui échappe, il reste le seul vrai repère auquel s'accrocher.
Reste l'image. Et là, difficile de résister. Coutard filme en couleurs primaires, rouge, bleu, blanc, jusqu'au générique final, et la villa Malaparte, à Capri, devient un décor presque irréel, onirique, un peu mélancolique aussi. Un magnifique tableau à ciel ouvert. La musique de Delerue s'accroche à la mémoire bien après le générique, comme un dernier regret qu'on n'arrive pas à secouer. Godard et moi, décidément, on ne parle toujours pas tout à fait la même langue. Je me suis ennuyé, même s’il me reste cette villa blanche plantée dans la mer, où j’aimerais d’ailleurs bien passer mes vacances.
Ce regard-là se pose aussi sur le corps de Brigitte Bardot. Les producteurs voulaient du nu dès l'ouverture, ils l'ont eu, mais Godard ne le célèbre jamais vraiment (c'est bien le seul mérite qu'on puisse lui reconnaître là-dessus). Il filme moins la nudité que l'appétit qu'elle déclenche chez les autres, et ce désir devient, en creux, le vrai sujet. Ce qu'on accepte de sacrifier de soi, et de l'autre, pour un chèque. Sauf que cette absence de cause visible finit par irriter plus qu'elle n'émeut. Personne dans ce couple ne cherche vraiment à comprendre l'autre. À force, moi non plus je n'ai plus rien compris. Paul et Camille tournent en rond dans leur appartement comme deux bêtes qui ne se reconnaissent plus, et ce huis clos résume assez bien la distance que le film installe avec moi. Génie, Godard ? Peut-être. Moi j'y vois surtout un cinéaste qui maîtrise l'image sans jamais lui donner d'âme, une démonstration plus qu'un récit. Théâtrale et statique sur toute sa première moitié, le film se rattrape en s'ouvrant enfin sur Capri, comme une bouffée d'air presque mythologique.
Bardot fait du Bardot. Belle, agaçante, portée par une paresse qui fonctionne à l'écran. Son personnage reste énigmatique jusqu'au bout, et c'est peut-être là que se niche sa force tragique. Impossible de dire si l'actrice est mal à l'aise dans son rôle ou si elle incarne à la perfection une femme qui se referme sur elle-même. Michel Piccoli est super. Maladroit, sincère, perdu dans sa quête de comprendre ce qui lui échappe, il reste le seul vrai repère auquel s'accrocher.
Reste l'image. Et là, difficile de résister. Coutard filme en couleurs primaires, rouge, bleu, blanc, jusqu'au générique final, et la villa Malaparte, à Capri, devient un décor presque irréel, onirique, un peu mélancolique aussi. Un magnifique tableau à ciel ouvert. La musique de Delerue s'accroche à la mémoire bien après le générique, comme un dernier regret qu'on n'arrive pas à secouer. Godard et moi, décidément, on ne parle toujours pas tout à fait la même langue. Je me suis ennuyé, même s’il me reste cette villa blanche plantée dans la mer, où j’aimerais d’ailleurs bien passer mes vacances.
Esthétiquement le plus beau film de tous les temps, de par les images, la musique, ses acteurs, les dialogues.
Somptueux est le mot qui nous vient le plus facilement après avoir vu ce chef d'œuvre.
Et pourtant, c'est une scène tout à fait banale que nous raconte là le réalisateur Jean-Luc Godard.
En effet, il s'agit du déclin d'un couple, sujet maintes fois abordé au cinéma. Mais il parvient à transformer l'ordinaire en extraordinaire, le laid en merveilleux.
Tout commence par une faute que commet Paul et l'amour devient alors à sens unique lorsque le personnage de Camille joué par Brigitte Bardot se met à mépriser son mari joué par Michel Piccoli, qui lui l'aime "totalement, tendrement, tragiquement".
À travers cette réplique, il lui fait la plus belle déclaration d'amour qui soit. De plus, le regard qu'il porte sur Camille est bouleversant.
C'est une tragédie qui se joue là sous nos yeux telle la tragédie d'Ulysse, qui n'est ni plus ni moins le sujet du film sur lequel travaille Paul en tant que scénariste. Un parallèle est par ailleurs établi entre l'histoire d'Ulysse et celle du couple.
Camille torture son mari en refusant de lui dévoiler la raison de son mépris et de son désamour soudains. C'est la vengeance qu'elle a choisie.
Elle décide de l'ignorer et on se rend compte que les silences et les non-dits peuvent être parfois plus destructeurs que des paroles quelles qu'elles soient.
À travers "Le mépris", son plus beau film selon moi, le réalisateur a voulu nous démontrer la fragilité de l'amour dans toute sa complexité, en réunissant deux acteurs magnifiques et une bande originale omniprésente et inoubliable.
Somptueux est le mot qui nous vient le plus facilement après avoir vu ce chef d'œuvre.
Et pourtant, c'est une scène tout à fait banale que nous raconte là le réalisateur Jean-Luc Godard.
En effet, il s'agit du déclin d'un couple, sujet maintes fois abordé au cinéma. Mais il parvient à transformer l'ordinaire en extraordinaire, le laid en merveilleux.
Tout commence par une faute que commet Paul et l'amour devient alors à sens unique lorsque le personnage de Camille joué par Brigitte Bardot se met à mépriser son mari joué par Michel Piccoli, qui lui l'aime "totalement, tendrement, tragiquement".
À travers cette réplique, il lui fait la plus belle déclaration d'amour qui soit. De plus, le regard qu'il porte sur Camille est bouleversant.
C'est une tragédie qui se joue là sous nos yeux telle la tragédie d'Ulysse, qui n'est ni plus ni moins le sujet du film sur lequel travaille Paul en tant que scénariste. Un parallèle est par ailleurs établi entre l'histoire d'Ulysse et celle du couple.
Camille torture son mari en refusant de lui dévoiler la raison de son mépris et de son désamour soudains. C'est la vengeance qu'elle a choisie.
Elle décide de l'ignorer et on se rend compte que les silences et les non-dits peuvent être parfois plus destructeurs que des paroles quelles qu'elles soient.
À travers "Le mépris", son plus beau film selon moi, le réalisateur a voulu nous démontrer la fragilité de l'amour dans toute sa complexité, en réunissant deux acteurs magnifiques et une bande originale omniprésente et inoubliable.
« Le Mépris » est le troisième film de Jean-Luc Godard que je vois après avoir été conquis par « A bout de Souffle » et ennuyé par « Pierrot le Fou ».
« Le Mépris » fait partie de la trilogie des films les plus reconnus de son réalisateur.
Mon avis sur ce film se situe entre les deux sus-nommés : j’ai bien plus adhéré que « Pierrot le Fou » mais moins convaincu que « A bout de Souffle ».
Au niveau des bons points, je retiens particulièrement le très bon duo que forment Michel Piccoli et Brigitte Bardot, au sommet de sa beauté et de son charme. Le magnifique thème musical de Georges Delerue est aussi pour beaucoup dans l’ambiance mélancolique voulue par le film.
Les décors naturels de l’Italie sont aussi bien mis en images et participent à la beauté visuelle du film.
Le scénario m’a laissé, en revanche, un peu plus perplexe.
La finesse de l’écriture est indéniable et sa volonté de profondeur psychologique est palpable. L’entremêlement de l’histoire qui se déroule sous nos yeux avec l’histoire de l’Odyssée en cours de tournage produit une mise en abime plutôt judicieuse.
Mais on peut se questionner sur le pourquoi d’un changement d’attitude de Brigitte Bardot, aussi brusque et imprévisible, suite à des évènements mineurs qui sont plus liées à des interprétations qu’à de vraies situations problématiques.
Ce sont ses subtilités qui font la complexité du personnage mais cette complexité pourra échapper à certains
On n’échappe aussi pas à certaines longueurs dans le rythme et à une narration parfois trop lente qui nuit un peu au visionnage global.
« Le Mépris » est un film intéressant, non dénué de qualités mais qui nécessite surement plusieurs visionnages pur en tirer toute la profondeur. Pour ce premier, mon avis est positif mais un peu contrasté.
Note : 13/20
« Le Mépris » fait partie de la trilogie des films les plus reconnus de son réalisateur.
Mon avis sur ce film se situe entre les deux sus-nommés : j’ai bien plus adhéré que « Pierrot le Fou » mais moins convaincu que « A bout de Souffle ».
Au niveau des bons points, je retiens particulièrement le très bon duo que forment Michel Piccoli et Brigitte Bardot, au sommet de sa beauté et de son charme. Le magnifique thème musical de Georges Delerue est aussi pour beaucoup dans l’ambiance mélancolique voulue par le film.
Les décors naturels de l’Italie sont aussi bien mis en images et participent à la beauté visuelle du film.
Le scénario m’a laissé, en revanche, un peu plus perplexe.
La finesse de l’écriture est indéniable et sa volonté de profondeur psychologique est palpable. L’entremêlement de l’histoire qui se déroule sous nos yeux avec l’histoire de l’Odyssée en cours de tournage produit une mise en abime plutôt judicieuse.
Mais on peut se questionner sur le pourquoi d’un changement d’attitude de Brigitte Bardot, aussi brusque et imprévisible, suite à des évènements mineurs qui sont plus liées à des interprétations qu’à de vraies situations problématiques.
Ce sont ses subtilités qui font la complexité du personnage mais cette complexité pourra échapper à certains
On n’échappe aussi pas à certaines longueurs dans le rythme et à une narration parfois trop lente qui nuit un peu au visionnage global.
« Le Mépris » est un film intéressant, non dénué de qualités mais qui nécessite surement plusieurs visionnages pur en tirer toute la profondeur. Pour ce premier, mon avis est positif mais un peu contrasté.
Note : 13/20
Je veux bien reconnaître l’importance historique du Mépris. Mais à un moment, un film ne devrait pas être intouchable uniquement parce qu’il est signé Godard. J’y ai vu un exercice d’autosatisfaction où le cinéma semble davantage fasciné par lui-même que préoccupé par le spectateur. Les dialogues, censés être profonds, m’ont surtout paru pompeux et artificiels, et les personnages sont tellement désincarnés qu’il devient impossible de ressentir quoi que ce soit pour eux.
Oui, les plans sont magnifiques, la photographie est superbe et la musique est mémorable. Mais tout cela ne fait pas un grand film. Quand je sors d’une œuvre en ayant le sentiment d’avoir assisté à près de deux heures de démonstration intellectuelle vide, j’ai du mal à comprendre le statut de chef-d’œuvre qu’on lui attribue. À mes yeux, Le Mépris confond profondeur et prétention, lenteur et sophistication. C’est un film que j’admire parfois avec les yeux, mais qui m’a laissé totalement indifférent sur le plan émotionnel.
Peut-être que je passe à côté de quelque chose. Ou peut-être qu’il est simplement devenu de bon ton de considérer que, face à Godard, si l’on s’ennuie, c’est forcément le spectateur qui a tort. Pour ma part, je refuse cette idée : un grand film doit aussi savoir toucher, captiver ou faire réfléchir. Ici, je n’ai ressenti ni émotion, ni tension, ni véritable réflexion. Seulement un profond ennui.
Oui, les plans sont magnifiques, la photographie est superbe et la musique est mémorable. Mais tout cela ne fait pas un grand film. Quand je sors d’une œuvre en ayant le sentiment d’avoir assisté à près de deux heures de démonstration intellectuelle vide, j’ai du mal à comprendre le statut de chef-d’œuvre qu’on lui attribue. À mes yeux, Le Mépris confond profondeur et prétention, lenteur et sophistication. C’est un film que j’admire parfois avec les yeux, mais qui m’a laissé totalement indifférent sur le plan émotionnel.
Peut-être que je passe à côté de quelque chose. Ou peut-être qu’il est simplement devenu de bon ton de considérer que, face à Godard, si l’on s’ennuie, c’est forcément le spectateur qui a tort. Pour ma part, je refuse cette idée : un grand film doit aussi savoir toucher, captiver ou faire réfléchir. Ici, je n’ai ressenti ni émotion, ni tension, ni véritable réflexion. Seulement un profond ennui.
Avec Godard, on ne sait jamais si c'est génial ou complètement débile, si on est en face d'un chef-d'oeuvre ou d'une contrefaçon. Le Mépris n'échappe pas à la règle, quoique je pense qu'on est quand-même ici plus proche de la débilité que du génie. Certains plans, certaines images sont très esthétiques, avec des couleurs chatoyantes qui contrastes avec les personnages froids. Godard joue avec l'esthétisme de la Grèce antique et arrive bien aussi à mettre la beauté de Bardot en avant. Les acteurs sont bons et le jeu de Bardot, nonchalant et robotique, colle plutôt bien à l'univers du réalisateur. Cependant l'histoire n'est pas très intéressante. Il ne se passe pas grand chose. On ne s'attache pas non plus aux personnages car les dialogues notamment ne sont pas terrible. Et en déprit d'une prétention philosophique, ça ne vole pas très haut. L'ensemble est beaucoup trop froid. Il manque en fait un petit grain de folie comme dans Pierrot le fou, ce qui fait que Le Mépris tourne très vite à l'ennui.
Un pur chef d'oeuvre
A mesure que les corps de désaccordent, la beauté grandit.
Une beauté funéraire éclatante de froideur
A mesure que les corps de désaccordent, la beauté grandit.
Une beauté funéraire éclatante de froideur
Mais qui a bien pu décréter que ce film était un chef-d'œuvre ? Probablement ceux qui n'avaient d'intérêt que pour la plastique de Brigitte Bardot. A ce titre, la fameuse scène initiale ressemble plus à un sketch qu'à autre chose. Et le reste n'est guère mieux. C'est un long voyage au bout de l'ennui que nous propose Godard,
spoiler:
qui se résume à des scènes où Bardot boude et où les personnages échangent des platitudes. L'interminable scène de l'appartement est une véritable purge, rien ne s'y passe, les discussions sont insipides au possible.
Ajoutons à cela que Bardot joue comme un pied et que l'on ne comprend pas la moitié de ce qui se dit. Était-ce si difficile d'engager un ingénieur du son?
Pour ce qui est de l'aspect positif, il est bien maigre. La musique est, certes, envoûtante, mais ce n'est pas la peine de la remettre toutes les 2 minutes. L'intermède en voix off est bien foutu, les scènes à Capri sont visuellement magnifiques, mais cela ne suffit pas à sauver le film. spoiler: Quant au drame final, il arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et conclut fadement 1h40 de visionnage qui semble interminable.
Ajoutons à cela que Bardot joue comme un pied et que l'on ne comprend pas la moitié de ce qui se dit. Était-ce si difficile d'engager un ingénieur du son?
Pour ce qui est de l'aspect positif, il est bien maigre. La musique est, certes, envoûtante, mais ce n'est pas la peine de la remettre toutes les 2 minutes. L'intermède en voix off est bien foutu, les scènes à Capri sont visuellement magnifiques, mais cela ne suffit pas à sauver le film. spoiler: Quant au drame final, il arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et conclut fadement 1h40 de visionnage qui semble interminable.
À la limite du chef-d’œuvre (même si, pour moi, cela en est un), malgré quelques petits détails et quelques scènes en trop.
Un film magnifique, sans doute l’une des plus belles mises en scène de l’histoire du cinéma grâce à ses décors naturels.
Pour Bardot, la plus belle actrice et femme du XXe siècle.
En face, un grand Piccoli.
Et surtout, pour Capri.
Un classique du cinéma français, peut-être plus beau que bon, mais tellement captivant et magnifique que l’on ne peut qu'en tomber amoureux.
Un film magnifique, sans doute l’une des plus belles mises en scène de l’histoire du cinéma grâce à ses décors naturels.
Pour Bardot, la plus belle actrice et femme du XXe siècle.
En face, un grand Piccoli.
Et surtout, pour Capri.
Un classique du cinéma français, peut-être plus beau que bon, mais tellement captivant et magnifique que l’on ne peut qu'en tomber amoureux.
Une restauration 4K de très haute qualité qui ne sert qu’à mieux voir le vide. Malgré la réputation de Godard, on se retrouve face à une véritable catastrophe narrative. Le "verbe" n'est ici qu'une suite de phrases philosophiques posées comme des sous-titres sur du cinéma contemplatif. Les échanges sont d'un ennui mortel, vides et plats. On a l'impression que le film mise tout sur l'anatomie de Bardot pour masquer l'absence totale de vitalité. Un 0,5/5 pour cette pose intellectuelle qui ne fait jamais l'affaire.
L'école française dans toute sa splendeur,les contre points sont saisissants et les prises de positions sont affirmé;souvent glamour mais sans vulgarité.
Magnifique musique, plan de vue et décors sublime, piccoli et bardot génial, qui interprète un couple qui se déchire sur une musique lancinante qui les suit sur un je t’aime où pas
Film culte, paysages magnifiques, BB est à son apogée ! La lumière est grandiose, le son est éloquant. Mon film préféré avec Bardot ✨
Si Le Mépris a pu gagner son statut de film culte, c'est essentiellement en s'appuyant sur deux arguments de taille : une Brigitte Bardot au firmament de ce qu'elle représentait, et la force du thème musical poignant de Georges Delerue - hélas ici servi de manière incongrue ad nauseum.
Les effets de Jean-Luc Godard peuvent, selon les points de vue, être considérés au mieux comme une approche admirable d'un auteur questionnant le cinéma et revoyant ses codes, au pire comme des poses pedantes pseudo-artistiques. On pourra a minima considérer que le réalisateur-scénariste aura osé expérimenter.
Au rayon des curiosités : un générique parlé, des filtres de couleurs impromptus et injustifiés en scène d'introduction, un spectacle où la musique est littéralement coupée à chaque fois qu'un personnage dans le public prend la parole (pour nous permettre de mieux entendre ?), des dialogues destructurés où chaque question posée doit attendre deux lignes sans aucun rapport avant d'obtenir une réponse, des tirades et citations littéraires jetées avec le plus grand des naturels dans une situation du quotidien, et j'en passe.
Si certaines scènes laissent dubitatif, l'ensemble donne toutefois une impression, un sentiment, une nostalgie, appuyée par de belles images notamment de Capri.
Les deux acteurs principaux ne jouent pas dans la même cour.
Brigitte Bardot (Camille), dirigée par Godard, joue le mystère, l'insondable, et certes le mépris. Au final un panel de jeu très limité, qui aura au moins pour avantage de laisser l'actrice dans une relative zone de confort.
C'est donc Michel Piccoli (Paul) qui porte la responsabilité de nous projeter dans l'histoire, et c'est une partition qu'il réussit. Il cherche la solution, tente de souffler le chaud et le froid pour comprendre Camille, mais plus il tente de la rattraper, plus elle lui échappe. Et finalement le film fonctionne en ce sens car on se questionne avec lui, on tente de comprendre les réactions cryptiques de Camille, puis on souffre de cet amour qui s'éteint pour devenir un mépris.
Voici donc au final un film qui ne manque pas d'atouts, notamment de par la mise en scène de l'incompréhension et de l'éloignement au sein du couple, ou encore de par la recherche du beau. Malheureusement dans ses experimentations, Jean-Luc Godard semble se regarder lui-même faire du cinéma, sortant le spectateur prosaïque de l'histoire (à dessein ?) et refreinant ainsi son enthousiasme.
Les effets de Jean-Luc Godard peuvent, selon les points de vue, être considérés au mieux comme une approche admirable d'un auteur questionnant le cinéma et revoyant ses codes, au pire comme des poses pedantes pseudo-artistiques. On pourra a minima considérer que le réalisateur-scénariste aura osé expérimenter.
Au rayon des curiosités : un générique parlé, des filtres de couleurs impromptus et injustifiés en scène d'introduction, un spectacle où la musique est littéralement coupée à chaque fois qu'un personnage dans le public prend la parole (pour nous permettre de mieux entendre ?), des dialogues destructurés où chaque question posée doit attendre deux lignes sans aucun rapport avant d'obtenir une réponse, des tirades et citations littéraires jetées avec le plus grand des naturels dans une situation du quotidien, et j'en passe.
Si certaines scènes laissent dubitatif, l'ensemble donne toutefois une impression, un sentiment, une nostalgie, appuyée par de belles images notamment de Capri.
Les deux acteurs principaux ne jouent pas dans la même cour.
Brigitte Bardot (Camille), dirigée par Godard, joue le mystère, l'insondable, et certes le mépris. Au final un panel de jeu très limité, qui aura au moins pour avantage de laisser l'actrice dans une relative zone de confort.
C'est donc Michel Piccoli (Paul) qui porte la responsabilité de nous projeter dans l'histoire, et c'est une partition qu'il réussit. Il cherche la solution, tente de souffler le chaud et le froid pour comprendre Camille, mais plus il tente de la rattraper, plus elle lui échappe. Et finalement le film fonctionne en ce sens car on se questionne avec lui, on tente de comprendre les réactions cryptiques de Camille, puis on souffre de cet amour qui s'éteint pour devenir un mépris.
Voici donc au final un film qui ne manque pas d'atouts, notamment de par la mise en scène de l'incompréhension et de l'éloignement au sein du couple, ou encore de par la recherche du beau. Malheureusement dans ses experimentations, Jean-Luc Godard semble se regarder lui-même faire du cinéma, sortant le spectateur prosaïque de l'histoire (à dessein ?) et refreinant ainsi son enthousiasme.
Malgré une photographie et une colorimétrie saisissantes, des plans d'une composition admirable, le propos du Mépris est un peu léger et certaines scènes semblent s'éterniser, notamment celle dans l'appartement.
D'habitude, je déteste les gens qui mettent des notes nuls à des bons films sur allociné, mais là, désolé, mais pour moi filmer une gogole qui dit " t'aimes bien mes fesses ?", c'est pas un "chef d'oeuvre culte", juste un vieux film qui a hyper mal vieillit.
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