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Raphaël P.
31 abonnés
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4,0
Publiée le 14 janvier 2015
Le mépris est sans aucun doute un excellent film de Jean-Luc Godard, avec encore une fois des originalités, une belle Brigitte Bardot, et une musique tout simplement magnifique.
J'ai eu un peu de mal avec celui-là.. il y a beaucoup trop de longueurs, on s'ennuie beaucoup et l'histoire est d'emblée peu intéressante. Certes le cadre est beau et le casting est bien mais ça n'empêche pas que je me suis ennuyé devant ce film. De plus, l'utilisation à répétition de la belle musique de Georges Delerue devient vraiment lourde. Bref, un film avec du potentiel sur le papier mais le rendu n'est hélas pas là.
Digne représentant du mouvement La Nouvelle Vague, Jean Luc Godard nous plonge avec brio, charme et intelligence dans le monde de la production cinématographique européen bousculant par la même occasion tous les codes respectés à la lettre du 7ème art. C'est merveilleusement bien composé (les multiples travellings sont d'une beauté exceptionnelle) parfaitement bien joué (Lang dont j'ignorais qu'il avait eu des compositions d'acteurs est mémorable, Bardot égal à elle même, ensorcelleuse) et une bande sonore cultissime (Delerue). Mais au delà de tous ces principes, on a fait face à un véritable ovnis du 7ème art mélant théâtralité des mouvements (contre plongé fascinant), qui-propos étourdissant, directement artistique mystérieuse mais assumée. Bref, un petit bijoux du cinéma français. Néanmoins, et j'espère que c'est à cause du format de mon visionnage mais par moment, on observe à de multiples reprises des reflets de caméra notamment sur la Chevrolet rouge (à la fin du film); dommage pour une oeuvre qui est pourtant travaillée.
On m'avait parler d'un des plus grands film du cinéma français je me suis parfois demandé quand est-ce que ça allait se terminer ... Je reconnais cependant les beaux passages de poésie existentiels, bien sûr de la beauté qu'incarnait à l'époque B.B., et certes quelques belles scènes ... mais pour le reste ... à regarder avant (et pendant) la sieste ...
Le Mépris (1963), d’après Alberto Moravia, où le scénariste Paul Javal (Michel Piccoli) et son épouse Camille (Brigitte Bardot) rejoignent le réalisateur Fritz Lang sur le plateau du film Ulysse à la villa Malaparte en Italie, produit par Jeremy Prokosch (Jack Palance). Si le film dément le naturalisme de la Nouvelle Vague avec la grandiloquence de son Cinémascope et ses belles couleurs saturées, il n’arrête pas de se regarder en train de faire de se filmer et de s’autocélébrer en tant que film mythique (la caution Fritz Lang). Dans cette histoire d’un couple en déconfiture, la sobriété aurait de mise. S’il est moins destructuré, le cinéaste se révèle incapable de raconter une histoire : le ton est grave, sentencieux, soulignée par la musique dégoulinante de Georges Delerue que l’on nous ressert un nombre incalculable de fois. Si Jean-Luc Godard n’a pas la classe discrète d’un Michelangelo Antonioni, il n’en a pas non plus la profondeur cinématographique au point de tout souligner avec une rare complaisance. Brigitte Bardit est une mauvaise comédienne avec sa diction affreuse, son manque d’émotion, son corps sculptural mais hiératique. La séquence célèbre où elle interroge Paul sur son corps n’est que le métadiscours d’un intellectuel qui ne sait pas faire « parler les images ».
Caméra sur caméra, musique sur parole, générique sans texte, le films se lance. Contemplation d'un corps sous fond de douce mélodie qui hante nos esprits, histoire du cinéma, histoire d'amour, réalisateur vieillissant, citation philosophiques. Monde beau et heureux de face mais malheureux derrière, violence d'un mépris causé par un producteur, violence d'une mort causée par un producteur. Camille vous déchire, Delerue vous écrase, Godard vous achève...
Dis moi, tu aimes la scène ou la blonde demande à son mari si il aime ses fesses ? T'aimes ma musique tellement belle que je la place n'importe comment ? T'aimes mon histoire aussi vide que le ventre d'un petit africain ? Et t'aimes mes acteurs qui jouent comme des pieds ? À Godard je répond NON. Tout d'abord je suis pas un grand spécialiste de la nouvelle vague mais j'avais de l'estime pour Godard après avoir vu À Bout de Souffle avec Belmondo qui j'avais trouvé excellent malgré les dialogues un peu reloue mais il passait. Mais depuis un moment j'ai un immense mépris pour Godard dont l'arrogance me dégoute. Il faut dire que insulter gratuitement un cinéaste qui prétend l'admirer (Quentin Tarantino) et en plus vouloir Le Pen premier ministre illustre en quelque sorte le personnage provocateur qu'il est ce qui est particulièrement détestable. Mais je me suis essayé au Mépris dans ma soif de découverte et la déception est immense. Attendez c'est ça le grand culte du cinéma Français ?? Non parce que là je sèche vraiment. En gros le film nous raconte l'histoire d'une blonde à tendance pétasse qui va mépriser son mari et .. c'est tout ! Bon je ne suis pas contre la lucidité, je préfère largement ça à une daube de chez Marvel ou quoi que ce soit mais quand même ! Qu'est ce qu'il y a d'intéressant à voir une nana et un mec s'engueuler pendant … foutre dieux presque 2 heures !!! Je reproche au film d'être vide mais il n'y a pas que le fond qui pose problème c'est surtout son écriture. Brigitte Bardot dans la peau de Camille, la tête à claque ultime qui nous fait voir son derrière dès qu'elle le peut et plus d'être tellement mal jouée et insupportable … notons également la présence de Fritz Lang qui vient squatter mais finalement … ça fait très con. Après il y a bien évidement de bonnes choses, Godard nous livre une réalisation absolument magnifique avec des plans séquences très bien mis en place. Egalement la B.O mythique du film mais qui malheureusement est placé n'importe comment. Godard veut être original, c'est tout à son honneur mais il ne fait que se rabaisser. Dommage que ce film soit considéré comme le grand chef d'oeuvre du cinéma Français car il faut dire que d'autres comme Kechiche, Audiard ou Cluzot ont fait beaucoup mieux.
Il est compliqué de voir où Godard voulait en venir avec le mépris, bien que le titre soit assez évocateur quant au déroulement de l'histoire. En effet, en surface et en profondeur, ce sentiment est visible à tous moments et partout dans l'oeuvre: que ce soit chez Camille, chez Paul, Fritz, Prokosch, et même chez le spectateur. Et malgré quelques répétitions, on comprendra qu'il faut prendre le film comme il est, dans un souci de réalisme. Puis vient cette fameuse scène de fin, qu'on peut comprendre comme un retours à soi, aussi bien chez nous que chez les personnages débarrassés du poison relationnel ou (et ?) matériel, mais ceci reste pour le moins assez ambigu et nous laisse sur notre faim.... Très bon film quand même, mais Godard aurait du rendre les choses plus parlantes, et donc plus évidentes... 15/20
Un des meilleurs films de Godard avec " A bout de souffle" et " Pierrot le fou " .... C'est tout simplement un film mythique ..... Par sa musique signée du grand Georges Delerue et ses scènes de couples entre le duo Brigitte Bardot / Michel Piccoli ainsi que ses très beaux dialogues : " Et mes fesses , tu les aimes mes fesses ? " , Godard touche au sublime avec ce film d' une profondeur inouïe .... Fritz Lang en vieux sphinx de cinéaste qui veut porter " l ' Odyssée" représente un cinéma lointain et perdue .....Jack Palance est très bon en producteur .... Bref , il s agit d' un très grand moment de Cinema français et d' un des meilleur Godard . Merveilleux !
Il est clair que ce film est un joli hommage au cinéma. Sa musiques est sublime tout comme la belle Brigitte Bardot. J'apprécie assez les nombreuses références du film, à Homère, Fritz Lang, au cinéma en général. Mais à part ça, je n'ai pas accroché du tout à l'histoire, c'est assez agaçant en plus de devoir tendre l'oreille pour écouter les dialogues, tant je trouve que la musique est trop envahissante, trop sonore et trop mal utilisée, dommage.
Troisième film de Godard que je visionne, et ce n'est décidément pas un réalisateur que j’apprécie, et ne comprend pas toute l'aura qu'ont ses films aujourd'hui. Hormis une scène culte en guise de préambule, cette histoire de couple qui se délite tourne rapidement en rond, car à trop vouloir ne pas faire comme les autres, la mise en scène de Godard devient prétentieuse, se considérant au dessus des autres. Ironiquement on finit par éprouver du mépris pour ce film, ce qui était peut être le but. En tout cas on pourra toujours apprécier la beauté de BB qui nous montre généreusement son anatomie.
Ce film est à la fois sous estimé et surestimé. Sous estimé car il narre au fond quelque chose de fondamental dans la vie conjugal : la fin d'une histoire avec l'installation du doute, du mensonge, de la haine et bien sur du mépris . Il est sous estimé également , car on fuit souvent ce film considéré comme intello pompeux avec le regard moraliste d'un réalisateur narcissique mais il est en fait une simplicité decoursessante ,et c'est la qu'il est surestimé. Il est surestimé car son propos et simple sans réelle approfondissement avec des métaphores d'une clarté deconcertantes voire grotesques. Ainsi aucun réel mystère ne se dégage du film finalement car le sujet n'est rien d'autre qu'un malentendu qui conduit à la destruction d'un couple et rien d'autre mais c'est déjà beaucoup.
Un Godard mythique qui associe l’histoire du délitement d'un couple à la réalisation d’un film. Un drame sentimental fascinant, servi par une mise en scène sublime en Technicolor dans laquelle irradie une BB magnétique, et bercé par la musique envoûtante de Delarue. 3,75
Le mépris a très mal vieilli. Il ne reste qu'une posture prétentieuse, des procédés répétitifs et assommants (dialogues, musique), un jeu d'acteurs frisant le ridicule (à l'exception de Michel Piccoli). Finalement quel film sauver de Godard ?
Comment ce film peut-il être considéré comme un chef d'oeuvre ? Bardot est belle, mais elle a oublié d'apprendre le métier d'acteur et de mettre de l'intention dans son jeu. Il semblerait que le preneur de son a parfois oublié de faire son métier. Le monteur et le réalisateur ont remarqué que le thème de Delerue est génial, mais ils ont oublié de l'utiliser avec intelligence et parcimonie. La photographie est belle. Enfin, l'histoire est banale mais certains plans, certaines scènes hypnotiques. Avec tous ces plus et ces moins, il ne me reste qu'à mettre la moitié de la note.