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Un visiteur
2,5
Publiée le 31 mars 2009
LE MEPRIS ou comment le jeu d'une actrice peut malheureusement plomber un film.... je n'avais pas vu de film de BB depuis...soyons franc, depuis très très longtemps; surement depuis l'époque lointaine où ses films faisaient l'ibjet de primes sur les chaînes hertziennes.j'avais donc oublié combien la pauvreté de son jeu d'actrice (à mon humble avis bien sur) était à la hauteur de sa beauté. et dieu qu'elle est belle dans ce film :-) peu d'émotion dans son jeu, des textes débités sans émotion, une voix tellement monotone qu'on ne sait pas si elle cherche à démontrer de la joie, de la tristesse ou autre. c'est dommage car on imagine avec frustration quand même ce film avec une autre actrice, avec une vraie actrice....le scénario est parfait (tiré d'un roman de moravia) jack palance est cynique à souhait, piccoli crève l'écran...mais bardot ennuie ! dommage dommage...
C’est d’abord le souvenir d’une grande émotion érotique de prime adolescence devant un écran de télévision, grâce à la première scène entre Bardot et Piccoli. A vision intégrale quelques années plus tard, c’est aussi l’évidence d’un grand film. Godard fait bien sûr du « méta-cinéma », mise en abîme, citations, etc… mais en l’occurrence ça échappe à tout maniérisme cérébral, ça porte un mélange d’érotisme et de mélancolie d’autant plus poignant que ça échappe à toute convention mélo, narrative… la réalité brute d’un couple qui se défait, un amour d’un réalisateur pour son art, pour la culture qui transpire à chaque scène et des « monstres » cinématographiques comme Bardot, Piccoli et J. Palance pour servir le tout.
Cérébral, esthétique et chiant (1.5/5). Dès la scène d'ouverture, plastiquement superbe, une voie off nous informe: “Le cinéma, disait André Bazin, substitut à notre regard un monde qui s'accorde avec nos désirs. Le Mépris est l'histoire de ce monde.” Le spectateur est prévenu, malgré la nudité affriolante de Brigitte Bardot et les qualités esthétiques bluffantes de son film, Mr Godard n'est pas là pour la gaudriole. Il est là pour dévoiler le sens d'une industrie (rien que ça) et promouvoir la Nouvelle Vague. Le couple formé par Camille et Paul (Bardot/Piccoli) est un prétexte pour parler du cinéma. L'amour qui se brise entre eux a pour écho l'opposition qui nait entre Fritz Lang, dans son propre rôle de réalisateur talentueux et pénétrant et Prokosh (J. Palance) le producteur américain. Ce dernier reproche à Fritz Lang d'avoir dénaturé le script et propose à Paul de le réécrire. Celui-ci, bien qu'admiratif du génial réalisateur, accepte par vénalité. En filigrane s'esquisse les contours d'un monde manichéen opposant d'un coté le vrai cinéma, dénué de compromission, intelligent et poétique incarné par Fritz Lang et de l'autre un cinéma superficiel et corrompu par l'argent. Le Mépris dont il est question dans le titre, outre le mépris de Camille pour son mari, est celui de Godard à l'égard de cette seconde conception du cinéma. Obnubilé par son message, Godard nous délivre sa leçon avec la raideur d'un instituteur de la 3e République et le film en souffre malgré sa beauté plastique. Le rythme est lent, les dialogues sonnent creux, excessivement théâtraux, le jeu des acteurs est parfois exagéré, les scènes s'enchainent en laissant un sentiment mitigé de pesanteur et de vacuité et l'enjeu apparent du film, comprendre pourquoi Camille fait la gueule à son mari et où cela va les mener, s'essouffle. On regrette les prétentions intellectuelles de Godard et on finit par se dire comme BB à Michel Piccoli: “D'ailleurs je m'en fous, ton histoire m'intéresse pas”.
Les décors et la musiques sont les grands atouts de ce lent film qui aurait parfois grand intérêt à s'exciter au lieu de filmer Brigitte Bardot à outrances.
Ce film est avant tout un objet d'analyse cinématographique, et en ce sens épouse à merveille la conception du cinéma qu'a Godard. C'est à la fois sa force et sa faiblesse. Le film bénéficie d'un travail titanesque, aussi bien sur la couleur, la bande-son (fameuse), les plans très longs, les dialogues, l'interprétation... et de ce point de vue là est le film le plus abouti de JLG. Quelques séquences sont une grande réussite, en particulier la naissance du mépris dans le regard de Bardot : on comprend tout sans forcément mettre les mots dessus. Seulement, le film ne passionne pas. Le discours de Godard ne se tient pas toujours, et si les enjeux sont bien dessinés, on est assommé de tant de théorisation (l'opposé du cinéma vivant qu'il prône pourtant) alors qu'on est à des kilomètres d'une complexité kantienne, c'est peu de le dire. Le film est à voir, vraiment, mais je n'ai pas été toujours convaincu. Un essentiel de Godard néanmoins.
Les décors et la musique sont magnifiques mais la splendeur de ce film repose avant tout dans le jeu délicat des acteurs interprétants ce couple que nous verrons se déchirer sous nos yeux. Michel Piccoli et Brigitte Bardot semble presque improviser leur lente séparation dés lors qu'elle lui reproche (tout est dans le regard!) d'avoir laisser un riche producteur l'accompagner en voiture.
Un film philosophique qui plaira aux amateurs du genre . Mais ne nous leurrons pas : ce qui donne la force du film , c'est avant tout Brigitte Bardot , à l'epoque THE actrice et son interpretation fabuleuse avec en l'occurrence la scène de début . Le reste reste à désirer : la question qui nous taraude reste la suivante : quel est l'enjeu de ce film ? Ou est l'intrigue ?
J'ai toujours pensé que Godard avait du MEPRIS pour ses confrères. Qu'il faisait du cinéma de "professeur" hautain, condescendant, soigneusement hermétique pour les spectateurs populaires. Je crois que c'est juste. Mais ce film , le meilleur qu'il ait fait, rassemble tout ce qui précède plus haut et laisse enfin éclater son desespoir. Tres beau film sur la création et sur l'incommunication.
Meilleur film de Godard qu'il m'ait été donné de voir. Loin de la réalisation poussive d'"A bout de souffle" ou du delire scénaristique de "Pierrot le Fou", on a droit ici à un film réalisé a la maniere Godard, c'est a dire ces plans trés long tantot ennuyant, tantot géniaux, décrivant des discussions entre personnages interminables. Là où est le genie, c'est que Godard, de maniere tres voyeuriste, parvient avec sa mise en scene à saisir pleinement la "vie" de l'échange qu'il y a entre les personnages et que seule une caméra peut mettre en évidence. Les paysages sont sublimes et la musique mythique (meme si trop présente). L'interprétation (Piccoli/Bardot) n'est pas des meilleurs. On retrouve comme toujours les memes themes évoqués, amour, désamour, vie, mort et cette imcompréhension qu'il persiste entre les personnages principaux (ici Camille/Paul). Au final, ce film peut sembler repetitif si vous avez vu "Pierrot le fou" et "A bout de souffle". Il en reste néamoins le meilleur des trois dans la réalisation, le scénario et les personnages.
Epoustouflant! L'oeil de Godard saisit la beauté n'importe où. Bardot nous énerve au plus au point et ce couple moderne craque sous nos yeux, d'une façon assez folle. Un grand moment de cinéma et une musique divine.
pour l'étudiant en cinéma que je suis un film comme "le Mépris" est un passage obligatoire. Ma première impression à la fin de la projection fut la suivante "Une inssuportable masturbation intellectuelle qualifiée de chef-d'oeuvre par des critiques tout aussi hautains et méprisant que le réalisateur à l'égar de son public" on à vraiment l'impression que Godar se fout de notre gueule du début à la fin. Je suis l'un de ceux qui ne supporte pas la nouvelle vague mais bon dans un sens je me dit que dans 30 ou 40 ans un réalisateur comme Tarantino (d'ailleur admirateur de Godar) que j'admire sera traité par mes enfants comme je traite Godar aujourd'hui. "Le mépris" reste tout de meme une oeuvre très hermétique dont je n'ai pas encore capté toute la subtilitée, ça viendra.........