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Legid
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3,0
Publiée le 5 août 2026
« Le Mépris » est le troisième film de Jean-Luc Godard que je vois après avoir été conquis par « A bout de Souffle » et ennuyé par « Pierrot le Fou ». « Le Mépris » fait partie de la trilogie des films les plus reconnus de son réalisateur. Mon avis sur ce film se situe entre les deux sus-nommés : j’ai bien plus adhéré que « Pierrot le Fou » mais moins convaincu que « A bout de Souffle ». Au niveau des bons points, je retiens particulièrement le très bon duo que forment Michel Piccoli et Brigitte Bardot, au sommet de sa beauté et de son charme. Le magnifique thème musical de Georges Delerue est aussi pour beaucoup dans l’ambiance mélancolique voulue par le film. Les décors naturels de l’Italie sont aussi bien mis en images et participent à la beauté visuelle du film. Le scénario m’a laissé, en revanche, un peu plus perplexe. La finesse de l’écriture est indéniable et sa volonté de profondeur psychologique est palpable. L’entremêlement de l’histoire qui se déroule sous nos yeux avec l’histoire de l’Odyssée en cours de tournage produit une mise en abime plutôt judicieuse. Mais on peut se questionner sur le pourquoi d’un changement d’attitude de Brigitte Bardot, aussi brusque et imprévisible, suite à des évènements mineurs qui sont plus liées à des interprétations qu’à de vraies situations problématiques. Ce sont ses subtilités qui font la complexité du personnage mais cette complexité pourra échapper à certains On n’échappe aussi pas à certaines longueurs dans le rythme et à une narration parfois trop lente qui nuit un peu au visionnage global. « Le Mépris » est un film intéressant, non dénué de qualités mais qui nécessite surement plusieurs visionnages pur en tirer toute la profondeur. Pour ce premier, mon avis est positif mais un peu contrasté. Note : 13/20
Je veux bien reconnaître l’importance historique du Mépris. Mais à un moment, un film ne devrait pas être intouchable uniquement parce qu’il est signé Godard. J’y ai vu un exercice d’autosatisfaction où le cinéma semble davantage fasciné par lui-même que préoccupé par le spectateur. Les dialogues, censés être profonds, m’ont surtout paru pompeux et artificiels, et les personnages sont tellement désincarnés qu’il devient impossible de ressentir quoi que ce soit pour eux.
Oui, les plans sont magnifiques, la photographie est superbe et la musique est mémorable. Mais tout cela ne fait pas un grand film. Quand je sors d’une œuvre en ayant le sentiment d’avoir assisté à près de deux heures de démonstration intellectuelle vide, j’ai du mal à comprendre le statut de chef-d’œuvre qu’on lui attribue. À mes yeux, Le Mépris confond profondeur et prétention, lenteur et sophistication. C’est un film que j’admire parfois avec les yeux, mais qui m’a laissé totalement indifférent sur le plan émotionnel.
Peut-être que je passe à côté de quelque chose. Ou peut-être qu’il est simplement devenu de bon ton de considérer que, face à Godard, si l’on s’ennuie, c’est forcément le spectateur qui a tort. Pour ma part, je refuse cette idée : un grand film doit aussi savoir toucher, captiver ou faire réfléchir. Ici, je n’ai ressenti ni émotion, ni tension, ni véritable réflexion. Seulement un profond ennui.
Avec Godard, on ne sait jamais si c'est génial ou complètement débile, si on est en face d'un chef-d'oeuvre ou d'une contrefaçon. Le Mépris n'échappe pas à la règle, quoique je pense qu'on est quand-même ici plus proche de la débilité que du génie. Certains plans, certaines images sont très esthétiques, avec des couleurs chatoyantes qui contrastes avec les personnages froids. Godard joue avec l'esthétisme de la Grèce antique et arrive bien aussi à mettre la beauté de Bardot en avant. Les acteurs sont bons et le jeu de Bardot, nonchalant et robotique, colle plutôt bien à l'univers du réalisateur. Cependant l'histoire n'est pas très intéressante. Il ne se passe pas grand chose. On ne s'attache pas non plus aux personnages car les dialogues notamment ne sont pas terrible. Et en déprit d'une prétention philosophique, ça ne vole pas très haut. L'ensemble est beaucoup trop froid. Il manque en fait un petit grain de folie comme dans Pierrot le fou, ce qui fait que Le Mépris tourne très vite à l'ennui.
À la limite du chef-d’œuvre (même si, pour moi, cela en est un), malgré quelques petits détails et quelques scènes en trop. Un film magnifique, sans doute l’une des plus belles mises en scène de l’histoire du cinéma grâce à ses décors naturels. Pour Bardot, la plus belle actrice et femme du XXe siècle. En face, un grand Piccoli. Et surtout, pour Capri. Un classique du cinéma français, peut-être plus beau que bon, mais tellement captivant et magnifique que l’on ne peut qu'en tomber amoureux.
Une restauration 4K de très haute qualité qui ne sert qu’à mieux voir le vide. Malgré la réputation de Godard, on se retrouve face à une véritable catastrophe narrative. Le "verbe" n'est ici qu'une suite de phrases philosophiques posées comme des sous-titres sur du cinéma contemplatif. Les échanges sont d'un ennui mortel, vides et plats. On a l'impression que le film mise tout sur l'anatomie de Bardot pour masquer l'absence totale de vitalité. Un 0,5/5 pour cette pose intellectuelle qui ne fait jamais l'affaire.
L'école française dans toute sa splendeur,les contre points sont saisissants et les prises de positions sont affirmé;souvent glamour mais sans vulgarité.
Magnifique musique, plan de vue et décors sublime, piccoli et bardot génial, qui interprète un couple qui se déchire sur une musique lancinante qui les suit sur un je t’aime où pas
Si Le Mépris a pu gagner son statut de film culte, c'est essentiellement en s'appuyant sur deux arguments de taille : une Brigitte Bardot au firmament de ce qu'elle représentait, et la force du thème musical poignant de Georges Delerue - hélas ici servi de manière incongrue ad nauseum.
Les effets de Jean-Luc Godard peuvent, selon les points de vue, être considérés au mieux comme une approche admirable d'un auteur questionnant le cinéma et revoyant ses codes, au pire comme des poses pedantes pseudo-artistiques. On pourra a minima considérer que le réalisateur-scénariste aura osé expérimenter.
Au rayon des curiosités : un générique parlé, des filtres de couleurs impromptus et injustifiés en scène d'introduction, un spectacle où la musique est littéralement coupée à chaque fois qu'un personnage dans le public prend la parole (pour nous permettre de mieux entendre ?), des dialogues destructurés où chaque question posée doit attendre deux lignes sans aucun rapport avant d'obtenir une réponse, des tirades et citations littéraires jetées avec le plus grand des naturels dans une situation du quotidien, et j'en passe. Si certaines scènes laissent dubitatif, l'ensemble donne toutefois une impression, un sentiment, une nostalgie, appuyée par de belles images notamment de Capri.
Les deux acteurs principaux ne jouent pas dans la même cour. Brigitte Bardot (Camille), dirigée par Godard, joue le mystère, l'insondable, et certes le mépris. Au final un panel de jeu très limité, qui aura au moins pour avantage de laisser l'actrice dans une relative zone de confort. C'est donc Michel Piccoli (Paul) qui porte la responsabilité de nous projeter dans l'histoire, et c'est une partition qu'il réussit. Il cherche la solution, tente de souffler le chaud et le froid pour comprendre Camille, mais plus il tente de la rattraper, plus elle lui échappe. Et finalement le film fonctionne en ce sens car on se questionne avec lui, on tente de comprendre les réactions cryptiques de Camille, puis on souffre de cet amour qui s'éteint pour devenir un mépris.
Voici donc au final un film qui ne manque pas d'atouts, notamment de par la mise en scène de l'incompréhension et de l'éloignement au sein du couple, ou encore de par la recherche du beau. Malheureusement dans ses experimentations, Jean-Luc Godard semble se regarder lui-même faire du cinéma, sortant le spectateur prosaïque de l'histoire (à dessein ?) et refreinant ainsi son enthousiasme.
Malgré une photographie et une colorimétrie saisissantes, des plans d'une composition admirable, le propos du Mépris est un peu léger et certaines scènes semblent s'éterniser, notamment celle dans l'appartement.
D'habitude, je déteste les gens qui mettent des notes nuls à des bons films sur allociné, mais là, désolé, mais pour moi filmer une gogole qui dit " t'aimes bien mes fesses ?", c'est pas un "chef d'oeuvre culte", juste un vieux film qui a hyper mal vieillit.
"Le mépris" est un film visuellement beau, avec de magnifiques couleurs façon technicolor, de beaux acteurs, de jolis décors (et une splendide musique). Mais c'est également un film dénué de toute spontanéité, avec une enfilade de pauses des acteurs tout aussi artificielles que systématiques. A chaque moment clé du film, ils faut que les acteurs changent de posture, allument une cigarette, se posent contre un mur, se tournent sur leur chaise du côté inverse où ils se trouvaient juste avant ou se mettent à regarder par une fenêtre, etc... Ces pauses semblent totalement empruntées, comme si elles étaient une exigence du réalisateur. Probablement inhérentes à la "nouvelle vague" cinématographique ou tout au moins à la marque de fabrique de Jean-Luc Godard, ces répétitions de pauses artificielles trahissent une direction des acteurs vraiment pas inspirée. Avec comme résultat, une totale vacuité et la destruction systématique de l'émotion que peuvent véhiculer des acteurs. Tout comme dans "A bout de souffle", ce maniérisme cinématographique est déroutant. Je n'ai jamais compris pourquoi "Le mépris" et "A bout de souffle" bénéficient d'une si bonne critique...
Je suis déçue, je pensais voir un chef d’œuvre mais c’est juste un film surcôté à mon goût. La musique bien qu’iconique est beaucoup trop présente, je n’en pouvais plus. Puis c’est très cliché quand on regarde le film maintenant. Je me suis ennuyée, je suis tellement déçue, j’aurai aimé aimer ce film.
Relation toxique souvent issue de l'hégémonie masculine et qui témoigne que les œuvres vieillissent à mesure que la société évolue. Le début immersif du cinéma dans le cinéma laisse vite place à l’échange interminable et superficiel d’un couple qui se déchire en l’espace d’une heure comme si une année s'était écoulée, pour eux comme pour le spectateur.