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yannick R.
119 abonnés
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2,5
Publiée le 16 septembre 2010
: un beau film de Jean Luc Godard, en roue libre comme tout les films du réalisateur, de l'expression artistique pure, une œuvre qui analyse avec justesse les sentiments des deux parties d'un couple (interprété délicieusement par la magnifique Brigitte Bardot, et Michel Piccoli !) ... On pénètre dans leur intimité, tout en découvrant avec émotion l'hommage sincère au cinéma qu'est ce film ! Marqué aussi par la présence de Fritz Lang dans son propre rôle, "Le Mépris" est une œuvre sensuelle et passionnée, tres bien filmée ... dommage que ca traine beaucoup, étant parfois a la limite de l'ennuyeux.
Ce film de Godard parle de nombreux sujets. D'abord de la complexité des sentiments d'un couple. Ensuite, de la mise en oeuvre du tournage d'un film.
Finalement, le cinéma est ici cause de tout. De la mort d'un producteur, de la rupture d'un couple..Ici, c'est le cinéma et l'art en général qui sont au premier plan. Aussi car à la première séquence, la caméra est pointé ver le spectateur soit vers la salle de cinéma.
Après À bout de souffle et Pierrot le fou, je me suis attaqué au Mépris. Ces trois films sont sûrement les plus célèbres de Godart et définitivement je peux dire que je n'arrive pas à accrocher à ce cinéma. Les films de Godart sont beaucoup trop intellos pour moi, il ne s'y passe rien, je n'y comprends rien. Voir Brigitte Bardot minauder et se plaindre pendant 1h30 pendant que Michel Piccoli lui court après, c'est fatiguant. Bref, je n'irai pas plus loin dans ce cinéma.
Le Mépris : quelle méprise ! Malgré un casting impressionnant, le film m'a paru une coquille vide. De très très belles images, une musique soignée mais pour le reste... Piccoli en scénariste de Fritz Lang (émouvant il est vrai), embauché par un producteur américain, franchement, ça ne tient pas la route. La mise en abyme est pénible pour le spectateur (car en fin de compte, ce scénariste que le producteur cherche, c'est aussi ce que Godard cherche dans son film : un scénario !) et creuse. Son film ne fait pas réfléchir, il se réfléchit lui-même. Et on s'en fout de Bardot qui plus est.
Décidément, Godard me laisse un peu froid. Ce film a certes des qualités (beau face à face Bardot/Piccolli, mise en abyme sympathique, générique parlé...) mais l'ensemble m'a paru très froid et poseur. Le rythme est mou et la tension psychologique se délite rapidement. Godard se perd dans des scènes futiles faussement significatives et gâche un peu le scénario à force d'effets nouvelle vague un peu exaspérants et pompeux. Ce la reste cependant un de ses films les plus abordables.
Le meilleur Godard dans lequel l'homme éxerce la parfaite maîtrise de son art. Qualifié du film le plus "grand public" de son auteur par sa façon d'allier la subtilité de l'audace d'une nouvelle vague au sommet à celle d'un récit terrien que la luminosité imprègne d'une beauté transcendante. La blondeur de Brigitte Bardot illumine autant que le soleil. JLG transpose le récit de Moravia en réflexion cinématographique sur la création. La tragédie du couple est intensifiée à la fois par le parallèle à la tragédie antique et à la fois par la sublimité du décors luxueux des paysages italiens. Un film lumineux donc, paradoxe à un sombre récit dont l'alliance ne pouvait s'accomplir aussi parfaitement qu'à travers le génie d'un immense cinéaste.
Un film purement magnifique, magistral, exceptionnel. Une musique sublime, un jeu d'une rare virtuosité, une lenteur calculée et précise... Une tragédie dont, quoiqu'on ne connaisse la fin, qui est courure d'avance (encore que...), est toujours aussi sublime. Dès le début, on pressent la fin, implacable, inéluctable, inévitable. La scène du lit est déjà annonciatrice de la fin du film, tant la tension qu'elle dégage se transmet au spectateur avec une force peu commune. Un film pour les vrais cinéphiles, ceux qui n'ont pas besoin de pan-pan-tu-es-mort pendant 2 heures pour avoir la sensation d'un bon film. Un film qui se suffit à lui même par sa qualité exceptionnelle et la virtuosité de ses acteurs.
Une fois encore Godard trouble nos repères en construisant son film de manière inédite . Il nous propose une vision du couple ( sa vision ? ) négative ou l'on se lasse de l'autre ( sans savoir trop pourquoi ? ) . Bardot campe un personnage distant , intriguant qui a aussi tendance a exacerber le spectateur tant son explication sur ce qu'elle appelle le mépris est légère . Le fait de ne pas percevoir ses sentiments fait directement plané sur ces derniers en général un pessimisme ressortant sous la forme de Lang supléé par les heurts rencontrés sur le tournage de l'odyssée et la musique redondante qui trace tout droit le destin de couple vers une fin tragique.
Non, ce n'est pas un des plus grands chefs-d'oeuvre de tous les temps. Non, ce n'est même pas le meilleur film de Godart qui avait fait mieux avec "A bout de Souffle". Mais ça mérite d'être vu. Pas pour les acteurs : Piccoli n'a pas une présence très puissante, Bardot est franchement mauvaise. Pour le scénario ? Pas sûr car cette histoire de couple qui se défait a déjà été mille fois réalisée, et seul le prétexte du monde du cinéma est novateur dans cette histoire (surtout dans le cinéma Français). Alors quoi ? Ce ne sont pas non plus les décors, réduits au minimum, qui m'ont impressionné. C'est la mise en scène elle-même qui justifie tout le reste. Godart cadre comme personne et son utilisation de l'espace est très particulière. C'est tourné en Scope mais le format standard aurait très bien pu s'appliquer : c'est souvent filmé de loin, à travers les murs, comme un oeil voyeuriste. Et ces délimitations viennent s'installer dans le champ au point même de le réduire à sa plus simple expression, avec le duo vedette dans le viseur. Les plans de coupe sont toujours justifiés, et parfois, on peut observer certains travellings latéraux successifs pour éviter un montage qui serait trop saccadé. Encore une fois, le réalisateur ne montre qu'un personnage à la fois, préférant montrer une scène de manière serée que de l'élargir et d'utiliser pleinement l'écran dont il dispose. C'est une sorte d'innovation mais aussi de "Mépris" de ce format. Il y a une soit une volonté, soit une nostalgie de classicisme. Toujours est-il que c'est exposé remarquablement et que la musique est extraordinaire : c'est une des plus belles jamais écrites et elle relève complètement l'attention du spectateur lors de passages qui auraient pu être longuets. Elle porte à bout de bras l'oeuvre : plus puissante encore que la mise en scène, j'irai jusqu'à dire qu'elle est l'élément principal du film, sa base. En tout cas, "le Mépris" doit être vu mais je suis loin de penser que c'est un film absolu.
Le meilleur film de Godard. Jamais BB n'a été filmée avec autant de sensualité ! Les couleurs vives dominent ce film au rythme de la cultissime musique de Delerue. Un pur chef d'oeuvre !
Maitrise insensée de la part d'un Godard qui peint le déchirement du couple moderne. Souvent naïf, parfois tendre, juste en permanence, la réussite du Mepris tient, il faut bien l'admettre, en grande partie de la performance de Bardot. La femme la plus sublime, belle, douce, agaçante et à la fois si attachante, y est traitée avec tant d'attention et d'exactitude qu'on pardonne au réalisateur une dernière demi heure moins réussie. Chef d'oeuvre !
Un beau film. Une belle musique. De beaux décors et de belles vues. Le reste est une suite de dialogues assez pseudo-intellos entre une actrice, un écrivain son amant et un cinéaste, Fritz Lang dans son propre rôle. Godard semble trouver une alliance entre son histoire et « lOdyssée d Ulysse » sujet dont parle le film que les personnages sont en train de réaliser, sur lîle de Capri. Un beau sujet mais ce film nest pas dénué de longueurs et même dune certaine mièvrerie, malgré tout ce que lon a pu entendre à propos de cette uvre. Mais sans cette immense star quétait Brigitte Bardot à lépoque que serait devenu ce film ? Il faut tout de même admettre que lintensité et la profondeur des sentiments natteint pas des sommets de génie et on ne peut qualifier ce film de « chef-duvre » lorsque lon sait ce qua pu écrire un Igmar Bergman, par exemple. Bref, pas mal, mais sans plus.
Un réalisateur et des acteurs connus mondialement ne font pas toujours de grands films ensemble. Cela se vérifie avec "Le mépris". Certains adorent tandis que d'autres abhorrent. Estimant que M. Godard aurait fort bien pu intituler son film "L'ennui" ou "La prétention", je fais partie de ceux qui n'ont pas apprécié. Que de longueurs interminables provocant d'incessants bâillements et de coups d'oeil sur la montre à défaut de pouvoir actionner la touche "avance rapide"... Et comme si cela ne suffisait pas, toujours cette invariable musique - belle au demeurant, mais faut pas exagérer tout de même! - accompagnant chaque scène comme une drogue qu'on injecte au spectateur... Pour mieux l'endormir?! Pourquoi tant de flemmardise de la part d'un compositeur aussi connu que Georges Delerue? Quand je pense que ce film est considéré comme LE chef d'oeuvre de Godard, franchement, il faudra m'en expliquer les raisons car, malgré toutes les peines du monde, je ne peux me l'imaginer...
Il faut en avoir du mépris pour le spectateur pour pondre un film pareil. C'est si soporiphique, si pseudo-intello. La musique est magnifique, mais celà ne fait pas un film. Et puis arrêtons de dire que Bardot est une bonne actrice. Elle n'est même pas crédible en tant qu'être humain.
Tout (ou presque) a été dit sur ce film. "Sec et vibrant, implacable et sensible, ce film se déroule avec la fatalité d'une tragédie, surtout dans le décor transfiguré de Capri." (Georges Sadoul) Godard a confié a Fritz Lang, le rôle d'un metteur en scène "témoin de la vengeance des dieux" (idem)